Défi no. 11 : " Écrivez un texte sur le personnage que vous avez choisi et le premier personnage de My Hero Academia sur lequel vous avez écrit (= le ou l'un des personnages principaux de votre première fic postée sur le fandom). Si ce sont les mêmes ou que vous n'avez jamais écrit sur MHA auparavant, écrivez un texte où le personnage que vous avez choisi est le seul présent. " Dans mon cas, il s'agit donc de Dabi !

Personnage : Dabi (étonnant, non ? :p)

Merci beaucoup, Moira-chan, pour ta bêta ! T'es vraiment la meilleure ! Merci de me soutenir jusqu'au bout !

Merci, Mio, pour tes deux reviews ! Je suis contente que tu valides le trouple même si ce n'est pas trop ton truc :) Merci pour tes compliments ! Ça me touche beaucoup ! Pour le défi 9, ce n'est pas explicitement dit, mais, dans ma tête, Hawks cherche Dabi justement, pour pouvoir rejoindre l'Alliance des Vilains :)


Brûler

Tu regardes le feu qui s'échappe de tes doigts. Il brûle tout sur son passage. Tout, même ta propre peau. Mais tu t'en fiches. Ça fait longtemps que tu t'es habitué à cette douleur. À ce corps qui s'effondre. Ça n'a pas d'importance. Tant que ton feu brûle encore, rien n'en aura.

Tes flammes s'élèvent. Tout comme les cris des gens qui les rencontrent. C'est un doux son à tes oreilles. Tu ne t'en lasses pas. Tu peux enfin utiliser ton alter comme tu le souhaites. Et tu ne vas pas t'en priver. Autour de toi, l'horreur règne. Les héros tentent désespérément d'arrêter les vilains. Ça t'amuse. Leurs efforts sont vains. Pour une fois, c'est vous qui avez l'avantage.

Tu regardes ce spectacle et tu te sens léger. Ton feu crépite autour de toi. Tu te laisses guider par la mélodie de la mort. Ton cœur ne tressaille même pas. Les héros peuvent tous mourir. Eux et les civils qui restent si indifférents à la laideur de ce monde. Tu ne vas pas les pleurer. Tu ne peux plus pleurer, de toute façon. Tout ce sang qui coule à tes pieds ne te fait rien. Il y a longtemps que tu t'es libéré de ces émotions.

Même l'idée ta propre mort ne te touche pas. Parce que tu le sais. Tu le sens. L'heure de ton dernier combat a bientôt sonné. Ta peau fond. Tu brûles de l'intérieur. Sous peu, toi aussi, tu seras au sol. Mais pas maintenant. Tu as encore un objectif à atteindre. Cet objectif qui t'a tenu en vie jusqu'ici. Tes yeux balayent tous ces corps qui s'affrontent, qui se tuent. Tu vois tes compagnons d'armes se battre plus loin. Tes compagnons. Ce mot t'amuse. En réalité, tu te moques bien d'eux. Seulement tu sais être reconnaissant. Tu admets que tu as misé sur le bon cheval. Ce maniaque de Shigaraki a finalement réussi à te mener là où tu le voulais. Tu t'es servi de lui. De tous les autres. Tu n'en éprouves aucune honte. Pourquoi le ferais-tu ? Tu as appris bien tôt que le monde fonctionnait comme ça.

Ton regard se détache d'eux. Un autre feu attire alors ton attention. Ce n'est pas le bon. Pourtant tes yeux s'attardent quand même dessus. Shoto. Tu te dis qu'il a bien grandi. Il ne t'a pas encore remarqué. Tu pourrais l'attaquer aisément. Mais ton feu reste sous ta paume. Tu as une cible bien plus importante à l'esprit. Tu dois économiser ce qu'il te reste de forces. Tu te convaincs toi-même de cette vérité.

Et puis, tu le vois enfin. Cet homme que tu veux tant affronter. Endeavor. Autrefois, tu l'appelais d'une autre façon. Ce souvenir attise un sourire dérangé sur ton visage. La fin approche. Pour lui, comme pour toi. Mais c'est apaisant. Le final sera grandiose. Tu n'aurais jamais cru avoir une chance contre lui. Mais vu son état... Tu serais bien stupide de ne pas en profiter.

Les flammes bleues sortent, à nouveau, de ton corps. Elles te brûlent. Tu en deviens fou. Tu es déjà fou. Le feu atteint finalement le numéro un des héros. Il tourne aussitôt vers toi un regard rempli de haine. Tu as son attention. Le dernier combat peut commencer. Tu t'élances vers lui. Tu sens son feu sur toi. Tu brûles. Par ses flammes. Par les tiennes. Et tu continues de l'attaquer. Encore et encore. Rien ne peut éteindre l'incendie qui t'anime. Ce brasier te maintient en vie.

Parce que jamais, au cours de ton existence, tu ne t'es senti aussi libre qu'en cet instant.