Bonjour et bienvenu ! Mon histoire se déroule au début de la 4ème année de Harry Potter à Poudlard, Harry Potter et la coupe de feu. J'ai tenté de respecter autant que possible l'œuvre de J.K Rowling, bien sûr les personnages (dont j'ai voulu préserver le caractère) ne m'appartiennent pas, excepté les OC.
Voici l'histoire d'une simple moldu, immergée brusquement dans le monde des sorciers. A travers son regard, sa découverte du monde des sorciers, juste avant la guerre, ainsi que sa ou ses rencontres avec ces derniers.
Je ne sais s'il s'agit d'une bonne histoire, j'espère que vous aurez autant de plaisir à la lire que j'en ai eu à l'écrire. Il existe déjà quelques chapitres, et le rythme de publication sera d'un chapitre par semaine.
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 1 : Une rencontre inattendue
La nuit commençait à tomber sur la forêt, dans le Parc national de la New Forest, en cette année 1993. Une légère brise secouait les feuilles des hauts arbres et effleurait les visages.
En plein cœur du mois d'août, la fraicheur de ce début de soirée était un délice pour le petit groupe d'amis qui cheminait cahin-caha le long du sentier forestier. La journée avait été chaude, et pourtant cela n'avait pas pour autant découragé les jeunes randonneurs du jour.
Kate et ses amis marchaient depuis de longues heures maintenant. Ils avaient repris la route après une pause déjeuner, puis ne s'étaient accordé qu'une courte halte afin de se désaltérer. Et maintenant avec la fatigue, les sacs commençaient à peser lourd.
Kate dégagea de son front une mèche de cheveux brun mouillée de sueur, secoua un peu sa courte chevelure et tira doucement sur la lanière de son sac à dos pour soulager son épaule endolorie.
- Tu crois qu'il y a des vipères ? demanda Meredith qui marchait à ses côtés. Cette dernière noua sa tignasse de boucles blondes et enchaîna : J'ai une peur bleue des serpents. Un jour mon frère en a trouvé une dans notre jardin, et sincèrement je n'ai plus osé y mettre les pieds pendant des semaines après ça !
Kate s'esclaffa à l'anecdote de son amie et lui promis de redoubler d'attention afin de lui éviter cette mésaventure.
Et ainsi le babillage de Meredith, entrecoupé des rires de Kate, continua. Du moins, jusqu'à ce que les deux garçons qui marchaient en tête avec la troisième fille de la troupe ne décide de s'arrêter et de leur faire de grands signes.
Le frère et la sœur du groupe, Chris et Gina, étaient tous deux bruns, Chris étant l'aîné de deux ans. Le dernier garçon, Azhar, pour sa part était un grand garçon brun qui tenait sa peau brune de ses origines pakistanaise.
Kate avait rencontré Azhar et Gina, au cours de leur première année d'étude en fac de médecine et s'étaient lié d'amitié avec eux. A la rentrée prochaine, ils s'apprêtaient tous les trois à entamer une quatrième année d'étude dans la capitale londonienne et entendaient profiter de leurs vacances d'été pour se changer les idées.
Lorsque l'idée de partir à l'aventure pour une randonnée de deux jours leur était venue, Kate avait tout de suite proposé à sa meilleure amie d'enfance, Meredith, de se joindre à eux.
- On va s'arrêter ici, leur précisa Gina en posant son sac.
De l'un des abords du sentier, il était possible d'apercevoir un grand pré entièrement dégagé.
Un bon endroit pour passer la nuit à la lisière de la forêt et monter le campement de fortune jusqu'au lendemain. Ils prévoyaient de reprendre la route après le petit déjeuner.
Les cinq amis se laissèrent tomber dans l'herbe mousseuse reconnaissants, exténués par leur première journée de marche.
Gina, qui était une fille énergique, entreprit de motiver les troupes et de répartir les tâches. Il fallait monter les deux tentes et préparer leurs affaires pour la nuit avant qu'il ne fasse trop sombre. Les garçons prendraient la plus petite des tentes et les filles se partageraient la plus grande.
Azhar et Chris terminaient de monter la deuxième tente. Gina, elle, s'était un peu éloignée afin de ramasser du petit bois pour le feu. Pendant que Kate et Meredith sortaient les réchauds et les ustensiles de cuisine. Ils feraient un bon feu de camps pour parfaire l'ambiance de leur première soirée de camping entre amis.
Kate avait allumé le réchaud d'un coup de briquet, y avait posé une petite poêle à frire et y avait cassé deux œufs. Puis, après s'être brièvement essuyée les mains sur son jean, avait attrapé une carte des environs afin de se repérer.
- Merry regarde, on devrait arriver à Lyndhurst demain en milieu d'après-midi. Il faudra traverser la grande route après les prochains paddocks pour être sur la bonne voie. A moins que tu ne veuilles faire le chemin du retour à pieds pour rentrer à Londres … dit-elle l'œil pétillant de malice. Ils prévoyaient de rentrer en train une fois arrivés à Lyndhurst.
- Une chance que tu n'aies pas mis tes ballerines cette fois-ci… ! reprit-elle taquine.
Son amie la dénommée Meredith eu le temps de tourner la tête dans sa direction et s'apprêtait à lui répondre lorsqu'un bang ! sonore se fit soudain entendre dans la clairière. S'ensuivit deux silhouettes encapuchonnées qui sortirent des arbres et s'avancèrent vers eux. Les deux jeunes filles, hébétées, restèrent clouées sur place d'effroi.
Les silhouettes portaient ce qui se rapprochait le plus d'une cape, entièrement noire, un capuchon couvrait leur tête et un horrible masque leur visage. Kate sentit d'instinct une peur glacée s'insinuer en elle. Cette apparition incongrue ne ressemblait en rien à une plaisanterie.
D'un coup d'œil, elle eut le temps d'apercevoir Gina revenir vers elles. Azhar, qui était à une plus grande distance, couru dans leur direction l'air affolé. Chris quant à lui, restait pétrifié près des deux tentes dressées.
- Que se passe-t-il ? cria Azhar. Il faut sortir d'ici ! Venez, il faut retourner vers la forêt ! cria-t-il précipitamment par-dessus le bruit des explosions. Et il eut le temps d'attraper le bras de Gina dans sa course.
- Non ! cria cette dernière en le retenant. Chris ! appela-t-elle son frère. Chris, vient ! supplia-t-elle, des larmes de panique commençant à apparaître au coin des yeux. Mais Chris ne pouvait détacher ses yeux des silhouettes.
Il y avait maintenant quatre nouvelles silhouettes, deux autres étant sortis des bois à la suite des premiers.
Les bangs ! et autres bruits cessèrent, et aussi surréaliste que cela puisse être, il semblait y avoir deux personnes et deux plus petites formes qui lévitaient ! Tête en bas, elles planaient au-dessus de ces effrayantes silhouettes. Elles n'étaient retenues par aucune aide. Plus elles se rapprochaient et plus on pouvait distinguer de ces formes un peu vagues, qui se mouvaient dans les airs, un homme et une femme. La robe de la femme, relevait comme elle l'était, ne cachait plus sa culotte. A leur côté, se trouvaient également deux petites silhouettes, de jeunes enfants, eux aussi suspendus par les pieds à des liens invisibles.
Et soudain, Kate sortit de sa torpeur. Dans l'affolement générale qui régnait au sein du groupe d'amis, elle eut alors pourtant la présence d'esprit d'éteindre le réchaud d'un brusque mouvement et se tournant vers Meredith lui cria :
- Merry, part avec les autres dans la forêt ! Vous tous, allez-y ! Je vais chercher Chris. Et l'adrénaline aidant, elle courut entre les deux tentes.
Mais pourtant, dans la confusion générale du moment, Chris retrouva l'usage de ses jambes et se mit à détaler aussi vite qu'il le pu. Kate qui eut le temps d'arriver à mi-chemin fit alors, avec horreur, face à ces silhouettes encagoulées. Ces dernières se tenaient maintenant à peu de distance et tandis que le cœur de la jeune fille s'affola davantage, l'une d'elle prit la parole :
- Eh bien, qu'avons-nous là… susurra-t-elle, puis se tournant vers les autres, elle précisa: il semblerait que nous ayons encore un peu d'amusement mes amis !
Il eut des rires gras qui raisonnèrent au sein du groupe d'hommes encapuchonnés – parce que maintenant Kate savait ce qu'ils étaient- et soudain l'homme qui avait parlé pointa un bout de bois dans sa direction et Kate se retrouva, elle ne sut comment et sans qu'elle ne parvienne à le comprendre, suspendu dans les airs la tête en bas. Son tee-shirt, par sa position, s'était relevé et laissait voir son ventre. Des rires se firent à nouveau entendre.
- Comment t'appelles-tu jeune fille ? murmura l'homme en se rapprochant tranquillement.
Kate ne distinguait plus rien. Elle sentait le sang lui monter à la tête et pourtant, sous le coup de la peur, tous ses sens se maintenaient en alerte.
- J'aimerai que tu me répondes moldu, poursuivi-t-il d'un ton bas et soudain plus menaçant.
- Cat... Catherine ! Catherine Davies ! La voix de Kate sortie rapide et tremblotante et les rires autour d'elle avaient repris de plus belle.
- Eh bien Catherine Davies, que dirais-tu de te joindre à notre petit jeu ? lui répondit-il une note de dégout résonnant dans la voix en s'attardant sur son nom.
De leur côté de la clairière, Meredith et Gina trouvèrent le courage de s'élancer vers eux et vers Kate.
- Lâchez-la ! intervint Gina d'une voie plus assurée qu'elle-même ne l'était.
- Mais qui… qui êtes-vous ? reprit Meredith si bas et d'une voix suraiguë si hachurée que Kate n'entendit que les deux derniers mots de sa question.
Des éclairs fusèrent et les deux jeunes filles tombèrent au sol, leur corps complètement raide. Kate entraperçut ses amies tomber entièrement immobiles dans l'herbe. Elle voulut hurler, mais tétanisée, aucun son ne put sortir de sa gorge.
Personne ne prêta attention à la nouvelle silhouette, elle aussi entièrement dissimulée sous une cape noire. Elle venait d'apparaître dans la clairière et s'approchait d'eux, d'un pas vif. Cette dernière interpella l'homme qui pointait son bâton sur Kate :
- Ils arrivent Lucius dit alors une voix doucereuse d'homme. Et vous aussi, lâchez-les, reprit-il sèchement à l'attention des autres hommes cagoulés.
Ces derniers maintenaient leurs bras levés en direction des quatre autres personnes en lévitation.
L'homme répondant au nom de Lucius se retourna d'agacement et abaissa d'un mouvement brusque son bras. Kate se serait écrasée au sol si l'homme qui venait d'arriver, et qui se trouvait maintenant à proximité, n'avait eu le réflexe de pointer son bout de bois sur elle pour, semble-t-il, ralentir sa chute.
Elle retomba alors brusquement dans l'herbe, un peu sonnée, la chute n'avait pas été tendre. Il lui semblait que l'homme avait fait de même avec les autres personnes, car elle put voir quatre autres corps atterrir comme elle, non loin.
Relevant la tête vers le nouveau venu, elle croisa un regard à travers le masque. L'espace d'une demie seconde elle crut voir des yeux sombres, peut-être l'avait-elle rêvée. Les autres hommes s'étaient comme envolés. Elle écarquilla les yeux lorsqu'elle vit ce dernier tourner sur lui-même dans un mouvement de cape noir et disparaître.
Kate n'avait plus aucune notion du temps lorsque d'autres personnes, elles aussi étrangement vêtues, accoururent dans la clairière.
- Allez-vous bien ? lui demanda un petit homme replet avec un chapeau en travers de la tête. Il portait une redingote à l'ancienne et un pantalon rayé, l'ensemble lui donnant l'air de sortir d'une réception costumée. Et si cela n'eut pas paru aussi réel, Kate aurait pu croire elle aussi à cette version. Celui-ci s'avança vers la jeune fille assise au sol, celle qui semblait la plus consciente du groupe, tandis que d'autres s'affairaient autour du couple et de leurs enfants. Il se pencha au-dessus d'elle :
- Comment vous appelez-vous ? lui demanda-t-il gentiment
Kate ne répondit pas, elle tentait d'assimiler les évènements. Reprenant ses esprits, elle donna docilement son nom pour la deuxième fois de la soirée. Et commençant à lui expliquer de manière désordonnée l'intervention du groupe d'homme cagoulés, elle se releva brusquement.
- Qui... qui êtes-vous ? Est-ce que… vous tournez une scène pour le cinéma ? ne peut-elle s'empêcher de lui demander, bien qu'au fond elle ne le croit pas. Non...non c'est impossible, reprit-elle plus bas. Je l'ai vu disparaître !
- Qui avez-vous vu miss ? demanda alors le petit homme replet.
- Je… je ne sais pas ce qu'ils étaient. Ils portaient un masque. Mais ils m'ont demandé mon nom.
Si jusque-là le petit homme se voulait rassurant et bienveillant une ride se creusa sur son front.
- Votre nom ?
A cet instant, un autre homme cria par-dessus son épaule à l'attention générale :
- Il y en a quatre autres ici, ils ont été stupefixé !
Kate se rappelant ses amis sursauta brusquement.
- Merry ! Gina ! Elle voulut rejoindre ses amis, toujours étendus au sol, mais l'homme l'en empêcha en lui empoignant sans brusquerie mais fermement le bras.
- Et ceux-là, là-bas alors, dit-il en pointant les quatre amis étendus au sol, les connaissez-vous ? lui demanda-t-il.
- Mais oui ! Ils sont avec moi, nous étions en train de préparer le campement lorsque… lorsque… ils sont arrivés avec ces quatre personnes. Je me suis… je me suis retrouvée dans les airs et… et l'homme au bâton s'en est pris à eux. Kate eut l'impression de tenir des propos insensés, mais l'homme qu'elle avait en face d'elle sembla pour sa part l'écouter attentivement.
- Puis-je connaître leur nom miss ?
- Oui…oui. Mon amie Meredith Powell, mon autre amie Gina Hastings, son frère Christopher et Azhar Hashmi. Ils ont besoin de soin !
Kate eut l'intuition que cet homme au chapeau, vêtu comme les gentlemen d'un autre âge mais en plus dépareillé, serait susceptible de lui fournir des réponses.
- Que… qui êtes-vous ? qu'ont-ils fait à mes amis ? demanda-t-elle en jetant un œil par-dessus son épaule : en effet, l'un des enfants de l'homme et de la femme suspendus comme elle dans les airs pleurait à chaude larme, la femme semblait sur le point de tourner de l'œil, pendant qu'une jeune femme portant elle aussi un chapeau tentait de maîtriser l'homme en proie à une crise de nerf.
- Ne vous inquiétez pas miss, tout ceci va bientôt prendre fin pour vous et vos amis. Vous reprendrez le court de votre vie, lui répondit-il.
Kate en doutait. Comment pourrait-elle reprendre le court de sa vie après toutes ces choses insensés ? Et elle n'avait même pas encore obtenue de réponse. Puis dans un éclair de lucidité mêlée d'horreur elle se rendit compte qu'elle avait fourni son nom aux hommes cagoulés.
Mais le petit homme au chapeau se retourna et appela son collègue qui, semblait-il, était parvenu à réveiller comme par magie Meredith, Gina, Chris et Azhar et tout ce que Kate pu comprendre de leur discussion fut qu'il était question d'un drôle de mot, « oubliette ». Mais que voulaient -ils dire par « moldu » ?
Puis, le petit homme au chapeau sortit de sa manche un bout de bois- similaire à celui des hommes cagoulés- et Kate eut le réflexe de reculer d'un pas.
- Ne vous inquiétez pas miss, vous ne ressentirez aucune douleur.
- Que voulez-vous…
Et sans attendre l'homme pointa son bâton et Kate entendit distinctement le mot « oubliette ».
