De retour à Suna, elle devait rendre compte à son Kazekage de frère concernant "sa mission" à Konoha.
Elle ne manquerait pas de lui faire part de sa colère contre lui, mais pas maintenant, pas déjà...
Elle trouverait l'occasion de le faire.
Gaara l'invita à entrer dans son bureau. Il ne savait pas quelles étaient les raisons réelles de la "mission" de Temari et les appris lors du rapport que lui fit sa sœur.
Il ressentait la frustration que sa grande sœur affrontait.
Quelqu'un toqua à la porte et Gaara invita la personne à entrer. Tenten était là.
Tenten était présente à Suna pour la tenue d'un congrès sur l'armement et remplissait un rôle de conférencière. Elle était venue peu de fois à Suna et Temari se proposa naturellement d'être sa guide pour l'occasion.
Déambulant dans les rues de Suna à la recherche d'un restaurant traditionnel, les deux femmes croisèrent le collègue de Temari, ce qui amusa beaucoup Tenten, tant Temari semblait mal à l'aise.
Temari était désormais allongée sur son lit, repassant l'étrange soirée qu'ils avaient passés.
L'homme les avaient accompagnées au restaurant. Il n'avait pas caché ce que la belle blonde lui faisait ressentir. Hormis qu'il était plus expressif, Tenten songea qu'il ressemblait beaucoup à Shikamaru. Brun, intelligent, gentil, apaisant. Même physiquement, les deux hommes avaient des traits communs, grands et fins, cette démarche nonchalante et leurs yeux étirés sous de fins sourcils.
L'homme les avait ensuite laissées, voyant que toute tentative serait vaine ce soir, il saurait se montrer patient.
Une fois seules, les deux femmes avaient discuté de lui mais pas seulement... Temari appris que Tenten avait entretenu une courte relation avec Darui de Kumo, une autre plus longue avec Kankuro qui avait brutalement pris fin, i années, mais ils étaient restés en très bons termes. Temari sourit à l'idée que Tenten aurait pu devenir sa belle-sœur.
D'ailleurs Tenten avait soulevé un détail dont se rappelait Temari maintenant.
"Toi aussi, tu as changé brusquement il y a trois ans, tu es devenue plus sauvage, moins piquante"
Temari semblait réaliser soudain qu'à la mort de son maître, Baki, toute sa fratrie avait sombré dans une mélancolie profonde.
Voilà ce qui avait sans doute été la cause de la rupture entre Tenten et son frère.
Analysant sa propre vie, elle capta ses propres déboires. Elle avait été absorbée par le chagrin et avait repoussé l'aide de Shikamaru, oubliant qu'il avait lui-même traversé cette épreuve. Après ça, elle s'était montrée moins impliquée. Shikamaru s'était montré d'une patience infinie et pourtant il était impuissant face à sa détresse.
Elle avait négligé son mari pendant bien trop longtemps.
Elle ralluma la lumière de sa chambre et ouvrit l'enveloppe contenant la demande de divorce.
La demande était signée.
Peut-être qu'elle se sentait aussi un peu responsable de l'échec de son mariage, à moins que c'était l'étrange soirée passée avec Tenten et son collègue qui la remuait, peut être encore était-ce la demande signée, quoiqu'il en soit Temari n'avait plus sommeil.
Plutôt que de perdre son temps au lit, la blonde se leva et entreprit de faire une lessive. Elle vida la poche de sa jupe et trouva son ticket de train du jour même et un petit papier plié.
"Rendez-vous à la grande oasis de Suna, le vendredi 11 à 22h, hôtel "Le somptueux", chambre 126."
Temari était partagée. Elle tenait son petit bout de papier entre les mains et se demandait encore et encore si elle devait s'y rendre. Elle prendrait sa décision dans quelques jours, le rendez-vous avait lieu dans 2 semaines.
Vendredi matin, sa décision n'était toujours pas arrêtée. Elle tenait le papier comme des indications précieuses.
Elle fit le choix d'y aller !
Elle avait 35 ans, un fils, quelques petites rides naissantes et la ferme intention de reprendre sa vie en main.
L'oasis profitait d'une large étendue d'eau qui permettait à l'oasis d'offrir un climat plus tempéré que le désert environnant.
Forte du climat propice, l'oasis s'était bâtie en offrant maints divertissements, faisant d'elle un haut lieu touristique dans l'univers du jeu et du luxe.
Temari se rendit à la réception et demanda la clé de la chambre.
-la chambre est ouverte, Madame, à la demande de Monsieur. Vous trouverez les clés à l'intérieur. Monsieur nous charge de vous prévenir de son léger retard et vous prie de bien vouloir l'en excuser.
Temari remercia poliment le réceptionniste et se dirigea vers l'ascenseur.
Elle tourna ensuite la poignée de porte et s'engouffra dans la chambre.
Un énorme bouquet de fleurs trônait sur une jolie table finement ouvragée.
Ses fleurs préférées.
La chambre était luxueuse, le mobilier cosy, un doux parfum flottait.
Elle s'approcha du bouquet et tira la petite carte qui y était accrochée.
Temari suivit les instructions que la carte indiquait, tamisa la lumière, mis une musique douce et prit l'initiative d'attendre en sous-vêtements.
La porte s'ouvrit et l'homme entra.
Temari se leva et alla à la rencontre du brun.
-Je suis contente de te voir.
-moi aussi, je suis content que tu sois là, je n'étais pas certain que tu viendrais.
-Et pourtant, je suis là.
Ils échangèrent un long baiser passionné, puis ils firent l'amour.
Temari ne regrettait en rien d'être venue.
Un second rendez-vous fut organisé, puis un troisième, un quatrième, un cinquième et un sixième.
À chaque fois dans un lieu différent, au style différent. Cependant, le romantisme était toujours de mise.
Un rendez-vous eu lieu dans une station thermale, un autre dans une cabane construite dans un arbre, au beau milieu d'une forêt, le quatrième dans un chalet recouvert de neige. Le cinquième de déroula dans une tente dans une petite clairière et le sixième sur un bateau.
Le maître mot était la surprise. Chaque fois, une petite attention lui était particulièrement réservée.
Temari profitait.
Temari était heureuse. Heureuse d'être à nouveau une femme accomplie. Heureuse de sortir enfin de la période d'errance qu'elle avait traversée. Heureuse, tout simplement heureuse.
Amoureuse, sans doute aussi.
Elle songea qu'il était enfin temps pour elle d'officialiser sa relation. Elle ne voulait plus se cacher. Elle toqua, l'homme entrebâilla la porte pour qu'elle entre.
Alors qu'il était encore dos à elle, elle agrippa ses bras autour de sa taille et lui murmura un "j'ai envie de toi" des plus suaves.
Ils se dirigèrent vers la chambre, il prit soin de déshabiller sa compagne qui avait su se montrer surprenante une nouvelle fois.
Sous son kimono violet, Temari portait un ensemble en fine dentelle noire, des bas galbaient ses superbes jambes; bas, eux même retenus par un porte-jarretelle assorti.
Il eut le souffle coupé et il ressentait son excitation s'intensifier de plus belle.
Ils firent l'amour sagement au début puis de façon plus animale ensuite.
-Tu ne crois pas qu'on devrait l'annoncer à ton fils d'abord ? Demanda-t-il.
-il est suffisamment intelligent pour le comprendre seul, il a hérité de l'intelligence de son père pour ça. J'espère qu'il saura mieux se débrouiller avec les filles que lui.
- espérons qu'il trouvera une fille moins chiante que moi, surtout !
Temari envoya un brusque coup de coude dans les côtes de Shikamaru.
-Hey, c'est vrai quoi ? Dans le genre galère, tu détiens la palme... Mais je suis tellement heureux que tu sois là que je ne laisserais même pas repartir à Suna récupérer le reste de tes affaires.
Ils s'embrassèrent langoureusement et passionnément avant de faire l'amour une nouvelle fois.
Avant de quitter Suna, Temari était sûre d'elle. Elle avait regardé la demande de divorce, elle ne les avait pas transmis, et restait ainsi Mme Nara, femme du chef de clan Nara, lui-même conseiller du 7e Hokage.
À côté de la signature de son époux, un autre post it avait été collé.
"Si plus rien ne te retient à moi, mène cette procédure de divorce à son terme.
Si malgré tout, tu peux admettre que je puisse t'aimer encore, laisse-moi te montrer combien je peux assumer mes" obligations" qui te sont dues.
Je saurais t'aimer, t'épauler et te faire l'amour autant qu'il est possible de le faire.
Avec tout mon Amour.
Shikamaru Nara."
Elle avait lu toutes les lettres, ce qui lui avaient arraché un large sourire, il avait envoyé deux lettres par mois.
Elle en était sûre, sa place était à Konoha désormais. Jamais plus elle ne laissera de place à la tristesse et si ça devait arriver malgré tout, elle ne serait plus seule pour y faire face.
Et si jamais son mari venait à déconner encore, elle lui arracherait la tête par une baffe monumentale. Mais elle ferait surtout le nécessaire avant que cela n'arrive.
Ils ne se négligeraient plus !
