Je sais pas pourquoi, mais cet event est partie en drama total
Défi 7 – Écrivez une song-fic sur une chanson de votre choix.
Musique choisie : Encore un soir de Céline Dion
Concernant la mise en place des paroles au sein du texte, ayant fait le choix de ne pas user de dialogue, les paroles ont été intégré au sein même du texte. Certaines paroles sont appliqués tel quel (donc dans la même forme que dans la musique originale) et d'autre sont légèrement modifiées (un tu qui devient il, ...) Si vous écoutez la musique pendant la lecture (je le conseille, ça met vraiment dans l'ambiance) les phrases vous sauterons vite aux yeux xD
Bonne lecture !
Encore un soir
La nuit était tombée depuis déjà bien longtemps lorsque Katsuki quitta son appartement. Le ciel dégagé de tous nuages brillait par son obscurité. Il rangea les clés dans l'une de ses poches et sans un regard pour le monde extérieur, il se mit en marche. Des pas qui le guidaient. Un chemin qu'il connaissait trop bien. Encore un soir, il s'en allait le voir.
Autours de lui, des affiches et des restes de victoires traînaient encore partout dans les rues. La guerre était terminé… depuis… depuis combien de temps ? Il ne savait plus. Il avait l'impression que tout cela datait d'hier, joli mensonge de sa mémoire fatiguée par les événements. Ce n'était pas loin, mais ce n'était pas prêt. Qu'il importance, finalement ?
Katsuki ne se plaignait pas. Le jeune adolescent qu'il était ne se permettrait pas. La vie l'avait tellement gâté ! Il avait eu une famille qui lui avait toujours tout donné. Il avait eu un alter excellent. Il avait eu la chance d'avoir ses deux parents à ses côtés. D'avoir les meilleurs places dans cette société qui pouvait se montrer bien cruelle. Et voilà qu'aujourd'hui, il était un apprentis-héros, sa licence en poche et la reconnaissance de la société dans le cœur. Oh dieu, il avait eu sa part et bien plus à tant d'égard. Jamais il ne pourrait se plaindre, lui qui s'était montré si ingrat.
Avoir tout si facilement avait été à la fois une bénédiction et un malheur, car tout obtenir ainsi lui avait donné la force certitude que tout lui était du. Tout serait ainsi et resterait ainsi quoi qu'il arrive. Et cela l'avait joué des tours. De biens mauvais tours. Il n'avait pas réalisé, ou réaliser trop tard. Rien n'était immuable. La vie était une capricieuse opposante.
Il marcha un temps, toujours incapable de situer le temps qu'il perdait, il alla s'asseoir juste devant se petit coin d'eau. Juste là, sur le tronc qui servait de pont. Ce pont où lui et Izuku en avait passé du temps. Penser à son rival au passé lui secoua le cœur. Oui, Izuku était un vestige du passé. C'était fini. S'il avait eu la chance de survivre, ce ne fut pas le cas de son homologue.
Ça ne faisait pas sens. Pourquoi le prendre lui ? Il avait encore tellement de chose à faire ! Pas maintenant, c'était bien trop tôt, bordel ! La mort n'avait pas d'autre personne à rencontrer ? Izuku avait encore tellement de chose à faire, il n'était même pas diplômé ! Rien ! Il avait galéré pour ça ? Pour crever avant son objectif ! Il ne voulait pas ! Il n'était pas possible de changer la donne ? Juste un peu, juste quelques années ! Qu'est-ce que sont quelques années face à l'éternité ? ça ne va même pas se voir ! Juste un retard, comme tant d'autre, quelques jours pour fêter ensemble cette guerre qui pesait sur leurs épaules. Juste quelques heures. Katsuki ne demandait que cela, pour lui parler, pour tout lui dire, pour cracher tous les mots qu'il avait tu par égo et par peur, par naïveté de croire qu'il avait encore toute la vie devant eux. Juste un report, un rien du tout. Juste l'avoir devant lui, le prendre dans ses bras, demander pardon, demander conseil, se chamailler, s'énerver, se réconcilier, le remercier. Katsuki vendrait sa place au paradis pour une simple nuit où on lui rendrait Izuku.
Mais encore un soir, personne ne répondit à son appel.
