Disclaimer : Les personnages de My Hero Academia appartiennent à Kohei Horikoshi.
Rating : M (sous-entendus sexuels très lourds, tout ça)
Pairing : Minoru Mineta/Camie Utsushimi (Je… Je sais pas quoi dire xD)
Je sais juste vraiment pas quoi dire. J'savais que ce recueil serait un peu n'importe quoi, mais là...
Genre : Humor (?)/Romance (?)/Wtf (Personne n'est prêt)
Défi 2 : Couple sur lequel j'ai jamais écrit (J'aurais pu prendre n'importe qui ! Mais… Non)
Minoru a une grosse trace rouge sur la joue, mais il s'en fout. Ça valait le coup, il va chérir ce souvenir de Mina en sous-vêtements pendant longtemps. C'est la troisième fois qu'il subit une blessure de guerre, cette semaine, mais c'est la première qu'il remporte une bataille. Et puis, c'est un vétéran, depuis le temps, qu'est une simple gifle contre son trésor du jour ?
Un jour, il sera populaire, et les filles comprendront que venir se pavaner devant lui en maillot de bain est une bonne idée. Un jour, il en aura une dans chaque bras, nues dans son lit. Et voilà que son nez saigne, encore, mais c'est pas sa faute, aussi. Que peut-il y faire, s'il sait apprécier les courbes d'une femme, la rondeur des fesses, la texture moelleuse des seins ?
En attendant, les filles ont plutôt tendance à le fuir pour le moment, mais c'est pas grave, les quelques images qu'il parvient à grappiller, imprimées sur sa rétine, suffisent pour patienter le moment où il sera enfin un héros. C'est pourquoi quand cette meuf de Shiketsu l'aborde, le jour de la rencontre interlycée, juste après qu'il ait déclaré son amour pour les grosses poitrines à voix haute, Minoru se retrouve sans mots.
- Hé, ils sont drôles tes tifs, j'peux toucher ?
Pris d'un doute, Minoru regarde derrière lui, mais non, il n'y a personne d'autre dans ce coin de la cour de Yuei, près du grand érable, et c'est bien à lui que cette déesse à la poitrine opulente s'adresse. Il n'a même pas le temps d'imaginer quel endroit - de préférable intéressant - de son corps pourrait être un tiff, qu'elle empoigne l'une des boules violettes qui lui servent de cheveux.
- Woah, trop de la balle, commente justement la fille de Shiketsu. On dirait des trucs antistress !
Elle retira sa main, et bien évidemment, la boule y reste collée, et se détache de la tête de Minoru.
- Oh, lol, désolée, c'est parti tout seul.
Elle pouffe de rire, et en d'autres circonstances - c'est à dire, si ça n'avait pas été une meuf - Minoru se serait énervé. Mais, justement, c'est une meuf, avec de gros atouts, et il est plutôt content qu'une de ses boules soit dans sa main.
- C'est mon alter, il explique plein de fierté. Regarde, ça repousse.
Et en effet, une nouvelle sphère violette a déjà remplacé la manquante.
- Woah, siffle encore une fois la fille de Shiketsu. Ça déchire grave mdr.
Il ne comprend pas exactement tous ses mots, mais il n'a aucun doute sur leur qualité de compliments, alors il bombe le torse fièrement.
- Je suis Camie, enchantée !
Elle fait une petite courbette, et Minoru regrette qu'elle n'ait pas descendu la fermeture de son costume un centimètre plus bas. Il aurait pu voir son soutien-gorge !
- Hé tu baves mdr, elle lui fait remarquer.
Il s'essuie la bouche d'un revers de la main, puis détache une nouvelle sphère de cheveux et la lui tend.
- Tu en veux d'autres, de mes boules ?
- Grave, c'est trop chanmé ! Camie répond en attrapant son alter.
Minoru est aux anges, et ils continuent ainsi à s'amuser avec ses cheveux pendant un moment, jusqu'à ce qu'elle ne finisse par lui poser une question :
- Hé, ça s'rait quoi ton plus grand kiff ?
- Des meufs à poil, il répond du tac au tac.
Il s'est préparé toute sa vie pour cette réponse, et il s'attend à obtenir une nouvelle marque rouge sur sa joue. Mais la fille de Shiketsu fait la moue. Elle regarde autour d'eux ; il n'y a personne d'autre près de l'érable, mais de nombreux élèves, et même professeurs, se baladent un peu plus loin.
- Ah, deg, c'est trop la dêche, j'peux pas avec les règles du bahut, râle Camie.
Puis elle lève le doigt en l'air en s'exclamant, et elle souffle une sorte de fumée de sa bouche, qui prend peu à peu forme. Sans doute son alter, se dit Minoru, mais sa réflexion s'arrête là, parce que devant lui, à la place de Camie, se dressent maintenant une demi-douzaine de meufs à grosse poitrine, dans des tenues qui les recouvrent, mais ne cachent en rien leurs formes. Et ces décolletés… Son nez se remet à saigner, mais qu'importe, il a le paradis sous les yeux.
Lorsque la journée se finit, Minoru est un peu déçu, mais en même temps, il a l'impression d'avoir gagné la guerre. Camie lui a montré toutes sortes de meufs, dans les pauses qu'il voulait, avec le moins de vêtements possible, dans la mesure des restrictions du lycée. Mais vu la tenue de Midnight, autant dire que les options sont largement suffisantes pour combler ses fantaisies pour plusieurs mois. Bon sa tête saigne aussi, et Recovery Girl est surprise de le voir débarquer quelques minutes après le départ de Shiketsu, mais qu'importe. Il est l'homme le plus heureux de la terre !
Minoru ne s'attend pas spécialement à la revoir - même s'il en rêve la nuit, d'elle et de son corps parfait, mais Yuei en décide autrement. Prétextant que les héros devaient être plus soudés que jamais, leurs deux lycées rendent les rencontres régulières, toutes les deux ou trois semaines. Et ainsi se crée une petite routine sous le grand érable de la cour, un peu éloigné du reste des gens : illusions contre balles antistress - c'est d'ailleurs comme ça que Camie continue de les désigner. À sa grande surprise, Minoru obtient son numéro dès leur deuxième rencontre, et sans même demander. Il s'en rappelle encore - elle s'est pointée et au beau milieu d'une phrase, elle lui a balancé sans détour "Tiens mon 06 !". C'est une nouvelle victoire, son premier numéro de fille !
Peu à peu, ils prennent leurs aises. Camie ne détache plus spécialement les boules de sa tête, pour lui éviter de finir le crâne en sang - et il apprécie le massage. Parfois, elle se concentre même pour améliorer son alter, pour lui laisser toucher un peu - c'est le meilleur, sentir la sensation moelleuse d'une poitrine dans sa main, sans la douleur brutale qui s'en suit habituellement. Mais bon, ça reste rare, et il ne faut pas abuser de ces bonnes choses là - surtout que Camie fait un effort pour lui éviter les blessures à la tête, alors loin de lui l'idée de la surmener.
Ils commencent à se parler en dehors des rencontres, aussi, par message. Il apprend ainsi que Camie a la haine contre son bahut, comme elle le dit, pour avoir interdit les couples. Minoru lui raconte ses déboires avec les meufs, ses envies de célébrité, et elle lui rétorque ses envies de profiter de son adolescence et des garçons.
"Y'a moyen que tu me fasses des illusions avec des meufs à walp, comme tu dis, la prochaine fois ?" il lui demande un jour par message.
Il n'a même pas à attendre une minute pour recevoir une réponse sur son téléphone.
"Ok, j'ai la jeura, m'ont gavé avec leurs règles à la con, tant qu'on s'fait pas gauler en flag mdr"
Ça veut dire oui, il se le sait, et ils se trouvent un coin un peu plus tranquille, que se soit derrière un bâtiment à Shiketsu, ou un peu plus loin dans la cours, après le grand érable à Yuei. C'est excitant, de braver les interdits, ça plait à Camie - c'est ça, l'adolescence qu'elle veut. Quand à Minoru, la question de ne pose pas. Mais finalement, ils manquent de se faire griller un jour, alors ils décident de la jouer plus tranquille. Les illusions habillées sont celles qu'ils gardent pour leurs rencontres, et elle se met à lui envoyer des photos d'illusions dans des tenues bien moins fournies - voire même inexistantes - par message, et il range tout ça dans un dossier spécial sur son téléphone.
Et à chaque rencontre, ils s'éclatent, discutent de tout tout en profitant de leurs activités manuelles. Camie est fan du moelleux de ses cheveux, et Minoru n'a qu'une chose en tête ; c'est génial, le paradis, il se sent héros pro avant l'heure. Elle continue de pester contre l'interdiction dans son lycée de sortir avec des garçons, il trouve ça horrible, ils s'entendent bien. Les autres élèves comprennent pas trop, y'en a bien un qui demande à la jeune fille un jour pourquoi elle traine avec lui, ce à quoi elle répond un succinct "il me comprend mdr", et leurs camarades finissent par s'habituer.
Puis, finalement, un jour, à la fin de leur dernière rencontre avant les vacances - une rencontre particulièrement juteuse, dans laquelle il a encore pu profiter de la texture d'une poitrine dans ses mains -, elle lui avoue :
- Hé, au fait, Minoru, on s'en tape, mais j'peux pas créer des illusions qui s'touchent.
Et alors Minoru comprend, il réalise, et il s'évanouit, et tout son sang se fait la malle par les orifices de son nez.
J'ai toujours voulu savoir ce que ça faisait d'écrire un pervers - j'ai vraiment du mal avec ce stéréotype dans les animes. Maintenant je sais : je me sens sale xD
Ma curiosité va me tuer, un jour ; d'ailleurs je vais de ce pas me taper la tête contre un mur.
Ne dites rien, s'il vous plaît, je veux rien savoir.
