II. KatsuDeku

Sexe rough/SM/angst


Deku aime le sexe violent. C'est peu de le dire. Il veut que Kacchan abandonne toutes ses inhibitions et fasse de lui sa chienne. Insultes, douleur, cris et sanglots - la honte semble délicieuse dans son estomac. Sale déchet - il rampe - veut plus - plus de douleur de larmes il vient.

Il lèche le sol - force-moi -

T'es dégueulasse - souffles enragés il peut voir le désir de l'ambre dans ces yeux-là

Tète des doigts qui s'enfoncent pleure sur des godes trop gros - il doit être puni d'être ça - a besoin de plus

Plus

La main dans ses cheveux s'adoucit, il tremble - plus - toute force disparue il n'a plus de voix pour le dire. Il y a une hésitation, les doigts glissent sur sa joue - il ouvre sa bouche baveuse pour les recevoir. Ils s'arrêtent. "Plus" il balbutie.

"Je me casse." Le poids sur le lit disparaît.

"Bonne nuit Kacchan" dit-il à la porte close et il se touche. Il est tellement, tellement pervers, mais Kacchan le fait se sentir si bien, si plein, si vivant. Il aime ça, il aime tout chez lui, il est parfait, si sûr de lui et dominant, pas de limites, le pouvoir pur. Une bête, un dieu à adorer.

Malgré la douleur il tombe dans un sommeil paisible, étourdi et fébrile.

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Quand Katsuki rentre dans sa chambre l'adrénaline et la dopamine sont dissipées et tout retombe. Il n'allume pas le plafonnier, reste plaqué contre la porte, poings serrés, essayant de contrôler son souffle.

Le dégoût, la honte renvoient des frissons depuis ses épaules à ses mains tandis que les contours acérés des images entrevues plus tôt flashent devant ses yeux comme un mauvais porno - il peut goûter les mots qu'il criait et l'extase de tout ça fait tournoyer le monde, vide.

C'est trop.

C'est trop. Ça n'était pas sensé aller si loin, mais il a aimé - il déteste ça. Des noeuds tracent des tresses de son estomac à sa gorge - parfois, il vomit - la plupart du temps il ne fait que pleurer.

C'est lui qui prend son pied avec ça. Sale. Dégoûtant. Vil. Tout ce qu'il a dit à Deku tourbillonne à l'intérieur. Il a fait ça. Deku ne fait que se soumettre. Il fait ça. Il est responsable. C'est lui. Lui seulement. Il avait la laisse - il a donné les ordres. Il se sent impuissant.

Il veut serrer Deku dans ses bras après coup. Mais il ne peut pas. Deku n'aime pas les trucs cuculs. C'est pour ça qu'il est avec lui. Il lui faut juste quelqu'un d'assez sadique pour lui défoncer la gueule, le prendre sans égards, le niquer comme une chienne. C'est Bakugou. Qui d'autre, à UA ?

Il est comme ça et Deku le sait mieux que personne.

L'arrière de son crâne cogne le mur et il grince des dents. C'est ridicule de se mettre dans cet état pour du sexe. C'est juste du sexe - non ?
Vilain, monstre, des noms fourmillent dans les ombres.

Deku le provoque, le séduit, connait tous ses leviers. Il fait la moue ou pleure quand il s'arrête, et l'agacement se change rapidement en honte lorsqu'il réalise que ça n'a pas suffit. Il n'a pas su le rassasier. Déception. Cela l'enrage. Le rend brutal. Plus cruel. Pire. Plus.

Malade.

Deku aime ça. Deku aime ça. Deku aime ça. Et toi aussi. N'essaye même pas de le nier.

Il ne va pas perdre ses moyens à cause de conneries de bdsm. Il pige pas, pourquoi ça le rend si émotif. Il va bien. Il peut gérer. Ça va. Juste du sexe. Des jeux. Deku le veut. C'est comme ça qu'il aime ça, et c'est de sa faute.

Il est dom. Si Deku le voyait dans cet état, il ne le trouverait pas sexy. Il n'aime pas ce qui est faible. Il n'y a pas de place pour autre chose. Il ne doit pas se relâcher. Deku a besoin de plus. Deku aime sa violence. Sans sa violence, Deku n'a pas besoin de lui.

Il n'y a plus d'énergie pour exploser des trucs, juste ce goût amer et le vide de sa chambre. Il aimerait... que Deku le prenne dans ses bras, quelque fois. Fourrage son cou. Dise : "ça va".

Il aimerait...