Bonjour à tous, me voici avec un nouveau chapitre après des mois d'absence. Je suis désolée pour celles et ceux qui attendaient la suite. J'ai écris la suite et fin que je publierai bientôt. Bonne lecture !


Chapitre 7 : Un livre de contes

Cela faisait déjà cinq jours qu'ils piétinaient dans leurs recherches. Naru décida qu'ils patrouilleraient le soir même dans le village. Après le dîner, ils se séparèrent comme ils l'avaient fait au début de l'enquête.

Mai et Bou-san retournèrent au cimetière. L'ambiance était déjà angoissante le jour mais dans l'obscurité de la nuit les ombres s'étendaient formant des silhouettes biscornues et étranges sous le clair de lune.

Le faisceau lumineux de la lampe de poche de Mai éclairait les tombes au fur et à mesure de son avancé dans l'allée. Datant de plusieurs siècles, les noms sur les stèles avaient pour certaines disparus avec l'usure du temps ou la mousse. Le couinement de l'herbe humide sous ses baskets ne faisait pas d'elle la visiteuse la plus discrète. Mais elle s'en fichait. S'il y avait quelqu'un et qu'il l'entendait, avec un peu de chance, il s'enfuirait en l'entendant arriver. Mais au fond d'elle-même, elle savait qu'elle ne faisait peur à personne et surtout pas un fantôme.

Par moment, le vent se levait et faisait craquer les branches des arbres qui bordait le cimetière, ce qui n'arrangeait en rien l'état d'alerte dans lequel Mai se trouvait. Celle-ci jetait des coups d'œil réguliers vers Bou-san de l'autre côté du cimetière pour se rassurer.

Un soupire s'échappa de ses lèvres formant un nuage blanc dans la fraîcheur de la nuit. Lorsqu'elle détourna les yeux de son partenaire, la jeune fille vit la façade en bois de la cabane de M. Boshi éclairée par la lune. Ses paupières clignèrent plusieurs fois. Elle avait cru voir de la lumière à travers les fenêtres latérales. Mais sa contemplation fut interrompue par le craquement d'une branche. Le bruit résonna sous les arbres. Son instinct lui soufflait que le vent n'y fût pour rien. Mai se figea, les sens en alerte. Ses yeux parcoururent l'endroit d'où venait le bruit. Mais, le vent se leva et fit bouger les arbres et les feuilles ce qui couvrirent le moindre bruit suspect. Elle braqua sa lampe de poche face à elle en amorçant un mouvement en avant, prête à avancer. Mais la mousse humide fit glisser ses semelles déjà mouillées par l'herbe. Dans sa chute, elle entendit le bruissement des feuilles et des branches qui s'entrechoquent. En levant les yeux, elle aperçut un oiseau ou peut-être une chauve-souris voler à tire d'aile effrayé par le bruit qu'elle venait de provoquer en tombant.

- Ça va ? Demanda Bou-san, depuis l'autre côté du cimetière.

- Oui, répondit Mai en se levant.

Maugréant contre elle-même, elle récupéra sa lampe par terre. Pas plus rassurée, la jeune fille garda son attention vers les arbres pendant plusieurs secondes. Malgré le fait qu'elle ait vu l'oiseau, elle était certaine qu'il y avait quelqu'un qui était en train de l'observer. Peut-être qu'il s'était enfui mais elle ressentait encore une sensation désagréable. Un soupire s'échappa à nouveau de ses lèvres. Ces enquêtes allaient la rendre folle.

- Mai, fit une voix tout près de son oreille.

Elle hurla tellement fort que le village voisin avait dû l'entendre. Derrière elle, Bou-san souriait de toutes ses dents, très fier de sa blague.

- Mais ça va pas ?! S'écria Mai.

- Ça fait plusieurs minutes qu'on t'attend.

« On » ? Le moine lui indiqua l'entrée du cimetière d'un signe de tête, accompagné d'un sourire goguenard. Naru et Lin se tenaient à côté du portail en fer.

- Ils t'ont vu tomber, ajouta Bou-san.

Mai lui lança un regard noir avant de se diriger vers la sortie, trop impatiente tout d'un coup de quitter cet endroit morbide. Elle passa devant les autres sans leur adresser un regard. Puis elle se retourna vers eux comme elle ne les entendait pas la suivre.

- On y va ?

Seul le rire de Bou-san lui répondit.

Finalement, ils reprirent leurs recherches ensemble. Mai leur expliqua ce qui s'était passé au cimetière mais Bou-san se moqua d'elle en répliquant qu'elle avait du prendre l'oiseau pour quelqu'un qui l'observait. Naru interrompit la dispute, agacé et le silence se fit. La jeune fille n'osait plus prendre la parole. En tête du groupe, Naru était d'une humeur massacrante. De base peu patient, ne rien trouver de tangible pour faire avancer l'enquête le mettait hors de lui. Mai était certaine que s'ils ne trouvaient rien cette nuit, il les obligerait à rester toute la nuit dehors s'il le fallait. Elle lui jetait régulièrement des coups d'œil inquiets.

Les rues désertes étaient terrifiantes avec les ombres qui s'étiraient sur les murs et le sol. Le moindre bruit faisait sursauter Mai qui faisait de son mieux pour le cacher aux autres. Le jeune patron tourna à droite et contourna un lampadaire dont la lumière éclairait par intermittence la rue. Mai entendit le grésillement de l'ampoule en passant en dessous.

Une plaque en métal fixé au mur les informa qu'il s'agissait de la rue menant à la mairie. Naru continua son chemin mais s'arrêta quelques mètres plus loin. La bâtisse ressemblait à ses voisines mais l'écriteau en bois au-dessus de la porte leur indiqua qu'ils se trouvaient bel et bien devant la mairie. La main de Naru se posa sur la poignée de la porte et tout le monde retint son souffle. Dans un petit claquement, la porte s'ouvrit. Mai se plaça derrière son patron et fixa l'intérieur du bâtiment plongé dans l'obscurité. L'ambiance était tendu face à l'interdit. Tous les membres de la SPR avaient les yeux rivés au même endroit alors qu'aucun muscle ne bougeaient.

Soudain, des pas résonnèrent un peu plus loin. Ils se dirigeaient vers eux. Naru s'empressa de refermer la porte.

- Ah ! C'est vous, dit une voix de femme alors que ses talons claquaient contre les pierres.

De la semi-obscurité du lampadaire surgit Juri, la femme qui avait pris leur défense devant la maison de Dani. Elle leur adressa un sourire.

- Je me demandais qui pouvait bien rôder dans les rues la nuit, poursuivit-elle avant de s'arrêter à leur niveau. Votre enquête avance bien ?

Un silence lui répondit.

- J'ai dit quelque chose qui ne fallait pas ? Demanda la jeune femme, alors que son sourire s'effaçait.

- Non. Tout va bien, madame, répondit Mai.

- Appelle-moi, Yuri.

La jeune fille hocha la tête.

- Vous aussi vous enquêtez ? Questionna Bou-san après un autre silence.

- Non. À vrai dire, je reviens d'un repas chez mon frère.

- Vous vous déplacez seule ? S'inquiéta Mai.

- Non, pas du tout. Mon mari et mon fils sont là-bas, dit la jeune femme en désignant deux silhouettes au bout de la rue.

Ils se décalèrent et regardèrent à l'opposé de la direction de laquelle ils venaient. En effet, il y avait un homme et un petit garçon qui parlaient à quelqu'un sur le seuil d'une maison.

- En vérité, quand j'ai entendu du bruit, je me suis douté que c'était vous, reprit Yuri en baissant d'un ton.

Elle fourra la main dans sa poche.

- J'ai pensé que ce livre pouvait vous aider.

La couverture était usée. Naru le prit et le tourna pour voir le dos. Mai était trop loin pour voir ce qu'il y été écrit. Le jeune homme releva la tête. Dans ses yeux, une lueur curieuse passa.

- Le maire a fait retirer tous les objets et livres ayant un lien avec cette légende.

Yuri jeta un coup d'œil par-dessus son épaule.

- Je dois vous laisser. Bonne continuation dans votre enquête.

Puis elle disparut dans la rue. La SPR se rapprocha de son patron, curieuse de ce nouvel indice tombé du ciel. On aurait dit un livre de contes pour enfants. À l'intérieur, les pages jaunies racontent la légende que leur a brièvement parlé l'agent de police. Dans un claquement sec, Naru ferma l'ouvrage.

- Allons voir dans la mairie.

Ils entrèrent dans le hall mais ils ne purent prospecter plus loin. Les autres portes étaient verrouillées. Bredouilles, la SPR retourna à l'auberge à une heure relativement tardive. Ils ne croisèrent personne ni dans les rues ni dans l'établissement. Mai et Bou-san partirent se coucher tandis que Lin retournait à son ordinateur et Naru étudiait le livre.

Jour 6 – Day 6

Le lendemain, Mai se leva excitée de savoir ce qu'avait appris son patron. Dans la pièce d'en bas, elle ne trouva personne, mis à part une serveuse occupée à ranger le stock nouvellement arrivé. Celle-ci lui demanda ce qu'elle voulait manger au petit-déjeuner et s'en alla le préparer.

Puis, Mai s'installa à la table la plus éloignée. Quelques minutes après que la serveuse lui ait apporté son plateau, Bou-san et Lin la rejoignirent. Ils furent surpris de ne pas trouver Naru, qui n'était plus dans son lit depuis un moment. Ils mangèrent en silence en attendant. Vers onze heures, la porte d'entrée s'ouvrit. Mai n'eut pas le temps de se tourner qu'un objet fut jeté sur la table. Sous ses yeux, la couverture du livre de contes surgit. Mai leva la tête avec surprise. Le visage fatigué de Naru l'obligea à s'abstenir de tout commentaire. D'ailleurs, les autres n'en firent aucun. Le jeune homme se laissa tomber sur une chaise.

- Cette enquête n'avance à rien. Lorsque nous pensons avoir un indice, il se révèle finalement inutile, soupira-t-il.

Bou-san et Mai échangèrent un regard. Elle ne l'avait jamais vu aussi découragé.

- Tu n'as pas dormi de la nuit. Tu devrais aller te reposer.

Le regard noir qu'il lança à Lin aurait mis n'importe qui mal à l'aise, pourtant le chinois ne cilla pas. Il se redressa et son visage se fit sévère. Une joute silencieuse se déroula entre eux avant que l'un d'eux cède. Naru finit par soupirer et se lever en silence puis monta l'étage. Mai et le moine échangèrent à nouveau un regard alors que Lin reprenait une gorgée de thé comme si rien ne s'était passé. Cette scène était surréaliste.

Après la fin du repas, Mai feuilleta le livre de contes. L'histoire entourant le samouraï était plus détaillée. Elle apprit qu'il avait été déshérité suite à une erreur qu'il avait fait dans sa jeunesse. Renié par sa famille, il se raccrocha à son rêve de devenir soldat pour sauver sa nation fragilisée par la famine engendrée par le pays voisin puissant qui la ponctionnait de taxes.

Lors d'une bataille opposant ce pays au sien, le samouraï était sur le point de rendre son dernier souffle lorsqu'une femme lui apparut. Elle lui proposa un marché qu'il accepta, devenant ainsi le samouraï invincible et imbattable qui écrasa à lui seule l'armée ennemie. Il était même raconté qu'il avait tué tellement d'hommes que le sol ressemblait à une mer de sang et que lui-même semblait tout droit sorti de l'étendue de sang avec son armure devenue cramoisie. Ce fut pour cette raison que par la suite il fut surnommé le guerrier écarlate.

Plus tard dans la chronologie du livre, le personnage de la sorcière revenait. Cette fois, elle aidait les villageois contre ce samouraï, regrettant le tueur sanguinaire qu'il était devenu par sa faute. Pour se faire, elle leur expliqua un rituel de protection mais qui nécessitait le sacrifice d'âmes innocentes.

Cela faisait moins d'une heure que Naru était parti se reposer et la jeune fille avait déjà lu trois fois le livre de contes. Le menton dans la main, elle observa Lin et Bou-san occupés à revoir les notes de ce premier dans l'intention de repérer un éventuel indice qu'ils auraient pu manquer. Un soupire de lassitude s'échappa de ses lèvres. Son regard finit par se poser sur la fenêtre. La rue toujours déserte se révéla encore moins distrayante. Nouveau soupire.

S'ils ne terminaient pas cette enquête rapidement, Mai allait finir par s'enraciner sur place. Elle regretta même son lycée et ses amies. Surtout, ses amies. Un coup d'œil à l'heure lui apprit que si elle s'était trouvée là-bas à ce moment-là, elle aurait eu cours de littérature. Même si la matière n'était pas des plus facile, la jeune fille l'appréciait beaucoup.

Elle se leva brusquement de sa chaise sous les regards médusés de Lin, Bou-san et de la serveuse jusque là occupée à nettoyer la vaisselle au fond de la pièce. Cela n'allait plus si elle préfèrerait passer du temps en cours plutôt qu'à l'extérieur à enquêter.

- Je vais me promener, dit simplement la jeune fille.

Elle alla donc chercher son manteau à l'étage avant de s'en aller vers les rues de Kimyona où, fait surprenant, elle ne croisa personne. Elle devenait même ironique. C'était cela de passer trop de temps avec son patron et dans ce village.

Au bout d'un moment, la solitude l'entoura doucement. Les visages de ses amies lui vinrent à l'esprit. L'envie de vivre paisiblement sa scolarité sans histoires d'horreur l'effleura. Elle imagina ce qu'elle n'avait pas pu faire avec ses amies à cause des enquêtes. Puis, la possibilité de n'avoir jamais connu la SPR qu'elle considérait maintenant comme sa famille lui fit l'effet d'un coup de poing dans la poitrine. Elle prit conscience qu'elle avait de la chance de les connaître et s'en félicitait.

Puis, la réalité la rattrapa. Tellement absorbée par ses pensées, Mai se rendit compte qu'elle s'était arrêtée devant la mairie, tout près de la porte d'entrée d'où était accroché une pancarte annonçant qu'elle était fermée. Rien d'étonnant à ce qu'elle le soit un dimanche. Mai tenta d'actionner la poignée de la porte mais cette fois, elle ne s'ouvra pas. Quelqu'un était venu entretemps pour la verrouiller.

La jeune fille revint en fin d'après-midi à l'auberge où elle retrouva le moine et le chinois penchés au-dessus du livre de contes ainsi que son patron qui avait l'air d'être d'une humeur massacrante. Encore une fois. Elle le vit porter une tasse de thé à ses lèvres et grimacer. Ses yeux bleus se levèrent lorsqu'elle s'approcha. Elle quitta son manteau, non sans réprimer un frisson. Elle l'aurait bien gardé, elle avait encore froid.

- Tu veux que je te prépare du thé ?

Après tout, cela faisait aussi partie de ses attributions.

- Oui, répondit-il simplement avant de retourner à ses occupations, délaissant sa tasse.

Mai fut tellement surprise qu'elle marqua un temps d'arrêt. Il faut dire qu'elle était habituée à recevoir une remarque sarcastique une fois sur deux lorsque son patron ouvrait la bouche. Bou-san et Lin avaient levé la tête. Le moine et la jeune fille échangèrent un regard alors que le chinois observait son protégé.

Doucement, la jeune fille se détourna d'eux en se demandant si elle n'avait pas rêvé. Entre son comportement bizarre de la matinée lorsqu'il n'avait pas tenu tête à Lin et celui d'y i peine quelques secondes, il y avait de quoi s'inquiéter. Est-il malade, fatigué ou déprimé ?

Puis Mai finit par se donner une claque mentale pour se réveiller, il n'était pas l'heure de s'endormir. Il lui fallait agir. Elle se dirigea vers la serveuse qui lui donna accès à la cuisine, non sans un regard méfiant. En préparant le thé, Mai sentait qu'elle la surveillait, ce qui la fit soupirer. Malgré sa fustigation, elle se sentait las. Ses épaules pesaient lourd.

Lorsque le thé fut prêt, la jeune fille retourna auprès des membres de la SPR et leur servit à tous une tasse. La chaise produisit un raclement sur le sol lorsqu'elle la tira pour s'y asseoir, interrompant juste un instant le silence régnant dans la pièce. Elle rapprocha sa propre tasse de sa bouche. Ses mains autour de la porcelaine se réchauffaient mais pas le reste de son corps qui ne cessait de frissonner depuis une heure. Elle aurait pu mettre cela sur le compte de la température extérieure mais celle-ci excédait juste les dix degrés. La jeune fille pensait qu'en rentrant à l'auberge, le chauffage lui ferait du bien mais cela ne lui faisait aucun effet. Elle se dit que c'était certainement la fatigue. D'ailleurs, ses yeux lui piquaient et ses paupières s'alourdissaient.

Mai souffla sur le thé fumant puis en prit une gorgée. Le liquide chaud lui brûla le palais. Par réflexe, elle l'avala mais cela lui provoqua une quinte de toux douloureuse. Les trois hommes autour de la table la regardèrent avec surprise. Lin fut le premier à réagir en lui tendant un verre d'eau que la jeune fille prit avec soulagement. Une fois calmée, le moine se pencha vers elle avec une mine inquiète.

- Tout va bien, Mai ?

Celle-ci avala sa salive plus difficilement puisqu'elle avait la gorge irritée.

- Oui, croassa-t-elle.

Les trois regards la fixaient. Elle se sentit mal à l'aise tout à coup. Leurs yeux sérieux la sondaient aux rayons X. Ceux bleus électrique de Naru lui faisait le plus peur. D'ailleurs, ce fut ce dernier qui prit la parole.

- Tu es pâle.

- Je viens de manquer de m'étouffer, rétorqua-t-elle plus durement qu'elle n'aurait voulu.

Les yeux du moine et du chinois s'agrandirent alors qu'au contraire ceux de son patron rétrécirent. Venait-elle vraiment de rembarrer Naru ? Lin brisa le silence pesant qui s'était installé.

- Toi aussi, tu dois être fatiguée.

Il ne lui laissa pas le temps de répliquer qu'il appela la serveuse.

- Nous allons manger et tu pourras aller te reposer.

Mai ne répondit rien tandis que la serveuse se postait à leur côté. Ils prirent commande et les plats arrivèrent rapidement. La conversation avait doucement repris comme si de rien n'était mais la jeune fille ne parlait pas. Elle se sentait bizarre. Ses muscles étaient devenus du plomb, sa tête lourde sur son cou. Elle se massa les épaules et pencha la tête en grimaçant légèrement, sous le regard inquiet de Bou-san.

La nourriture ne lui faisait pas du tout envie. L'odeur lui serrait le ventre. Mai se força à manger un peu et écouta la conversation d'une oreille distraite jusqu'à la fin du repas. Dès que la serveuse les débarrassa, Mai prit son manteau, leur souhaita une bonne nuit et partit en direction de sa chambre. Dans son dos, elle savait que la SPR la regardait fixement en se demandant ce qu'il lui arrivait.

Pour se détendre, elle partit prendre une douche puis alla se coucher. L'eau chaude avait fait un peu son effet mais elle ne trouva pas tout de suite le sommeil malgré sa fatigue évidente. Elle tourna et vira pour trouver une position confortable. La porte de sa chambre se trouvait juste en face de l'escalier. Les voix provenant de la salle à manger ressemblaient à un ronronnement rassurant qui l'aida à s'apaiser en même temps que le vrombissement dans ses oreilles qui résonnait dans son cerveau entouré de coton.

Mai ne se souvint pas de son rêve, ni même de s'être endormie avant d'être réveillée en sursaut par des cris de loup. Mais les hurlements étaient différents. Ils semblaient plus hargneux comme si le loup était en colère. Elle se leva d'un bond et enfila son manteau et ses chaussures avant de descendre rejoindre les autres qui étaient debout au milieu de la salle à manger écoutant les hurlements du loup avec appréhension. Ils n'eurent pas à parler pour se mettre d'accord sur la marche à suivre. Tout portait à croire que le maire était dans le coup.


Je pense publier la suite dans moins d'une semaine mais j'avoue que la suite va attendre un peu. A bientôt !