Chapitre 19 : Un esprit dangereux

Il était plus de vingt-deux heures, les enfants étaient partis se coucher et Masako et Ayako étaient retournées se reposer à l'internat. A la base, les autres repassaient les événements au crible et cherchaient une solution. Madoka était justement présente pour apporter son aide. Yasuhara ne pouvait pas venir à cause des examens qui commençaient.

Assise avec Bou-san, Naru, Lin et John autour de la table, Mai se frotta les yeux qui lui piquait à cause de la fatigue alors qu'elle regardait la photo du graffiti sur le mur de la chambre six. Soudain, elle sentit des mains sur ses épaules.

- Tu devrais aller te coucher. Tu dois être épuisé, dit Madoka, d'un ton maternel. Toi aussi John. Tu es quand même aller à l'hôpital.

- Oh mais … commença Mai.

- Il n'y a pas de mais, l'interrompit Madoka. Comment veux-tu assurer une enquête si toute l'équipe est épuisée ? demanda-t-elle ensuite à Naru qui soutint son regard. Allez ouste !

Madoka prit Mai par les épaules et la mena vers la porte. Arrivées devant elle, la jeune femme posa les yeux sur John un peu perdu qui n'avait pas bougé et qui regardait Naru en attendant son approbation. Ce dernier reporta son attention vers ses documents.

- John, appela Madoka.

Celui-ci se leva aussitôt et les rejoignit presque aux pas de course.

- Bonne nuit, les enfants, fit Madoka avec un sourire en fermant la porte.

John et Mai échangèrent un regard surpris puis ils se sourirent amusés par la situation. Finalement, ils se retournèrent et s'engagèrent sur le palier. Ils passèrent devant les deux portes des services puis commencèrent à descendre. Mais John s'arrêta au milieu de l'escalier.

- Il y a quelque chose de bizarre.

Mai suivit son collègue en remontant les marches et en retournant au niveau des portes des services. Sauf qu'une des deux était ouverte.

- Je vais chercher Naru et les autres.

Mai attendait près de la porte en gardant son attention fixé sur le long couloir du service tout en ayant l'oreille tendue. Cependant, elle n'entendait pas John alerter la SPR alors que de là où elle était, elle aurait dû l'entendre. Elle se retourna mais il n'y avait plus personne. La porte qui menait à la base était bel et bien fermé quelques mètres plus loin. La panique la gagna.

- John ? John !

Ces cris alertèrent les autres puisqu'ils sortirent immédiatement.

- John a disparu, s'écria Mai alors que Madoka allait ouvrir la bouche.

- Tu es sûre ? demanda Bou-san, étonné.

- Oui ! Il a … Il voulait vous prévenir que …

- Doucement, Mai, temporisa Lin. Vous vous apprêtiez à vous rendre à l'internat mais quelque chose vous a arrêté. C'est ça ?

Mai hocha la tête.

- La porte était ouverte et nous avons senti qu'il y avait quelque chose de bizarre alors il est parti vous prévenir. Mais quand je me suis retournée, il n'était plus là.

- Il faut se séparer pour le retrouver, déclara Madoka.

- Bou-san et Lin descendez, Madoka et Mai vous fouillez le service.

- Et toi ? demandèrent les deux filles en même temps.

Après un temps d'attente il déclara :

- Je viens avec vous.

Puis ils se séparèrent. Quelques minutes plus tard, ils revinrent tous bredouilles. Ils prévinrent les deux soignants qui affichèrent une mine inquiète. Une heure plus tard, Bou-san et Mai patrouillaient dans les couloirs de l'hôpital en passant par tous les services et les sous-sols.

La jeune fille avait insisté pour faire le premier tour. Les minutes défilaient alors que son angoisse ne faisait que s'accroitre. Un mauvais pressentiment lui broyait les entrailles. A côté d'elle, Bou-san était lui-même en proie à ses pensées au vu de son silence. John avait disparu et cela avait mit tout le monde dans tout leur état. Ayako et Masako étaient toujours à l'internat et Madoka préférait qu'elles ne soient pas encore mises au courant pour éviter qu'elles viennent et qu'elles disparaissent à leur tour.

Arrivés dans le couloir de l'aile D, Mai poussa un soupir. Toujours rien à l'horizon.

- Mai.

Le ton de la voix de son collègue la stoppa net. Elle se tourna vers lui. Il s'était arrêté à deux mètres d'elle sans qu'elle ne s'en aperçoive. Il regardait l'une des fenêtres qui composaient le murs du couloir. La jeune fille se rapprocha et vit qu'elle était entrouverte. Ses yeux s'agrandirent de stupeur. Elle ne l'était pas lorsqu'ils étaient passés devant les deux première fois. Et si John ?...

Bou-san ouvrit complètement la fenêtre et se pencha. Mai ne vit pas sa réaction. Il ne bougeait plus.

- Bou-san ? Bou-san ! Houshou ?! le tira-t-elle en arrière.

En même temps, elle vit son visage blafard et craint le pire. Elle ferma les yeux forts puis inspira profondément avant de jeter un coup d'œil par la fenêtre. Dans la nuit avec les lueurs de la lune, elle distingua une silhouette telle une poupée de chiffon étalée sur les buissons en contre bas. Mais pas de chevelure blonde. Il s'agissait bien d'un corps mais pas de celui qu'elle croyait. Elle entendit des pas précipités puis quelqu'un la prit par les épaules et l'éloigna. Ensuite, elle vit Naru et Lin regarder par la fenêtre et échanger un regard entendu. Lin partit en courant vers le bureau des soignants. Madoka se posta à côté de Naru et cacha sa bouche de sa main en regardant par la fenêtre.

Tout à coup, la fenêtre se referma avec violence. Mai sentit un froid intense dans la pièce puis la lumière s'éteignit. Elle sentit également une présence de plus dans le couloir. Derrière elle. La lueur de la lune lui permettait de distinguer les visages des autres. La jeune fille se rapprocha du moine auquel elle se cramponna.

- Ça va Mai ?

Elle ne put répondre car deux mains froides se posèrent sans douceur sur ses épaules. Sa respiration s'était coupée sous la peur.

- Mai ? s'inquiétèrent les autres.

Naru fit un pas vers elle en tendant la main en avant mais il n'eut pas le temps de la rattraper. Elle fut tirée en arrière sans ménagement alors qu'un cri d'effroi s'échappait de sa bouche. Le choc l'assomma légèrement lorsqu'elle tomba par terre. Elle se sentit glisser sur le sol sans qu'elle ne puisse rien y faire. Puis une porte se ferma devant elle. Il lui fallut quelque secondes pour prendre conscience de son nouvel environnement. Puis, le sol et les murs carrelés lui indiquèrent qu'elle se trouvait dans la salle-de-bain. La lune éclairait la pièce, si bien qu'elle pouvait distinguer les moindres détails. Néanmoins, Mai ne s'attarda pas dessus. Elle se leva d'un bond sans un regard derrière elle, de peur de ce qu'elle pourrait bien voir et se jeta sur la porte qui demeura close. Elle entendait à peine les voix des membres de la SPR derrière le panneau de bois.

Mais sous ses yeux horrifiés, l'ombre d'une silhouette se forma, accélérant la vitesse et la force de ses coups à tel point qu'elle se dit qu'elle finirait peut-être par céder. Mai se figea lorsque la silhouette se détacha du sol. Le bruit d'une corde tendue sous le poids de quelque chose lui procura des frissons terribles. Elle se retourna lentement. Un corps pendu se balançait doucement devant les grandes fenêtres de la salle-de-bain. L'esprit de Mai avait arrêté de fonctionner. Le rire d'un enfant la fit sursauter. La jeune fille manqua de tomber en reculant contre la porte.

Le visage du corps se révéla sous les rayons de la lune. L'expression figée de l'enfant en décomposition lui arracha un cri de terreur. Lorsque le silence revint, elle entendit des gouttes tomber, elle ne savait pas si c'était l'eau d'un robinet ou d'une douche ou du sang mais elle ne voulait pas en voir davantage. Elle actionna la poignée de porte pour la énième fois et abandonna pour frapper de toutes ses forces contre le panneau de bois. Elle tenta de la défoncer à coups d'épaule mais rien n'y faisait.

Soudain, une présence dans son dos apparut puis la tira en arrière avec force. Le froid dans la pièce s'accentua. Un coup dans le bras la força à se recroqueviller sur elle-même alors que des larmes inondaient ses joues. Des coups de griffes ou d'ongles lui lacéraient le corps. Alors qu'elle criait, ses oreilles perçurent des marmonnements indistincts. Elle attendit un moment de répit pour rouler sur le côté et rejoindre la porte. Face à elle se tenait le corps précédemment au bout d'une corde qui marchait avec difficulté, les mains tendus vers elle.

- Rin Pyo … commença Mai en y mettant ses dernières forces.

Elle vit que ses efforts payaient puisqu'il recula et tomba en arrière. Mais une lumière blanche en sortit et se mit à tournoyer rapidement sur elle-même. La boule immaculée se teinta progressivement d'un rouge sang. Mai avala difficilement sa salive devant ce spectacle mais tint bon. Elle reprit le mantra en pensant aux gens qu'elle aimait, à son patron narcissique, au Naru souriant de ses rêves, à la SPR et à ses amies du lycée. A ses parents décédés.

La lumière rouge se mit à foncer droit sur elle puis la percuta. Elle tomba en arrière alors que ses forces l'abandonnaient. Un nom lui traversa l'esprit à ce moment-là.

- Yuma !

Jour 3 – Day 3

Lorsque Mai rouvrit les yeux, plusieurs paires d'yeux l'observaient avec inquiétude. Le médecin du service lui adressa un sourire alors qu'il reposait le stéthoscope sur la table à côté.

- Vous êtes réveillée, constata-t-il. Votre état de santé est stable.

- Merci, dit-elle avec un temps d'hésitation. Mais les griffures et les coups que j'ai reçus ?...

- Evidemment, il vous reste quelques plaies et ecchymoses. Je peux vous donner une pommade et des médicaments si vous avez encore mal.

Elle le remercia puis remarqua que le soleil s'était levé et que Masako et Ayako étaient de retour ainsi que John. Elle eut soudain une drôle d'impression.

- John ? Mais où étais-tu ?

Son visage prit une teinte rouge.

- Je suis désolé de t'avoir inquiété. En fait, l'esprit a réussi à m'assommer et me cacher dans une pièce annexe.

- Il a eu de la chance, intervint Ayako.

- Heureusement, toi aussi tu vas bien, dit Madoka en lui apportant une tasse de thé fumante.

Mai en but une gorgée et se brûla. Si elle croyait au début qu'elle rêvait, elle eut la confirmation qu'elle était bel et bien en vie.

Après une journée à dormir à l'internat, Mai revint à la base toute neuve. Elle mangea avec la SPR avec qui elle parlait comme si rien ne s'était passé. Elle vit les images que les caméras avaient enregistrés lors de son enlèvement par l'esprit. Mais elles se coupaient au moment où le corps de Noshio était apparu. Vers vingt-et-une heures, le médecin et Hatsuno se présentèrent à leur porte. Ils venaient d'apprendre que le Dr Igakusha était mort peu de temps après qu'ils l'aient retrouvés, ce qui signifiait qu'il était toujours dans le locaux vers vingt-deux heures trente. Cela était étrange puisqu'il était censé débaucher à dix-huit heures. Il était vrai qu'il avait déjà été vu à plusieurs reprises en-dehors de ses heures de travail. La police allait poursuivre l'enquête. Le médecin ajouta qu'ils allaient prendre en compte les événements surnaturels qu'ils se passaient ici dont ils avaient pu être témoins lorsqu'ils venaient après la mort de Noshio. Puis le médecin prit congé. Hatsuno observa Mai avec inquiétude.

- Comment allez-vous ?

Surprise par ce soudain élan de sympathie, Mai mit quelques secondes pour répondre.

- Je vais mieux merci, sourit-elle malgré tout.

Hatsuno hocha la tête. Mais sa mine encore plus renfrognée montrait qu'elle était préoccupée.

- Je crois que j'ai quelque chose à vous dire.

Elle leur expliqua qu'au quatrième couloir dans les sous-sols, derrière une tenture se trouvait un autel. Lin, Naru et Bou-san suivirent ses instructions pendant que les autres se torturaient les méninges sur les divers éléments qu'ils détenaient. John, Ayako et Mai regardaient les coupures de journaux alors que Masako observait une photo de Yuma. Et Madoka tenait la photo du graffiti incompréhensible dans sa main

Un quart d'heure plus tard, les trois hommes revinrent à la base. Ils confirmèrent l'existence de l'autel.

- Que fait-on maintenant ? demanda Bou-san.

- Est-ce que l'autel peut avoir un lien avec Yuma ? enchérit Mai.

- Peut-être, répondit Lin.

- Certainement, fit Masako en même temps.

- Et si on faisait des hirogatas ? proposa Ayako.

- Nous n'avons aucune information sur l'identité des parents de l'esprit et je doute qu'il souhaite les retrouver pour simplement les rejoindre. Il leur en veut, répondit Naru, de mauvaise humeur.

Soudain, la croix au-dessus de la porte tomba. Il y eu plusieurs secondes avant que quelqu'un eut une réaction. Lin se leva et se pencha pour la ramasser mais la croix glissa sur le sol sous les yeux ébahis de toutes les personnes présentes dans la pièce. La croix était arrivée au niveau des pieds de Naru. Celui-ci tenta à son tour de la prendre mais cette fois-ci, l'objet vola à travers la pièce pour finir sa course dehors en brisant la fenêtre au passage.

Après un instant de silence, Masako prit la parole.

- J'aimerais revoir l'autel.

Lorsque Naru, Masako, John et Mai se rendirent dans les sous-sols, ils aperçurent Hatsuno. Elle berçait quelque chose en s'excusant. Mai fronça les sourcils devant cette attitude maternelle. Mais Masako fut plus rapide puisqu'elle passa devant elle arracha l'objet des mains de l'infirmière sous ses protestations. La médium observa la peluche sous toutes les coutures.

- Il lui appartenait ? demanda Masako à l'infirmière en désignant une photo en noir et blanc que Mai n'avait pas vu.

Elle représentait Yuma.

- C'est un enfant que j'ai pris en charge au tout début de ma carrière. Cela faisait plusieurs années qu'il était là et n'arrivait pas à s'intégrer aux autres enfants.

Hatsuno prit une pause. Elle regarda la photo qu'elle prit dans ses mains.

- Sa mort a créé un vide en moi.

- Vous saviez qu'il hantait les lieux mais vous n'avez rien fait, intervint Masako en colère.

- Je … Oui. Je pensais que … répondit Hatsuno, surprise.

- Vous pensiez que quoi ? Vous savez que laissez les esprits errer aussi longtemps est une mauvaise chose ?

- Non, je ne savais pas …

- Vous n'avez pas remarqué l'impact négatif qu'il a ? Il a tué quelqu'un, la coupa Masako à nouveau, décidée à ne pas laisser l'infirmière parler. Il est devenu un esprit démoniaque.

- Je pensais qu'en priant il allait finir par aller mieux et partir.

Mai jeta un coup d'œil à son patron. Mais celui-ci s'était rapproché de l'autel et l'observait d'un air pensif.

- Il faut que nous le libérions, intervint John avec douceur.

- Je sais. Je suis désolée, éclata en sanglot l'infirmière.

Compatissante, la jeune fille posa une main sur son épaule.

- Je vous ramène, déclara Mai en posant une main sous le coude de l'infirmière.

- Mai. Ne te déplace pas seule. Tu as vu ce qui s'est passé hier ? intervint Naru derrière elles.

Des images de la nuit dans la salle-de-bain lui revinrent en mémoire. Un frisson lui parcourut l'échine. Naru les dépassa en échangeant un regard avec Mai. Masako et John se mirent à côté de la jeune fille. Le regard de la médium s'attarda sur le patron narcissique marcher devant elles. Arrivés sur le pallier, Hatsuno regagna l'aile D. Les autres retournèrent dans la base.

Une heure plus tard, toute la SPR était devant l'autel. Les services avaient été vidés. Personne ne manquait à l'appel, hormis Hatsuno. Aya avait déclaré qu'elle l'avait vu juste après qu'elle était revenu du sous-sol et plus depuis. Naru avait décidé de rapidement exorciser la peluche alors que la police ratissait l'hôpital et les alentours. Ayako s'était proposée pour faire l'exorcisme, ce qui lui valut des moqueries. Mais cette fois, elle était sûre d'elle.

- Mon pouvoir vient des esprits des arbres. Je vous l'ai déjà expliqué.

- Oui mais tu as dit que les arbres des villes étaient morts, avait répliqué Bou-san.

La prêtresse dans son habit ainsi que les deux autres exorcistes en renfort se tenait devant l'autel où la peluche trônait. Ayako alluma les bougies et versa la saké dans un bol prévu à cet effet. Ensuite, elle accrocha un ruban avec une petite clochette autour d'une branche d'arbre qu'elle était allée chercher quelques minutes plus tôt et entama sa prière. Le couloir devint glacial au même moment ainsi que l'ambiance lourde. Les autres qui étaient en retrait se tenaient contre le mur un peu à l'écart et observaient les flammes des bougies vaciller. Mai vit la surface du saké vibrer alors que les ampoules des lampes grésillaient au-dessus de leur tête. Ayako continuait à prier calmement sans que les éléments autour ne la perturbèrent.

Plusieurs minutes s'écoulèrent. Le bol de saké se retourna et vida son contenu par terre. Puis les flammes des bougies s'éteignirent, la clochette se détacha de la branche puis tout devint calme. Madoka applaudit.

- Je trouve toujours l'exorcisme des prêtresses impressionnants.

- Merci, répondit Ayako, touchée.

- Le fait d'être en sous-sol est très bien puisque les racines des arbres hantés par des divinités nous procurent directement leur force.

Ayako hocha la tête mais ne dit rien visiblement épuisée. John ramassa la petite table et les outils de la prêtresse puis la SPR quitta le sous-sol.

Journal N. Edition du 30 janvier 19XX.

Décès à l'hôpital psychiatrique de la ville de M.

La ville de M. et son hôpital sont en deuil

Une infirmière qui travaillait depuis plus de vingt ans dans le même hôpital a été retrouvé morte poignardée au petit matin du 30 janvier. Les circonstances entourant son décès restent floues.

Hier, le Docteur Kureiji Igakusha a été retrouvé mort dans des circonstances également inconnues. Il semble s'être jeté par la fenêtre du deuxième étage mais d'après son entourage il n'avait aucune raison de faire cela. Certains habitants se demandent si quelqu'un ou quelque chose l'aurait poussé par la fenêtre.

Mais d'après le pédopsychiatre Eita Furuisha, chef du service pédopsychiatrique, dans une interview par téléphone « Il n'y a plus aucune raison de s'inquiéter ». Le coupable a été arrêté selon ses dires. Malheureusement, aucune autre information n'a été dévoilée mais la police appuie les dires du médecin :

« L'anonymat du coupable doit être préservée pour le bien des soignants ainsi que des patients ».

Le médecin a confié son soulagement quant à la conclusion de ces événements désastreux. « Je suis content que toute cette histoire se termine enfin. Nous n'avons plus rien à craindre désormais ».

F. Janarisuto

Journal N. Edition du 31 janvier 19XX.

Un psychologue dealer.

La ville de M. sous le choc suite à cette révélation

Le Docteur Kureiji Igakusha qui a été retrouvé mort à l'hôpital psychiatrique de M. menait une double vie. En effet, la police qui enquêtait a découvert qu'il se servait dans la pharmacie du service de son hôpital et revendait sa marchandise à des particuliers depuis des années. Personne ne s'en était rendu compte mais quelques-uns de ses collègues avaient remarqués ses étranges allées et venues en dehors de ses heures de travail. Selon la police, la famille du Docteur Kureiji Igakusha présentait des problèmes financiers.

« Les anxiolytiques et les benzodiazépines sont utilisés comme drogues puissantes par certaines personnes et peuvent être revendus chers » a déclaré le chef de la police, Monsieur G. H.

Le directeur de l'hôpital ainsi que le pédopsychiatre Eita Furuisha n'ont voulu apporter d'information supplémentaire mais adressent leur plus sincères condoléances à sa famille.

F. Janarisuto


Voilà pour cette cinquième affaire. J'espère que cela vous a plu ! A bientôt