Ce recueil rassemblera tous les textes écrits pour l'event été du forum MHA, le grand tournoi par équipes ! Si vous voulez plus d'informations, n'hésitez pas à me le demander.
Je vous souhaite une bonne lecture !
Défi n°1 : " Écrivez un cross-over entre My Hero Academia et un fandom de votre choix. " J'ai choisi le fandom de Durarara! Quelques informations utilises si vous ne connaissez pas le fandom : Izaya Orihara est un informateur qui travaille souvent avec des yakuza. Il est manipulateur et aime plus que tout les humains. Il adore mettre les gens dans des situations compliquées pour observer leur réaction. Son grand ennemi est Shizuo, qu'il surnomme Shizu-chan et qu'il considère comme un monstre. Tous les deux ont une relation très compliquée. Ils se haïssent mutuellement. Dans mon headcanon, cependant, Izaya est amoureux de Shizuo et vit très mal son rejet.
Personnages : [Dabi, Izaya]
Merci à Moira-chan d'avoir fait une première relecture et de m'avoir donné son avis !
Comme toujours, j'exploite la théorie Dabi = Touya. J'espère que ça vous plaira !
Un autre monstre
L'odeur de chair brûlée emplissait la pièce désordonnée et plongée dans la pénombre. Assis sur un futon de mauvaise qualité, Izaya observait l'homme à ses côtés. Ce dernier était profondément endormi. La couverture à moitié sur lui ne cachait pas grand-chose de son corps rapiécé. Un sourire amusé se forma sur le visage de l'informateur. Quelques mois plus tôt, cette vision aurait été des plus surprenantes, mais, à présent, il s'y était habitué. Ces brûlures le fascinaient. Ces agrafes le captivaient. Il avait beau connaître par cœur chaque cicatrice qui ornait la peau de l'autre homme, il aimait les regarder encore et encore. Ses yeux ne rataient jamais rien du spectacle parce que Dabi était un sujet d'observation particulièrement intéressant. Izaya se plaisait toujours à contempler son entourage, en particulier ses chers humains. Si fascinants, si prévisibles. Il les aimait tant. Il pouvait s'amuser pendant des journées entières à deviner leur alter et à les mettre en lien avec leur personnalité. Et pourtant, comme autrefois, Izaya était encore plus attiré par une personne bien loin de cette humanité qu'il affectionnait tant.
Il l'avait d'ailleurs directement été, lorsqu'il avait commencé à se renseigner sur l'Alliance des Super-Vilains pour le compte des Huit Préceptes de la Mort. En effet, à peine avait-il débarqué dans la ville qu'il avait été abordé par Kai Chisaki, un yakuza. Izaya les aimait bien, ces yakuzas du passé. Il avait longtemps travaillé avec l'un deux dans son ancien quartier. Il fallait croire que c'était une habitude qu'il ne pouvait pas perdre. Kai lui avait alors demandé des informations sur ce groupe de vilains. Visiblement, sa notoriété d'informateur avait dépassé toutes ses espérances. Izaya s'était assez vite pris au jeu. Même sans Kai, à vrai dire, il se serait intéressé à l'Alliance. Ils étaient tous – ou presque – des humains fascinants.
Tomura Shigaraki, le chef immature qui apprenait à se calmer et à devenir un bon leader. Il était si humain dans ses émotions. Ses crises à répétition, cette manie de se gratter le cou, cette colère enfouie au plus profond de lui, son passé douloureux... rien de tout ça n'avait échappé à Izaya.
Kurogiri, l'homme de raison, qui parvenait toujours à canaliser Shigaraki. Ses réflexions étaient intéressantes à suivre. Izaya avait bien envie de faire une partie de shogi contre lui pour le sonder encore plus profondément.
Himiko Toga, cette jeune fille qui était obsédée par le sang... Oh, son humanité était si belle à voir ! Elle acceptait avec une telle aisance sa folie que ça en était fascinant ! Etait-ce son alter qui l'avait rendue comme ça ou aurait-elle été obsédée par le sang, même avec un autre pouvoir ? Izaya pourrait y réfléchir pendant des heures !
Mr Compress, ce magicien qui était à la fois discret et si exubérant. Pourquoi avait-il rejoint l'Alliance ? C'était encore lui le plus normal du groupe, même sous son masque qui le cachait en permanence. Et Izaya adorait la normalité ! Elle était tout aussi passionnante à observer que le reste.
Twice, cet homme brisé qui avait un dédoublement de personnalité. Izaya ne voulait rien manquer de ses réactions. Un si bel humain ! Même s'il était avec les vilains, il lui semblait bien plus gentil que certains héros. Ce contraste était saisissant et plaisait beaucoup à Izaya.
Spinner, cet homme lézard qui se battait pour une cause qu'il croyait juste. C'était tellement évident qu'il suivait la mauvaise personne. Shigaraki n'en avait rien à faire de Stain. Izaya avait hâte de voir comment tout cela allait tourner ! Spinner allait forcément devoir confronter ses convictions aux actes de son leader, un jour ou l'autre.
Oui, ils étaient pratiquement tous si humains et si fascinants à observer. Et pourtant, malgré tout, l'un d'eux s'était tout de suite détaché. Dabi. Aux yeux d'Izaya, Dabi n'avait, cependant, rien d'humain. Avec ses morceaux de peaux qui ne tenaient ensemble que par miracle, Izaya se demandait comment il pouvait encore être en vie. Tout dans son physique et même dans ses attitudes lui donnait l'allure d'un mort en sursit. Ou d'un mort-vivant. Dans tous les cas, aucune humanité ne se reflétait de ce corps décharné. Il était un monstre.
Et l'obsession était alors née, d'un simple regard. Parce que si Izaya était fasciné par les humains, il était encore plus friand des monstres. Evidemment. Il n'apprenait jamais de ses erreurs, n'est-ce pas ? Izaya songea un instant au monstre qu'il avait laissé derrière lui, en quittant son ancien quartier. Shizu-chan... Avec sa force surhumaine et ses accès de rage fréquents, il était vite devenu le monstre préféré d'Izaya. Et bien sûr, il avait fallu que ce dernier s'approche trop près de lui. Jusqu'à s'en brûler les ailes. Son esprit gardait encore les cicatrices de leur dernier combat. Izaya se l'était promis : plus jamais ça. Plus jamais il ne s'attacherait à un monstre. Plus jamais il ne jouerait avec eux. Mais Izaya n'avait jamais su tenir ses promesses bien longtemps. Dès qu'il était tombé sur ce nouveau monstre, il avait fallu qu'il cède à la tentation.
Dabi était pourtant très différent de Shizu-chan. Sa peau sentait en permanence le brûler. Il était nonchalant et moqueur dans la plupart de ses interactions. Il n'avait pas la force de Shizu-chan, mais ses flammes pourraient tuer Izaya si facilement. Et cette sensation était enivrante. Izaya avait envie de rire en y pensant ! Si son coeur avait brûlé pour Shizu-chan, son corps ne demandait qu'à en faire de même pour Dabi.
Heureusement, faire entrer le vilain dans ses draps avait été bien plus simple qu'avec Shizu-chan. Parce que, contrairement à ce dernier, Dabi n'éprouvait aucune haine pour l'informateur. Il lui avait plutôt jeté un regard paresseux, la première fois qu'il l'avait vu, lorsqu'ils s'étaient croisés par hasard dans une ruelle sombre de la ville. Dabi semblait même, par moment, inoffensif, par rapport à Shizu-chan. Mais Izaya ne se tromperait jamais à son sujet. Il l'avait vu plusieurs fois se perdre dans sa passion dévastatrice. Observer Dabi qui brûlait vif d'autres personnes l'avait complètement fasciné. Dabi pouvait aussi le comprendre sur des sujets où Shizu-chan avait toujours refusé de le suivre. Le vilain se fichait pas mal des manipulations d'Izaya. Par moment, ça semblait même l'amuser. Mais le plus important, c'était que Dabi le voyait, lui. Quand ses yeux fous se posaient sur lui, Izaya se sentait exister. Il n'avait pas besoin de le pousser à bout pour avoir son attention. Et pourtant...
Pourtant, malgré sa chaleur, malgré sa folie dangereuse, Dabi n'était pas un monstre à la hauteur de Shizu-chan. Le coeur d'Izaya ne se remplissait pas avec autant d'adrénaline lorsqu'il était en présence du vilain. Parce qu'il manquait quelque chose. Shizu-chan avait beau l'avoir pratiquement détruit lors de leur dernier combat, il n'en restait pas moins son monstre préféré. Izaya ne parvenait pas à se remettre de ses blessures. Et parfois, lorsque la douleur devenait insupportable, il se vengeait sur Dabi. Le seul monstre à sa portée. Avec un sourire malveillant, il lui murmurait des mots atroces. Lui disant qu'il ne valait rien. Qu'il n'était qu'un remplaçant à peine correct. Il ne choisissait pas ses mots au hasard, parce qu'il savait. Il savait qui était Dabi. Et il aimait jouer avec ses souffrances. Mais Dabi – oh, Dabi ! – ne réagissait jamais comme il le voulait. Il le regardait avec un sourire moqueur. Il lui disait qu'il ne lui apprenait rien. Et son regard... Si détaché et si perçant, à la fois. Comme si lui aussi savait parfaitement qui était Izaya. Il lui avait d'ailleurs dit, un jour, qu'ils appartenaient au même monde.
Comment avait-il pu le voir ? Comment était-ce possible ? Dabi n'était pourtant pas beaucoup plus intelligent que Shizu-chan. C'était sans doute ce mystère-là qui attirait autant Izaya. Ça et les reflets d'humanité qui lui parvenaient de son passé. Parce qu'Izaya en était sûr. Autant Dabi était un monstre, autant Touya avait été un si bel humain. C'était bien l'une des rares choses qu'il avait en plus que Shizu-chan. Ce dernier avait été un monstre toute sa vie. Et même si Dabi n'était plus récupérable, cette différence était de taille.
Izaya ne l'appellerait jamais Touya. Il était attiré par sa monstruosité, après tout. Mais savoir que cet humain était là, caché bien profondément sous toutes ces cicatrices hideuses lui procurait une sensation incroyable. Comme pouvait-il se lasser de son pauvre petit monstre de rechange, dans ces conditions ?
C'était impossible... D'autant plus que ce monstre le laissait revenir à ses côtés, sans jamais essayer de le chasser. Izaya pouvait lui dire les pires atrocités, Dabi ne lui demandait jamais de partir. Izaya n'avait pas encore éclairci ce mystère. Mais il aimait ça. Il ne pouvait qu'aimer ça. Parce que Shizu-chan, lui, n'avait jamais accepté sa présence bien longtemps. Izaya sentit la douleur revenir en lui. Non. Il n'allait certainement pas se laisser submerger par ses souvenirs. Il avait un nouveau monstre. Et il comptait bien en profiter. Ses doigts se mirent alors à glisser sur la peau abîmée de Dabi, lui permettant de rester connecter uniquement au présent. Izaya effleura ensuite les cicatrices plus récentes. Dabi ne prenait vraiment pas soin de lui. À ce rythme-là, il tomberait en morceaux avant d'atteindre son but.
Tout en songeant à cette éventualité, Izaya poursuivit ses caresses, passant, à présent, sur sa peau saine. Au bout de quelques minutes, Dabi finit par ouvrir les paupières. Ses yeux bleus, encore endormis, se posèrent un instant sur Izaya. Un sourire moqueur s'afficha alors sur son visage. Peu après, Dabi se redressa d'un geste paresseux, se moquant bien d'exposer encore plus son corps abîmé au regard. Sans vraiment faire attention à l'informateur, il attrapa ensuite son téléphone et lut les messages qui s'affichaient sur son écran.
« Je dois y aller, dit-il d'une voix nonchalante après quelques minutes de silence. Le boss m'attend depuis une heure.
—Il fait encore une crise ? se moqua Izaya.
—Comme s'il pouvait ne pas en faire une. »
Dabi semblait amusé. Il s'habilla alors sans se presser. Izaya, quant à lui, finit par se redresser à son tour.
« Je pourrais travailler avec lui, moi aussi. »
Tout en disant ces mots, Izaya afficha un large sourire qui se voulait sincère. Travailler pour Kai Chisaki et Tomura Shigaraki serait tellement prenant ! Il aimait tant jouer sur plusieurs tableaux, se servant des gens comme des pions. Il avait recommencé une nouvelle partie d'échec dans cette ville et il comptait bien utiliser Shigaraki.
« Il te réduirait en poussières, rigola Dabi. Ça me plairait bien de le voir s'énerver sur toi. Comment pourrais-tu le contrer, dis-moi, petit informateur sans alter ? »
Izaya le fixa, une lueur de malice dans le regard. Ah ! Il adorait quand son entourage soulevait la question de son propre alter. C'était si plaisant de les voir émettre des hypothèses sur sa présence et sa nature. Izaya avait eu droit à tout, même si la plupart des gens n'avait pas beaucoup d'imagination et partait sur un alter lié à son intelligence. Mais quelques fois, comme aujourd'hui, on le pensait sans alter. Izaya se délectait de tout ça. C'était si amusant de les voir se prendre tous la tête sur un sujet dont ils ne connaîtraient jamais la réponse.
« Tu sais, Dabi-chan, il y a quelque chose que tu dois comprendre. L'information, c'est le pouvoir. De ce fait, je connais les alter de toutes les personnes que je juge importantes. En revanche, personne ne connaît le mien. Tu devrais apprendre la discrétion d'ailleurs. Ça pourrait t'être utile. »
Là-dessus, Dabi était bien comme Shizu-chan. Ils étalaient leur alter sans y réfléchir une seule seconde. Ce feu, cette force surhumaine... Ils auraient pourtant eu plus d'intérêt à mieux s'en servir. Izaya en aurait clairement fait un meilleur usage.
« Non, répliqua Dabi. Pour détruire cette société hypocrite, il faut qu'on se montre, au contraire. »
Une lueur de folie dansait, à nouveau, dans ses yeux. Izaya s'en délecta. Bien. Dabi avait peut-être plus de raison que Shizuo à se servir de ses flammes dévastatrices, après tout. Izaya n'était toujours pas d'accord avec son raisonnement, mais il avait tellement hâte de voir son nouveau monstre à l'oeuvre !
« Et quand vas-tu te montrer, Dabi-chan ? Quand vas-tu brûler Endeavor ?
—Bientôt. »
Un sourire dérangé apparut sur le visage de Dabi, étirant ses agrafes. Izaya sentit l'adrénaline monter en lui. Oh, il voulait voir ça ! Le numéro un des héros mis à terre. L'effondrement du système héroïque. L'humanité était toujours plus exquise à observer dans le chaos. Et c'était son monstre qui parviendrait à l'y emmener. Son deuxième choix...
« Je serai aux premières loges pour voir ça, répondit Izaya d'un ton léger.
—Ne reste pas trop près, si tu ne veux pas être blessé. »
Il n'y avait aucune once d'inquiétude dans la voix de Dabi. Elle restait railleuse. Izaya avait l'habitude de ses moqueries. Elles l'amusaient même. C'était si plaisant de discuter avec quelqu'un qui avait du répondant !
« Je vais essayer, Dabi-chan. » chantonna presque Izaya.
Ce dernier ricana face à sa réponse. Puis, il termina de s'habiller avec des gestes paresseux. Il ne semblait clairement pas pressé malgré le fait que Shigaraki l'attendait depuis longtemps.
« J'y vais, finit-il par dire, tout en enfilant sa longue veste noire. Claque la porte, en partant.
—Bien... Au revoir, monstre. »
Izaya sourit en laissant ces mots glisser sur sa langue. Face à lui, Dabi ne changea pas d'attitude. Seule une lueur amusée apparut dans ses yeux. Et c'était bien là la plus belle différence qu'il avait avec Shizu-chan. Contrairement à ce dernier, Dabi n'avait jamais refusé cette appellation. Il ne perdait pas son temps à jouer aux humains. Il ne regrettait aucun de ses actes. Il ne perdait pas son sang-froid pour se morfondre derrière. Il assumait tout. Il le revendiquait même. Bien sûr qu'il était un monstre. Dabi ne voulait être rien d'autre que ça, de toute manière.
Le vilain s'approcha alors de lui. Izaya pouvait sentir l'odeur de sa chair brûlée. C'était écoeurant. Mais ça ne le dégoûtait pas. Dabi se pencha ensuite et l'embrassa. Le baiser n'avait rien de doux. Dabi mordit ses lèvres dans un geste qui ressemblait à de l'affection douteuse pour Izaya. Puis, il s'éloigna et lui jeta un étrange regard.
« Au revoir, monstre. » lui souffla ensuite Dabi.
Le coeur d'Izaya se troubla à cette réponse. C'était la première fois que Dabi lui retournait le mot. Le vilain semblait fier de son effet. Il le regarda, moqueur, puis l'embrassa une nouvelle fois.
« On se retrouve plus tard. »
Sur ses mots, il s'éloigna et quitta le taudis qui lui servait de logement. Resté seul, Izaya mit quelques minutes pour se ressaisir. C'était étrange... Le regard que Dabi portait sur lui le perturbait. Mais, contre toute attente, Izaya se mit à rire. Ah ! C'était si amusant ! Dabi ne cessait de le surprendre ! Et jamais dans le mauvais sens ! Ce n'était pas la première fois qu'on le traitait de monstre, mais que cela vienne de Dabi... Ça avait une saveur particulière. Izaya sentait bien, à nouveau, que ses mots blessants ne servaient à rien, parce que, pour Dabi, ils appartenaient au même monde. Celui des monstres...
Et, dans le fond, Izaya le savait bien, lui aussi... Il était aussi monstrueux à l'intérieur que Dabi ne l'était à l'extérieur. Et si Izaya pouvait tromper bien des personnes, visiblement, il ne réussirait jamais à le faire avec Dabi. Avec lui, les faux-semblants s'avéraient inutiles. Izaya s'en rendait encore bien compte maintenant. Il ne comprenait toujours pas pourquoi il arrivait à lire en lui avec autant de clairvoyance, mais ça allait... Ça lui allait, parce que Dabi le voyait tel qu'il était et que, contrairement à Shizu-chan, il l'acceptait. Dabi n'avait que faire de sa laideur.
Le rire d'Izaya finit par s'estomper. Ah... Il n'aimait pas se montrer aussi honnête envers lui-même. Il n'était pas comme le vilain qui acceptait avec tant d'aisance sa monstruosité. Izaya savait qu'il n'avait pas beaucoup d'humanité en lui, mais il aurait tant voulu en avoir... tout comme il aurait tant voulu que Shizu-chan ne le rejette pas. Mais avec Dabi... avec son cher Dabi-chan, peut-être qu'Izaya pourrait apprendre à aimer ce côté-là de sa personnalité. Il gloussa face à cette idée absurde. Et pourtant, elle resta dans un coin de son esprit. Il se sentait étrange. Maintenant qu'il y pensait, Dabi lui avait toujours renvoyé une image réaliste de lui-même, sans le juger pour autant. Il l'acceptait comme il était. Tout le contraire de Shizu-chan qui l'avait sans cesse descendu...
Le cœur d'Izaya se serra à cette pensée. Il fallait vraiment qu'il arrête de se faire du mal comme ça, en pensant sans cesse à Shizuo. Si seulement il pouvait le laisser une bonne fois pour toutes derrière lui et arrêter ces comparaisons... Il voulait réussir à ne plus voir Dabi comme un remplaçant, mais juste comme un monstre. Son monstre... Si seulement, oui... Peut-être qu'un jour, il y arriverait. Parce qu'il le sentait, au plus profond de lui, que Dabi en valait la peine.
Sur ces réflexions, il finit par sortir à son tour. Il avait besoin de se mêler à ses chers humains pour se changer les idées. Il claqua alors la porte derrière lui et s'engouffra dans les rues de la ville, l'esprit songeur...
Et voilà pour ce premier défi. Ce n'était clairement pas facile, mais je suis contente de l'avoir écrit.
Je vous dis à très vite pour les autres défis !
Merci de m'avoir lue :)
