Nb: Dans certains cas le professeur Ocean perd son accent Québécois,dans ce cas les dialogues sont notés de la même façon que les autres, quand il l'a ce sera entre "guillements"
Chapitre 11: vérité ( Depalmas)
L'emploi du temps de Harry était allégé depuis qu'il n'allait plus à certains de ses cours. Son temps libre, il le passait en compagnie de son kneazle, œil de geai. Ensemble, ils faisaient de longues promenades dans le parc. Ils allaient ensuite s'asseoir près du lac, lorsqu'ils étaient fatigués de marcher, afin de profiter du silence et du calme, et ne rien faire d'autre que de profiter du paysage. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont toujours une fin. C'était à contre cœur qu'il laissait son petit félin dans son enclos. Il devait se rendre à son cours de potion. Dire qu'il avait détesté cette matière, et qu'il aurait fait tout et n'importe quoi, pour en être dispensé. Pourtant, cet après-midi, il était content d'y aller. Personne ne l'obligea à le faire, si il y allait c'était uniquement parce qu'il en avait envie. Le fait que ce soit son parrain, qui était le professeur, y était pour beaucoup. Une fois entré, il s'installa directement à cotés de sa moitié Draco. Il sortit son livre de son sac, car il avait bien l'intention de faire l'exercice du jour, même si ses chances de le réussir étaient très faible. Il n'avait pas fait l'effort de se déplacer, pour ne rien faire, et ne pas suivre les instructions. Mettre un peu d'eau dans un chaudron, ajouter des feuilles de sauges, de l'aconit, de la mandragore , et le plus important porter le tout à ébullition, tout en remuant de temps en temps. Rien de compliqué, il se pourrait même, qu'il réussisse sa potion sans aucune aide extérieure. Il venait de poser son chaudron, juste au dessus de la bougie qu'il avait allumée, qu'il se fit interpellé par Sirius.
_Monsieur Potter, s'écria ce dernier. Peux-tu me dire pourquoi tu ne suis pas les instructions?
Ce qui était mauvais signe. Sirius ne s'adressait à son filleul par son nom et non son prénom, que lorsqu'il était en colère. Il n'avait aucune raison de l'être, étant donné, que l'élève n'avait rien fait de mal.
_Je fais exactement ce que tu m'as demandé de faire.
_Je ne me souviens pas de t'avoir demandé de faire chauffer ta potion.
_Si si, tu l'as fait.
_Vraiment? Regarde bien autour de toi, et tu verras que tu es le seul.
_Tu ne l'as pas encore fait, mais tu allais le faire.
_Non, je n'avais pas l'intention de le faire. Tu sais pourquoi? Parce que je viens de dire, l'exact contraire, il y a moins d'une minute.
_Alors pourquoi, c'est écrit noir sur blanc sur la page 38 de mon livre?
_Décidément, tu as du mal à écouter ce matin. J'avais demandé de prendre la page 48 et non 38.
Harry ne se donna pas la peine de s'excuser de sa méprisse et de son manque d'écoute. Il se contenta de soupirer, et de changer de page, afin d'atteindre la bonne. Effectivement, il avait fait une petite erreur, cela pouvait arriver à tout le monde. Son professeur n'avait pas de réelles raisons de se fâcher contre lui, il aurait pu lui dire sur un ton moins autoritaire, après tout l'erreur est humaine. Il retira sa bougie, l'éteignit d'un souffle, avant de reprendre tout naturellement là où il s'était arrêté.
_Tu fais quoi, lui demanda Sirius, qui n'avait toujours pas retrouvé son calme.
_Que veux-tu que je fasse? Je fais ce que tu as demandé de FAIRE.
_Non, tu ne peux pas. Il faut tout reprendre depuis le début.
_Pardon? Et je peux au moins savoir pourquoi?
_Parce que ta potion est souillée.
_Comment ça, elle est souillée? Il n'y a pas de raison pour qu'elle le soit.
_Les feuilles de mandragore dégagent une toxine mortelle, lorsqu'elles se trouvent dans un liquide dont la température dépasse les vingt degrés. C'est pour cela qu'il est primordial de laisser la potion à une température ambiante. Rassure-moi, tu sais au moins ce que veux dire température ambiante?
_Oui.
_Tant mieux. Tu vas donc, pour commencer, vider ton chaudron.
_Il n'y a pas un moyen de rattraper mon erreur?
_Non, il n'y en a pas. Si cela avait été le cas, je te l'aurais dit.
_Mais, je ne vais pas avoir assez de temps pour la finir.
_Dans ce cas, tu arrêtes de te plaindre, c'est une perte de temps, et tu te remets au travail maintenant.
Draco ne pouvait rester les bras croisés. Il devait faire quelque chose pour aider son petit camarade Il intervertit les chaudrons de place, afin que la potion frelatée devienne la sienne. Ce serait à lui de tout reprendre depuis le début, ce qui ne lui prendrait pas beaucoup de temps, il était très doué, et il ne lui faudrait pas beaucoup de temps pour rattraper son retard.
_Tu ne peux pas faire ça.
_Pardon?Faire quoi?
_Tu ne peux pas échanger ta potion avec celle de ton voisin. Tu remets les chaudrons dans le même ordre qu'avant.
_Pourquoi? Le principal est qu'il fasse la potion?
_Effectivement, mais tout seul, et sans que personne ne l'aide.
_Je n'en aurais pas eu besoin, si tu ne demandais pas de faire une potion aussi difficile.
_Vraiment? Tu feras comment le jour de ton examen, tu dois faire cette potion? Tu vas demander à un de tes camarade de t'aider? Tu penses vraiment qu'il va le faire, sachant qu'il s'agit d'une sélection et que seuls les cinquante premiers seront retenus. Non il ne le fera pas, parce qu'il a tout intérêt à ce que tu rates.
_Mon examen? Mais de quel examen me parles tu?
_Celui que tu doit passer dans trois mois. Celui qui te permettra d'entrer à l'école des fondateurs. C'est bon maintenant, tu vois de quel examen je parle?
Harry n'y avait plus pensé au concours. Pourquoi l'aurait-il fait puisqu'il avait décider de ne pas le passer.
_J'ai bien réfléchi, et j'ai décidé de ne pas le faire.
_Pardon? Tu peux au moins me dire pourquoi?
_Qu'est-ce-que cela peux bien te faire? Tu n'es pas mon père. Je n'ai aucun compte à te rendre.
Harry avait besoin d'extérioriser sa colère. Il devait évacuer toute sa rage et sa frustration, qu'il gardait au fond de lui depuis trop longtemps. Le problème était qu'il s'en prenait à la mauvaise personne. Il n'en voulait pas à Sirius, il n'avait aucune raison de lui parler aussi durement. Il eut beaucoup de chance que son parrain garde son sang froid. Un autre professeur, lui sans nul doute, donner quelques gifles histoire de lui apprendre le respect.
_Qui t'a consacré de son temps libre pour t'aider à réviser?
_Toi?
_Et qui a toujours cru en toi, et dans tes chances de réussir, et ce malgré tes nombreuses lacunes?
_Toi?
_Oui, c'est moi. Je n'étais pourtant pas obligé de le faire, mais je l'ai fait quand même. Tu veux savoir pourquoi? Parce que tu m'avais promis de faire tout ton possible pour réussir ton concours. Tu tenais à ce que je sois fier de toi. Ce n'est pas vraiment le cas. J'ai honte de toi, et de ton comportement. Tu réagis comme un bébé à qui on aurait volé sa tétine. Tu n'es pas un peu trop vieux pour faire ce genre de caprice ? C'est parce que tu as peur d'échouer que tu préfères abandonner ?
_Mais pas du tout!
_Dans ce cas, dis moi pourquoi.
_C'est parce que j'ai un problème avec mon dossier.
_Et je peux savoir lequel?
_Il est incomplet. Je n'ai pas tous les documents exigés.
_Il ne te manquerait pas des lettres de recommandation, par hasard?
_Comment le sais-tu?
_Parce que tu n'es pas venu me voir pour me le demander.
_Je veux dire, comment tu as su qu'il me fallait une lettre de toi?
_Parce que toutes les grandes écoles d'enseignement supérieur, font ce genre de demande. Il en faut trois en tout. Celle du professeur de potion, c'est à dire moi. Une autre du professeur de défense contre les forces du mal, et la dernière celle du professeur de métamorphose. Quand pensais-tu le faire?
_C'est déjà fait…J'ai commencé par voir le professeur McGonagall, elle a refusé.
Sirius était abasourdi par la négligence de son filleul, de son manque d'implication, et surtout du peu de confiance qu'il avait de lui. Il ne pensait pas non plus le voir abandonner, juste après son premier échec, et ne pas s'être donné la peine de se battre, ni de demander de l'aide.
_Et alors? Je ne vois pas où est le problème.
_S'en est pourtant un, puisque mon dossier est irrecevable dans l'état.
_Il est écrit que la lettre du professeur de métamorphose, soit écrite par le professeur McGonagall?
_Non, je n'ai vu de tel.
_Donc, rien ne t'interdit d'aller voir un autre professeur et lui faire la même demande. Tu t'ai au moins donné la peine de rechercher? C'est plus facile d'abandonner que de se battre, c'est ça!. Tu devrais te bouger pour obtenir ce que tu veux, au lieu de rester les bras ballants. Finalement, c'est bien que tu renonces maintenant. Tu n'as pas la carrure, ni le courage nécessaire pour suivre des études si compliquées et devenir fondateur. Au lieu de tout faire pour lui prouver au professeur McGonagall, qu'elle a tort, tu préfères te lamenter sur ton sort, te faire passer pour un martyr. Je ne m'attendais pas à une telle attitude de ta part, à une telle lâcheté. Devenir fondateur n'était qu'une simple passade pour toi.?
_Absolument pas. Ce n'est pas une passade, j'en avais vraiment envie. Mais je ne connais personne d'autre que le professeur McGonagall.
_Si tu connais au moins un autre professeur. Je suis sûr qu'il l'aurait faite, si tu avais pris la peine de lui demander.
Harry se demanda si Sirius ne se moquait pas de lui. Des professeurs de métamorphose, il n'y en avait pas à tous les coins de rues. Il avait déjà fait la liste de tous les sorciers qu'il connaissait, qu'il avait rencontrer, ne serais-ce une fois, aucun n'avait les qualifications nécessaire.
_J'ai déjà chercher, et je ne connais pas la personne dont tu me parles. Tu n'essaierais pas de te moquer de moi?
_J'ai aucune raison de le faire.
_Serait-il possible de connaître son nom?
_Pourquoi?
_Pour que je puisse aller le voir et faire ma demande.
_Je ne dois plus m'occuper de mes affaires?
_Excuse-moi. Je n'aurais pas dû te parler de cette façon. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. J'étais découragé et déprimé.
_Cela ne t'excuses pas. Tu n'as pas à me parler sur ce ton.
_Tu sais à quel point, c'est important pour moi. Pourrais-tu, je te prie, me donner le nom de cette personne, afin que je puisse compléter mon dossier dans les temps.
_Non.
_Mais tu ne peux pas …
_Si je peux. Remets toi tout de suite au travail.
_Je le ferai, dès que tu me dit le nom du professeur de métamorphose.
_C'est un ordre?
_Un souhait. Tu me le dois bien.
_Pourquoi je te devrais quelque chose?
_Parce que j'ai fait l'effort de venir.
_Tu l'as fait, parce que en tant qu'étudiant, tu dois te rendre à tes cours, à tous les cours, que tu le veuille ou pas.
_Est-ce que tu as l'intention de m'aider, ou pas?
_Je le suis d'accord pour le faire, mais pas dans ses conditions. Tu dois pour commencer, me prouver que tu le mérite.
_Je n'ai rien à te prouver.
Harry comprit qu'il n'obtiendrait jamais satisfaction. Il n'avait donc plus aucune raison de rester en classe. Il allait, une fois de plus, quitter la salle de classe, avant la fin du cours. Il avait l'intention de ne plus jamais y retourner, sauf si son parrain, lui donnait le nom qu'il désirait tant connaître. Ses camarades de classe, levèrent la tête pour le regarder quitter la pièce, la tête haute.
_On arrête de regarder les mouches voler, et on se remet au travail. Celui ou celle que je surprends le nez levé devra quitter les lieux, s'écria Sirius.
Dix-huit élèves, retournèrent à leur potion. Le seul qui ne le fit pas, était Draco. Il se leva de sa chaise, et s'avança vers la porte.
_Je peux savoir où tu vas Draco?
_Je vais rejoindre Harry.
_Je ne crois pas. Toi tu restes ici.
_Mais il a besoin de moi.
_Non. Il a surtout besoin de rester seul. Il doit faire le point sur sa vie, et prendre une décision. Avec un peu de chance, il va peut-être comprendre que dans la vie rien n'est facile.
C'est dans le plus grand silence que le cours de potion se termina. Sirius espérait que son filleul revienne, ce qu'il ne fit pas, il ne remit pas les pieds dans la salle. S'était-il montré trop dur? Possible, mais il devait bien lui faire comprendre qu'il n'était pas à son service.
_Bonjour, professeur Ocean.
" _Je peux savoir ce que vous sous entendez par là, professeur Salinger? "
_Pardon?
" _Vous ne seriez pas en train de me demander d'être bon ce jour? "
_Pas vraiment.
" _Vous avez constaté que la journée était bonne, que je le veuille ou non. "
_Non, plus.
" _Mais qu'est-ce que vous me voulez à la fin? "
_Mais, rien. Je voulais juste vous souhaiter une bonne journée.
" _Dans ce cas, vous auriez mieux fait de vous abstenir. Parce que plus aucune de mes journée ne sera bonne, et c'est à VOUS que je le dois. "
_Mais… Je ne vous ai rien fait.
_Au contraire, vous faites tout ce que vous pouvez pour me gâcher la vie, espèces de crétin dégénéré! Vous croyez vraiment que je n'allais rien voir?
_Mais voir quoi? Expliquez vous au lieu de m'insulter.
_Vous savez parfaitement de quoi je parle.
_Désolé. Je ne vois absolument pas de quoi vous parlez.
_Je parle d'Harry Potter. C'est vous qui lui avez demandé de refuser ma proposition.
_Quelle proposition?
_Ne faites pas l'innocent. Je ne lui en a fait pas plusieurs. Je parle de l'invitation que je lui aie envoyée, afin qu'il puisse intégrer mon école l' année prochaine.
_Je ne suis pas au courant. Vous savez pourquoi? Parce qu'il ne m'a rien dit à ce sujet. Et même si cela avait été le cas, je ne vois pas pourquoi je lui aurait donné un tel ordre. Quel en serait mon intérêt?
_Parce que vous voulez qu'il vous prenne en exemple, et qu'il fasse tout comme vous, et qu'il aille dans la même école que vous, afin de devenir un fondateur.
_Je n'ai rien fait dans ce sens.
_Vraiment?
_C'est de lui même qu'il a pris cette décision.
_Vous ne lui n'avez pas mis dans la tête qu'il avait une chance de réussir ce concourt?
_Non, pas du tout. Pour ça, il aurait fallut qu'il m'en parle avant.
Et vous, comment vous avez fait pour le savoir?
_C'est grâce au professeur McGonagall. Elle est venue me voir pour me prévenir, Harry Potter lui avait demandé de lui écrire une lettre de recommandation afin qu'il puisse passer le concours pour intégrer l'école des fondateurs. Chose qu'elle a refusé de faire, une chance qu'elle, elle soit de mon côté.
_Que lui avez promis en échange?
_Rien du tout. Je n'ai pas eu besoin de le faire, elle était déjà en admiration devant moi.
_Vous ne pouvez pas me reprocher de l'influencer, alors que vous, vous faites pire, en lui imposant vos choix, et ce sans même lui avoir demandé son avis. Pour qui vous prenez-vous?
_Pour ce que je suis, Je suis son…
Daniel réalisa ce qu'il allait faire suffisamment assez tôt, pour ne pas se trahir. Il arrêta de parler, juste au bon moment. Il ne devait jamais, en aucun cas, dévoilé son vrai nom et sa véritable identité. Les conséquences seraient terrible.
_Oui! Vous êtes mon quoi? Ayez au moins le courage de finir votre phrase.
La personne qui venait de parler n'était pas Thomas, mais Harry Potter. S'il était là, ce n'était pas par hasard. En effet, il avait consulté la carte des maraudeurs, une fois qu'il avait quitté le cours de Sirius. Il l'avait fait, parce qu'il tenait absolument à parler avec le professeur Ocean et lui dire, tout le mal qu'il pensait de lui, et de sa façon de s'incruster dans sa vie privée, de lui imposer ses choix. C'est à ce moment, qu'il vit un nom. Un nom issu de son passé, de quelqu'un qui ne s'attendait pas à trouver à Poudlard. Pourtant semblait bien y être. Il en oublia pour un temps, le Canadien, pour aller à la rencontre de cette personne, il devait en avoir le cœur net. Ce qu'il vit fut pour lui une surprise, mais pas des plus agréable. Il vérifia une fois de plus sa carte, afin d'être sûr de ne pas se tromper. Malheureusement pour lui, ce n'était pas le cas, il aurait préféré que cela soit le cas.
_Thomas vous a posé une question. Vous attendez quoi pour lui répondre?
_Je n'ai pas de compte à lui rendre, ce ne sont pas ses affaires.
_Cela le devient, étant donné que vous l'avez impliqué alors qu'il n'y est pour rien. La moindre des choses, serait de répondre à sa question.
Daniel devait garder le silence. Il ne pouvait pas lui dire la vérité. Il ne pouvait pas se le permettre, les enjeux étaient beaucoup trop grand. Il se contenta de rester debout, immobile. Il regarda la personne la plus important pour lui, celle à cause de qui, il avait tant de risques, celle qui ne devait rien savoir à son sujet. Si seulement, il n'avait pas promis au professeur Dumbledore de garder le secret. Harry soupira. Il ne comprit pas pourquoi le Canadien restait muet, comme si il avait avalé sa langue. Quelqu'un devait le faire, dans ce cas, il serait cette personne.
_Dans ce cas, je vais le faire à votre place. Thomas, je te présente, mon père, James potter.
_Bordel, je ne suis pas votre père. Je m'appelle Daniel Ocean, et ce depuis ma naissance, et je n'ai jamais porté un autre, comme James Potter.
_Je croyais que ton père était mort, répliqua Thomas.
_Moi aussi. Visiblement ce n'est pas le cas, puisqu'il est là, en chair et en os.
_Tu es sûr de toi.
_On ne peut plus. J'ai sous mes yeux, une preuve irréfutable, et inconstatable aussi. Une carte!
_C'est n'importe quoi, répliqua le soit disant professeur Ocean.
_C'est tout sauf m'importe quoi. Cette carte dit toujours la vérité. Il suffisait juste de la regarder.
_C'est juste un simple parchemin, que l'on trouve facilement dans n'importe qu'elle papeterie. Cela ne prouve rien du tout.
_Il s'agit de la carte que les maraudeurs ont crée. Un certain Cornedrue. avec l'aide de ses trois amis du moment, Lunard, Queudver, et Patmol.
_Je ne connais pas ces personnes.
_Si puisque vous êtes l'une d'elle, vous êtes Cornedrue. Lunard c'est Remus lupin, Quedver Peter Pettegrow et enfin Patmol c'est Sirius Black. Soit vous reconnaissez les faits, soit je me rends immédiatement dans le bureau du professeur Dumbledore, et je lui dit tout. Je suppose que vous tenez à votre anonymat, vous vous seriez pas donné autant de mal pour cacher votre véritable identité si cela n'avait pas été le cas.
_Mais je n'ai rien dit moi. C'est la carte qui l'a fait, pas moi.
_La carte? Mais de quelle carte vous parlez?
_Bon… D'accord, Tu as gagné, je m'appelle bien James Potter, et je suis bien ton père. Tu es content maintenant?
_Pas vraiment. Qu'est-ce que vous avez fait pendant toutes ses années?
_Rien de très passionnant.
_Mais encore.
_J'ai été engagé par l'école Jacques Cartier en tant que professeur. J'ai ensuite gravi tous les échelons pour en devenir le directeur actuel. C'est grâce à moi, que cette école, à ce jour, une si bonne réputation.
_Je vois, monsieur était trop occupé, il n'a pas trouvé le temps de dire à son fils unique qu'il était encore en vie.
_Mais je ne le suis pas.
_Comment vous ne l'êtes pas? Vous êtes ici en chair et en os. Vous n'êtes pas assez transparent pour être un fantôme.
_Parce que je ne lui suis pas.
_Et vous êtes quoi à la fin?
_Un être de lumière.
Harry était surpris d'entendre cette nouvelle, par contre il semblait être le seul. Le professeur Salinger, ne montra aucun signe de surprise. Était-il dans la confidence, était-il complice?
_Thomas, tu savais que Daniel Ocean était un être de lumière?
_Dans un sens oui.
_Pourquoi tu ne m'as rien dit?
_Parce que je l'ai appris que récemment.
_Et tu savais que c'était mon père, James Potter?
_Non, ça je ne le savais pas.
_Tu peux me dire comment cela se fait? Ce sont les fondateurs qui décident qui doit ressusciter, et les gérer par la suite? Par conséquences, cela fait partie de tes attributions, tu devais être au courant.
_Il ne l'était pas, répondit James.
_Ah bon vraiment? Je peux savoir pourquoi il ne l'était pas?
_Parce qu'il ne travaillait plus à l O.M.S à cette époque. Il venait de se faire licencier pour faute grave et sérieuse. J'ai raison professeur Salinger?
_Comment vous avez appris ça?
_Je le sais, c'est tout. Mais j'ai bien raison. Mais ce que je ne sais pas, c'est comment vous avez fait pour récupérer votre poste.
_Il s'agissait d'un renvoie abusif. J'ai été blanchi de toutes accusations, et j'ai pu reprendre mes fonctions, à un poste plus important qu'avant.
_Félicitations, même si vous ne méritez pas une telle promotion.
_Parce que vous pensez vraiment la mériter la votre de promotion, s'exclama Harry.
_Je ne méritais pas de vivre en exil dans le grand nord, et devoir vivre avec les ours polaires.
_Vous l'avez pourtant fait.
_Parce que le professeur Dumbledore me l'a demandé.
_Depuis quand le grand James Potter, rebelle devant l'éternel, obéit sagement? Vous n'étiez pas comme ça lorsque vous aviez mon âge?
_Les choses n'étaient pas si simple à l'époque.
_Expliquez en quoi.
_Le professeur Dumbledore m'avait promis de faire libérer Sirius de prison le plus rapidement possible, et de donner un emploie fixe à Remus, afin qu'ils puissent, tous les deux, s'occuper de toi, et advenir à tout tes besoins.
_Il ne vous serez pas venu à l'esprit de venir faire un tour dans le coin, histoire de vérifier que tout allait bien pour moi?
_J'ai fait confiance au professeur Dumbledore. Et puis je n'avais pas le droit de revenir pour te voir.
_Parce que maintenant vous l'avez ce droit?
_Bien sûr que non.
_Vous n'avez donc aucune excuse. Avez-vous la moindre idée de ce que j'ai dû subir à cause de ça? J'ai été maltraité, humilié, rabaissé par ma propre famille, qui ne voyait en moi qu'un simple monstre de foire.
_Tu as raison, je n'en pouvait pas me douter du sort que mes abominables belle sœur et beau frère t'on fait subir. Je ne m'en suis aperçu que le jour où je me suis retrouvé dans ta chambre.
_Vous n'avez jamais mis le pied dans ma chambre.
_Bien sûr que si, puisque c'est moi qui ai détruit les cristaux.
_C'est Thomas qui a dû le faire, n'est ce pas Thomas, c'est toi qui les a détruit?
_J'aurais aimé le faire, mais j'en étais parfaitement incapable. J'étais moi aussi sous leur contrôle et je n'avais plus aucune force.
_Comment se fait-il que vous, vous avez pu le faire, dit il directement à son père.
_Parce que les êtres de lumière sont immunisés contre ce genre de magie.
_C'est pour ça, que vous me haïssait à ce point ? demanda Thomas.
_Non. Vous ne pouviez pas deviner, j'étais même reconnaissant d'avoir fait l'effort de vous êtes déplacé, et d'avoir essayé de lui venir en aide.
_Alors pourquoi vous me détestait, si je n'ai rien à me reprocher?
_Au contraire, vous avez beaucoup de chose à vous reprocher. Vous me semblez êtes bien trop proche de mon fils. Vous lui avez même autorisé à vous tutoyer et à vous appeler par votre prénom.
Maintenant, tout était clair aux yeux de Harry. Il comprit pourquoi le professeur Ocean, qu'il était censé ne pas le connaître, avait tout fait pour l'inscrire dans son école. C'était pour le revoir. Mais cela n'expliquait en rien son comportement depuis son arrivé, et sa manie de s'en prendre à l'un de ses collègue, et de l'accuser injustement de tous le maux.
_C'est moi qui lui ait demandé de le faire pendant mon premier cours. J'ai demandé la même chose, à tout mes autres élèves.
_Donc, vous ne lui accordait pas un traitement de faveur, vous ne vous prenez pas pour son père?
_Je suis son professeur, et j'agis en tant que tel, rien de plus ni de moins.
Et vous ne saviez rien des liens qui m'unissent avec votre fils quand on s'est vu lors de votre présentation dans la salle des professeurs. Vous vous étiez même montré très poli envers moi, jusqu'à ce que vous appreniez mon nom. C'est à ce moment, que vous avez changé de comportement à mon égard. Pourquoi?
_Comment aurais-je dû réagir d'après vous?
_Comme quelqu'un de civilisé par exemple.
_Pas avec quelqu'un comme vous.
_C'est à dire comme moi?
_Votre famille n'a pas une très bonne réputation. N'oublions pas qu'un certain Voldemort en faisait partie.
_Il y a toujours des gens indésirable dans certaines famille. Que savez-vous exactement à son sujet? De quel droit vous me jugez d'après les actions que d'autres ont peut-être fait.
_Tout, je sais absolument tout de votre famille, même si tout a été fait pour tout effacer. La manipulation, la trahissons, sont les seuls choses pour lesquelles vous excellez.
_Je ne suis pas comme eux. Vous vous en seriez rendu compte, si vous aviez pris la peine de chercher à me connaître, au lieu de me juger d'après certaines rumeurs.
_Il ne faut confiance en personne. Je ne pouvais pas prendre un tel risque.
_Vous pensez que je pourrai vous dénoncer, et ce sans réelles raisons? Mais pour qui me prenez-vous ?
_Vous en avez au moins une, vous débarrasser de moi.
_Et séparer un père et son fils? Je sais que trop bien ce qu'on peut ressentir à ce moment là. Jamais je ne me serais rabaissé à ça.
_Non, vous pouvez pas, parce que vous êtes père que depuis quelques jours. Comment s'appelle t il?
_Laurent Jonathan.
_Vous avez de la chance. Vous allez voir Laurent grandir, vous assisterez à ses premiers pas, entendrez ses premiers mots, l'amenez à l'école quand il sera en age de le faire.
_Tout ce que je n'ai pas pu faire avec mon premier enfant.
_Parce que vous en avez un autre?
_Il s'appelait Mathieu, et il était mon petit rayon de soleil. Il n'avait jamais rien fait de mal dans sa courte vie, sauf celui d'être né d'une union entre un sorcier et une moldue. C'est pour ça, qu'il a été sauvagement assassiné par Voldemort, parce qu'il ne supportait pas de voir, notre sang soit mélangé avec un simple humain, dépourvu de pouvoir. C'est pour ça qu'il a aussi tué ma femme, pour qu'elle ne puisse plus donner la vie à d'autres « bâtards » comme il aimait tant le dire. Je serai prêt à tout, et n'importe quoi, si cela me permettait de les revoir, ne serait-ce qu'un instant. Je pourrais moi aussi, bafoué quelques lois pour cela.
Daniel ne savait rien de tout ça. Et pourtant, il savait beaucoup de chose au sujet de son collègue, le professeur Salinger. Il n'avait jamais entendu dire que ce dernier avait déjà eu un enfant. Il observa méticuleusement son interlocuteur, sans y voir, le moindre signe de mensonge. Il y avait de forte chance que cela soit l'exact vérité.
_ Je suis vraiment désolé pour vous. Je vous présente mes sincères condoléances. Mais je ne vais, quand même, être obligé de vous effacer la mémoire, vous en savez trop à mon sujet.
Il sortit sa baguette de la poche de sa robe de sorcier, afin de lancer le sort d'amnésie. Il pouvait très bien ne pas le faire, sauf que c'était beaucoup plus classe de le faire de cette façon. Il commença, ensuite, à prononcer le sort qui rendait toutes les personnes qui le subissaient amnésique. Il n' eut pas le temps de finir son incantation, que Harry lui arracha sa baguette des mains.
_NON !.Vous ne pouvez pas lui faire ça!
_Pourquoi, je ne pourrai pas?
_Parce que ça ne se fait pas, et que c'est peut-être dangereux.
_Il ne va pas en mourir, et puis je l'ai déjà fait.
_Pardon?Et combien de fois vous l'avez fait?
_Juste une fois.
_C'est déjà une fois de trop.
James ne supporta pas le regard que Harry lui lançait. Il y avait de la colère, du mépris, de la haine. Il ne pensait pas voir ce genre de chose, dans les yeux de son enfant. Il s'avoua vaincu, c'était la meilleur chose à faire de toute façon.
_D'accord, d'accord. Tu as gagné, je ne vais pas toucher à sa précieuse mémoire. Professeur Salinger, je compte sur vous, pour ne jamais parler de cette conversation à qui que ce soit.
_Quelle conversation? Je ne vous ai même pas vu aujourd'hui. Comment aurais-je pu parler avec vous ?
_Vous avez entièrement raison. Effectivement, on ne s'est pas vu de la journée.
Harry soupira de soulagement, il avait évité le pire. Mais pour combien de temps? Ces deux là, étaient amenés à se croiser plus d'une fois dans les couloirs. Arriveraient-ils à garder leur sang froid, ou au contraire continueraient ils de se chamailler, comme des enfants de maternelle?
A suivre chapitre 12: Il faut du temps.
J'espère que vous avez aimé ce chapitre, si vous avez des remarques à me faire, vous pouvez me laisser un message
See you
