Rebonjour ! Eh oui, me revoilà pour la suite du rush de fin d'event !
Pour cette fois, je vous propose un UA (oui encore) dans le monde de la musique, sans grande prétention mais que je me suis bien amusée à écrire ! Pendant que j'y suis, un tout grand, énorme merci pour toutes vos reviews jusqu'ici - j'y répondrai tranquillement la semaine prochaine quand l'event sera fini, mais elles me font super ultra plaisir à chaque fois x33
Merci d'être encore là, et bonne lecture ! :)
Défi choisi : No. 9 - Écrivez un texte contenant le personnage choisi par un-e autre membre de votre équipe. Pour obtenir le bonus lié à ce défi, j'ai choisi d'inclure tous les personnages choisis par mon équipe, c'est-à-dire : Present Mic, Eri, Neito Monoma, Eijirou Kirishima, Tomura Shigaraki, Tamaki Amajiki et Katsuki Bakugou.
Personnages/Pairings : Mentions de Eraserhead/Present Mic, Eijirou/Denki, Katsuki/Hitoshi, Natsuo/Tomura, Fuyumi/Spinner et très très léger mais c'est quand même là Yokumiru Mera/Ms. Joke
Rating : T
Remerciements : À Zofra pour les encouragements, team "mieux vaut tard que jamais" toujours au rendez-vous ! xD
Défi no. 9
Make you happy
Soucieuse, Eri serra les poings contre le tissu de sa jolie robe rouge et ne put s'empêcher de baisser les yeux sur ses genoux, rien qu'un instant.
Devant elle, les présentateurs de la remise des prix – un monsieur à l'air aussi épuisé que désespéré d'être là, et une dame qui n'arrêtait pas de faire des blagues en lui tapant dans le dos et en riant fort ; elle se rappelait avoir entendu quelque part qu'ils étaient mariés, mais plus elle les regardait interagir, moins elle savait si elle devait en être sûre – parlaient encore, et malgré ça, cela faisait plusieurs longues minutes que leur voix n'arrivait plus à ses oreilles. Même si c'était impoli. Ce n'était pas qu'elle n'avait pas envie de les écouter, pourtant. Elle aurait tellement, tellement voulu réussir à se concentrer mieux que ça, mais…
On lui avait dit qu'il y avait de fortes chances qu'elle soit appelée à monter sur scène, ce soir – et il n'y avait rien à faire. Elle risquait d'entendre son nom d'une minute à l'autre. À ce moment-là, il faudrait qu'elle se lève ; qu'elle vérifie que sa robe n'était pas froissée, qu'elle n'avait pas défait ses tresses à force de jouer avec ; et qu'elle s'avance pour prendre le micro qu'on lui tendrait et se produire devant toute la salle.
… C'était elle qui l'avait choisie, cette carrière d'idol. D-D'accord, quand monsieur Overhaul- non, quand Chisaki l'avait fait intégrer l'agence des Huit Préceptes à cinq ans et demi, elle n'avait pas eu le choix, mais ensuite… Quand Shouta s'était battu en justice pour faire reconnaître que son contrat n'était pas valable, puisque Chisaki l'avait adoptée exprès… Quand il avait gagné le procès, et qu'il s'était occupé d'elle… C'était elle qui avait voulu rejoindre Present Mic Records. Personne ne l'avait obligée. Et elle en avait conscience. C'était juste que…
Ferme les yeux, avait dit monsieur Tamaki. Et- Et respire. Enfin, essaie…
Alors, comme il le lui avait appris, elle posa une main à plat sur son ventre – puis elle inspira à fond, pendant trois secondes, un, deux, trois, comme le tempo des chansons qu'elle aimait tant chanter, et puis elle retint l'air dans sa gorge. Un, deux, trois. Monsieur Tamaki était son conseiller en communication, et c'était justement parce qu'il n'aimait pas du tout communiquer qu'il avait toujours de très bons conseils à lui donner. Lentement, elle expira par la bouche ; elle n'était pas sûre de se sentir mieux, mais elle aurait peut-être le temps de recommencer l'exercice.
C'est alors qu'elle sentit une large paume se poser sur son poing toujours fermé – et elle sursauta, les yeux soudain écarquillés, avant de se rendre compte que ce n'était que la main chaude et rassurante de Hizashi.
« Hey, princess, tout va bien ? » lui souffla-t-il, tout en se penchant pour lui parler à l'oreille. Il avait la voix qui portait, alors la discrétion, c'était rarement son fort – en tout cas, c'était ce que Shouta disait tout le temps. Eri, elle, restait plutôt interdite en n'arrivant à penser qu'à la chance qu'elle avait dû avoir, pour que ces deux-là deviennent ses nouveaux papas. De temps en temps, elle avait encore de la peine à y croire. « Okay, c'est stressant, je sais, mais je t'assure : y'a personne au monde qui run the show comme toi ! »
Comme pour appuyer ce qu'il venait de dire, il la lâcha le temps de lui présenter sa paume ouverte ; c'était sa façon à lui de l'inviter à mêler ses doigts aux siens et à serrer fort, jusqu'à ce que la peur s'en aille, alors Eri n'hésita pas une seconde. Puis elle regarda le sourire étirer ses lèvres jusqu'à ce qu'on voie l'éclat de ses dents blanches et malgré le trac, elle eut un peu de mal à s'empêcher de l'imiter.
Amazing ! s'était-il exclamé, le jour où ils avaient signé le contrat – celui où il était devenu son manager, en plus d'être son père. Tu verras, tu n'auras qu'à leur sourire, et tu domineras les charts en un rien de temps ! Yeaah !
Elle espérait qu'il le pensait toujours. Même un an et demi plus tard, elle avait toujours de la peine à comprendre ce que son sourire pouvait bien avoir de si spécial, pour être honnête. Quand elle faisait ses exercices devant son miroir, elle le trouvait souvent un peu crispé, un peu bizarre – mais si Hizashi était aussi sûr que ça devait être un de ses atouts, alors elle supposait que…
« On peut encore tout annuler, tu sais. »
Tout de suite, Eri tourna la tête – c'était la voix calme et grave de Shouta, assis de l'autre côté de son siège, qui la fixait d'un regard patient. Elle se sentit rougir un peu ; il était toujours patient avec elle, et elle n'était pas sûre qu'elle le méritait vraiment. Depuis le début, il faisait tellement attention à ce qu'elle ne soit plus obligée de chanter si elle n'en avait pas envie, à ce que plus personne ne la force à aller au cours de danse, à ce que toutes ses activités lui laissent à chaque fois le temps de bien faire ses devoirs et des choses reposantes, de dormir assez… Et même maintenant, il était prêt à s'interposer entre elle et la scène, si ce n'était pas ce qu'elle voulait. Si ça faisait trop et qu'elle n'y arrivait plus. Mais la vérité, c'était que…
Elle lui en était infiniment reconnaissante. À lui, mais aussi à Hizashi, et à tous les gens qui l'avaient protégée et accompagnée jusqu'ici. Alors pour eux tous… Parce que c'était le meilleur et le seul moyen de leur rendre la pareille, de les rendre heureux, ne serait-ce qu'un tout petit peu… Elle refusait d'abandonner. C'était hors de question qu'elle abandonne.
Déterminée, elle voulut faire non de la tête – mais elle eut à peine le temps de croiser le regard de Shouta qu'il leva la main pour lui signifier qu'il avait compris. De tous les gens qu'elle connaissait, c'était celui qui lisait le plus facilement en elle, comme s'il était dans sa tête ; c'était presque étonnant que ça la surprenne encore.
« Profites-en pour regarder les autres prestations, alors », conseilla-t-il de sa voix traînante.
Puis il pointa du doigt ce qu'il se passait sur scène, et elle acquiesça avant de se recentrer sur le spectacle qui venait de commencer…
Et immédiatement, elle en ouvrit grand les yeux, et elle en resta bouche bée.
Elle ne connaissait pas son nom, mais c'était un garçon qui se produisait devant elle ; même si elle entendait bien le son des guitares, du synthétiseur et de la batterie, et même si elle voyait bien les musiciens qui se tenaient derrière lui, c'était lui que le public ou le jury ou les deux avaient voulu faire monter sur scène, elle en fut tout de suite persuadée. Il avait l'air un peu plus vieux qu'elle, mais la première chose qu'elle remarqua, ce fut l'atmosphère qu'il créait par sa seule présence.
C'était quelque chose d'imposant. De fort. Presque… d'effrayant. Eri n'arrivait pas à le lâcher des yeux.
Soudain, la musique s'arrêta presque : il ne resta que la batterie, tandis que les bords de la scène commençaient à disparaître sous la fumée artificielle. Puis le garçon se remit à chanter, à mi-voix dans le quasi-silence, jusqu'à ce que même la batterie se taise et que seule sa voix résonne dans la grande salle, portée par le micro entre ses mains – et c'est lorsqu'il se retourna qu'Eri le vit.
Son regard. Rouge. Perçant. Captivant.
Enfin, non, il n'y avait pas que son regard ; il y avait son attitude, aussi. La façon dont il bougeait, lentement, comme s'il maîtrisait le moindre de ses mouvements. Et puis son apparence : ses longs cheveux clairs, son haut blanc aux manches longues et évasées, son jeans lardé de déchirures, mais…
Peu importe la raison : il était impressionnant.
Et il n'en fallut pas plus pour que revienne la peur de ne pas être à la hauteur. Elle n'était pas aussi à l'aise sur scène, elle, après tout – ça arrivait encore qu'elle se trompe dans sa chorégraphie ou qu'elle oublie de bien regarder dans toute la salle pendant qu'elle chantait. Et si elle devait passer après un artiste comme ça… Même à quelques performances d'intervalle, face au même public, en comparaison… Forcément…
L'astuce, c'est qu'il faut pas que tu te soucies des gens, lui avait cependant recommandé monsieur Eijirou. Quand tu danses, c'est toi, ta scène, ta choré, et rien ni personne d'autre. Comme un vrai bonhomme !
Revigorée par la force et le courage de son chorégraphe, Eri serra un poing contre son cœur et se força à relever les yeux vers la scène. Heureusement, car ce fut juste à temps pour assister au grand final : mais elle ne se laissa pas déstabiliser par les flammes qui jaillirent en même temps que le chanteur entamait ses dernières notes, cette fois-ci. Non, à la place, elle observa attentivement le spectacle qu'offrait le garçon ; puis la façon dont il salua la foule après sa performance, d'un simple geste de la main, puis ses sourcils froncés lorsqu'il quitta la scène… Les musiciens lorsqu'ils le suivirent…
Elle ne savait toujours pas comment il s'appelait, mais elle songea qu'elle aurait beaucoup aimé pouvoir lui parler, ne serait-ce qu'une minute. Même si son niveau était bien plus élevé que celui d'Eri, il avait une telle présence… Et- Et même si elle n'était pas sûre d'arriver à lui adresser la parole, tout compte fait, elle aurait tellement à apprendre de lui…
Tout à coup, la voix de la présentatrice lui fit redresser la tête.
« … la révélation de l'année : la courageuse, l'adorable, la lumineuse Eri ! »
Les mots arrivèrent jusqu'à elle, mais elle ne les comprit vraiment que lorsqu'elle sentit la main de Shouta se poser sur son épaule, pour l'encourager autant que lui faire comprendre qu'elle pouvait encore refuser – c'était à elle. C'était à son tour. On venait de l'appeler. Il- Il allait falloir qu'elle se lève.
Aussitôt, son cœur s'était mis à battre à cent à l'heure, son estomac à se tordre. Son instinct criait qu'il fallait à tout prix qu'elle se cache derrière Shouta, parce qu'il la sauverait, lui, encore une fois, mais… Non ! C'était hors de question !
L'espace d'une seconde, elle s'autorisa à fermer les yeux, le temps de chasser le stress ; et puis elle se redressa d'un coup. Il ne fallait pas qu'elle s'inquiète pour sa robe. Il ne fallait pas qu'elle s'inquiète pour sa coiffure. De toute façon-
Ha ! Parce que tu penses vraiment que tu pourrais ne pas être absolument resplendissante ? avait demandé monsieur Neito. Avec des stylistes pareils ? Notre équipe est largement au-dessus de ces tocards de la prod, je te signale !
De toute façon, monsieur Neito l'avait dit lui-même : avec ses autres maquilleurs, coiffeurs et habilleurs, ils étaient les meilleurs ! Et Eri avait totalement confiance en eux ! Alors elle n'allait pas s'arrêter là. Elle ne se découragerait pas. Elle allait avancer, un pas après l'autre, en direction du petit escalier qui menait à la scène où la présentatrice l'attendait déjà, et…
Les applaudissements l'assourdissaient presque – elle s'efforça de les ignorer.
Le présentateur, celui qui avait l'air d'avoir envie de rentrer chez lui, lui tendit un micro – elle l'attrapa presque sans trembler.
Et quand vint l'heure de se placer au centre de la scène… de faire face au public… Ses doigts serrèrent le micro un peu plus fort ; ses yeux parcoururent la salle, rapidement ; elle repéra Shouta et Hizashi, bien sûr, mais aussi le compagnon de monsieur Eijirou, monsieur Denki, qui s'occupait du son et des lumières et qui leva un pouce dans sa direction, et…
Quelque part, au troisième rang, Hitoshi. Le premier enfant adoptif de Shouta et de Hizashi. Son grand frère.
Dès qu'elle posa les yeux sur lui, Eri ne fit plus attention au reste du public. Il avait l'air tellement… grand. Et gentil. Et calme. À côté de lui, il y avait son amoureux, Katsuki – rien qu'en les voyant ensemble, elle se rappelait toutes les fois où ils étaient venus voir ses entraînements de danse, où ils l'avaient écoutée après ses cours de chant, où ils avaient bien voulu lui donner leur avis sur les paroles de chanson qu'elle essayait d'écrire…
Y compris pour celle qu'elle avait choisi d'interpréter aujourd'hui.
Grouille-toi de changer ça, si tu veux que ça soit parfait, avait grogné Katsuki, mais gentiment, à la toute fin. Et le premier qui te sort que c'est pas à la hauteur ou je sais pas quelle connerie, j'l'éclate.
Il n'était pas réputé pour être gentil, pourtant ; mais avec elle, il l'était toujours beaucoup plus qu'avec le reste des gens. Parfois même plus qu'avec Hitoshi. Même alors qu'ils n'étaient pas du même sang, ni de la même famille…
Alors, quand elle croisa le regard de son frère, puis de Katsuki, et que la musique de leur chanson à tous les trois commença à résonner dans la salle, Eri sentit bien que le trac et la peur et le stress s'en allaient d'eux-mêmes – et c'était tant mieux. Les mains vissées sur le micro, les deux yeux rivés sur la salle devant elle, elle se concentra et inspira profondément.
Comme à chaque fois, elle eut une pensée pour tous les gens qui l'entouraient : monsieur Tamaki, monsieur Neito et son équipe, mais aussi monsieur Eijirou et son compagnon, sans oublier Hitoshi et Katsuki, et bien sûr Shouta et Hizashi… Toutes ces personnes qui étaient là pour elle, et qui l'avaient été depuis le moment où elle avait quitté les Huit Préceptes. Toutes ces personnes qui croyaient en elle, même lorsqu'elle-même, elle n'était plus si sûre que sa voix, son apparence, ses chansons, ses pas de danse allaient être à la hauteur.
Tous ces gens… et une seule certitude.
Elle voulait les rendre heureux. Même si c'était difficile. Même si ça paraissait parfois impossible. C'était le défi qu'elle allait tout faire pour relever.
Alors, enfin, elle s'autorisa à sourire, d'un sourire qui n'avait rien à voir avec ceux qu'elle répétait devant son miroir, d'un sourire qui venait de toutes les émotions qui pétillaient dans son cœur et qui faisait mal aux joues-
Et si elle avait pu se voir sur scène, à ce moment-là, peut-être qu'elle aurait compris que c'était précisément la raison pour laquelle tout le monde disait toujours que, partout où elle se produisait, comme un petit soleil, elle rayonnait.
Sur les nerfs, Tomura serra les poings contre les longues manches de son sweat blanc et dut se retenir de passer sa colère sur la peau de son cou, encore une fois.
C'était une mauvaise idée. Évidemment que c'était une mauvaise idée. C'était même la pire idée qu'il ait jamais eue ! Plus il y pensait, et plus il avait envie de réduire en poussière… quelqu'un, n'importe qui, la première personne qui oserait lui adresser la parole ! Parce que ce qu'il faisait là, dans ce fichu couloir, devant cette fichue porte à laquelle il n'avait pas envie de frapper, c'était…
C'était pathétique. Ridicule. Pire que de se ramasser sur Ievan Polkka dans un Project DIVA.
Il était Tomura Shigaraki, bordel !
Même si ce n'était pas le nom qu'il avait reçu à la naissance, c'était celui qu'il s'était donné quand il s'était lancé dans… dans toutes ces conneries de musique et de spectacles et de performances ! Celui qui lui avait valu suffisamment de renommée pour signer chez AFO Entertainment l'année dernière ! Et jusqu'à preuve du contraire, même si la bande d'imbéciles qui s'occupait de ses instrus était la même depuis des années, à son grand dam d'ailleurs, sur les posters, c'était toujours écrit Tomura Shigaraki & The League of Vilains, avec son nom à lui en premier, pas l'inverse ! Alors pourquoi est-ce qu'il fallait que-
Non. Il savait très bien pourquoi.
Tout ça, c'était la faute de cet enfoiré de Touya (même s'il insistait pour que tout le monde utilise son stupide nom de scène, Dabi, même en dehors des shows et des répètes). Et plus particulièrement, de son enfoiré de petit frère. Tomura avait toujours su qu'il aurait dû les dégager à la première occasion – d'ailleurs, la seule raison pour laquelle Touya faisait encore partie de ce fichu groupe, c'était bien parce qu'il n'avait trouvé personne d'autre pour le remplacer à la guitare. Et en même temps, qui aurait voulu se farcir Twice à la basse, Himiko à la batterie et Spinner au synthé, hein ?!
Enfin, de toute façon, le mal était fait ; il avait fallu qu'il ramène cet abruti de Natsuo aux répètes, et-
Merde ! À chaque fois qu'il pensait à son sourire de crétin, à ses encouragements de crétin, à- à ses petits j'ai super hâte de te voir, vivement le concert ! de crétin, Tomura avait envie de… de le désintégrer sur place et de se désintégrer sur place, les deux, en même temps ! Parce qu'il y avait quelque chose chez ce type qui lui faisait juste perdre le contrôle de ce qu'il racontait, de la vitesse de la saleté de machin dans sa poitrine, de la température de son foutu visage, et…
Et la dernière fois, Natsuo avait dit moi, j'adore la musique qui met de bonne humeur. Cette espèce de… de gros noob même pas fichu de passer le tutoriel de Guitar Hero.
C'était précisément pour ça que Tomura se retrouvait là, à savoir : avec l'envie de tout détruire sur son passage et juste devant la porte de la pièce où l'attendait cette gamine, Eri, tout juste sacrée révélation de l'année, moins de dix minutes après qu'il eut reçu son prix de la meilleure chanson tout à l'heure.
Parce qu'il voulait plaire à Natsuo, peu importe à quel point ça le faisait chier. Parce qu'il voulait l'obliger à le regarder et à lui sourire, encore et encore, et l'entendre le complimenter ; et que même s'il détestait le reconnaître, actuellement, la personne la plus à même de l'aider à sortir un son susceptible de mettre de bonne humeur, c'était bien elle. Eri. Natsuo l'avait même acheté, son putain de premier album – et depuis, Tomura n'avait plus réussi à arrêter d'y penser.
À nouveau, il serra les dents et lutta pour ne pas céder à l'envie de se remettre à gratter sa nuque. Il avait tout fait dans les règles, pour une fois. Leurs managers respectifs étaient déjà en contact ; comme toujours, Kurogiri avait fait ce qu'on lui demandait, et sans poser de question, au moins un qui savait obéir aux ordres. Tout ce qu'il lui restait à faire, c'était de rencontrer cette gamine…
Et de la convaincre d'accepter sa demande de collaboration.
Aussitôt, il sentit l'agacement réapparaître dans sa poitrine – mais il refusa d'y prêter attention, cette fois-ci, et se décida enfin à frapper à la porte. Cette Eri n'avait pas intérêt à refuser. Et lorsqu'elle aurait dit oui… Ce serait soit le featuring le plus audacieux de l'histoire de la musique, soit le pire flop de toute sa carrière ; dans tous les cas, Touya et les autres allaient tellement se foutre de sa gueule ; mais si ça pouvait permettre à cet idiot de Natsuo d'enfin se décider à l'inviter quelque part…
Tomura réprima un sourire moqueur.
Son incapable de guitariste avait suffisamment fait la gueule quand il avait appris que Spinner se tapait sa sœur – alors si ça lui permettait de se rapprocher de Natsuo, comme ça allait forcément être le cas, il avait hâte de voir la tête de Touya au moment où il lui annoncerait que son précieux petit frère était tout à lui, désormais.
Oui, j'ai essayé d'inclure aussi les couples choisis par mon équipe, mais j'ai pas réussi à caser les duos Vlad King & Chronostasis et Enji & Shouto, donc... Sachez juste que dans cet UA, Vlad King est le garde du corps attitré d'Eri, en grande rivalité avec Chrono, le bras droit du directeur des Huit Préceptes (évidemment). Quant à Shouto, c'est un autre artiste solo de Present Mic Records, qui a signé là-bas au grand désespoir de son père, le PDG d'Endeavor Productions :D
Merci d'avoir lu cet OS en tout cas, j'espère qu'il était pas trop brouillon malgré le grand nombre de personnages ! Et je vous dis à très vite, j'essaie de boucler encore quelques textes d'ici lundi xDD (pardon d'avance pour le spam XD)
