Première fois que je traduis un lemon, pour autant qu'on puisse encore appeler cela comme ça, alors à votre bon cœur, messieurs dames ! Conseils, oui lynchage, non !

Bonne lecture !


En dépit des plaintes de Stiles, Allison les avait immédiatement conduits jusqu'à l'hôpital le plus proche. Des experts avaient afflué en moins d'une heure et tous s'agitaient de tous côtés autour de lui et des autres. Peter semblait prendre plaisir à toutes ces attentions et racontait à tout ceux qui voulaient l'entendre comment ils avaient sauvé le monde, mais tout ce que Stiles voulait était un peu de calme et de silence, et de ce fait il ne ressentit qu'un léger tiraillement quand il fut séparé de Derek, encore inconscient, lorsqu'ils le conduisirent enfin à une chambre d'hôpital dotée d'un lit simple pour se reposer.

Il ne devait pas être endormi depuis plus de dix minutes, quand il fut réveillé violemment par quelqu'un le secouant par l'épaule. Il ouvrit brusquement les yeux, prêt à se jeter sur la personne qui avait osé le réveiller, quand il s'aperçut qu'Isaac était penché au-dessus de lui et s'était visiblement reculé d'un bond à la vue de la mine sombre de Stiles :

« Je suis désolé, mais l'être suprême s'est réveillé et ils m'ont envoyé vous chercher, lui expliqua Isaac avant que Stiles ne puisse émettre une quelconque objection, son ton prudent donnant une tournure davantage interrogative à sa phrase.

-Derek est réveillé ?

-Oui, et légèrement contrarié.

Stiles alla presque embrasser le sol, s'emmêlant les pieds dans sa hâte pour sortir du lit, et enfila un pantalon de survêtement et un t-shirt qu'une infirmière lui avait laissés.

-Pourquoi ? Qu'est-ce qu'ils lui ont fait ?

Isaac recula d'un pas et jeta un regard incertain à Stiles tandis qu'il tentait difficilement d'enfiler ses vêtements.

-Il va bien, il... il était simplement perdu, parce qu'il ignorait où il se trouvait et il a demandé après vous, parce qu'il ignorait où vous vous trouvez.. euh, trouviez.

En dépit de ses propos rassurants, Isaac avança à pas pressés quand il conduisit Stiles à la chambre de Derek. Le loup-garou était assis, la posture raide, au bord du lit, avec Scott assis à ses côtés, une main rassurante sur l'épaule, et un médecin prenant sa tension. Même si son malaise se voyait clairement sur son visage, il avait l'air d'aller bien.

-Je vous ai dit qu'il allait bien, lui dit Isaac, mais il se tut rapidement quand Stiles plissa les paupières dans sa direction.

-Tu as dit qu'il était contrarié.

-Légèrement. »

Stiles lui lança à nouveau un regard noir, avant de pénétrer dans la chambre. Les yeux de Derek se fixèrent immédiatement sur lui et il lui offrit un doux sourire :

« Ils ont refusé que je parte à ta recherche, lui dit-il, encore légèrement agacé.

-Et à raison, lui répondit Stiles en s'asseyant de l'autre côté du lit. On ne peut pas te laisser courir partout avant que tu n'aies pleinement récupéré.

Il se pencha en avant pour jeter un regard à Scott par-dessus Derek :

-Tu vas bien ?

L'alpha lui offrit un sourire en coin :

-Je vais parfaitement bien. En fait, maintenant que t'es là, je peux aller voir comme se porte Allison. »

Il serra l'épaule de Derek, avant de descendre du lit d'un bond et de lever le pouce en direction de Stiles en sortant de la pièce, Isaac sur les talons.

Stiles leva les yeux au ciel devant le comportement de son ami et essaya de ne pas rougir quand il remarqua que Derek le fixait du coin de l'œil. Il tenta de trouver quelque chose à dire, mais il se dit que « Je suis heureux que tu ne sois pas mort » ne sonnait pas aussi classe que dans sa tête, alors il garda le silence et à la place observa le médecin travailler.

« Comment va-t-il ? Lui demanda-t-il tandis que le médecin rangeait son tensiomètre.

-D'un point de vue médical, son état s'améliore. Ses résultats ont l'air bon et ses blessures guérissent à vitesse normale. Il pourra probablement quitter l'hôpital d'ici demain. Mais pour ce qui est de son état émotionnel, vous feriez mieux de lui demander vous-même.

Derek ricana légèrement à l'expression stupéfaite de Stiles et le médecin sourit d'un air confiant avant de se tourner à nouveau vers son patient :

-Vous devez rester couché, afin que vos blessures guérissent correctement. M. Stilinski, puis-je compter sur vous pour garder un œil sur lui ?

Il les regarda tout d'eux d'un air sévère et Stiles s'empressa de hocher la tête pour lui signaler son accord. Puis le médecin tendit la main en direction de Derek :

-Je passerai vous rendre visite demain matin, Derek.

-Merci, Dr. Deaton, répondit-il en lui serrant la main sans hésiter et Stiles se sentit étrangement fier devant la vitesse à laquelle Derek avait appris tous les petits gestes propres à la société dans laquelle ils vivaient.

-Alors, est-ce que tu sais ce que tu vas faire dès que tu seras sorti de l'hôpital ? Demanda-t-il à Derek dès que le Dr. Deaton eut quitté la pièce.

-Je ne sais pas, répondit-il en avalant nerveusement sa salive, lançant un regard à Stiles par-dessous ses cils. Qu'est-ce que tu veux faire ?

Stiles pinça les lèvres tout en réfléchissant à la question :

-Je devrais probablement aller rendre visite à mon père. Je lui en doit un peu une maintenant. Je peux peut-être rester un peu, prendre des petites vacances, profiter du calme et de la tranquillité après tout ce qui s'est passé.

-Ouais, tu devrais faire ça, marmonna Derek en baissant les yeux, le regard fixé au sol comme si le lino hideux l'avait en quelque sorte offensé.

Stiles le regarda bizarrement, jusqu'à ce qu'il comprenne enfin :

-Oh, je veux dire, tu peux venir avec moi. Si tu veux.

-Tu veux que je vienne ?

-J'adorerais ça, insista Stiles en entremêlant ses doigts à ceux de Derek. »

Un sourire plein d'espoir sur le visage, Derek leva les yeux de leurs mains jointes au visage de Stiles, avant de se pencher vers lui pour se jeter sur ses lèvres, Stiles répondant au baiser avec le même enthousiasme. Leurs dents s'entrechoquèrent au début, à cause du large sourire qui se dessinait sur leurs visages, mais ce sentiment d'allégresse fut rapidement remplacé par la satisfaction d'enfin pouvoir être dans les bras l'un de l'autre, sans qu'une sinistre menace ne vienne planer au-dessus de leurs têtes, Stiles profitant ainsi de la bouche chaude et douce de Derek. Derek lui lâcha la main pour entourer Stiles de ses bras et l'attirer davantage vers lui. Stiles ressentit une sensation de picotements dans les lèvres, qu'il avait rouges et gonflée, quand il fut forcé de se reculer pour reprendre sa respiration. Il fut ravi de voir que Derek avait l'air aussi groggy que lui. Le loup-garou avait les yeux mi-clos et les lèvres brillantes de salive, et Stiles se laissa aller à les embrasser une fois encore avant de se rasseoir :

« Tu devrais t'allonger.

Il se mit à gesticuler quand Derek le regarda d'un air de débauche avant de se mettre à bégayer :

-Parce qu'il faut que tu te reposes ! Ordres du médecin et tout. Et le plus tôt tu seras guéri, le plus tôt on pourra te faire sortir d'ici.

Avec un sourire en coin, Derek se recula sur le matelas, mais s'arrêta à mi-chemin avant d'atteindre le haut du lit :

-Tu restes là ?

-Bien sûr, répondit Stiles en haussant les épaules. Pourquoi pas. »

Il tenta d'avoir l'air détendu, mais son cœur battait la chamade à la simple idée d'être capable de tenir Derek dans ses bras et de pouvoir s'endormir à ses côtés, il était accroc à ce point là, putain. Évidemment, Derek s'en rendit compte grâce à ses stupides sens de loup-garou et il l'observa avec curiosité. Pour éviter son regard, Stiles grimpa rapidement sur le lit pour se laisser tomber à côté de Derek. Il tira les couvertures au-dessus de leurs têtes avant de se tourner vers Derek pour pouvoir le contempler dans la semi obscurité :

« Salut, murmura-t-il, et dans cet espace réduit, même à ses oreilles d'humain, sa voix lui sembla forte.

-Salut, répondit Derek avant de se rapprocher davantage. »

Leurs corps s'unirent sans qu'ils n'y prirent garde. Leurs jambes s'emmêlèrent et ils s'étreignirent de toutes leurs forces, cherchant à réaliser l'impossible pour se rapprocher encore davantage l'un de l'autre. Derek passa la main dans les cheveux de Stiles quand leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau dans un autre baiser, plus doux que le précédent, tandis que Stiles lui caressait le dos de haut en bas, avant que ses mains ne décident de se glisser sous sa chemise afin de venir profiter de la chaleur de sa peau. Il eut le souffle coupé quand Derek déplaça la jambe qui reposait entre ses cuisses pour venir presser contre son érection qui se faisait de moins en moins discrète. Il le repoussa à contrecœur en venant poser ses mains contre le torse de Derek tout en se reculant :

« Waouh, attends, on ne devrait pas faire ça.

Derek le regarda sans rien dire, et si Stiles ne désirait rien de plus que chasser cet air vulnérable de son visage à coups de baisers, il se devait d'être plus fort que ça.

-Le médecin a dit qu'il fallait que tu te reposes.

Derek se pencha à nouveau sur lui en poussant un soupir et vint caresser le cou de Stiles du bout du nez, avant de venir embrasser la peau sensible qui se trouvait là.

-Il a dit que je devais rester couché et je le suis, lui fit-il remarquer et Stiles ne put s'empêcher d'être impressionné par la capacité qu'avait Derek de détourner les règles à son avantage.

-C'est internet qui t'a appris à me répondre comme ça ? »

Au lieu de poursuivre leurs chamailleries, Derek inversa leurs positions pour se retrouver au-dessus de Stiles et le fit taire d'un baiser. Stiles accepta de considérer cette conversation comme peine perdue et s'installa confortablement contre les oreillers pour profiter de la sensation de la langue de Derek contre la sienne.

Alors que leurs baisers prenaient une tournure plus désespérée, Derek se mit à remuer des hanches contre la cuisse de Stiles, faisant haleter le jeune homme quand l'impressionnante érection du loup-garou vint frotter contre sa jambe. Il se mit à parcourir de ses mains le corps musclé et pourtant si fragile de l'humain et poussa un gémissement à la sensation de la peau douce sous sa paume quand il glissa les doigts sous la chemise de Stiles. Il repoussa le tissu vers le haut de son corps, embrassant et léchant la peau ainsi exposée, jusqu'à ce que la chemise se retrouve roulée en boule sous les aisselles de Stiles. Le jeune homme ricana au gémissement sourd que laissa échapper le loup-garou avant de se dégager. Repoussant les couvertures de côté, il se redressa pour s'asseoir, passa d'un seul geste la chemise par dessus sa tête avant de la laisser tomber au pied du lit. Derek fut à nouveau sur lui, avant même que le tissu ne touche le sol, sentant dans son cou son pouls battre sous sa langue et laissant des traces de dents le long de sa clavicule. Stiles laissa échapper un gémissement en se rapprochant de Derek, avant de secouer la tête et de se reculer juste assez pour tirer sur la chemise de Derek :

« S'il y a bien une personne qui doit être torse nu en ce moment, c'est toi.

Il la fit passer par dessus la tête de Derek et le repoussa d'une main sur le torse, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau allongé sur le lit :

-Putain, laissa-t-il échapper dans un soupir tandis qu'il parcourait du regard le dessin parfait des abdominaux de Derek. Tu es parfait. »

Il se pencha en avant pour venir attraper un mamelon entre ses lèvres. Derek en eut le souffle coupé et il glissa les mains dans les cheveux de Stiles, l'attirant encore plus près. Stiles sourit contre le téton et se mit à tracer des cercles du bout de la langue autour de ce dernier. Ses mains remontèrent dans une caresse le long des côtes de Derek et il laissa échapper un petit rire quand les doigts de Stiles effleurèrent un endroit chatouilleux, mais ce rire se changea rapidement en un gémissement quand Stiles recula pour venir souffler de l'air froid sur le mamelon désormais très sensible de Derek. Il se pencha pour faire subir le même traitement à l'autre mamelon, jusqu'à ce que Derek ne se mette pratiquement à ronronner et ne tire sur les cheveux de Stiles, cherchant à le faire remonter pour venir l'embrasser à pleine bouche.

Derek se recula et leva les yeux pour venir plonger son regard dans celui de Stiles, un sourire indolent étirant ses lèvres :

« Je ne te l'ai pas encore dit.

-Dit quoi ?

-Que moi aussi, je t'aime.

Le temps d'un instant, Stiles resta figé sous la surprise, sans pouvoir faire autre chose que fixer l'homme magnifique qu'il surplombait, avant de venir à nouveau plaquer ses lèvres contre les siennes :

-Mon Dieu, Derek, gémit-il tout contre sa peau avant de l'embrasser le long de la mâchoire. Je t'aime, moi aussi.

Il s'appuya de tout son être contre Derek, de façon à pouvoir effleurer librement chaque millimètre de son corps. Le loup-garou remua des hanches et poussa un gémissement à la douche pression qui en résulta.

-Stiles, je t'en prie !

-Tout ce que tu veux, Derek. Dis-moi. Qu'est-ce que tu veux que je fasses ?

Derek leva à nouveau ses hanches pour les presser contre celles de Stiles en poussant un faible gémissement. D'une main sur sa hanche, l'humain le pressa à nouveau contre le matelas, les doigts de son autre main venant effleurer l'élastique de son caleçon.

-Tu es sûr ? C'est que, tu n'as jamais...

-Stiles, gronda le loup-garou. J'ai lu sur ce sujet. Je sais ce que je veux et je te veux, toi. Contentes-toi de me toucher.

-D'accord, souffla-t-il en hochant bêtement la tête, l'esprit embrumé par son désir grandissant.

Il glissa la main sous l'élastique de son caleçon pour se saisir de sa queue. Il la serra légèrement et en taquina le gland en venant y tracer des cercles du bout du pouce, avant de commencer à le branler. Derek s'accrocha à Stiles, les mains agrippées dans son dos, et sa respiration se fit haletante. Théoriquement, il savait ce qu'était un rapport sexuel, avait lu au sujet des procédés physiques, de l'excitation et de la stimulation sexuelle, mais rien n'aurait pu le préparer à ce qu'il ressentait. À ce que Stiles lui faisait ressentir. Son corps bourdonnait d'excitation et chaque effleurement de l'autre homme faisait de cette sensation à la fois une torture et un soulagement. Tout son corps se mit à trembler et à transpirer. La chaleur s'accumulant dans son bas ventre s'étendit au reste de son corps, incendiant ses veines comme un feu de forêt, détruisant l'ordre établi, mais laissant derrière elle une terre encore plus fertile. Chaque baiser éteignait l'incendie et chaque effleurement ravivait les flammes.

Stiles se redressa pour s'asseoir à cheval sur les cuisses de Derek. Lentement, il baissa son caleçon et exposa sa queue à son regard brûlant. Croisant son regard, il se lécha les lèvres avant de s'abaisser pour venir lécher la queue de Derek sur toute sa longueur. Derek rejeta la tête en arrière sur l'oreiller et cambra le dos, la sensation trop intense pour qu'il se tienne tranquille. Un sourire en coin sur les lèvres, Stiles plaça à nouveau la main sur sa hanche et chercha à l'empêcher de trop bouger. Il entoura la queue de Derek de sa main libre et prit le gland dans sa bouche. Les mains agrippées aux draps et ne retenant aucun de ses gémissements éhontés, Derek agitait la tête en tous sens tandis que Stiles suçait et léchait avec ardeur. Stiles se retira avec un bruit obscène avant de lever les yeux sur Derek :

-J'apprécie tes commentaires, mais si on pouvait éviter que des gens entrent ici, en pensant que quelqu'un est en train de mourir, ce serait bien.

Derek baissa sur Stiles des yeux aux pupilles dilatées. Il ignorait comment il était censé garder le silence, quand Stiles lui faisait tant de bien. Il hocha néanmoins brièvement la tête. Vu la situation, il aurait accepté tout ce que Stiles lui aurait demandé, si seulement l'autre homme acceptait de continuer à le toucher.

Stiles lui caressa les cuisses d'un air approbateur, avant de plonger son visage dans l'entre-jambe de Derek pour venir lui sucer les bourses. Derek poussa un grognement, avant de s'en empêcher en plaquant la main sur sa bouche. Ce qui fit ricaner Stiles, la vibration de son rire résonnant à travers le corps de Derek qui eut alors encore plus de mal à retenir ses cris.

Remplaçant sa bouche par une main, Stiles caressa les bourses de Derek entre ses doigts, tout en mordillant sa queue avant de le reprendre en bouche. Derek tremblait sous le traitement que lui infligeait Stiles et très vite, sa respiration se fit irrégulière et il se mit inconsciemment à remuer des hanches. Respirant par le nez, Stiles laissa Derek s'enfoncer davantage avant de déglutir, sa gorge se contractant autour du bout de sa queue. Le loup-garou enfonça sa tête de côté dans l'oreiller pour étouffer son cri alors que tous les muscles de son corps lui donnaient l'impression de se contracter avant de se détendre au même moment. Un voile noir tomba devant ses yeux sous la force de son orgasme, sa queue au fond de la gorge de Stiles. Stiles avala autant qu'il put avant d'essuyer le mélange de sperme et de salive sur son menton après s'être reculé. Il remonta lentement le long du corps de Derek, qui était étendu sur le lit, épuisé et un sourire indolent sur le visage, avant de venir l'embrasser à pleine bouche.

-Comment c'était ? Lui demanda-t-il, le menton appuyé sur la poitrine de Derek.

Une lueur taquine scintilla dans les yeux de l'autre homme quand ils tombèrent sur les lèvres enflées de Stiles :

-Bada boom.

Stiles leva un sourcil en direction de Derek :

-Bada boom ?

-Big bada boom, répondit-il en riant doucement.

Stiles leva les yeux au ciel et lui frappa l'épaule du plat de la main, mais lui-même ne pu s'empêcher de ricaner. Il reprit très vite ses esprits quand il sentit les mains de Derek prendre son cul en coupe. De nouveau prêt à remettre le couvert, le loup-garou l'embrassa le long de la mâchoire avant de venir lui mordiller le lobe de l'oreille :

-Quand j'ai lu au sujet des rapports sexuels, ils disaient également que, dans une bonne relation, les deux partenaires prennent soin du plaisir de chacun.

-Derek, tu n'es pas obligé, chercha à le rassurer Stiles, mais il fut rapidement réduit au silence quand Derek leva ses hanches pour venir les presser contre l'érection de Stiles qui avait été négligée.

D'une main, il descendit le pantalon de sport de Stiles suffisamment bas pour pouvoir poser les yeux sur sa queue, dont son autre main s'empara aussitôt. Il serra à peine la main autour de sa queue, la caressant timidement sur toute la longueur, jusqu'à ce que Stiles ne vienne recouvrir sa main de la sienne pour ainsi resserrer la prise qu'ils avaient sur son membre. Cela frottait un peu avec le liquide séminal comme seul lubrifiant, mais avec Derek l'embrassant le long de la mâchoire et marmonnant des encouragements à même sa peau, Stiles n'en avait cure, et s'enfonça davantage dans l'étau de leurs mains jointes. Il se figea au-dessus de Derek, quand il entendit soudain un bruit derrière lui, et il se retourna suffisamment vite pour voir la porte se refermer brusquement.

-Oh mon Dieu ! Marmonna-t-il, mortifié, en laissant tomber sa tête à côté de celle de Derek, qui ne semblait pas dérangé par la courte interruption et continuait de mordiller le long du cou de Stiles. Il laissa sa main libre glisser en bas du dos lisse de Stiles pour brusquement se saisir de son cul, ses doigts explorant sa raie jusqu'à ce que l'un d'entre eux ne rencontre les plis de son entrée pour venir appuyer avec insistance.

-Oh mon Dieu ! Cria Stiles quand ses muscles se détendirent, permettant au bout du doigt de Derek d'en franchir l'anneau. Toutes pensées au sujet de la personne qui se trouvait de l'autre côté de la porte furent mises de côté alors qu'il se laissait à nouveau emporter par la présence de Derek. Il se déplaça entre les mains sûres du loup-garou, vers l'avant pour baiser son poing et vers l'arrière pour se presser contre son doigt. En un rien de temps, il fut à nouveau haletant, respirant difficilement dans l'oreille de Derek, et il n'eut besoin que de quelques coups de hanches supplémentaires pour venir se répandre sur le ventre de Derek. Il laissa échapper un faible gémissement en regardant la substance blanche gicler sur les muscles de l'autre homme avant de se laisser mollement tomber à ses côtés, ses doigts venant dessiner avec paresse des motifs dans l'étendue de peau ainsi souillée.

-Putain, Derek, dit-il, faute de mieux, après s'être remis à respirer normalement. Il se blottit contre le flanc du loup-garou, profitant de sa chaleur, et ferma les yeux, prêt à s'endormir d'une seconde à l'autre. Derek le serra dans ses bras et vint presser un baiser au sommet de son crâne.

-On ferait mieux de se nettoyer et de voir ce que veut le Dr. Deaton, marmonna-t-il dans ses cheveux, et pourtant, en dépit de ses paroles, il resserra son étreinte autour de Stiles.

-Attends, s'exclama Stiles en ouvrant brusquement les yeux pour venir fixer Derek de son regard confus. Le mec qui vient de nous surprendre...

-C'était le Dr. Deaton. D'après ce que j'entends, on dirait qu'il est encore à l'extérieur, à empêcher Argent et ses associés d'entrer.

Le loup-garou pencha la tête et se concentra sur les voix qu'il pouvait entendre à l'extérieur de la chambre :

-Et il y a un certain Shérif Stilinski qui demande à voir son fils ?

Stiles poussa un grognement avant de cacher son visage dans l'épaule de Derek :

-On vient de sauver le monde, ils ne peuvent pas nous laisser le temps de souffler ?

-Deaton ne rentrera plus de sitôt, répondit Derek, pince-sans-rire, fronçant les sourcils quand son air sérieux fit ricaner l'humain.

-Alors on les a fait fuir ? Parfait, j'ai besoin d'encore quelques minutes avant de pouvoir affronter le monde à nouveau et j'ai envie de les passer à faire des câlins.

Il ferma les yeux et profita de la chaleur de la peau de Derek pressée contre la sienne. Le loup-garou poussa un profond soupir et se mit à caresser de haut en bas le bras de Stiles du bout des doigts. Toute cette situation était nouvelle pour lui, mais il la préférait déjà aux nombreuses situations dangereuses et hostiles qu'il avait expérimentées jusque là.

-C'est agréable, songea-t-il à voix haute. Faire des câlins est agréable. Peut-on le faire plus souvent ?

-Tous les jours, promit Stiles. »

La perspective de toutes les conversations qui l'attendaient et de toutes les questions auxquelles il aurait à répondre dès qu'il sortirait de cette chambre ne le réjouissait pas vraiment, mais il se sentait à l'aise sachant que Derek serait à ses côtés. Et pour l'instant, il pouvait avoir ce moment de paix et de tranquillité avec lui et il allait s'assurer d'en savourer chaque seconde.