Chapitre 3 : La rencontre
Severus Rogue, longue silhouette mince et noire, se faufila telle une ombre à travers les rues du petit village sorcier de Pré-au-lard.
Au tournant d'une rue plus étroite, l'homme s'engouffra dans une buvette d'aspect miteuse dont la devanture décrépie annonçait « la tête du sanglier ».
Ce dernier s'installa face au comptoir et surveilla du coin de l'œil un groupe d'homme massif installé un peu plus loin. Tous étaient attablés autour de grandes choppes et au vu des rires gras sonores et de leur agitation, ces derniers semblaient enchaîner les pintes à bonne allure.
Severus commanda sèchement un wiskey pur feu auprès du barman, un vieil homme muni d'un torchon sale, et se concentra sur les éclats de voix.
Ce soir encore, Severus n'avait pas attendu l'ordre de Dumbledore et était venu fouiner dans ce lieu. Il soupçonnait que leur récente sortie au tournoi de Quidditch ne ravive de vieilles passions et que certains parmi les plus anciens fidèles du Seigneur des ténèbres ne puisse en rester là.
C'est ainsi que méfiant, il était venu passer ses trois dernières soirées dans ce pub, bien conscient de sa fidèle clientèle peu fréquentable et à l'affut de la moindre information.
-Sûr qu'elle a donné son nom… « Catherine Davies » qu'elle s'appelle, s'esclaffa bruyamment une gros homme rougeau à tête de bébé.
- J'avais le gros moldu et j'peux t'dire que si on m'l'avait laissé…
Des rires gras, des monosyllabes, puis une autre voix plus forte que les autres, rendue excitée par la boisson, se fit entendre :
- Faut y aller ce soir… Moi pour ce que j'en dis… Un peu d'amusement ne nous ferait pas de mal ! Des approbations raisonnèrent autour de la table.
Severus avala une gorgée de son wiskey pur feu et réfléchi rapidement. Il avait vu juste. Il se rappelait très bien le groupe de moldus suspendus dans les airs. Cette Catherine Davies devait être la seule jeune fille encore consciente pour parler et fournir son nom… l'idiote ! Severus y était, il les avait vu.
Il fallait faire vite, mettre la fille en sécurité mais il devait bien y avoir une douzaine de personne portant ce nom dans tout le pays, les deux noms étant répandus.
Severus décida d'agir rapidement afin d'avoir une mince longueur d'avance sur les autres. Il termina sans se presser son wiskey et se leva lentement, le visage froid et impassible. L'un des mangemorts qui n'avait pas fait attention à lui lors de son arrivée le reconnut et l'interpella :
- Severus ! Viens donc te joindre à nous !
- Pas ce soir Mulciber hélas, répondit ce dernier d'une voix doucereuse.
Severus tourna les talons et sorti, indifférent aux protestations des anciens mangemorts.
Il fit quelques pas et tourna dans une ruelle à l'abris des regards.
Enfin, il se concentra brièvement sur le visage de la jeune fille aperçu quelques jours plus tôt et incertain de la réussite de son plan, il transplana. Dans un tournoiement de cape, il atterrit dans un petit salon.
…
Kate resta, l'espace de quelques secondes, figée de peur. Son regard accrocha les yeux noirs et froids de l'homme, apparut soudainement dans son salon, et elle en oublia de crier.
Il était grand, très pâle, des cheveux noirs, un nez crochu, habillé des pieds à la tête d'une cape noir.
Kate ne pouvait détachait les yeux de son regard.
Ce dernier amorçait déjà un mouvement dans sa direction.
- Partez, lui dit-il d'une voix glaciale. Vous êtes en danger. Et il lui saisit brusquement le bras.
Kate se dégagea, n'ayant pas eu conscience de s'être levée et recula lentement.
- Comment avez-vous… ? Qui êtes-vous… ?
L'homme sembla déjà s'agacer.
- Miss, siffla-t-il, un groupe d'homme est en ce moment même en chemin afin de vous trouver. Nous devons partir et vous devez me faire confiance. A moins que vous ne souhaitiez être torturée, violée, massacrée et mourir dans d'atroces souffrances reprit-il cruellement et il tenta de nouveau de lui saisir le bras.
Loin d'être rassurée, Kate recula encore un peu alors que les yeux de l'homme, maintenant franchement agacé, semblait vouloir la fusiller.
- Vous êtes un sorcier, n'est-ce-pas ? Si l'homme fut étonné, il n'en montra rien mais il acquiesça.
- Croyez-moi, rester entre leurs mains est la dernière chose que vous souhaiteriez.
Elle fut tentée de le croire. Pressée par la situation, saisie par la peur de ses promesses et n'ayant pas davantage le temps de réfléchir, ce fut à son tour d'acquiescer.
Et lorsqu'elle sentit de nouveau la main de l'homme sur son bras, cette fois elle rassembla son courage et ne bougea pas. Ce dernier lui prit le bras, et sans douceur, les firent pivoter sur eux même.
Kate eût le temps de fermer les yeux avant d'éprouver la sensation la plus horrible qu'elle n'eût jamais connue jusqu'à présent.
Enfin au bout d'un moment qui lui parut trop long et avec la sensation d'être passée au rouleau compresseur, courbait en deux, essayant tant bien que mal de reprendre son souffle, elle put enfin faire entrer de l'air dans ses poumons. La tête en feu, elle se concentra sur sa respiration. Inspirer, expirer.
L'homme lâcha rapidement son bras et sans plus un regard se dirigeait déjà à grandes enjambées vers ce qui semblait être une minuscule cheminée.
- Où sommes-nous ? parvint-elle à demander
- Chez moi, répliqua-t-il cassant.
Kate regarda autour d'elle. Ils avaient atterri dans un petit salon, d'aspect miteux, poussiéreux et sombre. Dénué de décorations, exceptée une immense bibliothèque croulant sous le poids de nombreux livres.
Kate, dans un état un peu second, observa l'homme jeter quelque chose dans la cheminée. Des flammes vertes apparurent et alors l'homme fit une chose des plus improbable, il passa la tête dans la cheminée et cette dernière disparut. Kate assista interdite à ce spectacle de l'homme, dépourvu de tête, accroupit à même le sol devant la cheminée. Elle dut rassembler ses esprits et se rappeler qu'elle était dans la maison d'un sorcier.
Cela dura quelques minutes et Kate put réfléchir à la situation dans laquelle elle se trouvait.
Cet homme, non ce sorcier, détestable et un peu odieux venait toutefois de lui sauver la vie. Si ce qu'il lui avait raconté était vrai, des personnes cherchaient à s'en prendre à elle. Mais qui pouvait bien vouloir lui faire autant de mal ? Et pourquoi ? Des sorciers qui plus est. Le seul sorcier qu'elle connaissait était dans cette pièce, excepté son propre aïeul décédait depuis de nombreuses années. La migraine était revenue, pas étonnant avec ce qui venait de se passer. Et avec ça, l'impression incongrue de déjà-vu.
La jeune fille en était là dans ses réflexions lorsque l'homme en noir réapparut en entier cette fois face à elle.
- Albus Dumbledore désir s'entretenir avec votre personne dit-il alors sans préambule. Et avant que vous ne posiez la question puisque vous ne manquerez pas de la poser, il est inutile de m'en demander plus, il vous expliquera tout lui-même.
Prenant sur elle, Kate sentit qu'il ne valait mieux pas tenir tête à cet homme, et garda ses questions pour elle. Une fois de plus, elle se contenta d'acquiescer. Peu importe si lui ne souhaitait pas satisfaire sa curiosité, cet Albus quelque chose lui était apparemment prêt à le faire.
Alors une nouvelle fois l'homme jeta une poignée de poudre dans la cheminée, l'intima de faire de même et prononça distinctement d'une voix grave « bureau d'Albus Dumbledore ».
Kate retint le nom cette fois-ci et répéta les gestes à l'identique.
Et c'est ainsi que la deuxième expérience d'un transport sorcier ne fut pas meilleure que la première. Tournoyant dans un conduit de cheminée, elle finit par fermer les yeux en priant pour que cela se termine rapidement.
Avec un peu de chance peut-être même se réveillera-t-elle de ce vilain cauchemar, dans un monde où les sorciers n'existent pas, prête à entamer sa quatrième année de médecine.
Hélas, atterrissant à genou sur un sol dur, recouverte de poussière, son ancienne vie ne lui parut jamais aussi loin.
Kate toussota, se releva rapidement et tenta de remettre de l'ordre dans ses habits.
Kate atterri dans une vaste pièce, la plus belle et déroutante qu'elle n'ait jamais vu. D'un coup d'œil circulaire, elle en fit rapidement le tour et en fut émerveillée. Sur tout un pan de mur, de nombreux tableaux bougeaient dans leur cadre, de drôles d'objets trônaient sur des étagères.
Et en face d'elle se tenait un vieil homme à l'air affable, arborant une barbe blanche, de longs cheveux blancs, un chapeau pointu et de petites lunettes en demi-lune. Ses yeux d'un bleu vif pétillaient derrière ces dernières et son air engageant rassura enfin quelque peu la jeune fille. Kate eut le réflexe de chercher du regard l'homme vêtu de noir, ce dernier s'étant reculer dans un coin.
- Bonjour miss… Davies, n'est-ce-pas ? demanda aimablement le vieil homme. Permettez-moi de me présenter, je suis Albus Dumbledore. Cela doit vous paraître bien incongru, peut-être ne comprenez-vous pas tout ce qui vous arrive, mais sachez que vous êtes en sécurité en ce lieu.
- Et bien, en effet… euh… bonjour. Kate eut un peu honte de sa remarquable loquacité. Pardonnez-moi, reprit-elle plus assurément, j'ai en effet un certain nombre de questions à vous poser.
- Bien entendu miss … Je dois d'abord vous informer que vous vous trouvez en ce moment même dans l'enceinte de l'école de magie Poudlard. Le professeur Rogue ici présent reprit-il en désignant l'homme en noir plus loin, m'a informé de votre connaissance du monde des sorciers ?
Professeur Rogue pensa la jeune fille…
- Oui… depuis peu, en réalité. Je tiens cette information de ma grand-mère, cette dernière m'a récemment avoué que son propre grand-père était un sorcier. Il s'appelait Aenus Prewett.
- Oh, et bien je suis ravi d'avoir face à moi l'arrière arrière-petite-fille d'Aenus ! lui dit alors d'un ton affable Albus Dumbledore. Et ce faisant, elle eût l'étrange sensation que ses yeux perçants, sous ses drôles de lunettes, la passait entièrement au rayon x. Asseyez-vous, je vous prie, et il lui indiqua un siège. Lui-même s'installa derrière son bureau.
- Bonbon au citron ? lui demanda t-il joyeusement.
Kate refusa poliment et le vieil homme l'invita à poursuivre son récit.
- Il y a trois jours de cela, je ne connaissais pas le monde des sorciers. Selon ma grand-mère, son père était dépourvu de pouvoirs magiques, et depuis nous sommes ce que vous appelez, il me semble, des moldus. J'ai donc déjà un peu entendu parler de Poudlard, de votre monde mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi je me retrouve ici. Qui étaient ces personnes qui me voulaient du mal ?
- Ah ! dit alors Dumbledore. En réalité, vous êtes ce que nous appelons communément des « cracmoles ». Mais savez-vous ce qui a poussé votre grand-mère à vous révéler la vérité concernant les origines de votre famille ?
Kate repensa à sa mésaventure dans le grenier de Granny.
- Et bien… c'est assez bête en fait… je suis tombée par hasard en fouillant sur la vieille cape d'Aenus. Granny n'a pas souhaité me mentir.
- Est-ce bien là l'unique raison, miss ? insista doucement le vieil homme. Quelque chose dans le ton de sa voix encouragea Kate à se confier. Elle n'allait tout de même pas lui parler de ça, si ?
Repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille, Kate remua un peu sur sa chaise, puis enfin se lança :
- Je… je ne sais pas à vrai dire… lorsque je suis tombée sur cette cape, j'ai eu comme une impression, et bien une impression de déjà-vu. C'est probablement idiot de ma part, je me demande si je ne me monte pas la tête, mais… et soudain alors qu'elle tournait inconsciemment la tête en direction du professeur Rogue, Kate écarquilla les yeux et se figea.
- Vous ! C'était vous ! reprit-elle alors faiblement. Enfin non, pas vous mais un sorcier. Avec une cape noire, un masque blanc… j'ai tellement mal à la tête reprit-elle alors en se tenant les tempes et ne sachant plus très bien où elle en était.
- Rassurez-vous miss, vous ne devenez pas folle. Tout ceci à bien une explication, mais il me faut d'abord savoir ce dont vous, vous rappelez dit alors le vieil homme d'un ton apaisant.
Kate fit un effort pour se ressaisir et entreprit de remettre de l'ordre dans ses idées.
- Notre randonnée dans le sud du pays, il y a trois jours. Mes migraines sont apparues à notre retour. Avec mes amis, nous sommes allés camper et depuis ce jour, je ne sais pas… je ne me rappelle plus de grand-chose à vrai dire, mais lorsque j'ai vu la cape d'Aenus dans ce grenier, l'image d'un homme habillé d'une cape noire avec un hideux masque blanc s'est imposée dans mon esprit. Et je savais que cette image me terrifiait.
Albus Dumbledore se redressa sur son siège et joignit les mains.
- Il se trouve que vous et vous amis aient été victime d'une attaque d'anciens mangemorts, miss. Connaissez-vous ce mot ? Alors que Kate acquiesçait, il poursuivit : Il y a trois jours de cela se déroulait la coupe de monde de Quidditch dans le monde sorcier et ce dernier fut hélas le théâtre d'actes odieux envers la communauté non magique. Vous, vous êtes trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, je le crains.
Alors que Kate écoutait effarée Dumbledore lui narrer les événements survenus il y a trois jours de cela, une idée lui vint à l'esprit. Ainsi, à la lueur de ces nouvelles explications, certaines choses prenaient sens. Ses migraines, sa perte de mémoire (comment avait-il dit « oubliette » ?), sa réminiscence de souvenir et comment le professeur Rogue, chargé d'espionner ce réseau, avait entendu qu'une attaque se préparait chez elle pour ce soir. Chez elle ! Elle l'avait échappé belle ! Si ce professeur Rogue n'était pas intervenu…
- Nom de dieu ! Kate se tourna alors vers l'homme derrière elle. Ce dernier se tenait bras croisés, impassible, des cheveux noir et gras lui tombaient sur le visage. Je… merci ! Sans vous je ne sais pas… et Kate ne put achever sa phrase.
- Tout ceci ne serait pas arrivé si vous ne le leur aviez pas donné votre nom, miss ! répondit sarcastiquement ce dernier pour toute réponse.
- Severus ! Intervint alors Dumbledore.
Refroidit, Kate se détourna de l'homme et ne put s'empêcher de penser qu'il n'avait pas entièrement tort.
Dumbledore se cala dans son fauteuil et reprit plus doucement la parole. Il semblait réfléchir.
- Vous êtes dans une école miss Davies. Vous ne pouvez-pas retourner chez vous car comme le professeur Rogue l'a mentionné (et Kate commença sérieusement à s'agacer), ces mangemorts connaissent votre nom et n'auront aucun mal à vous retrouver. Je pense que le plus sûr pour vous serait de rester ici quelque temps, afin que les choses se calment. Nous pouvons vous accueillir…
- Vous n'y pensait pas Dumbledore ! Gronda une voix grave derrière l'oreille de Kate à l'en faire sursauter.
- Puis-je vous rappeler qu'elle est une moldue mon ami ? entonna une autre voix à l'accent aristocratique.
Alors ça… Les tableaux s'étaient mis à parler ! Ou plutôt leurs occupants !
- Voyons Armando reprit un Dumbledore apaisant, nous en reparlerons plus tard voulez-vous. Et vous aussi, Severus. Je disais miss Davies… nous vous accueillerons ici, vous serez en sécurité et nous finaliserons les détails de votre arrivée. La rentrée scolaire débutera demain soir avec l'arrivée des élèves, nous devons vous trouver un rôle afin d'expliquer votre présence parmi nous.
- Mais… je dois aussi reprendre mes études demain…
- Vos études, miss ?
- Oui, de médecine… j'étudie la médecine, je suis en quatrième année. Je ne peux pas me permettre de louper ma rentrée.
Dumbledore se leva et se tourna vers la fenêtre les mains jointes dans le dos.
Il était tard, à présent le ciel était sombre, seules les étoiles brillaient à travers la fenêtre reflétant le profil du vieil homme. Kate ne désirant pas l'interrompre, attendit anxieuse et silencieuse.
Plongé dans ses pensées ce dernier prit une minute ou deux le temps de la réflexion, puis se retourna l'air affable. Il retourna s'asseoir derrière son bureau et écarta les bras.
- Ainsi, vous étudiez la médecine dîtes-vous ? Il me semble qu'une aide supplémentaire pour Pompom, notre infirmière, ne serait pas de trop. Voilà miss Davies, je vous propose d'assister madame Pomfresh, peut-être pouvons-nous dire aux élèves que vous effectuez un stage dans le cadre de vos études. Il ne vous sera pas nécessaire d'utiliser la magie, l'infirmerie deviendra votre couverture en ces lieux.
- Mais…
- Je crains que vous n'ayez guère le choix miss… intervint le vieil homme avec douceur.
Kate eût envie de répliquer que personne ne pouvait la forcer à faire ce qu'elle ne désirait pas faire mais au fond, elle due convenir qu'il avait raison. Comment pourrait-elle retourner chez elle maintenant que des gens malfaisants pouvaient la retrouver simplement pour leur propre amusement ? Elle ne pourrait aller nulle part ailleurs car elle mettrait sa vie ou celle de sa famille et ses amis en danger. Si le professeur Rogue avait pu la retrouver, les autres le pourraient eux aussi. Son seul refuge se trouvait désormais dans la communauté sorcière, celle qui serait la plus amène de la protéger de gens comme eux.
- Nous pouvons mettre des protections autour de votre maison, miss Davies reprit Dumbledore. Mais ne pouvons garantir votre sécurité au-delà des murs de cette dernière. Et je regrette de ne pouvoir vous promettre que quelqu'un sera là pour vous protéger en cas de danger. Voyez-vous, nous vivons dans une époque un peu particulière. Le seigneur des ténèbres anéanti, ses fidèles n'avaient plus fait parler d'eux avant ces derniers jours. Je crains de pouvoir affirmer que le ministère ne jugera pas utile d'assigner un auror à votre protection. Je me dois de vous informer de tous les enjeux, car après tout vous êtes bien seule à pouvoir prendre une décision vous concernant.
Les dernières paroles du vieil homme finirent bien sûr de convaincre Kate et celle-ci acquiesça.
- Je vous remercie pour votre aide monsieur Dumbledore. Il me semble en effet que je n'ai guère le choix, je ne souhaite mettre personne d'autre que moi en danger dit elle alors d'une voix basse.
- Professeur Dumbledore miss, ou Albus puisque nous serons bientôt presque collègue fit ce dernier joyeusement avec un clin d'œil. Voilà qui est sage, miss reprit il plus sérieusement. Attendons un peu de voir comment la situation évolue dans les prochains temps et nous aviserons. Je vais demander aux elfes de maison de vous préparer un endroit où dormir. Severus voulez-vous conduire miss Davies à ses nouveaux quartiers ? Ils se trouveront non loin de ceux de Pompon, bien entendu.
Ledit Severus ne bougea pas et finit par hocher la tête d'un brusque mouvement, peu avenant.
Kate replaça une mèche de cheveu derrière son oreille… elle l'avait oublié celui-là.
Alors, elle se leva et remercia encore une fois Dumbledore... non, le professeur Dumbledore. Ce dernier se rassit et elle sentit que la conversation arrivait à son terme.
Elle se résigna donc à suivre le professeur Rogue, et ce dernier se dirigeait déjà à grande enjambées en direction de la sortie, dans un tournoiement de cape.
