Chapitre 5: La beauté du geste (Gérard De Palmas)
_Harry, s'écria Hermione, mais qu'est-ce que tu fais?
La jeune fille venait d'entrer dans la bibliothèque, là où se trouvait son ami. Ce dernier était tranquillement assis, et consultait un livre de sortilège. Il était vraiment assidu dans ses études, et commençait même à prendre un peu d'avance pour ses prochains cours.
_Je révise, répondit-il, un peu pris de court et surpris de la demande de son amie.
_Tu devrais faire une pause.
_Pourquoi? Je croyais que je ne travaillais pas assez?
_Effectivement, on ne travail jamais assez. Mais il faut aussi manger, et c'est l'heure de déjeuner.
_Plus tard. Je n'ai pas très faim pour le moment.
_Mais c'est prêt. Et tout le monde t'attend.
_Comment ça tout le monde?
_Ron, Fred, George, Bill, Percy, Charlie, Ginny, Arthur, Molly, Remus, Neville, Dean, Seamus, Lavande, Hagrid, Le professeur Dumbledore, Olivier, Maugrey,…
La liste était bien longue. Heureusement que le manoir Salinger, possédait une grande salle à manger, avec une grande table, afin que tous puissent le faire en même temps et au même endroit.
_Pourquoi sont-ils tous là? Demanda t-il étonné.
_Parce que c'est ton anniversaire, bêta!
_Mais ils ne seraient pas en un peu en avances? C'est demain.
_Ah bon? Tu es né en août?
_Bah non.
_Dans ce cas c'est bien aujourd'hui. On est le 31 juillet.
_Déjà?
Harry avait été tellement absorbé par ses révisions, qu'il en avait perdu la notion du temps. Il n'avait même pas réalisé qu'il venait d'avoir dix sept ans, et qu'à présent, il était majeur. Dans son monde à lui, seulement, légalement selon la loi des Moldus, ce n'était pas le cas. Ce qui n'avait à ses yeux pas la moindre valeur. Il referma son livre, sans oublier de laisser un marque page, afin de reprendre où il s'était arrêté. Il se leva, et suivit son amie. Il allait revoir toutes les personnes qu'il aimait, sa véritable famille, ceux qui lui rendaient son amour et le comprenaient. Passer du temps avec eux, lui ferait du bien, et l'aiderait a ses changer les idées. C'est tout ce qu'il attendait de leur part. Il n'avait besoin de rien d'autre.
Il ne fut pas étonné de voir que la décoration de la salle à manger était simple, sans aucune fioriture, ni aucun tape à l'œil. Il ne s'était pas attendu à ce qu'autant de personne ait fait le déplacement, uniquement, pour venir fêter son anniversaire. Il se rendit compte à quel point il avait des amis, des personnes sur qui il pouvait compter, et qui l'aimait suffisamment pour vouloir passer du temps avec lui. Il s'installa à la place d'honneur de la table, un peu gêné d'être le centre d'attention de tous. Il n'aimait pas trop être mis en valeur de cette façon, mais il préféra ne rien dire, de peur de passer pour un ingrat. Ce qu'il n'était pas. Il appréciait à sa juste valeur, l'attention qu'on pouvait lui portait, et qui lui faisait cruellement défaut dans sa véritable famille. Au moins, il n'était plus obligé de les supporter, ni de les voir, étant donné que son véritable tuteur était Sirius.
C'est dans la joie et la bonne humeur que le déjeuner commença. Ron prit tout naturellement place à la droite de Harry, et Hermione à sa gauche. Le service, fut assuré par quatre elfes de maison. Ces derniers n'avaient aucune ressemblance avec Dobby. Ils portaient des costumes, noir et blanc, relativement bien taillés. Ils n'avaient pas non plus, l'air de chien battu, et avançaient la tête droit, avec un sourire non forcé aux lèvres. Personne ne semblait vraiment choqué de leur voir se déplacer, et déposer les assiettes devant chaque convives. Sauf Hermione. Cette vue la révolta et lui coupa instantanément l'appétit. Elle regretta amèrement de ne pas avoir pris ses badges avec elle. Ceux de l'association qu'elle avait créée, plusieurs années auparavant, et qui ne comptait que très peu de membres à son actif. Elle avait toujours pensé que la famille Salinger, valait mieux que les autres familles, dites pures, et qu'aucun de ses membres ne s'adonnait à cette forme d'esclavagiste. Visiblement, elle s'était trompée. Elle en avait la preuve sous ses yeux. Il était pour elle, hors de question, de cautionner ce genre de dérive, et par conséquences de manger ce qu'il y avait dans son assiette. Pourtant le plat était bien présenté, et sentait bon.
_Pourquoi tu ne pas manges pas? lui demanda Ron, la bouche pleine.
_Je ne peux pas.
_Pourquoi? Je croyais que tu aimais le saumon?
_Tu ne peux pas comprendre à quel point je suis dégoûtée.
_Tu es végétarienne à présent?
_Euh non.
_Dans ce cas tu n'a aucune raison de ne pas manger.
_Non. Je n'en ai pas envie.
_Donne-moi ta part dans ce cas.
_Non plus.
_Pourquoi? Qu'est-ce qui t'en empêche? Il ne faut pas gâcher la nourriture, ce n'est pas bien, surtout quand c'est bon.
_As-tu au moins conscience de ce qu'il se passe en ce moment?
_Il ne se passe rien de particulier.
_Tu es aveugle? Tu as bien vu qui fait le service?
_Oui. Des elfes de maison. Et alors?
_Et cela ne te choque pas?
_Pourquoi? Qu'il y a t'il de si choquant?
_Le fait de contribuer à l'esclavage par exemple. As-tu seulement conscience que ce tu dévores aussi vite, a dû être préparé dans la douleur et la sueur. Comment peux-tu te goinfrer? Comment peux-tu être aussi insensible face à leur détresse.
_Ils n'ont pas l'air de souffrir.
_Ne te fies pas à ce que tu peux voir. Ce n'est pas parce qu'ils ont le sourire aux lèvres, qu'ils sont heureux. Ils doivent travailler toute la journée, et sûrement tous les jours de la semaine. Est-ce que tu trouves cela normal? Pas moi. C'est révoltant. Il est largement temps de faire quelque chose pour leur venir en aide, de ne plus les exploiter, de ne ….
_Plus les obliger à manger les restes.
La personne qui venait de parler n'était pas Ron. Ce dernier n'avait rien dit, ni ouvert la bouche. La jeune fille sursauta lorsqu'elle se rendit compte qu'un elfe de maison était juste à coté d'elle. Elle était tellement concentrée sur son monologue interminable, qu'elle ne l'avait même pas entendu arriver.
_Parce qu'on vous oblige à manger les restes? Lui demanda Hermione, choquée qu'on puisse rabaisser quelqu'un à ce point. Qui peut-être aussi cruel pour vous forcer à faire ça?
_Vous!
_Comment ça moi? Je n'ai rien fait de tel.
_Alors pourquoi vous n'avez rien mangé?
_Parce que je veux que vous ne soyez plus exploité par les riches. Que vous ayez des conditions de travail acceptable.
_Et pour cela, vous refusez de manger ce que j'ai eu autant de mal à faire.
_J'en étais sûre. Vous vous faites bien exploiter.
_Comment ça?
_Vous êtes contraint de faire un travail qui ne vous plait pas.
_Comment ça?
_Mais, vous venez de dire que vous vous êtes donné du mal pour le faire.
_Ce n'est qu'une expression.
_Vous n'auriez pas préféré faire autre chose?
_Mendier par exemple?
_Non, bien sûr que non. Mais vous pourriez faire quelque chose de plus valorisant.
_En quoi cuisiner et servir, serait dégradant? Personne ne m'a obligé à le faire.
_Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je voudrai juste que vous soyez traité comme vous le méritez. Vous êtes au moins payé pour ce que vous faites.
_Oui.
_Vraiment?
_Je gagne deux Gallions ….
_Deux Gallions? C'est tout? Hermione, ne pensait pas qu'une personne puisse être aussi mal payé. Comment peux-tu être aussi avare? dit-elle à Thomas écœurée par tant de radinerie. C'est à peine le prix d'un billet de cinéma, à la seule condition que leur statut leur permette de bénéficier d'un tarif réduit.
_C'est pour une heure de travail que je les gagne, répliqua l'elfe de maison, fort mécontent de se faire couper la parole, d'une façon aussi grossière. Comment avez pu croire que je pouvais être si mal payé. De plus mon maître, monsieur Thomas, m'a toujours traité correctement, ne m'a jamais rabaissé, ni insulté. Pourquoi vous le faites vous?
_Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas vous vexer monsieur.
Hermione se sentit un peu bête d'avoir aussi mal jugé son professeur. Elle le connaissait, elle devait donc savoir qu'il ne ferait pas ce genre de chose. Sur le coup, elle n'avait pas réfléchi. Elle s'était contentée d'agir sur un coup de tête. Elle devait faire quelque chose, afin de prouver à l'elfe de maison à quel point elle était sincère lorsqu'elle lui avait dit qu'elle était désolée. Elle décida de goûter le plat, elle le trouva bon, bien qu'un peu refroidi. Elle ne pouvait pas s'en plaindre, cela n'aurait pas été le cas, si elle n'avait pas attendu aussi longtemps.
_C'est très bon, dit-elle à l'elfe de maison, et ce sans la moindre arrière pensée.
Ron quant à lui était resté sur l'histoire des deux Gallions de l'heure. C'était relativement bien payé, et le travail ne semblait pas aussi pénible que ça finalement.
_Thomas, tu n'aurais pas besoin d'un elfe de maison de plus, par hasard?
Ce qui fit le silence autour de lui. Tous les regards étaient rivés sur lui.
_Ben quoi? C'est super bien payé comme travail.
_Non. Je suis désolé Ron, mais pour le moment, je n'ai besoin de personne d'autre.
Ce fut le seul incident notable de tout le repas. Fin enfin le désert, et le gâteau avait bien dix sept bougies. Harry les souffla, pendant que tous ses amis lui chantaient bon anniversaire, plus ou moins juste. Enfin faux pour la plupart d'entre eux, mais ce n'était pas si grave que cela. Le plus important étaient qu'ils étaient tous là pour lui souhaiter.
Vient enfin la distribution des cadeaux. Toutes les personnes présentes lui donnèrent comme présent, une simple enveloppe. Il ne reçut rien d'autre. Il ne s'y était pas attendu à ça. De toute évidence, on venait de lui offrir de l'argent, parce que rien d'autre ne pouvait tenir dans une simple enveloppe. Il ne doutait pas à quel point il était loin de la vérité. Il ne découvrit pas tout de suite le sens caché, ni le véritable cadeau. Il dut toutes les ouvrir, pour se rendre compte qu'elles contenaient une unique pièce en forme d'étoile. Ce qu'il avait devant lui, était tout simplement les pièces d'un puzzle. Ce n'est qu'une fois reconstitué, qu'il sut ce que ses amis lui avait offert. Une semaine de vacances à Barcelone en Espagne, avec la personne de son choix. Nul doute que la personne en question, serait Draco. Il ne pensait pas pourvoir être plus gâté, qu'il ne pouvait pas recevoir quelque chose qui lui ferait encore plus plaisir. Une fois de plus, il se trompa. Il découvrit un autre présent, deux places pour la finale de la coupe d'Europe de Quidditch, qui comme par hasard, devait de dérouler en Espagne, et plus précisément à Barcelone. Ce qui expliqua le choix de la destination.
_Je ne peux pas accepter, c'est trop.
_Bien sûr que si, répliqua Hermione. C'est quand la dernière fois que tu t'es vraiment reposé?
Il n'en avait pas la moindre idée. Il ne se souvenait même pas l'avoir vraiment fait.
_Mais je croyais que je ne travaillais pas assez.
Hermione rougit, après tout c'était elle qui lui avait reproché de ne pas être assez assidu dans ses études. Elle n'avait pas pensé, qu'il l'ait prise autant au pied de la lettre, et qu'il puisse autant s'épuiser.
_Tu dois aussi te ménager, sinon tu ne pourras jamais tenir. Et changer d'air te fera le plus grand bien.
La jeune fille avait raison, et il n'avait aucune raison de ne pas accepter. Ce qu'il fit, sans oublier de remercier personnellement tous ses amis, d'avoir eu la bonne idée de se cotiser, afin de lui faire un plus gros cadeau. Il leur promit de bien en profiter, et de leur envoyer des cartes postales de la-bas.
La première chose que firent Harry et Draco, lorsqu'ils descendirent du train qui les avait conduit à leur destination, fut de se rendre directement à leur hôtel. Le voyage, les avait épuisés. Ils avaient hâtes d'aller se coucher et de dormir un peu. L'établissement, d'une taille modeste, ne possédait aucune étoile, n'était pas renommé non plus. Le décor était simple sans aucune fioriture superflu et inutile. Leur chambre était petite, et propre. Au centre se trouvait un lit pour deux personnes, avec un dessus de lit marron claire, ainsi qu'une armoire, une table et deux chaises. Au fond, se trouvait une minuscule salle de bain. Au moins la fenêtre donnait sur la mer, ce qui leur permettrait de le voir le matin lorsqu'ils se réveilleraient, et le soir au moment de se coucher. Ce qu'ils firent, après avoir posé leurs valises. Ils rangeraient leur affaire plus tard.
Ils se levèrent tard le lendemain et parfaitement reposées aussi. Ils firent leur toilettes, mirent des vêtements plus confortable et léger, puis allèrent prendre leur premier petit déjeuner, face à la mer, sur la terrasse d'un café. Ils furent séduits par le bruit des vagues se jetant dans la mer, par le calme et la sérénité des lieux. Ils arrivèrent même à faire abstraction du bruit et du tapage, fait par les nombreux touristes présents eux aussi ce jour là. Tout ce qui comptait, qui était le plus important à leurs yeux, étaient d'être ensembles, dans leur bulle. D'être anonymes dans cette foule d'inconnu, sans que personne ne les regarde vraiment, ne le juge, les laissant vivre tout simplement leur vie. Et c'est exactement ce qu'ils firent. C'étaient si agréable de se laisser aller, de tout lâcher, de tout oublier, de profiter.
Le lendemain, ils décidèrent de se levèrent plus tôt. De cette façon, il pourrait visiter la ville, et profiter de la fraîcheur matinal. Les après midi, ils faisaient une petite sieste à l'abri du soleil dans leur chambre. LEe temps était trop lourd, est la chaleur trop pesante, pour qu'ils puissent faire autre chose. Ils attendait le début de la soirée, pour se rendre sur la plage. Ils pourraient bronzer un peu, ils pourraient même se baigner dans la mer. Ils ne savaient pas vraiment nager, mais ce n'était pas nécessaire, puisqu'ils n'iraient pas très loin non plus. Ils préférèrent rester là où ils avaient pied. C'était agréables de sentir l'eau chaude de la mer leur caresser les mollets. Ils se contèrent de marcher le long de la plage, tout en s'éclaboussant de temps en temps, et de se courir après, tout en laissant leur joie s'exprimer. Ils tombèrent plusieurs fois, il burent aussi la tasse, ce qui ne les empêcha pas de recommencer. Le soir, ils dînèrent, tout en profitant du couché de soleil. Ils se couchaient ensuite très fatigués de leur si longue journée, et heureux d'avoir pu profiter de chaque instant.
La fin de leur semaine arriva bien trop vite. Certes ils étaient content de pouvoir assister à une finale de coupe d'Europe, mais après ils devraient partir et retrouver leur petite routine quotidienne. Ils se rendirent au stade avec beaucoup d'avances. Les places qu'ils avaient n'étant pas numérotées, ils devaient être présents tôt afin de ne pas être trop mal placés. Ils restèrent de longues heures debout avant de pouvoir enfin prendre place, et de s'asseoir enfin.
La cérémonie commença lorsque tout le monde fut entré, et que la nuit était tombée. Le spectacle pouvait commencer. Plusieurs personnes arrivèrent en courrant sur le stade. Elles tenaient un drapeau jaune ou rouge dans la main. Peu de temps après la carte de l'Europe apparut, avant de se transformer en drapeau Espagnol, puis catalan. Ils assistèrent ensuite à un spectacle de flamenco, à une reconstitution des corridas, ponctués de olé enflammées du publique. Ils n'avaient pas l'habitude d'assister à ce genre de choses, ce qui ne les empêcha pas de prendre beaucoup de plaisir. Cela leur permit de découvrir une autre culture, et tout ce qu'ils n'avaient pas eu le temps de voir en seulement six jours.
Vient enfin le moment tant attendu par les milliers de fan présents ce soir là. L'arrivée des deux équipes, qui allaient se disputer le titre de champion d'Europe. Ce serait L'Angleterre contre L'Espagne. La surprise, était de voir le pays organisateur arriver à un tel niveau de la compétition. Certes, les joueurs n'étaient pas trop mauvais, mais ils n'avaient pas les mêmes qualités que d'autres, qui pour des raisons mystérieuses s'étaient fait rapidement éliminés dès le premier match. Les esprits chagrins, criaient au complot. Les Espagnols avaient été largement avantagés par le publique, qui en toute logique, avait plus encouragés leur compatriote, plus qu'il ne l'avait fait avec toutes les autres équipes. Harry et Draco espérèrent que cela n'allait pas découragés leur propre équipe, surtout que l'un d'entre eux, avait été pour un moment, un de leur camarade de classe à Poudlard.
Les choses sérieuses commencèrent enfin. Les deux équipes n'avaient pas le même niveau, l'une était nettement supérieur à l'autre. Paradoxalement, ce ne serait peut être pas la meilleur qui gagnerait ce soir. Les Espagnols, bien que moins performants, ayant une façon de jouer plus chaotique. Mais ils étaient littéralement portés par la majorité des personnes présentes. N'importe qui aurait pu se retrouver déstabilisé par autant de chauvinisme. C'est exactement ce qui arriva à l'équipe adverse. Les Anglais avaient du mal à se concentrer, à faire la moindre passe. Olivier n'était que l'ombre du lui même. Il donnait l'impression de n'avoir jamais pratiqué ce sport de sa vie, si bien qu'il ne réussit pas à bloquer les balles. C'était comme si il n'était pas présent. C'est totalement impuissant, qu'il regardait ses camarades tenter vainement de rattraper le score sans jamais y arriver. Leur seule et unique chance de se rattraper et de sauver leur honneur était d'attraper le vif d'or avant que leur concurrent ne marque suffisamment assez de point pour pouvoir gagner sans cet avantage. Cela semblait facile en théorie, sauf que l'attrapeur de l'Espagne, avait un capital sympathique non négligeable. Un certain Raphaël Danal. Ce dernier aurait bien été bête de ne pas en profiter. Il pourrait même narguer son collègue d'en face, se moquer de lui et de sans non popularité. Au début Harry, l'avait détesté avec autant de force que les autres semblaient l'aimer. Il s'attendait à ce que le joueur se pavane devant ses fans, et ne fasse rien d'autre. Il fut très surpris par sa réaction et son attitude. D'un simple geste, il avait réussit à faire taire la majorité des fan en délire. Qui aurait cru qu'il allait se montrer fair play et respectueux envers ses adversaires. Son niveau de jeu était bien meilleur que celui de ses coéquipiers. Il avait la souplesse, la dextérité et l'élégance, que peu avait, et que beaucoup lui enviait. Il ne se montra ni hautain, ni arrogant. Il manifesta pas sa joie, et ne nargua personne, même pas lorsque ses coéquipiers marquaient un but. Tout ce qu'il faisait était de suivre des yeux le vif d'or, tout en s'arrangeant pour être le plus prés.
Ce qui devait arriva. C'est Danal qui finit par s'emparer du vif d'or, et le match était terminé, par une victoire éclatante de L'Espagne. La première chose qu'il fut une fois qu'il posa un pied sur le sol, fut d'aller saluer les perdants. Il s'excusa même pour le manque évident de savoir vivre du public. Ce dernier n'avait pas, un seul moment était impartiale ni juste. Pourtant, il n y était pour rien, et n'avait pas à le faire. Il avait même essayé de les calmer, mais un peu trop tard, et les choses n'avaient pas pu être rééquilibrées. Cela le rendit un peu plus sympathique aux yeux de Harry, puisqu'il venait de faire preuve d'humilité et de modestie. Aucun autre Espagnol n'en furent autant, ils étaient trop occupés à se félicité les uns les autres.
Ces brefs vacances, leurs firent beaucoup de bien. Surtout Harry, qui put reprendre ses révisions plus sereinement. Il arrivait mieux à retenir les informations, et n'avait plus besoin de rester autant de temps sur ses livres pour pouvoir comprendre. À présent, il ne doutait plus en lui, ni en ses capacités. Il avait toutes les chances de réussir son concours, et cela lui remonta le morale.
Une semaine après son retour, il célébra son mariage avec Draco. Ce dernier avait profité du voyage, pour lui faire se demande. Chose à laquelle il s'était attendu, sans vraiment croire que cela arriverait bien. Personne n'aurait pensé qu'un jour, ses deux ennemis, puissent se rapprocher de cette façon, et de décider de se lier et de s'aimer avec autant de force et de passion.
Ils choisirent la simplicité et l'intimité. Ils n'avaient pas besoin de faire dans le tape à l'œil, ni de dépenser une fortune pour une seule journée. Même si ce jour allait devenir l'un des plus importants de leur vie. Cela se passa dans un petit jardin fleurie, sous le chant des petits oiseaux. Oui l'ambiance était à l'amour et à la romance.
Draco fut le premier a arrivé devant le maître de cérémonie. Il avait demandé à Thomas de le conduire et d'être aussi son témoin. Il en avait profité d'être seul avec lui un moment pour lui offrir la canne de son père. Il se sentait responsable de la perte de son autre canne, bien que son professeur ne lui ai fait aucun reproche, étant donné que c'était à cause de sa propre mère qu'il n'en avait plus. Harry arriva peu de temps après, sous les yeux de tous. Lui c'était à Sirius d'être à ses côtés à cet instant.
Les jeunes mariés s' échangèrent leurs vœux, se firent le serment de s'aimer dans la richesse et la pauvreté, dans la santé et la maladie, la tristesse et la joie. Ils se jurent de rester fidèle jusqu'à ce que la mort les séparent. C'était certes peu original, étant donné que c'était en général ce qui était dit à tous les mariages. Cela n'empêcha pas certaines personnes présentes d'avoir comme une larme à l'œil. Leur sincérité et leur bonheur faisait plaisir à voir. Pas de toute ces deux là étaient faits pour être ensembles, ils formaient un joli couple assourdit et si uni. Ils eurent des applaudissements et d'autres larmes aux moments où ils s'embrassèrent. Cela leur donna le rouge aux joues, ils étaient un peu intimidé.
Le repas se fit dans la plus grande simplicité. Le principale était de se retrouver tous autour d'une table et de partager tout simplement. Ce fut bien le cas, ils discutèrent, rirent aux éclats aux blagues pas toujours drôle de Fred et George. Puis se fut l'heure de faire la fête et du bal. Les premiers à entrer en piste, furent bien évidemment les jeunes mariés. Ils choisirent comme chanson d'ouverture, une chanson du groupe Muse, I belong to you, mon cœur s'ouvre à ta voix.
Natacha, insista pour y assister elle aussi. Elle ne faisait pas partie de la famille, mais avait été leur professeur, et avait été très proche de ses élèves. Comme elle se sentait bien, elle pu obtenir l'autorisation de s'y rendre. Elle espérait peut-être attraper le bouquet de « la mariée » dans l'espoir de l'être elle aussi à son tour. Elle en profita pour faire danser son fiancé. Bien que ce dernier soit toujours aussi raide qu'avant. Il avait pourtant fait des efforts, et avait même pris quelques cours afin de s'améliorer. Au moins il n'était plus aussi maladroit et ne lui marchait plus sur les pieds.
A la fin les deux mariés quittèrent leurs invités, afin d'aller se réfugier dans leur chambre, et de profiter de leur première nuit en tant que couple officiellement uni par les liens du mariage.
À suivre chapitre 6, Les meilleurs ennemis.
Merci de continuer à lire et de votre patience.
J'espère que vous avez pris du plaisir à lire ce chapitre.
Vous pouvez me laisser un commentaire, cela me fera plaisir, mais ce n 'est pas une obligation.
En attendant le chapitre 6 watch?v=kjgThiPyeVk&index=2&list=PLgiDCgvRv_wHQBdqoSy-lkD98JBXzZJBP
See you
