The Serpent's Claws

Chapitre III

~o~

Rowena fut réveillée en sursaut par un volet qui claque. Elle leva son buste brusquement, ses cheveux tout en désordre. Elle regarda dans la direction du bruit, et s'aperçut qu'il faisait nuit. Elle en déduit qu'elle avait dû se coucher vers cinq heures du soir, puisqu'ils étaient partis vers dix heures au matin. La tempête faisait toujours rage dehors, et même si elle ne voyait rien, elle pouvait entendre le sifflement du vent tourbillonnant de neige. Son ventre émit un léger son de faim, et elle dut admettre que c'était stupide de ne pas manger avant d'aller se coucher. Une partie d'elle avait refusé de le faire seulement pour contredire Salazar, et elle se sentit particulièrement stupide. Depuis quand jouait-elle à ce jeu d'enfant?

En parlant de Salazar, elle se demanda où il pouvait bien être. Sans trop y croire, elle regarda dans la deuxième place de son lit: personne n'avait touché les draps, elle se demanda même si il était entré.

Elle décida de se lever pour aller chercher à manger. Sa main chercha sa baguette dans ses robes étalées sur une chaise, et elle commença à descendre.

"Lumos!" murmura-t-elle. Il faisait sombre, et le peu de gens qui devaient avoir loué une chambre dans cette auberge dormaient. Rowena tenta de ne pas faire trop de bruit en descendant les escaliers, mais ceux-ci craquaient à chacun de ses pas. À son soulagement, elle arriva en bas sans n'avoir réveillé personne. Tout le monde dormait.

Elle se tut mentalement.

Tout le monde, peut-être pas. Parce que dans le coin de la pièce principale, une chandelle était allumée sur un bureau, avec un homme occupé à écrire. Rowena le reconnut tout de suite.

Le dos droit et accoudé au bureau, Salazar griffonnait ce qui semblait être un plan. Sans un bruit, Rowena s'approcha, mais resta à distance. Elle observa à quel point son tracé était sûr, il n'utilisait même pas de règle pour faire des traits droits. Jamais elle n'aurait pensé à quel point c'était un bon dessinateur. Il était bien meilleur qu'elle, songea-t-elle avec une pointe de regret.

"Je te dérange?" dit soudainement Salazar sans se retourner.

Rowena eut la langue paralysée.

"Non," déglutit-elle, "J'allais chercher à manger."

Voyant qu'il ne répondait pas, elle lui demanda:

"Et toi, tu ne dors pas?" demanda-t-elle en chassant de sa voix toute émotion. En essayant, du moins.

"Non. J'ai des choses à faire."

"Comme dessiner les plans du château sans consulter personne?"

Il se retourna vivement. "Qui te dit que je n'ai consulté personne?" siffla-t-il.

"Eh bien c'est logique. Premièrement, Godric aime avoir les choses en main, tu le sais. Ensuite, je doute qu'il aimerait avoir la salle commune de sa maison construite dans les ailes du rez-de-chaussée. Il m'avait dit qu'il voulait une tour..."

"Il t'avait dit? Car tu connais mieux Godric que moi?" piqua Salazar.

"Eh bien, il me l'a dit juste comme ça, sur le moment." rougit Rowena.

"Peut-être... Mais sa maison sera mieux en bas. En fait, c'est toi que j'avais l'intention de mettre dans cette tour."

"V...Vraiment?" Rowena fut surprise.

Salazar la regarda d'un air un peu moqueur.

"Je sais que tu détestes être au sol. Que tu préfères être... dans les airs." Ses yeux pénétrèrent les siens l'air de dire "Je sais ce que tu ne veux pas que je sache."

Rowena le regarda avec des yeux ronds. Son cœur s'était arrêté de battre. Non, ce n'est pas possible... Il ne peut pas savoir.

"Merci. C'est gentil. Mais il faudra faire une autre tour pour Godric."

Et elle partit sans rien dire d'autre, le pouls plus rapide que la normale. D'ailleurs, elle savait très bien que non, ce n'était pas gentil. C'était une pure insinuation.

Rowena n'avait dit à personne ce qu'elle avait réussi à accomplir durant son errance avec Helga, pas même à cette dernière. Elle lui avait caché son plus grand secret, ce qui faisait sur elle un point de pression énorme. En effet, Rowena était un Animagus. Elle pouvait se transformer en aigle quand elle voulait, et pouvait s'échapper du monde des humains pendant quelques temps. Lorsqu'elle arriva à la cuisine, elle avait du mal à marcher et s'assit sur l'un des chaises. Elle se sentait probablement faible à cause de son manque d'énergie, mais cette nouvelle ne contribuait pas à la calmer. Soudain, elle n'avait plus faim, et elle décida d'aller se recoucher.

La tension accumulée dans les jours passés, à cacher son secret aux autres, menaçait d'exploser à tout moment. Alors qu'elle voulait percer les secrets de Salazar, c'était lui qui avait percé les siens. Elle était à présent persuadée que c'était un Legilimens, mais elle n'avait pas assez de courage ni d'énergie pour aller le supplier de ne rien dire. Elle marcha rapidement, et le dépassa le plus vite possible. Elle sentait les larmes venir à ses yeux et se hâta encore plus. Malheureusement, elle ne put se retenir plus longtemps et au moment où elle allait poser le pied sur la première marche, elle laissa échapper un sanglot.

C'était un sanglot à la fois de frustration et de peur. Rowena espéra que Salazar ne l'avait pas entendue et monta les marches quatre à quatre. Elle se jeta sur le lit et serra l'oreiller contre elle. Toute sa maîtrise s'était envolée, elle n'était pas au niveau de Salazar. Elle se souvint soudain pourquoi elle évitait la compagnie des gens trop curieux, ou des gens tout court. Elle s'imagina rejetée par ses amis, par Godric, par Helga, qui la blâmaient pour n'avoir rien dit. Elle avait voulu à tout prix que cela reste un secret, son secret ultime, ce qui la rendait forte et à la fois faible. Elle enfouit sa tête dans ses mains, tentant à tout prix de retenir ses sanglots étouffés. Elle ne voulait surtout pas que quelqu'un l'entende.

~o~

Salazar avait entendu Rowena pleurer avant de monter les marches. Une partie de lui se dit qu'elle l'avait bien cherché, à toujours faire celle qui savait tout, à se croire supérieure aux autres. Une autre partie se sentait un peu mal. Si ça avait été quelqu'un d'autre, elle aurait pu ne pas comprendre cette insinuation et simplement répliquer comme une personne normale. Mais Salazar avait oublié que c'était Rowena, et que même si elle ne le laissait pas paraître, elle avait compris. Elle comprenait beaucoup de choses. Presque trop aux yeux de Salazar...

Il avait l'habitude de lire en les autres comme on lit en un livre simple et fluide. Rowena, c'était le contraire. Jamais il n'avait eu autant de difficulté à lire en quelqu'un, c'est la raison pour laquelle elle l'intriguait tant. Son esprit était un tel fouillis que seule elle devait comprendre... Il s'attardait parfois sur des bribes de souvenirs sans intérêt, sur sa vie avant sa fuite. Mais il avait du mal à trouver des souvenirs récents clairs. Il avait cependant vu quelque chose de très intéressant il y a quelques jours: Rowena était un Animagus. Et pas n'importe lequel, un Animagus d'aigle.

Il avait compris, en faisant diverses allusions à Helga, que Rowena ne l'avait dit à personne. Il avait trouvé à la fois son point fort et son point faible, et était très fier de lui. Après cette découverte, il comprenait bien mieux l'esprit de Rowena, et comprenait aussi bien mieux le monde en le regardant à travers ses yeux. Derrière ce masque froid et supérieur se cachait une personne d'une grande sensibilité, qui avait seulement du mal à communiquer et à accepter les autres.

Mais Salazar avait aussi saisi quelques sentiments que Rowena essayait d'interpréter. Des sentiments envers lui.

Il n'y comprenait absolument rien, pas plus qu'elle. Ça se voyait qu'elle n'avait jamais ressenti d'amour, lui non plus d'ailleurs. Mais il la fascinait autant qu'elle le fascinait lui, et il cherchait à mettre un doigt sur ce que c'était.

Il se moqua intérieurement de lui-même. Si tu crois qu'elle t'aime, tu es encore plus stupide qu'un Moldu.

Sur ce, il se remit à son ouvrage. Il dessina une deuxième tour pour les Gryffondor, mais c'était seulement pour Rowena. Il essayait de se déculpabiliser de l'avoir faite pleurer, même si d'un côté, il estimait que c'était sa faute à elle si elle était dans cet état. Elle n'avait qu'à pas cacher de tels secrets, voilà tout! Puis Salazar se demanda, avec un peu d'appréhension: et son secret à lui, alors? Qui le percera?

~o~

Le lendemain matin, ni Rowena ni Salazar n'avaient bonne mine. Elle avait les yeux rouges et lui les yeux bordés de cernes. Lorsqu'elle fut prête, elle descendit. La salle de l'auberge était très différente lorsqu'il y avait beaucoup de monde à l'intérieur...

Au moins une vingtaine de Gobelins étaient entrés dans la pièce, l'un montant sur un autre pour accéder au comptoir.

"Hé!" interpellèrent-ils l'aubergiste.

"Oui?" Le pauvre homme avait l'air surpris de voir d'un coup autant de monde dans son auberge, mais déçus. Car les gobelins n'étaient pas de potentiels clients, ils ne payaient jamais.

"Nous venons d'arriver au village, nous avons ouï dire qu'un certain Godric Gryffondor était passé par là. Vous ne l'auriez pas vu, par hasard?" demanda le gobelin d'un air sournois.

"Ah, mon p'tit seigneur, vous savez, il n'y a pas grand monde qui vient à la tête de Sanglier. Mes seuls clients sont ces deux-là, peut-être qu'ils en savent quelque chose..."

Tous les gobelins se tournèrent vers eux. Celui qui semblait être leur chef s'avança en titubant, peut-être sous le poids de tous les sacs qu'il portait.

"Nous recherchons un certain..."

"Oui, on a entendu." Le coupa Salazar d'un air irrité. "Et non, on ne l'a pas vu. Désolé."

"Merci pour votre aide!" répliqua un petit gobelin.

Tout le groupe s'en alla, non sans lancer des regards noirs à Salazar. Celui-ci se tourna vers Rowena comme si rien ne s'était passé.

"Attends, ce sont ça, les fameux créanciers?!" demanda-t-elle, l'air ahuri.

"Oui, et si tu pouvais éviter de trop parler de notre ami dans cet endroit ça arrangerait tout le monde..." répliqua Salazar.

"Mais il faut prévenir Godric! Si jamais ils montent jusqu'au château, et s'ils le trouvent... N'oublie pas que les gobelins sont féroces lorsqu'il s'agit d'or!''

"Non, on ne dira rien à Godric!" s'énerva soudainement Salazar. "Les gobelins ne se donneront pas la peine de monter de toute manière, ils vont se contenter d'attendre ici que Godric vienne! Il faudra juste l'empêcher de descendre."

"Pourquoi tu ne veux rien lui dire? Si c'est toi qu'il a prévenu en premier?" insinua Rowena.

"Eh bien tu connais Godric presque aussi bien que moi, à présent! Tu penses vraiment qu'il se cacherait? Je te parie qu'il descendrait tout de suite et se battrait avec eux." mentit Salazar.

Rowena ne dit rien et scruta son visage.

"Tu as lu ses pensées, hein?" murmura-t-elle pour n'être entendue que de lui.

Salazar fit mine de n'avoir rien entendu et sortit dans la rue. La neige tombait plus doucement à présent, mais tout le village était blanc. Rowena le suivit, et ils croisèrent à nouveau les gobelins. La plupart ricanaient ou se plaignaient...

"Pourquoi y a-t-il autant de sorciers? Je préfère encore les Moldus." ragea l'un d'eux.

"Oui, ils sont tous de mèche avec Gryffondor... Si jamais il ne me repaye pas..." s'énerva le gobelin qui avait parlé tout à l'heure. Il frappa du poing dans sa main.

"Ne t'inquiète pas Derlick, on va le retrouver..."

"Si ça se trouve, ces deux-là savent quelque chose..." murmura le petit gobelin de tout à l'heure. "Ils ressemblent à des complices."

Salazar leur tournait le dos. Et sans prévenir, il se pencha vers Rowena, posa doucement sa main sur sa joue, et l'embrassa. Lorsqu'elle sursauta et alla presque en arrière, il l'attira vers lui par la taille.

"Tais toi," lui intima-t-il dans son baiser.

Rowena se sentait mal. Elle ne fit rien pendant que ses lèvres touchaient celles de Salazar, mais ses yeux s'affolaient. Elle voyait certains gobelins faire mine de vomir, et d'autres ricaner. Elle était à la fois en colère et agréablement surprise, Salazar n'allait pas trop loin. Ce qui sembla être une éternité ne dura au plus qu'un trentaine de secondes, et quand Salazar se retira, Rowena était paralysée.

"Des complices, mais oui." s'énerva un gobelin qui lança son coude dans les côtes du petit gobelin. "Je n'ai pas envie de rester longtemps dans cette ville, alors tu as intérêt à ne pas faire d'erreur!"

"Pardon, pardon... mais non, ils auraient pu l'être! Ce n'est pas comme si il y avait beaucoup de mariés dans ce trou pourri!"

Sur ce, les gobelins s'éloignèrent.

Comme si rien ne s'était passé, Salazar marcha vers la boutique du marchand de fournitures magiques, là où il avait prévu d'aller avant d'être interrompu par ces créatures peu aimables. Rowena, elle, était comme pétrifiée par un basilic. Soudain, elle reprit ses esprits et courut vers Salazar, alors qu'il allait entrer dans la boutique.

"C'était quoi, ça?" fulmina-t-elle.

"Quoi? De quoi tu parles?" questionna-t-il d'une manière très convaincante.

Rowena eut le temps d'apercevoir l'ébauche d'un sourire alors que Salazar poussait la porte et que la cloche sonna. Elle n'entendit pas les paroles que celui-ci murmura:

"Que ne ferait-on pas pour Godric Gryffondor..."

~o~

"Heureusement que ça ira plus vite avec ça qu'avec les provisions... Il a dit que ça serait prêt demain." dit Salazar.

"Je sais," dit Rowena. "J'étais là."

"Je sais." répondit Salazar.

Rowena avait du mal à le regarder après ce qu'il avait fait. Ils rentrèrent à l'auberge rapidement pour manger. Ils s'assirent à une table à côté d'une fenêtre, là où ils ne seraient pas facilement entendus. Après avoir mangé, Rowena demanda soudainement à Salazar:

"Mince, j'ai oublié de le faire hier soir, où est le hibou que je devais envoyer à Helga?" paniqua-t-elle. "Il ne faut pas que Godric descende pour nous chercher."

"Je l'ai fait." dit simplement Salazar. "Il devrait revenir avec sa réponse dans les heures qui suivent."

"Tiens, quand on parle du loup..." ironisa Rowena. Le hibou était passé par la porte et voletait un peu partout à leur recherche. Quand il les eut trouvé, il se posa sur l'épaule de Rowena.

Salazar se retint de faire un commentaire sur les oiseaux, il savait très bien ce qui allait se passer. En plus, elle était sur le point de découvrir qu'il était un Legilimens, autant ne pas remuer le couteau dans la plaie. Rowena retira l'oiseau, visiblement irritée, et déroula la lettre de Helga. Elle la lut, puis la passa à Salazar.

Chère Rowena,
Ce n'est pas grave si vous restez un jour de plus, nous allons continuer à travailler avec Godric. J'ai bien reçu les plans que toi et Salazar avez réalisé, et Godric est très content! Nous continuons le château en votre absence, nous avons aussi trouvé de la main d'œuvre dans la forêt... D'ailleurs, je pense qu'après ça, je n'y retournerai plus jamais, elle est vraiment horrible. Oh, Rowena, si tu savais toutes les créatures qui y vivent... Godric est ravi, je ne vois pas pourquoi. Nous avons d'ailleurs rencontré un clan de centaures, et ils sont aussi forts en diplomatie que Godric et Salazar. Nos premiers ennemis résident à côté de chez nous, c'est magnifique.
Je te souhaite bonne chance, Rowena, salue aussi Salazar. Revenez vite, c'est bien triste sans vous deux.

Signé: Helga Poufsouffle.

"Charmant." commenta Salazar.

Rowena était sur le point de retomber en colère.

"Tu as de la chance qu'ils aient aimé ton plan, et heureusement que tu m'as écoutée pour Godric." dit-elle.

"Je pense que tu es surtout déçue de ne pas avoir fait les plans toi même..." dit Salazar en regardant dans le vague. "Même si j'avoue que tu y as un peu contribué."

Comment savait-il? D'un côté, Rowena savait très bien comment, mais elle ne dit rien. Après tout, si ce qu'elle pensait était justifié, Salazar devait déjà savoir. Elle lui prit la lettre des mains et prononça la formule.

Incendio!

La lettre brûla sous leur yeux. Si quelqu'un la trouvait, en particulier un gobelin, ils auraient de plus gros problèmes que l'attente d'une livraison.

Le reste de l'après-midi se déroula très calmement. Salazar avait fait apparaître un bureau dans leur chambre de location et écrivait. Rowena ne savait pas quoi, mais il ne s'était pas arrêté. Quant à elle, elle s'était promenée dans Pré-au-Lard, mais ne trouvant rien d'intéressant elle avait préféré rentrer et prendre un bon livre. Elle s'installa sur le lit qui, malheureusement, était juste en face de Salazar, et sortit son livre de Métamorphose. Elle l'ouvrit au chapitre sur la maîtrise du don d'Animagus et commença à lire avidement. Elle regrettait parfois de ne pas être une Métamorphomage, mais être Animagus était déjà quelque chose d'extraordinaire.

Elle leva la tête de son livre pendant quelques instants et vit que Salazar la regardait. Il détourna aussitôt la tête et revint à son travail. Il garde un contact visuel, songea Rowena. Elle voulait dire ce qu'elle pensait à Helga, pour confirmer ses soupçons, mais elle ne comptait le faire seulement si Salazar révélait son secret. Elle n'était ni une tricheuse ni une mauvaise joueuse.

Et c'est l'esprit embrumé et plein des événements de la journée qu'elle se replongea avec difficulté dans son livre. Elle ne voulait pas, et pourtant elle ne pensait qu'à son baiser avec Salazar.

~o~

Voilà le troisième chapitre, j'espère qu'il vous plaira! J'ai essayé d'un peu relire pour une fois, mais le résultat doit être bizarre puisque j'ai écouté Metallica pendant l'écriture. Dites moi si vous trouvez que tout va trop vite entre Rowena et Salazar, car j'ai peur de faire des bêtises. En tout cas, merci à ceux qui ont lu! ^^ x