Bonjour ! J'espère que vous allez bien. Me voilà enfin avec les deux derniers chapitres de cette fanfiction ! Bonne lecture


Affaire n°8 : Vieux souvenirs – File 8 : Old memories

Chapitre 28 : Photos

Juin, jour 1 – June, Day 1

Deux heures étaient passées depuis qu'ils avaient quitté leur dernier lieu d'enquête. Bou-san tapait la mesure sur le volant au fil de la musique qui passait à la radio, tandis que Mai observait le paysage en silence. Soudain, le moine tourna son visage vers la jeune fille.

- Tiens ! J'ai oublié de te donner quelque chose, se souvint-il. Regarde dans la boite à gants.

Mai s'exécuta en se penchant légèrement en avant. Lorsque le tiroir fut ouvert, un bazar sans nom tomba sur ses pieds. Son visage dépité pivota aussitôt vers son ami.

- Désolé, dit-il simplement.

La jeune fille commença à rassembler les affaires.

- Qu'est-ce que tu voulais me donner ?

Dans ses mains, il y avait une paire de gants, une boite en fer, une carte du pays et des ampoules pour les phares.

- Regarde dans la boîte.

Elle s'exécuta après avoir rangé le reste. Lorsqu'elle l'ouvrit, Mai découvrit une petite pile de photos. Elle les regarda et s'aperçut qu'il s'agissait de clichés d'elle pris à son insu lors de leur avant-dernière affaire à l'école pour jeunes filles. Elle se vit observer l'exposition des biographies ou encore manger dans le grand réfectoire en conversation avec John et Bou-san. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle vit le visage de Naru embarrassé lorsqu'il avait accusé les autres d'avoir renversé le thé alors qu'il était lui-même coupable. La suivante la troubla et la satisfit en même temps. Elle représentait Naru en train de fusiller du regard le photographe et Mai pendu à son bras alors qu'elle venait de trébucher juste après l'affaire du thé renversé. Ses joues s'embrassèrent lorsqu'elle se rendit compte de leur proximité sur la photo.

Soudain, une main apparut dans son champ de vision et lui ravit le cliché en toute impunité. La jeune fille se retourna pour voir Naru froisser la photo. Depuis le début du trajet, le narcissique n'avait pas dit un mot, plus intéressé par son livre qu'aux deux personnes qui l'accompagnaient. Lin étant obligé de ramener Masako attendue pour une émission quelques kilomètres après Shibuya, les deux membres de la SPR étaient partis beaucoup plus tôt dans la journée. La colère fit perdre les mots à la jeune fille qui cramponnait le dossier de son siège.

- Brûle les autres, ordonna Naru, les yeux fixés sur la boîte dans les mains de la jeune fille.

- Non, répondit-t-elle.

Le jeune patron se redressa de toute sa hauteur sur son siège devant le refus catégorique de son employée. Celle-ci recula légèrement.

- Mai !

- Pas de dispute, voyons, intervint le moine. Tu ne vas quand même pas perdre ton sang-froid pour de simples photos.

- Je n'ai pas envie d'apparaitre sur de vulgaires photos.

En couverture d'un magazine plutôt, pensa Mai avec amertume. A cause de sa mauvaise pensée, elle ne vit pas le bras de Naru arriver droit sur elle. Son reflexe fut de reculer d'un coup ce qui lui fit lâcher la boîte. Les photos se déversèrent ainsi sur le sol, hors d'atteinte de Naru.

- Les enfants ! Arrêtez de vous disputer, intervint une nouvelle fois Bou-san. Non mais ce n'est vraiment pas possible, râla-t-il alors que Mai ramassait les clichés.

Lorsqu'elle se redressa, elle osa jeter un coup d'œil dans le rétroviseur. Naru s'était enfoncé dans son siège, les bras croisés et fusillait Mai du regard.

- Tu me donneras les photos.

- Tu n'es même pas sur toutes les photos. Qu'est-ce qui te prend ? demanda Mai, encore choqué par le geste de son patron.

Elle n'eut pas le droit à une réponse puisqu'il détourna la tête vers le paysage. Apparemment, il était beaucoup plus captivant. Une heure et demi défila en silence. Ils étaient encore à quatre heures et demi de route de Shibuya. Sachant qu'ils étaient partis tard, les membres de la SPR avaient prévu de s'arrêter dormir dans un petit hôtel.

D'après l'adresse indiquée sur un morceau de papier que Bou-san avait noté avant de partir un quart d'heure les séparait de l'établissement. Naru avait arrêté de lire à cause du faible éclairage que leur offrait le soleil couchant, laissant la seule lampe de poche à Mai qui guidait le moine grâce à la carte étendue sur ses genoux.

La voiture se dirigeait tranquillement vers les montagnes mais ne resteraient qu'en bordure. Le regard de Mai observa le paysage qui se profilait devant eux dans lequel le relief des montagnes se dessinait peu à peu. Elle avait presque envie de la prendre en photo mais l'appareil qu'avait utilisé Ayako était justement avec elle à Shibuya, elle-même occupée avec des affaires de famille.

Une fois arrivés au pied de la montagne entourée de forêt, le soleil venait à peine de disparaître. La SPR commença alors par la longer abritée par l'épais feuillage qui ne parvenait pas à occulter totalement la lumière de la pleine lune. Ensuite, ils empruntèrent un chemin en épingle à cheveux à la vitesse d'une tortue et continuèrent sur celui-ci pendant quelques minutes avant d'arriver à un petit croisement. Mais aucun panneau. Le chemin qu'ils avaient suivi se poursuivait encore le long du flanc de la montagne en montant alors que celui qu'ils devaient prendre, plus petit, s'enfonçait dans la forêt d'après la carte. Bou-san tourna le volant vers la direction que lui indiquait Mai. La voiture pencha aussitôt en avant car le sol était escarpé. Là, il faisait encore plus noir. La lune n'était même plus visible. Seuls les phares de la voiture leur permettaient de voir devant eux. A ce moment-là, l'attention de Mai n'était plus uniquement focalisée sur la carte éclairée par le faisceau de la lampe torche mais sur leur environnement. À tout moment, un animal pouvait débouler devant eux. Sous la directive de Mai, Bou-san s'appliqua à rouler lentement. Mais le sol redevint bientôt plat et ils distinguèrent à nouveau la lumière de la lune. Mai jeta un coup d'œil sur la carte. L'hôtel n'était pas loin. Il était au bout du chemin. Encore quelques minutes passèrent puis les arbres qui les entouraient disparurent, laissant place à une petite plaine.

L'herbe y était peu entretenue, se mêlant aux mauvaises herbes et devenues toute sèche. L'hôtel était situé à l'autre bout de la plaine contre le flanc de la montagne. Au début, Mai pensa qu'il était encastré dans la roche, en un troglodyte mais finalement, en s'approchant davantage avec la voiture, elle remarqua que l'hôtel ne touchait même pas la montagne. Celui-ci était construit de plein pied, tout en bois défraichi. Les reliefs irréguliers du bâtiment témoignaient du passage des années et du mouvement du sol.

Bou-san et Mai échangèrent un regard. L'aspect de la façade était beaucoup plus miteux que sur le prospectus que Mai sortit justement de sa poche.

- Quelques années ont dû passer depuis qu'ils ont pris la photo, conclut Bou-san.

Mai eut un sourire pincé. Mais il était tard et elle était fatiguée alors elle ne dit rien. Bou-san se gara à côté d'une petite voiture qui avait l'air d'avoir vécue elle aussi. De la lumière traversait l'une des fenêtres à côté de l'entrée. Lorsque les portes de la voiture claquèrent, un lampion rouge s'alluma sous le porche puis la porte d'entrée s'ouvrit. L'intérieur de l'hôtel était plongé dans l'obscurité. Mai vit seulement un rectangle de lumière sur le sol, provenant de l'éclairage d'une pièce annexe. Puis une petite silhouette se découpa dans l'encadrement de la porte et appuya sur un interrupteur qui actionna la lumière de la pièce dans laquelle elle se trouvait.

- Je me trompe à chaque fois, entendit Mai alors qu'elle prenait son sac où contenait ses affaires et suivait les deux autres.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda une voix masculine un peu plus loin.

- Je me suis encore trompé d'interrupteur, répondit la première.

La SPR s'approcha du porche et s'arrêta devant une petite dame âgée aux traits bienveillants.

- Bienvenue jeunes gens. J'espère que vous avez fait bon voyage, les accueillit-elle.

- Bonsoir, Madame. Nous sommes désolés pour l'heure tardive. Nous avons mis plus de temps que prévu, répondit Bou-san.

- Ne vous inquiétez pas. Cela arrive très souvent. Mais entrez donc. Vous devez avoir faim.

La petite dame s'écarta pour les laisser passer. Une grande pièce en bois du sol au plafond fut la première chose que Mai vit. Un petit salon si cela pouvait se nommer ainsi se trouvait à sa gauche et une petite table qui faisait office de réception était installé à sa droite. La SPR quittèrent leurs chaussures pour enfiler des chaussons. Un homme dans la quarantaine entra et vint les saluer.

- Bonsoir, un repas vous attend, annonça-t-il avec un sourire. Veuillez me suivre.

- Vous pouvez déposer vos affaires ici, je me charge de vous les amener dans vos chambres.

Mai observa la vieille dame qui semblait ne pas être très vaillante et les trois sacs. Cette dernière intercepta son regard et lui fit un clin d'œil.

- Ne vous fiez pas aux apparences, jeune fille.

Puis la SPR suivit l'homme dans une salle adjacente remplie de portraits et de bibelots divers. Sur la table au centre de la pièce, des petits plats les attendaient. Le ventre de Mai gronda alors que l'homme quittait la pièce après les avoir invités à s'installer. Mai loucha sur la nourriture tandis que l'odeur la faisait saliver. Mais elle garda les mains sur ses genoux sans oser toucher quoi que ce soit. Les trois membres de la SPR demeurèrent silencieux en jetant des coups d'œil à la drôle de décoration. En effet, rien n'allait ensemble de l'ancien avec du récent, des couleurs vives avec des couleurs sombres, un vrai camaïeu. Mais ce que Mai constata ce fut surtout que les objets venaient des quatre coins du monde. Il y avait un vase grec à côté d'une poupée russe dont la peinture était un peu écaillée.

Naru commença à manger en premier. Bou-san l'imita en silence, alors Mai mangea à son tour. Pendant ce temps, des bruits de vaisselles provenaient de la pièce d'à côté. Le son d'une radio en fond grésillait. A un moment, le cuisinier monta le volume et Mai put entendre une chanson qu'elle n'avait pas écouté depuis des années. Appréciant visiblement la musique, l'homme siffla en rythme avec le refrain. Mai trouva cela réconfortant tandis qu'elle mangeait tranquillement le délicieux repas qu'il leur avait préparé. Le sifflement fut interrompu alors que la voix de la vieille dame s'élevait dans la cuisine. La jeune fille ne pouvait entendre ce qu'ils se disaient. La musique enchaina avec une autre chanson qu'elle ne connaissait pas cette fois.

Au bout d'un moment, la vieille dame entra.

- Tout se passe bien ? demanda-t-elle avec un sourire.

- Oui, très bien, répondit Mai.

- Voulez-vous autre chose ? Quelque chose en particulier ? Mon fils peut vous préparer ce que vous voulez.

Pour sa part, la jeune fille avait bien mangé mais elle n'avait plus faim. Ses collègues semblaient ressentir la même chose.

- Le repas était délicieux mais nous avons encore de la route à faire demain. Nous allons nous retirer, répondit Naru.

- Oh comme c'est dommage ! J'aurais bien aimé discuter avec vous autour d'une tasse de thé, s'exclama l'hôtesse. Cela vous intéresse-t-il ?

Il y eut un silence gêné, difficile de dire non à une mamie si gentille. Naru finit par trancher.

- Je vous remercie mais je suis épuisé, je préfère me coucher.

Les deux autres hochèrent la tête pour lui signifier qu'ils pensaient la même chose. La vieille dame finit par capituler.

- Tant pis, sourit-elle. Je vous montre vos chambres ?

Elle leur fit signe de la suivre alors qu'elle quittait la salle-à-manger. Ils retournèrent dans la grande pièce principale puis ils empruntèrent un long couloir. A l'autre bout de celui-ci, la dame leur indiqua trois numéros de chambre. Ils se séparèrent là et se souhaitèrent une bonne nuit après avoir convenu de l'heure de départ du lendemain.

Mai entra dans sa chambre. Celle-ci était elle-aussi tout en bois foncé, assombrissant la pièce. Petite, elle contenait une table basse, une vieille télévision carrée et une pile de futons et d'oreillers. Dans un coin, la dame avait déposé son sac. La jeune fille fouilla dedans pour prendre son savon, sa serviette et son pyjama. Elle avait bien envie de se laver avant de dormir. Mais elle ne trouva pas de salle de bain à proprement parler dans sa chambre. Une petite porte coulissante donnait sur un petit lavabo et un miroir. Ce n'était pas un hôtel de luxe et il ne datait pas d'hier. Il y avait peut-être un onsen ou des cabines de douche quelque part. Elle n'avait pas pensé à demander à l'hôtesse.

Ses affaires sous le bras, Mai sortit dans le couloir et partit à la recherche de douches ou de bains. Ainsi, elle longea le couloir mais ne trouva rien d'autres que des portes numérotées, apparemment des chambres donc. Elle revint sur ses pas pour aller voir leur hôtesse mais elle s'arrêta net. Au pied l'une des portes se trouvait un panneau indiquant la présence d'onsen. A peine la main posée sur la poignée, la porte s'ouvrit toute seule. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle découvrit la pièce dans un état d'abandon. Le sol en dalles de pierre était recouvert de crasse et de poussière et était tellement abimé qu'il s'enfonçait dans le sol ou manquait par endroit. Mai sentit une courant d'air et vit que cela venait de la vitre cassée de la grande fenêtre sur le mur du fond. Le vent faisait balancer les toiles d'araignées dans les quatre coins de la pièce. Une rangée de lavabos se tenait sur les murs à hauteur de genoux. La jeune fille s'approcha du grand bain en forme d'haricot. Le bleu de la faillance était délavé et poussiéreux.

Déçue, Mai retourna sur ses pas et referma la porte. Ce fut à ce moment-là qu'elle remarqua un autre panneau qui indiquait qu'il était interdit d'entrer. En-dessous de celui-ci, le scotch double face qui devait maintenir le morceau de bois intitulé « onsen » était toujours collé sur la porte. La jeune fille remit le panneau à sa place mais celui-ci retomba lamentablement à ses pieds.

Au même instant, des pas résonnèrent dans le couloir et une porte se ferma. Mai abandonna ce qu'elle faisait pour voir Naru arriver à sa hauteur.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Elle vit ses affaires de toilette sous son bras. Son patron s'arrêta devant elle.

- Pourquoi tu n'entre pas ?

- C'est interdit d'entrer, répondit la jeune fille en désignant l'écriteau.

Naru observa ce qu'elle lui désignait. Ses yeux se tournèrent à nouveau vers elle. Le bleu perçant de ses yeux la sondait et Mai ne parvint pas à soutenir son regard bien longtemps.

- Allons voir nos hôtes, proposa Mai en tournant les talons.

Leurs pas trainèrent sur les tatamis alors qu'ils parcouraient le couloir. Soudain, Mai n'entendit plus les pas de Naru la suivre. Elle se retourna et le vit immobile, raide comme la justice. Son regard était fixé sur un cadre. La jeune fille s'approcha de lui et posa ses yeux sur le cadre en question. Mais elle ne voyait rien de particulier. Il s'agissait d'un paysage de champ de blé au soleil couchant.

- Qu'est-ce qu'il se passe ?

Son patron se frotta les yeux.

- Je dois être fatigué.

Mai ne posa pas plus de questions mais elle ne put esquisser un geste. Quelque chose lui effleura le pied. Un bibelot en forme de petit homme reposait sur le sol. Naru se pencha pour le ramasser mais son regard surpris l'intrigua. Elle voulut s'approcher mais le jeune homme haussa les épaules à son encontre puis reposa la statuette sur une étagère sans cérémonie. Naru semblait fatigué et ne marchait pas vite. Alors la jeune fille arriva en premier devant la porte qui menait vers la pièce principale. Toutefois le panneau ne broncha pas. Fatiguée elle aussi, elle s'agaça et s'acharna sur la poignée. A son tour, Naru s'impatienta.

- Tu n'arrives même pas à ouvrir une porte ?

La jeune fille se retourna d'un coup, surprenant son interlocuteur par le même temps. Son regard noir le défia.

- Essaye donc !

Cela suffit pour qu'il soit monté sur ses grands chevaux. Il ne bomba pas le torse mais Mai le vit soulever un sourcil hautain. Et comme avec elle, la porte ne s'ouvrit pas. Un rire faillit lui échapper. Elle mit sa main devant sa bouche pour cacher son hilarité alors qu'il tentait à nouveau de l'ouvrir. Son arrogance se transforma en colère. Il ne bougea plus pendant un instant ce qui fut fatal à la jeune fille qui laissa échapper un éclat de rire. Le regard meurtrier que lui lança Naru l'orgueilleux ne fit qu'aggraver son cas. Mai finit par rire à gorge déployée. Se moquer de lui était vraiment son passe-temps favori – évidemment, il détestait cela.

- Ce n'est pas drôle, Mai.

Son rire se répercuta en écho contre les murs du couloir.

- Tu es vraiment une enfant.

- Ah oui ? répondit Mai, avec un sourire le provoquant.

- Oui, rétorqua Naru avec fermeté.

- Tu n'as même pas d'argument.

Il souleva un sourcil.

- Je pense avoir beaucoup plus d'arguments que toi, justement, répliqua le jeune homme, soulignant ainsi la stupidité de son employé.

- Que tu crois. Je sais plus de choses qu'avant. J'ai étudié dur à l'école.

- Tu as encore du travail à faire.

La situation avait basculé. Désormais, Mai était prête à lui sauter à la gorge.

- Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un scientifique qui n'a d'yeux que pour lui-même et qui n'est même pas fichu d'ouvrir une porte.

- On dit narcissique.

- Donc tu l'admets, fit Mai avec verve.

- Et puis, toi non plus tu n'as pas réussi à l'ouvrir, poursuivit Naru sans prendre en compte la dernière remarque de la jeune fille.

Le silence retomba tandis qu'ils se regardaient en chien de faïence. Puis la joute verbale reprit et le ton monta entre eux. Soudain, une porte s'ouvrit au milieu du couloir. Une silhouette gracile en chemise de nuit blanche en sortit lentement. De longs cheveux noirs en bataille cachait son visage.

- Ce n'est pas bientôt fini ce vacarme ?