Chapitre 13 : Poupée brisée
La silhouette recula à l'entente du cri de Mai et lâcha l'objet qui tomba au sol dans un bruit sourd. Bou-san n'eut pas le temps de réagir avant que l'esprit disparaisse de lui-même. Quelques secondes s'écoulèrent puis la lumière revint. Mai et Bou-san se regardèrent dans le blanc des yeux sans parvenir à réaliser ce qui venait de se passer. L'arrivée de Naru et de Lin brisèrent ce moment de flottement.
Pendant que le moine expliquait l'apparition de l'esprit, Mai avait les yeux posés sur la poupée en bois qui aurait dû servir à assommer son ami tandis que son cerveau se remémorait la scène. Ce fut de cette façon qu'elle remarqua un détail. La silhouette était petite, bien plus petite que Bou-san. Masako avait raison. Il y avait bien des esprits d'enfants dans cette maison.
La sonnerie du téléphone de la maison retentit soudain. Sur le qui vive, tout le monde échangea un regard avec la personne à côté de lui. M. Yurei, qui était arrivé peu de temps après avec les autres, réagit le premier.
- Je vais répondre.
Sur ces mots, il disparut dans le couloir. Mai l'entendit descendre l'escalier puis une ou deux minutes plus tard sa voix s'éleva deux étages plus bas. Malgré le nombre d'étages, dans la maison les bruits résonnaient et s'entendaient partout. Lorsqu'elle comprit qu'il s'agit d'un interlocuteur en chair et en os, ses épaules se détendirent enfin.
- Mai.
La voix claqua dans la chambre alors que le silence était soudainement tombé alors que la conversation avait repris entre les membres de la SPR. La jeune fille releva la tête vers son patron. Quelques secondes passèrent pendant lesquelles ils se regardèrent puis ce dernier dit quelque chose dont il ne s'attendait pas.
- Va nous préparer du thé, ordonna-t-il. L'une de vous devrez l'accompagner, ajouta-t-il à l'adresse d'Ayako et de Masako avant de leur tourner le dos pour continuer sa conversation avec Lin.
Mai fit la moue. Elle lui jeta un regard noir avant de sortir de la chambre se retenant de lâcher un commentaire désagréable. Des pas se firent entendre derrière elle mais elle n'y prêta pas attention. Dans sa tête, elle pestait contre son patron. Comment pouvait-il être aussi froid dans une telle situation et lui demander de faire du thé comme si de rien n'était ?
En bas de l'escalier au rez-de-chaussée, la jeune fille croisa M. Yurei.
- Votre contact, Madame Mori, m'a annoncé sa venue imminente. Il semble qu'elle ait des informations importantes à nous faire parvenir, leur annonça-t-il.
- Super ! s'enthousiasma Ayako dans son dos.
La jeune fille hocha la tête et un sourire poli étira ses lèvres. M. Yurei ne fit pas attention à son manque de réaction puisqu'il monta les marches quatre à quatre, très content de voir que l'enquête avançait.
Mai poursuivit son chemin vers la cuisine et commença à préparer le thé. Toujours dans ses pensées, elle s'imagina son patron s'étouffer avec son thé dans lequel elle lui avait subrepticement glissé du sel. Mais la voix d'Ayako vint interrompre ses sombres pensées.
- Tu sais, je pense qu'il t'a demandé du thé parce qu'il a vu que la situation t'a perturbé.
Quelques secondes passèrent pendant lesquelles l'information faisait son chemin jusqu'à son cerveau. Puis Mai se tourna vers son amie et la médium qui les avait suivis silencieusement et éclata de rire. L'expression sur leur visage se figea de surprise.
- Naru ?! commença-t-elle en continuant de rire. Naru … m'a demandé de préparer du thé parce qu'il m'a vu … perturbée !
Son rire s'intensifia.
- Préparer son thé !... Pour se sentir mieux … Franchement ! Ajouta-t-elle, n'arrivant pas à poursuivre.
Les deux autres l'accompagnèrent dans son hilarité devant le ridicule de la situation. Même Masako se laissa aller. Cela dura plusieurs minutes. Une fois qu'elles eurent retrouvé leur calme, Mai installa les tasses et la théière sur la table du salon. Les autres descendirent les rejoindre au même moment. Ils passèrent au moins une demi-heure à discuter de leur découverte puis Madoka et Yasuhara arrivèrent. La jeune femme portait deux pochettes de documents pleines à craquer alors que son assistant se tenait derrière elle.
- Bonsoir tout le monde ! Fit Madoka avec son air jovial habituel, réchauffant le cœur de Mai. Comment allez-vous ?
- Qu'avez-vous trouvé ? ignora Naru en prenant une gorgée de thé, non salé. Mai n'avait finalement pas mis son plan à exécution.
La mine joyeuse de la jeune femme se transforma immédiatement pour laisser place à un regard perçant. Elle posa son fardeau sur la table et tira sur les joues du jeune homme.
- Comment ça ? Ce n'est pas comme cela que je t'ai élevé, petit chenapan.
- Tu ne m'as pas élevé, répondit-il avec froideur en la repoussant, gêné d'être traité ainsi devant ses employés et son client.
Ce dernier sourit discrètement alors que Mai échangeait un regard avec Ayako et Masako qui masquèrent leur rire.
- Bien, conclut Madoka comme si rien ne venait de se passer. Passons au motif de notre venu. Yasuhara, montre-leur les actes de décès.
Celui-ci s'exécuta et leur montra un à un six papiers officiels. Le premier datait de 1811 et était au nom d'Arai Chiyoko, treize ans. Au niveau du motif de décès, il était mentionné « accident domestique ». Le suivant concernait une jeune fille de onze ans du nom de Sato Reika, décédée suite à une chute dans l'escalier de son domicile. Celui qui suivait appartenait sans doute à sa sœur ou à quelqu'un de sa famille. Sato Rina, 10 ans, retrouvée morte cinq jours après avoir été porté disparu. Motif de décès : noyade.
- Nous avons vérifié les cours d'eau alentours mais nous n'en avons pas trouvé, intervint Madoka, anticipant la question de son ancien disciple. Sur le rapport d'autopsie, il est noté que ses poumons étaient remplis d'eau. Mais elle n'a pas été découverte près d'une source d'eau mais plutôt dans un champ à côté de la demeure.
Murakami Mishi, quatorze ans, s'était suicidée par pendaison en 1912 puis en 1950, Tanoshi Hinata, huit ans, était morte par intoxication.
- Peut-être suite à la prise d'un médicament ou d'un aliment. Nous n'en savons pas davantage.
- Intoxication au monoxyde de carbone, précisa Naru. Ce sont des voisins qu nous l'ont dit, ajouta-t-il devant l'air surpris de Madoka.
- Tous ces fillettes … hésita M. Yurei en se grattant l'arrière du crâne. Elles sont décédées dans cette demeure ?
- Non, pas toute. Mais leur point commun est d'avoir vécu ici et être décédée pendant cette période-là. Mais elles ne sont jamais décédées bien loin. Rina a été la seule à avoir été retrouvé aussi loin, dans ce champ à moins de deux cents mètres de la maison.
Le silence retomba comme un lourd rideau de velours.
- Mais ce n'est pas tout, reprit Madoka alors que tout le monde croyait qu'elle avait terminé.
Elle prit un livre d'un des sacs de Yasuhara et le fit glisser sur la table entre les tasses de thé.
- Voici Tamura Hoshi.
Le livre ouvert se retrouva devant Mai qui put lire une partie du texte. Cela concernait une jeune femme atteinte d'une maladie qui était morte juste avant la cérémonie de son mariage. Son cœur se serra. Elle savait qui était cette femme pour l'avoir vu en rêve. Hoshi Tamura avait vécu à peine dix-huit ans et n'avait pu accomplir ce qui lui tenait tant à cœur. Elle avait presque le même âge que Mai.
- Elle devait s'installer ici après son mariage. D'après ce que m'a dit Shibuya, tu as pu faire sa rencontre, dit Madoka en s'adressant à Mai.
Cette dernière hocha la tête.
- Elle nous vient souvent en aide.
Elle croisa le regard de Naru.
- Je suis certaine qu'elle n'a rien fait de mal à ces filles ! S'exclama-t-elle soudain.
Le silence retomba aussitôt.
- Nous n'en savons rien, contra Naru en croisant les bras. Nous ne devons écarter aucune piste.
Cela eut le don d'énerver davantage la jeune fille. Comme s'il ne pouvait s'empêcher de la contredire …
- Pour l'instant, nous n'avons aucune preuve. Donc nous ne pouvons seulement faire des suppositions, tempéra Madoka.
Soudain, John poussa une exclamation. Tout le monde porta son attention sur lui. Celui-ci ouvrit la bouche avec une expression sérieuse sur son visage, le regard fixé sur le sol en pleine réflexion.
- Je … je crois que j'ai trouvé quelque chose.
Il désigna les actes de décès.
- Il y a six filles mortes dans cette maison. N'y a-t-il pas cinq poupées dans le grenier ? C'est peut-être comme lors de notre précédente affaire, les esprits des petites filles sont piégés dedans cette fois. Et nous devons retrouver la sixième.
Bou-san lui donna une grande tape dans le dos ce qui le fit décoller de son siège.
- Pas mal, John !
- Merci, fit le jeune homme en grimaçant de douleur.
- Quelle est cette histoire de poupées ? demandèrent Yasuhara et Madoka en même temps.
Bou-san leur expliqua leur découverte.
- Mais il y a eu un décès de plus dans la maison, non ?
Tout le monde se tourna vers Mai qui avait soulevé ce point.
- Il en reste une cachée ? proposa Masako qui n'avait pas ouvert la bouche depuis une heure.
- Et pour Hoshi ? intervint Yasuhara.
- Tant de questions et peu de réponses.
- Il ne nous reste plus qu'à trouver cette poupée, déclara Naru en se levant.
- Elle peut être n'importe où, intervint Masako.
- Vous êtes sûr qu'il y en a une autre ? demanda Ayako. Et si nous nous trompions ?
- Oui, répondit simplement Naru. Il faut se séparer pour trouver cette poupée.
Il répartit tout le monde et Ayako, Masako et Mai se retrouvèrent ensemble à fouiller le grenier. Évidemment, si la poupée restante ne se trouvait pas avec les autres, il ne serait pas aussi facile de la débusquer. Ainsi, il y avait peu de chance qu'elle soit dans le grenier. Lorsque Mai monta dans la pièce, elle remarqua instantanément les six poupées alignées. Elles n'avaient pas bougé d'un millimètre. Leurs yeux vides semblaient la fixer n'importe où elle se dirigeait à la manière des tableaux de peintre renommés. Mai avala difficilement sa salive.
Ayako et Masako entrèrent à sa suite puis entreprirent de fouiller les meubles. Chaque tiroir étaient inspectés.
Mai remarqua un meuble assez haut recouvert par un drap. Elle tira dessus. Un nuage de poussière la fit tousser. C'était en réalité une bibliothèque très ancienne et ouvragée. Elles étaient remplies de livres et quelques biblots en tout genre. Aucune trace de la poupée. La jeune fille passa à un meuble bas recouvert par une couverture. Cette fois, ce fut une commode.
Le grenier fut passé au peigne fin mais la poupée était introuvable.
- Vous avez regardé dans la maison de poupées ? Demanda Ayako.
La jeune fille remarqua qu'elle était passé à côté mais sans y faire attention. La prêtresse s'approcha du jouet et entreprit de l'ouvrir. Son visage était crispé par la force dans laquelle elle mettait pour tenter de l'ouvrir.
Je n'y arrive pas.
- Attend, je vais t'aider.
Masako s'ajouta à Ayako mais le jouet ne cédait pas. Elles passèrent plusieurs minutes à trois à essayer de comprendre comment il s'ouvrait mais rien n'y faisait. Elles s'avouèrent vaincu au bout de longues minutes. Alors que les trois filles se dirigeaient vers la sortie, un bruit comme un déversement dans leur dos se firent entendre. Elles firent volteface. La maison de poupées était ouverte en deux alors que des cendres semblaient y avoir été contenu dedans et s'étaient déversés sur le sol. Sur le dessus, un kanji se dessina sous leurs yeux. Celui de la mort.
Une heure plus tard, la SPR réunie était dehors en compagnie de M. Yurei, de Yasuhara et de Madoka. Les six poupées avaient été alignés sur le sol touffu du jardin, une croix sur leur front. John avait enfilé sa tenue de prête et Bou-san, sa tenue de moine. Lin se tenait prêt à intervenir avec ses shikis.
Naru leur donna le signal et les prières de John commencèrent. Aussitôt, les poupées tremblèrent par terre. Mai recula et percuta Naru qui resta de marbre. Elle s'approcha discrètement de lui tout en gardant les poupées en visu.
Au fur et à mesure de la prière, les secousses devenaient de plus en plus violentes, faisant se retourner certaines. Les croix dégageaient une fumée blanche et faisait fondre la peau de plastique des poupées sur lesquelles elles semblaient s'être collées. Puis, tout s'arrêta d'un coup et la prière s'acheva. Bou-san s'activa rapidement. Il empaqueta les poupées dans une boîte en carton et y mit le feu puis récita un mantra. Elles finirent en poussière une minute ou deux plus tard.
Mai soupira de soulagement. Elle sentit le regard noir de Masako peser sur elle. Ses yeux rencontrèrent les siens qui se baissa vers sa main. Celle-ci était accroché au pull de Naru. Mai écarquilla les yeux de stupéfaction et retira sa main comme si elle allait être contaminée. La médium lui lança un autre regard. Celui-ci signifiait plutôt : « Ne fais pas l'innocente. Je sais très bien que tu mens ». Mai détourna le regard et partit se réfugier entre John et Bou-san.
Madoka frappa dans ses mains avec enthousiasme.
- Bravo !
- Maintenant, il n'y a plus qu'à trouver la dernière, fit Bou-san.
Ils rentèrent dans la maison mais les lumières étaient éteintes. Naru actionna l'interrupteur mais rien ne se produisit. La porte claqua derrière Yasuhara qui lança un regard excité à Mai. Il adorait les phénomènes paranormaux qu'il trouvait très intéressant. Son attitude décalée fit presque encore plus peur à Mai et lui fit penser qu'il était possédé. Soudain, un hurlement à briser les tympans retentit dans toute la maison.
- Elle est très en colère, dit Masako. Elle arrive.
Sur ces mots, le lustre se mit à tournoyer sur lui-même et finit sa course dans le mur au-dessus de la tête de Yasuhara qui perdit son sourire.
- Il faut sortir de là !
- Je n'arrive pas à ouvrir la porte, cria Bou-san.
- Allons dans le salon.
Mais les portes se fermaient toutes les unes après les autres. Naru monta l'escalier. Ils se retrouvèrent au deuxième étage. La porte de la trappe ainsi que toutes les autres étaient closes. Ils étaient piégés. Brusquement, John et Masako juste à côté de Mai se retournèrent dans un même mouvement. La jeune fille vit une masse sur le sol. Elle bougeait toute seule en se rapprochant d'eux dangereusement. Telle une araignée, la dernière poupée qu'ils cherchaient rampait sur le sol.
Soudain, John mit un bras devant la médium et la repoussa en arrière, fauchant Mai et M. Yurei au passage. Bou-san se posta aux côtés du prêtre et récita à son tour les mantras. A eux deux, ils parvinrent à stopper les mouvements de la poupée. Mais ce n'était pas suffisant. Les assauts de l'esprit les prenaient à revers. Un sifflement se fit entendre. Lin appelait ses shikis. La poupée se retrouva plaquée au sol ce qui permit à John et à Bou-san de se concentrer. Toutefois, l'esprit avait beaucoup de force et envoya une salve qui repoussa les deux hommes qui flanchèrent un instant, interrompant les prières par le même temps. Cela donna un répit à la poupée qui se releva. Mai voyait qu'elle exerçait une résistance contre les shikis de Lin.
Finalement, la poupée avança lentement mais sûrement vers eux. Puis au bout d'un moment, elle sauta. Une grande lumière aveuglante obligea Mai à fermer les yeux juste avant qu'elle ne les atteigne. Lorsqu'elle les rouvrit, la jeune fille vit que la poupée était tombée loin devant eux, comme une vulgaire poupée de chiffon. John et Bou-san eurent un temps d'hésitation puis ils reprirent leurs prières et leurs mantras. Il leur fallut encore quelques minutes de lutte et ce fut terminé.
Yasuhara poussa un cri de victoire.
- Doucement jeune homme, fit le moine alors qu'il se tenait contre le mur, visiblement aussi exténué que les autres. Nous n'avons pas ton énergie.
- Ah là là, les vieux, rétorqua-t-il avec un grand sourire.
Mai alla s'asseoir à côté de Masako dont le visage était baigné de larmes. Elle passa un bras par-dessus son épaule pour la réconforter. Les yeux dans le vide, elle avait du mal à réaliser que tout était enfin terminé.
Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, la SPR pouvait enfin rentrer chez eux. Madoka et Yasuhara étaient restés eux aussi pour la nuit, devant l'heure tardive à laquelle l'enquête s'était enfin finie. M. Yurei était parti tôt pour aller chercher sa femme et sa fille qui furent très contente de retrouver leur maison désormais sûre. Avant de partir, Mai serra fort Sayuri dans ses bras.
- Tu ne m'oublieras pas, grande sœur ?
- Je t'enverrais des lettres pour te demander des nouvelles, lui répondit la jeune fille.
La fillette se tourna vers ses parents, fière d'avoir une nouvelle amie. Ils sourirent à Mai, reconnaissants. Naru et les autres leur serrèrent la main avant de quitter la maison dans laquelle ils étaient restés près d'une semaine. Mai rejoignit celle de Bou-san déjà investie par Masako, John et Ayako assise sur le siège passager, décrétant que « c'est mieux pour eux qu'elle surveille sa conduite ». Évidemment, une dispute éclata. Le voyage s'annonçait palpitant. Mai n'eut pas l'honneur de venir dans le van avec son patron et son assistant puisqu'ils avaient une conférence sur les ornithorynques. Bon, en réalité, il s'agissait d'un sujet bateau et inintéressant dont Mai n'avait pas retenu le nom. Mais c'était plus amusant de dire cela. La tête de Masako lorsqu'elle le lui avait dit valait la peine. Naru n'avait même pas relevé, considérant certainement cela comme inutile.
Avant de franchir le portail, les Yurei leur firent un signe d'au revoir sur le perron. Mai se frotta les yeux croyant que la fatigue lui altérait la vue et lui causait des hallucinations. Mais les faits étaient bien là. Une silhouette blanche lui adressait un signe de la main. Après une hésitation, elle le lui rendit pensant à ce qu'Hoshi Tamura avait fait pour eux depuis le début de l'enquête.
Voilà, la quatrième enquête s'achève. Nous sommes à la moitié de l'histoire donc j'ai encore du pain sur la planche. Sur ce, je m'y remets ! A bientôt !
