Bonjour,

Cette fois, c'est une fiction sur Shikamaru et Temari, -Le- couple qui m'a donné envie d'écrire et de publier.

J'espère que ça vous plaira


-Maman, ça ne te dérange pas si je retourne vivre à Konoha ?

Temari appréhendait que son fils lui pose un jour la question. Son cœur se serra fort dans la poitrine. Elle prit tout le courage dont elle disposait pour lui répondre:

-Non, ne t'en fais pas, je sais que ta vie est à Konoha.

Les parents de Shikadai étaient séparés depuis environ un an maintenant.

-Tu es sûre que ça ne te dérange pas. Même si je ne sais pas toujours pas pourquoi, je sais que c'est compliqué entre papa et toi.

Jusqu'à l'année dernière, il avait toujours vu ses parents plutôt heureux. S'ils dormaient toujours l'un contre l'autre, enlacés, un soir sa mère fit chambre à part, et plus jamais il ne les revit dormir dans la même chambre.

-Shikadai, ton père et moi sommes séparés pour des raisons qui nous regardent, que lui et moi. Je ne veux pas te retenir en otage à cause des problèmes que j'ai avec lui. Appelle ton père, je suis sûre qu'il sera ravi.

Il sauta au cou de sa mère, lui fit un bisou sur la joue et alla passer le coup de fil.


-Maman, papa voudrait te parler !

Temari n'avait quasiment pas reparlé à son ex depuis leur séparation. Elle évitait les contacts téléphoniques, les entrevues ou tout ce qui était en rapport avec lui. Quand elle était revenue vivre à Suna, elle avait demandé à Gaara de ne pas reprendre ses anciennes activités de représentant à Konoha. Elle était devenue l'une de ses conseillers, ce qui lui permettait de connaître les éventuelles venues de Shikamaru, qu'elle prenait soin d'éviter.

Temari attrapa le combiné.

-Allô fit elle timidement.

-Allô Temari ?

-oui

-Shikadai vient de me faire part de son souhait de venir vivre à Konoha, tu es d'accord ?

-Oui bien sûr, il m'a demandé et je suis d'accord. Il n'aura qu'à être scolarisé à Konoha pour la rentrée scolaire. Il va pouvoir revoir ses amis et camarades qu'il n'a pas vus pendant cette année. Il va être ravi.

-Je suis déso...

-Shikamaru, arrête ! Je ne voulais pas cette discussion avant, je ne la veux pas maintenant et je ne la voudrais probablement pas après.


Shikadai et Temari attendait Shikamaru sur le quai de la gare.

La température était écrasante par cette belle journée.

Quand Shikamaru sortit du train, il prit son fils qui lui sauta dans les bras.

Il détailla sa femme. Elle avait perdu du poids, les kilos de sa grossesse qu'elle n'avait jamais réussi à perdre. Elle avait toujours ses beaux yeux émeraudes. Sa main ne portait plus son alliance alors que celle de Shikamaru l'arborait toujours. Il revit aussi ses longues et jolies jambes qu'elle avait dénudées jusqu'au genou.

En revoyant sa femme, il revit tout ce qui lui plaisait chez elle.


Ils patientèrent tous les trois la petite heure avant le départ pour Konoha.

Le train était à quai, les bagages étaient chargés.

-Maman, tu prendras soin de toi !

-Oui, ne t'en fais pas !

Shikadai parlait à sa mère comme un grand frère parlant à sa petite sœur.

-Essayes de sortir un peu... Je veux dire... Rencontrer quelqu'un.

-Je n'ai pas envie d'avoir cette conversation avec toi, Shikadai, lui dit-elle avec un doux sourire.

Les mots de son fils envers sa femme blessèrent Shikamaru.

Elle prit son fils dans les bras, il allait lui manquer.

-Tu as intérêt à faire tes devoirs correctement, parce que Konoha ou pas, je viendrais te mettre une raclée si c'est pas le cas.

Temari était comme ça, tantôt douce, tantôt effrayante.


"En raison d'un accident de personne, aucun train en provenance ou à destination de Konoha ne circulera plus ce jour"

Le train se vidait petit à petit et Temari se résigna à inviter son ex à dormir chez elle.

Shikamaru visita le petit appartement qui avait accueilli sa femme et son fils à leur retour à Suna. Il était décoré avec goût. Des photos d'eux trois étaient accrochées dans de jolis cadres.

Shikamaru se demandait pourquoi les avait-elle accrochées alors qu'il lui avait fait tant de mal.

Ils mangèrent simplement, sans fioriture de la cuisine de Suna. Temari avait retrouvé ses racines culinaires et c'était bon.

Après le repas partagé, Shikadai alla se coucher.

-Je vais te laisser ma chambre.

-Le canapé fera l'affaire.

-Je ne préfère pas, je fais des insomnies, je risque de te déranger.


Shikamaru entra dans la chambre de sa femme, c'était la seule pièce où il n'y avait pas de photo.

Il se déshabilla et s'allongea sur le lit. Il tourna et se retourna encore dans le lit.

Même propres, les draps portaient l'odeur de Temari.

Temari était sur le petit balcon, en nuisette, l'air ambiant était redevenu supportable.

-Je ne savais pas que tu fumais...

Temari se retourna, surprise par l'arrivée de Shikamaru. Elle posa sa cigarette sur le cendrier, la laissant se consumer.

Il prit le tube de nicotine et la guida à ses lèvres.

Shikamaru se retrouva seul et pensait le rester quand Temari revint avec un peignoir sur elle. Elle avait caché sa poitrine et ses jambes.

Elle reprit sa cigarette des mains de son ex, aspira une grande bouffée et recracha autant de fumée que ses poumons en avaient avalés.

-Je m'y suis mise...

Shikamaru alluma une cigarette à son tour.

-Temari, est ce que je peux te parler ?

- Qu'aurais tu à me dire que tu ne m'ai pas déjà dit ce soir-là ? Demanda-t-elle avec un air triste.


Elle avait bien remarqué que son mari avait changé d'attitude vis à vis d'elle.

Il était plus froid, plus distant.

-Shikamaru, dis-moi ce qu'il y a.

-Je crois... Je crois que j'en aime une autre...

La vision de Temari se troubla de larmes mais aucune ne coula.

Elle regarda Shikamaru puis détourna son regard pour fixer un point au loin.

-Je comprends...

Elle se leva sans dire un mot.

Ils ne dormiraient plus ensemble.

Après cela, une semaine plus tard, elle lui annonça son intention de rentrer à Suna. Elle n'avait rien imposé à Shikadai mais il avait compris qu'il se passait quelque chose et l'attitude de son père dégageait une certaine culpabilité. Il avait suivi sa mère.


Temari écrasa nerveusement sa cigarette puis se dirigea vers le canapé.

Shikamaru en fit autant.

-Tu ne crois pas qu'on devrait avoir cette conversation ?

-Shikamaru, je pensais qu'on aurait cette conversation avant. Qu'on prendrait des dispositions avant que tu me dises ça, avant que tu m'annonces que tu en aimes une autre.

J'ai des défauts je ne le nie pas.

Je suis ce que je suis, je ne veux pas et je ne peux pas changer. Je ne veux pas être ce que je ne suis pas.

Ma philosophie est simple, si je ne suis plus celle qu'il te faut, je m'en vais. C'est ce que j'ai fait, je suis partie parce que je n'étais plus celle qui te convenait.

Il n'y a rien de plus à dire ou à entendre là-dessus.

Temari avait mis un terme à la discussion sur ces mots.


Shikamaru se leva et arriva dans la chambre de Temari.

Il s'allongea dans les draps, l'odeur des draps lui rappelaient l'odeur du corps de Temari, une odeur sucrée de cannelle arrivait à son nez et lui évoquait quantité de souvenirs.

La chambre était baignée d'une douce lumière et d'un coup quelque chose attira son regard.

Il n'avait jamais fouillé dans les affaires de Temari, ou de quiquonque d'ailleurs.

Mais là, il devait savoir...

Il se décida à ouvrir lentement le tiroir qui avait capté son regard quelques minutes plus tôt.

Le tiroir s'ouvrit sur une pile de lettres. Toutes les lettres qu'il avait envoyées à Temari depuis quelques mois, même la plus récente où il lui souhaitait un bon anniversaire, toutes étaient restées intactes.

Voilà pourquoi il n'avait pas eu de réponse.

Sous la pile de lettres se trouvait un cadre retourné, une photo de leur mariage. Ils étaient beaux dessus et Shikamaru se rappela de l'extrême fierté qu'il avait ressenti à épouser une femme si belle et si intelligente. Elle portait un magnifique kimono traditionnel, que les frères de Temari avaient fait confectionner pour elle. Ils avaient pris le soin extrême de mêler les symboles de l'éventail de Temari et ceux du clan Nara, le tout dans des tons violets et verts qui donnaient un ensemble très harmonieux.

Il se rappela aussi la surprise que lui avait réservée Temari pour la nuit de noces.

Sous son kimono, elle portait des dessous très affriolants.

Temari pouvait être très surprenante.

Sous le cadre se trouvait une enveloppe entrouverte.

Une demande de divorce.

Le cœur de Shikamaru se serra intensément.

"comment j'ai pu autant merdé ? Comment ai-je fait pour oublier tout ce qu'elle était pour moi ?"

La demande était datée d'i mois et aucune signature de sa femme n'y était apposée.

Il reprit espoir.

Il devait la récupérer.


Quelques semaines après le départ de Shikadai, Temari reçut une lettre de son fils.

Malgré leurs appels réguliers, Shikadai savait combien sa mère aimait recevoir du courrier.

Parmi les feuillets écrits par son fils, un de son ex y était glissé.

Elle choisit de ne pas le lire malgré la forte tentation et la curiosité.

Elle avait peur de gâcher les souvenirs qu'ils avaient partagés, de voir ternir davantage l'image qu'elle avait de Shikamaru.

Elle se résigna et rangea le feuillet dans le tiroir de sa chambre.

La lettre de Shikadai l'invitait à venir passer quelques jours à Konoha à l'occasion de l'anniversaire de celui-ci.

Shikadai fêtait son anniversaire un 23 septembre.

"Merde"

Shikamaru était né un 22 septembre

Elle ne pouvait pas ne pas y aller sous prétexte que son ex fêtait son anniversaire la veille...

Il lui faudrait donc 2 cadeaux.


Temari arriva en gare de Konoha où Shikadai et Shikamaru l'attendaient sous un ciel légèrement nuageux. La température était douce, beaucoup moins étouffante qu'à Suna.

Elle avait l'intention dormir à l'hôtel.

-C'est idiot, je n'ai pas dormi à l'hôtel quand je suis venu et puis, tu as une chambre prête.

-Je ne me vois pas redormir dans cette maison, lança-t-elle à l'attention de Shikamaru.

-Comme tu préfères. On va être bien occupé cet après-midi, on doit faire des gâteaux, préparer la déco. Bref on ne va pas avoir le temps de s'ennuyer.


La maison s'était emplit d'une bonne odeur de gâteaux et des rires de Shikamaru et de Temari.

Shikadai était ravi de voir ses parents à nouveau proches et complices.

Shikamaru essaya de badigeonner de la crème au beurre sur le nez de Temari.

Temari ne se laissa pas faire et se vengea en étalant copieusement la crème sur la joue de son ex.

Ils firent un dernier gâteau pour le soir même.

Ils avaient passé un excellent après-midi.


-Joyeux anniversaire papa !

Shikadai partit chercher le cadeau qu'il avait pour son père.

Temari tendit ensuite une enveloppe contenant une sobre carte d'anniversaire où était écrit :

"Joyeux anniversaire Shikamaru.

Avec toute mon affection

Temari"

Une fois les bougies soufflées et le gâteau avalé, Shikadai alla se coucher, il voulait être en forme pour sa fête le lendemain.

Temari voulait rentrer dormir, elle était fatiguée. Shikamaru insista pour qu'elle dorme là.

-S'il te plaît, ne me demande pas ça...

-Alors laisse-moi te raccompagner.


Ils marchaient silencieusement dans les rues désertes de Konoha, un vent léger rafraîchissait doucement l'air ambiant.

Au pied de l'hôtel, Shikamaru voulut faire une bise à Temari, qui se transforma en baiser sur la bouche.

La blonde ne se débattit pas, ne tentant ni de le repousser ni de prolonger le baiser.

Quand le baiser fut fini, Temari souhaita bonne nuit à son ex et rejoignit sa chambre.

Shikamaru répartit le cœur léger, satisfait de la tournure que prenaient les événements.