Bonjour petit lecteur ! Pour ceux qui me connaissent, je vous offre quelques nouveautés : première traduction, première histoire sur ce fandom, première fic -presque- achevée ! (Chapitre 17/20, on tient le bon bout et je ne fais faux bond à personne cette fois !)

Traduction du texte de corza laura, The Pentachoron, que vous pouvez également retrouver en VO sur ce site.

Bonne lecture !


Stiles se réveilla en sursaut. Il regarda tout autour de lui dans son petit appartement afin de s'assurer qu'il était vraiment en sécurité et inspira un grand coup pour se calmer. Les cauchemars n'étaient plus aussi fréquents ni aussi détaillés qu'avant, mais ils pouvaient encore faire s'emballer son cœur comme s'il était prêt à sauter hors de sa poitrine et l'empêcher de respirer jusqu'à ce qu'il ait l'impression d'être en train de mourir sans pouvoir appeler à l'aide.

Putain mais reprends-toi, Stilinski, pensa-t-il, un sourire apathique sur le visage alors qu'il se frottait les yeux pour se débarrasser des dernières traces de sommeil.

À côté de son lit, le réveil bipait à un rythme effréné. Stiles se pencha pour l'arrêter et se redressa en position assise. D'un air las, il se frotta le visage afin d'essayer de se sortir la tête du brouillard. Il entendait déjà les légers bruits matinaux de New York s'élever rapidement des rues déjà bondées, tandis que son chat était assis, impatient, derrière sa fenêtre, à miauler à grand cris. La sonnerie de son téléphone portable vint s'ajouter au bruit ambiant et la petite chambre s'emplit d'un vacarme que Stiles n'était pas prêt à supporter avant sa première tasse de café.

« Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, je suis levé » brailla-t-il à la face du monde avant de finalement s'extraire du lit. « Mon Dieu, ça va, je suis levé ! »

Après avoir allumé les lumières dans son appartement une pièce, il mit en route la machine à café d'une main et décrocha le téléphone de l'autre.

« Oui ? » grogna-t-il à travers le micro alors qu'il ouvrait la fenêtre pour laisser entrer la chatte blanche comme neige. Elle entra facilement d'un bond dans la pièce et commença immédiatement à se frotter contre ses jambes, quémandant à manger à grand renfort de miaulements.

« Salut Stiles, c'est Danny ! » fit la voix bien trop enjouée à cette heure matinale à l'autre bout du fil.

« Salut, ma beauté !

-Je t'aime aussi, Stilinski, mais on a déjà décrété au lycée que tu n'étais pas mon genre.

-Je parlais au chat.

-Ah, ouais, j'avais oublié. Tu continues de préférer ton chat aux vrais gens.

-Au moins, le chat revient, lui.

-T'es toujours en train de te languir après ce fils de pute ? Oublies-le, mec, il y a un million de gens sexy là-dehors.

Il enfila un jeans éliminé, puis se tourna vers le comptoir de la cuisine, à la recherche d'une tasse propre au milieu de tous les pauvres restes de plusieurs soirs où il avait dîné seul.

-Je n'en veux pas un million, marmonna Stiles, qu'une discussion à propos de ses déboires sentimentaux passés avec son pote de lycée/superviseur direct n'intéressait pas vraiment dans l'immédiat. Je n'en veux qu'un. Un qui soit parfait.

-Ça n'existe pas, Stilinski.

-Ouais, je sais. Il laissa échapper une exclamation de dégoût quand il inspecta une tasse pour découvrir que de la moisissure velue avait poussé à l'intérieur.

-Quoi ? Demanda Danny au téléphone.

-Je viens de trouver une photo de toi.

-Ohh, de quoi j'ai l'air ?

-T'as une sale gueule ! Répondit-il d'un air suffisant avant de vite remettre la tasse dans l'évier, en se disant une fois encore qu'il fallait vraiment qu'il s'occupe de la vaisselle.

-J'ai la sale gueule la plus sexy que tu n'aies jamais vu, répondit son ami comme si de rien n'était.

Finalement, Stiles trouva un bol propre et après avoir décidé qu'il suffirait à contenir son café, il versa un peu du liquide noir à l'intérieur. Il essaya d'y prendre une gorgée, mais il se brûla les lèvres avant même de pouvoir le faire et reposa le bol sur le comptoir, renversant son contenu.

-Écoutes, il faut que tu m'amènes ton taxi pour la révision des 6 mois, commença Danny de sa voix de superviseur.

-Négatif.

Songeant qu'il pouvait tout aussi bien se faire à déjeuner le temps que son café refroidisse, il attrapa une boîte d'allumettes et alluma l'antique cuisinière à gaz. Il mit la boîte d'allumettes dans la poche arrière de son jean délavé et mit une poêle sur le feu.

-ASAP.

-Je n'en ai pas besoin ! Insista Stiles en cassant ses œufs avec plus de force que prévu, quelques bouts de coquilles se mélangeant à son ébauche d'œufs brouillés.

-Hé, tu oublies que je me suis assis à côté de toi une centaine de fois dans ce tas de ferrailles que tu appelais Jeep. Je sais comment tu conduis.

-Danny, je suis chauffeur de taxi depuis plus d'un an maintenant, je sais conduire ! Soupira-t-il.

-T'es rentré dans un coursier à vélo la semaine dernière.

-Hé ! C'est lui qui m'est rentré dedans ! En vérité, Stiles avait à peine égratigné ce cycliste et ce n'était absolument pas de sa faute, ces fous suicidaires n'arrêtaient pas de sortir de nul part. Ce n'était qu'une question de temps avant que l'un d'eux n'atterrisse sur son capot.

-Tu sais quoi, faut que t'apprennes à mentir mieux que ça, répliqua Danny, pince-sans-rire. À ce soir ! »

Stiles raccrocha et commença enfin à se concentrer sur ce qu'il était en train de cuisiner, avant que tout ne se mette à brûler.

Quand il fut rassasié, après avoir mangé ses œufs au bacon – un plat qu'il n'aurait jamais préparé quand il vivait encore avec son père souffrant de problèmes cardiaques, il posa la vaisselle sur le dernier coin libre du comptoir de la cuisine et s'habilla convenablement.

À la radio, le DJ babillait à propos d'un quelconque concours sponsorisé par une quelconque marque de céréales. Stiles ricana à la vue du premier prix qui offrait des vacances en Californie. Il n'avait jamais compris l'obsession des gens pour l'État doré. Il avait grandi en Californie et ce n'était pas toujours que soleil et arc-en-ciel. L'état avait ses jours de pluie, comme pour tout autre état, mais plus que tout, il avait ses jours incroyablement chauds, proches d'un cadre apocalyptique, dont Stiles pourrait très bien se passer.

Habillé d'un vieux jeans, d'un t-shirt usé et d'un sweat-shirt à capuche, il éteignit la radio et quitta l'appartement. Il dévala les escaliers et sorti sous les chauds rayons du soleil. C'était ce que Stiles aimait le plus à propos de New York. Les températures pouvaient monter haut pendant l'été, mais peu importe à quel point le temps devenait étouffant entre les grands immeubles de la ville, cela ne dégénérait jamais en cette chaleur infernale, capable de faire fondre à même ses os sa peau pale et sensible et de rejouer à travers lui le final saisissant des Aventuriers de l'arche perdue.

Il pris la direction dans laquelle il avait garé son taxi à seulement un pâté de maisons plus loin, quand soudain un homme surgît de l'ombre projetée par les murs de briques et lui bloqua le passage. La première chose que Stiles remarqua fut le flingue pointé entre ses deux yeux, avant que l'homme qui se trouvait derrière ne se mette à parler.

« Files-moi ton fric » siffla à travers ses dents l'homme à l'odeur immonde et au sourire fou.

Stiles nota ses vêtements sales et son apparence anxieuse. L'homme se léchait les lèvres nerveusement et ses mains n'arrêtaient pas de trembler, peu importe à quel point il tentait d'y mettre un terme, tandis qu'un de ses yeux injectés de sang se contractait frénétiquement.

Ce devait être un toxicomane, essayant désespérément de mettre la main sur un peu d'argent pour s'acheter sa prochaine dose, déduisit Stiles en quelques secondes. Son père serait fier de lui pour encore se souvenir de toutes les ficelles sans avoir été en service depuis deux ans. Peu importe le temps qui passait, il était exactement comme son père, flic un jour, flic toujours. Sauf qu'il ne serait probablement pas fier du tout sur le moment, il lui dirait probablement qu'il l'avait prévenu que cela allait arriver, qu'il avait toujours su que New York était un endroit dangereux plein de meurtriers et de voleurs et que si Stiles voulait faire une pause loin de tout ces crimes violents, il ne devait pas déménager à New York. Tout du moins, c'est ce qu'il avait dit quand Stiles lui avait dit au revoir.

« T'es là depuis longtemps ? Demanda calmement Stiles en jetant un autre regard au flingue tremblant dangereusement dans les mains de son agresseur.

-Ouais, assez longtemps, maintenant files-moi ton fric !

-C'est un Smith & Wesson ? Quoi, t'as tué un flic pour l'avoir ou est-ce que la NYPD est encore plus corrompue qu'il y paraît ? C'est le 5906, n'est-ce pas ?

-Ouais ! Ouais ! Bégaya le type.

-Il y a encore le cran de sûreté.

L'homme laissa échapper un rire nerveux alors qu'il baissait les yeux sur son flingue.

-Qu'est-ce que tu veux dire par ''il y a encore le cran de sûreté'' ?

-Tu dois relâcher le cran de sûreté avant de pouvoir tirer sur quelqu'un. »

Il laissa échapper un autre rire, comme si tout ça n'était juste qu'une grosse blague entre eux-deux, et commença à trembler encore plus. Il se mit à passer frénétiquement une main sur l'acier brillant, tout en baissant le flingue, et essaya de trouver le bouton.

« Prends ton temps. » Pointant l'un de ses doigts vers l'arme, Stiles essaya de le guider. « Tu veux que je... » En un battement de cil, le canon était à nouveau pointé entre ses deux yeux. Il recula doucement les mains. « Okay, okay. »

Le mec posa à nouveau les yeux sur son flingue et trouva enfin le cran de sûreté.

« Et voilà, commenta Stiles et le sourire fou revint sur le visage de l'agresseur.

-Files-moi ton fric !

Se précipitant en avant, Stiles se saisit des bras de l'homme et les poussa vers la droite, pour que l'arme ne soit plus dirigée vers l'espace dégagé, mais vers le bâtiment. D'un geste rapide, il fit un pas à gauche et plaça son pied derrière la jambe de son assaillant, forçant l'homme à se mettre à genoux, et arracha l'arme des mains du toxicomane. Il la soupesa brièvement, se souvenant immédiatement de l'impression qu'il avait en portant son arme de service, avant d'abattre la crosse contre la tempe de l'agresseur. Le gars s'effondra sur le bitume taché.

Réajustant ses vêtements, Stiles regarda en haut et en bas de la rue, mais ne vit aucun témoins. Typique de New York, pensa-t-il. Et même s'il y avait eu quelqu'un, il aurait probablement tout de suite fait demi-tour et pris un autre chemin pour éviter les ennuis. Le temps d'un instant, il envisagea d'appeler la police, mais se souvint ensuite des heures d'attentes qu'il aurait à passer au poste. Prenant sa décision, il remit le cran de sûreté sur l'arme et la glissa dans la ceinture de son jean, son sweat-shirt trop grand la cachant aisément. Il faudrait qu'il s'en débarrasse plus tard. Stiles jeta un autre regard empli de pitié au toxicomane, qui s'agenouilla en balbutiant sur le béton, la tête dans les mains, puis continua son chemin jusqu'à son taxi.


J'espère que vous aurez pris autant de plaisir à lire ce premier passage que moi à le traduire ! L'humour est là, et il faut avouer que Stiles colle plutôt bien au personnage sarcastique de Corben Dallas !