Chapitre 5 : Disparition
Après le déjeuner en ce jour de rentrée, Kate décida de se rendre à l'infirmerie afin de se présenter à Mme Pomfresh, l'infirmière de l'école, mais aussi la prétendue maître de stage de la jeune fille pour les semaines à venir.
En sortant de la Grande Salle, Kate intercepta un peu timidement un drôle de fantôme qui flottait seul, l'air triste. Il était affublé d'un costume venu tout droit d'un autre âge, le tout surmonté d'une fraise, et se montra enchanté d'aider la moldue à retrouver son chemin parmi le dédale des couloirs de l'école. Il lui proposa promptement de l'escorter jusqu'à l'infirmerie.
- Pardonnez mon air chagriné Miss…
- Davies ! lui répondit alors automatiquement Kate.
- Les festivités de la rentrée me rendent toujours moroses. Vous avez de la chance, vous autre mortel, de pouvoir profiter d'un excellent festin ! Et se faisant, sa tête vacilla dangereusement sur ses épaules. Tellement que Kate se demanda comment cela pouvait être possible.
- J'oubliais… Sir Nicholas de Mimsy Porpington pour vous servir… Et ce faisant, le fantôme décrocha légèrement sa propre tête d'un galant geste de révérence. Dit « Nick Quasi-Sans-Tête », j'en ai bien peur ! reprit-il peiné.
Kate dû faire appel à tout le self contrôle qu'elle s'efforçait d'avoir pour ne pas hurler d'effroi, mais elle ne put se retenir de reculer légèrement. Heureusement le spectre, trop absorbé par sa petite contrariété du jour, ne s'en formalisa pas. Kate ne souhaitait pas le vexer, il lui apparaissait comme sympathique, mais elle comprenait mieux maintenant pourquoi sa tête tanguait autant par-dessus sa fraise.
Alors que Nick Quasi-Sans-Tête lui comptait les mésaventures de sa mort tragique (la jeune fille n'avait pu s'empêcher de le lui demander), ils arrivèrent à l'entrée de l'infirmerie. Cette dernière se trouvait, d'ailleurs, non loin de son appartement. Kate remercia le fantôme :
- Je penserai bien à la chance que j'ai d'être mortelle ce soir, Sir Nicholas. Mais je n'oublierai pas que l'essentiel ne se trouve pas dans le festin mais dans l'honneur que j'ai de me trouver dans ce merveilleux château.
Nick Quasi-Sans-Tête, lui sourit quelque peu attendrie et la gratifia à nouveau d'un décrochement de tête, d'un salut qui se voulait affable. Puis, il disparut en passant à travers le mur agaçant.
Madame Pomfresh se montra aimable et déjà affairée avant l'arrivée des élèves. Elle lui fit faire le tour des lieux en lui expliquant brièvement le rôle de certains éléments et lui remit une blouse blanche de travail.
- Bien sûr, vous n'aurez pas à faire de magie miss Davies, mais il me semble que vous étiez étudiante en médecine moldue ? Alors que Kate acquiesçait, elle poursuivit : Vous devez savoir faire des bandages, je crains que ce que je vous propose au sein de cette infirmerie soit un peu inférieur à vos capacités mais étant donné le contexte…
Kate lui assura que cela lui convenait pour le moment et qu'elle lui était reconnaissante de lui fournir un prétexte afin d'expliquer sa présence à Poudlard.
L'après-midi fila rapidement, et bientôt, il fut l'heure de se préparer pour le banquet de début d'année. Kate et Madame Pomfresh prirent congé l'une de l'autre et se rendirent dans leurs appartements respectifs.
Kate revêtit pour la première fois une robe de sorcière par-dessus une jupe noire. De toute façon l'accoutrement sorcier n'était pas très varié. Elle devait avouer que cela ne lui allait pas trop mal et que l'habit, assez ample, se trouvait être plutôt confortable. Elle décida de se relever les cheveux en un petit chignon (comme elle les avait court cela ne fut pas aisé), mais peut-être que cela lui donnerait-il l'air un peu plus sérieuse ?
- Je serais vous, je ne ferai pas ça miss, grinça alors son miroir de manière tellement inattendue que Kate en sursauta. Plus rien ne devrait la surprendre dans ce château…
Mais elle dût convenir qu'elle ne se reconnaissait plus vraiment non plus. La robe de sorcière, elle était bien obligée de s'y faire, mais le chignon serré haut, non. Alors finalement, de dépit elle laissa retomber ses cheveux sur le haut de ses épaules, et s'en plus un regard dans le miroir sortit de l'appartement, la boule bien présente au creux du ventre.
Kate qui commençait un peu à se repérer dans le château parvint à trouver son chemin à force de tâtonnement et passa devant une grande fenêtre. A travers cette dernière, la nuit commençait à tomber. Le ciel sombre et nuageux laissait éclater quelques orages.
Elle distinguait le parc, une forêt et au loin se dessinait difficilement des calèches, tirées par des chevaux invisibles. Ces dernières avançaient laborieusement en grande nombre sous des trombes d'eau. Sans doute les élèves s'y trouvaient-ils. Elle ne les enviait pas d'avoir à braver ce rideau de pluie pour se rendre au château.
Kate poursuivit son chemin et se retrouva dans le hall d'entrée. Quelques élèves étaient déjà présents et elle dut redoubler d'attention afin de ne pas glisser sur le sol, rendu humide par toutes ces chaussures boueuses.
Un autre spectre, à l'air beaucoup moins sympathique et plus sournois que Sir Nicholas, semblait s'amuser à lancer des bombes d'eau glacées sur de pauvres élèves déjà frigorifiés.
- PEEVES ! S'égosilla le professeur McGonagall.
Kate ne put entendre la suite car déjà elle se frayait rapidement un chemin jusqu'à la table des professeurs. Une fois de plus, elle s'attabla entre le professeur Chourave et le professeur Rogue.
Lorsque le professeur Chourave lui adressa un sourire aimable, Kate s'excusa de son retard, causé par sa mauvaise connaissance du château.
- Oh, vous vous y ferez ne vous inquiétez pas… d'ici une semaine, cela ne vous posera plus aucun problème.
Kate sentit la nervosité la gagner un peu plus lorsqu'elle entreprit de scruter la Grande Salle et les quatre tables en contrebas qui commençaient à se remplir de centaine d'élèves. D'un geste un peu compulsif, elle remit de l'ordre dans ses habits et tenta de se concentrer sur sa respiration. Cela n'échappa pas à son voisin masculin, car ce dernier leva un sourcil narquois à son attention.
- Nerveuse, miss Davies ? demanda-t-il d'une voix basse et onctueuse.
- Bien sûr que non, je suis au summum de ma sérénité ! répondit alors sarcastiquement la jeune fille du tac au tac.
Kate replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et se demanda si elle n'était pas allée spontanément trop loin car visiblement, elle semblait l'avoir énervé.
- Pardonnez-moi… je suis en effet un peu nerveuse reprit-elle plus bas.
- Que voulez-vous que ça me fasse, lui répondit-il alors sèchement.
- Eh bien… étant donné que vous m'aviez posé la question plus tôt, je me permets d'y répondre, reprit courtoisement, avec une pointe de malice, la jeune fille bravant le regard noir et froid de l'homme qui semblait vouloir la fusiller sur place.
Un petit gloussement à sa droite lui fit détourner la tête. Le professeur Chourave semblait, quant à elle, s'amuser.
- Oh voilà qui est bien dit miss Davies ! Attendez de goûter au festin que nous ont préparé les elfes de cuisine, vous vous sentirez alors mieux, j'en suis certaine ! D'ailleurs, savez-vous que nous avons bien failli passer à côté de ce banquet…
Kate écouta le professeur lui narrer les aventures de Peeves, l'esprit frappeur, et de la pagaille qu'il causa plus tôt dans la journée en cuisine. La discussion lui fit du bien, et elle put se détendre un peu.
- Je pense, en effet, qu'il n'aurait pas été judicieux de laisser ce Peeves assister au banquet, reprit-elle d'une voix douce. Je l'ai vu bombarder les élèves d'eau glacée.
- Je l'ai dit au Baron Sanglant, entendit-elle alors une voix froide à sa droite.
Kate en resta ébahie une demi-seconde, le professeur Rogue venait-il de lui adresser la parole sans méchanceté ? De manière froide et indifférente, d'accord. Elle l'observa à la dérobée, son visage cireux restait impassible sous ses cheveux noirs.
- Qui est le Baron Sanglant ? demanda alors doucement la jeune fille.
Le professeur Rogue se contenta de faire un signe de tête en direction de la table la plus éloignée à droite. Les élèves y arboraient un uniforme vert et argent (les Serpentard donc, Madame Pomfresh avait entreprit de lui expliquer le système des maisons plus tôt). Et en effet, un autre fantôme dodu à la robe tachée de sang conversait avec quelques élèves.
De toute évidence, ce Baron portait bien son nom et lui faisait un peu froid dans le dos, mais elle se tut. Elle savait que le professeur Rogue était directeur de la maison Serpentard et si le Baron sanglant était lié à elle, elle ne souhaitait pas le vexer.
La Cérémonie de Répartition put commencer avec l'arrivée du professeur McGonagall, suivit en file indienne d'un petit groupe d'élèves tremblants de froid et impressionnaient par ce qu'ils avaient sous les yeux. Et il y avait de quoi : ce soir le faux plafond magique, à l'image du temps dehors, plus sombre que jamais, se trouvait être zébré d'éclairs lumineux. Un des petits nouveaux, dégoulinant d'eau et surexcité, semblait même quant à lui être tombé dans le lac du parc.
Alors qu'elle se disait qu'elle n'aurait jamais pu imaginer qu'un vieux chapeau puisse répartir des élèves dans leur maison, encore moins chanter, elle se sentit plus éloignée que jamais de son ancienne vie. Elle aussi aurait dû faire sa rentrée, pas dans une école de magie, mais à l'université. Que devait penser Merry ? Peut-être était-elle en ce moment même à sa recherche. Elle n'avait pas eu le temps de les contacter aujourd'hui, mais il fallait à tout prix qu'elle le fasse au plus tôt. Heureusement, Merry ne faisait pas les mêmes études qu'elle. Mais Gina, elle, si et avec son autre ami, Azhar, ils devaient s'inquiéter de son absence.
Alors qu'elle était loin dans ses tristes pensées, la cérémonie prit fin et le directeur annonça le début du banquet.
Kate se força tout de même à goûter les différents plats et dû admettre au professeur Chourave, à ses côtés, que tout ceci était en effet somptueux.
Puis enfin, alors que Dumbledore se levait, sans doute dans le but de faire un discours, un homme fit son entrée dans la Grande Salle au beau milieu du repas. Il n'avait pas fière allure, une jambe de bois, des cicatrices au visage et un œil de verre. Il s'excusa auprès du professeur Dumbledore et prit place à la table des professeurs.
Le directeur put poursuivre et annonça qu'un tournoi avec deux autres écoles de magie aurait lieu dans l'enceinte même du château. De toute évidence, toute la salle était en émoie et cela devait être quelque chose de rare et d'exceptionnel dans le monde des sorciers. Mais Kate pour sa part trouva que cela tombait mal avec son envie de passer inaperçue parmi les sorciers. Des délégations étrangères de sorciers, qui ne manqueraient pas de poser des questions sur ses origines à elle, la moldue, elle ne pouvait pas mieux tomber !
- Vous aviez raison… chuchota-t-elle tout bas au professeur Rogue, se tournant légèrement vers lui. Je n'ai rien à faire ici. Ce dernier ne répondit pas mais lui lança un bref coup d'œil par-dessus son long nez busqué.
Dumbledore souhaita une bonne nuit à tout le monde et se fut le signal qui autorisa les élèves à se lever de table.
- Venez ma chère, nous avons pour habitude de prendre un dernier verre dans la salle des professeurs, ceci est notre façon de célébrer la rentrée, lui proposa gentiment le professeur Chourave.
- Oui… j'arrive dans une minute, professeur Chourave. Je dois dire un mot au professeur Dumbledore.
Ce faisant Kate fila attraper le directeur avant qu'il ne quitte la table.
- Professeur ! Professeur, puis-je vous parler un instant s'il vous plait ?
- Bien sur miss Davies répondit ce dernier l'œil pétillant, avez-vous passé une bonne soirée ?
- Euh…oui, merci. Mais je ne peux pas rester, reprit la jeune fille gravement de but en blanc. Je n'ai pas ma place ici… Je peux éventuellement gérer la situation dans l'enceinte de Poudlard, encore que je n'en aie aucune idée, mais avec d'autres sorciers venant de l'extérieur ? Des représentants du ministère ? Je ne vois pas comment ma couverture pourra tenir, reprit la jeune fille à tout allure et à voix basse.
- Je vois… ne vous inquiétez pas miss. Vous serez protégée ici même à Poudlard, je vous le garanti. Nous n'avons pas de meilleure solution pour le moment, répondit le vieil homme à voix basse également, je vous promets d'y réfléchir mais nous devons pour le moment nous accommoder de la situation et je vous fais entièrement confiance pour mettre toutes vos nombreuses ressources à cette tâche. Bien entendu si vous souhaitez tout de même partir… cela n'appartient qu'à vous, comme je l'ai déjà dit, vous êtes seule à prendre une décision vous concernant en toute connaissance de cause.
Kate acquiesça, elle n'avait en fait pas vraiment le choix. Elle remercia Dumbledore et ce dernier s'adressa alors à quelqu'un qui se trouvait être dans son dos :
- Alastor ! Venez, mon ami… l'apostropha-t-il joyeusement.
Kate se retourna et vit l'homme qui avait interrompu le banquet plus tôt. Il avançait clopin-clopant en s'aidant de sa canne et Kate comprit qu'il était temps de s'éclipser. Elle rejoignit le professeur Chourave, qui avait eu l'aimable gentillesse de l'attendre et elles se dirigèrent en direction de la salle des professeurs.
Kate songeuse se fit silencieuse, ne fit pas attention et reprit connaissance que lorsqu'elles se retrouvèrent aux portes d'une salle de taille moyenne, équipée de fauteuils. Certains professeurs, déjà présents se tenaient debout un verre à la main devant la cheminée :
- Oh, j'ai eu Bertha comme élève, disait le professeur McGonagall, il est vrai qu'elle se montrait quelque peu tête en l'air mais tout de même…
- Oui enfin Minerva, vous connaissez Bertha, elle réapparaitra un beau jour et se trouvera fort étonnée de toute l'attention que nous lui portons, reprit une grande sorcière au long cheveux noir.
Ces derniers, s'apercevant de l'arrivée de la jeune fille, se turent. Le professeur Chourave tendit un verre de Whisky Pur Feu à Kate et elles trinquèrent, puis portèrent leur verre à leurs lèvres. Kate grimaça légèrement et regarda autour d'elle. Le professeur Rogue était là également, dans un coin adossé et avec l'air de quelqu'un qui semblait fortement s'ennuyer.
- Je suis contente que vous vous soyez jointe à notre petite tradition miss Davies, lui dit alors le professeur McGonagall.
- C'est un plaisir partagé professeur, lui répondit poliment Kate.
Les professeurs reprirent leur discussion et Kate en profita pour demander au professeur Chourave si elle connaissait, elle aussi, cette Bertha dont il était fait mention à leur arrivée.
Il se trouvait que Bertha Jorkins, ancienne élève de Poudlard, travaillait au ministère de la magie et n'avait plus donné signe de vie depuis le début de l'été. Certains s'inquiétaient de sa disparition, d'autres- et son employeur en faisait partie- ne s'en préoccupaient nullement.
Kate resta songeuse. Une disparition parmi les sorciers. Elle n'était pas la seule à voir son monde s'écrouler l'été dernier. Mais elle était une moldue pour sa part, ou une cracmolle peu importait le terme, pouvait-il avoir un lien avec les évènements de la Coupe du Monde de Quidditch ? Tout ceci lui semblait un peu tiré par les cheveux. Elle croisa alors le regard du professeur Rogue dans son coin, et se fit alors la réflexion qu'elle se trouvait ici à cause (ou grâce) à lui. Kate décida de creuser un peu la question de cette disparition dans les prochains temps, elle était de nature curieuse.
Pour l'heure, il était temps d'aller se coucher et Kate, prit congé avec quelques formules de politesse et regagna son appartement aux côtés de madame Pomfresh.
Le lendemain matin, alors qu'elle s'installait pour le petit-déjeuner et que les élèves recevaient leurs emplois du temps, Kate s'empara d'un journal laissé à l'abandon sur la table des professeurs. Il avait pour titre « la Gazette du Sorcier », et nulle part il n'était fait mention d'une certaine Bertha Jorkins ou d'une quelconque autre disparition inquiétante. Cependant, Kate fut amusée de voir les images imprimées bougées sur les feuilles de papier.
La journée s'écoulait lentement à l'infirmerie, la grippe saisonnière qui voyait les lieux envahis par de nombreux élèves, ne devait pas commencer avant le mois d'octobre selon madame Pomfresh.
Kate replaçait pour la deuxième fois des bocaux de taille différente sur les étagères, cette fois-ci dans l'ordre alphabétique, lorsque que deux élèves débarquèrent en trombe : l'un vomissant par jet à intervalle régulier, alors que l'autre tentait tant bien que mal de soutenir son camarade.
Kate se précipita vers eux et aida à porter le malade, puis le guida sur un des lits le plus proche. Elle dénicha une bassine qu'elle fourra dans les mains du pauvre garçon au teint verdâtre, alors que son camarade, habillé d'un uniforme vert et argent, restait en retrait mal à l'aise et l'apostropha :
- Vous venez d'Amérique, n'est-ce-pas ? (Le professeur Dumbledore l'avait présentée la veille comme une stagiaire et à l'instar du professeur McGonagall avait décidé qu'il serait plus crédible qu'elle vienne des Etats-Unis). A quelle école apparteniez-vous ? demanda-t-il l'air plutôt arrogant.
-Je…
- Ilvermorny, bien entendu ! Coupa madame Pomfresh en arrivant. Wilkes, par Merlin, que s'est-il passé ?
Il était question de pastilles, surement « un coup des Weasley » selon le dénommé Wilkes, mais Kate n'écoutait plus que d'une oreille. Il s'en était fallu de peu, sans l'intervention de l'infirmière… Elle se promit à l'avenir de se renseigner sur sa supposée université américaine et de se créer un rôle sur mesure, si elle tenait à conserver son secret.
Ainsi, après le repas du soir, Kate dénicha la bibliothèque de l'école (parfaite selon elle et heureusement vide en ce premier jour de cours) et entreprit de chercher des ouvrages sur les différentes écoles de magie dans le monde et concentra ses recherches sur les Etats-Unis. Elle en emprunta deux qui lui semblèrent particulièrement pertinents, l'un sur l'école Ilvermorny, l'autre sur l'Histoire de Poudlard. Madame Pince, la bibliothécaire, la gratifia d'un regard soupçonneux :
- Ici, nous prenons soin de nos livres, miss…
- Je n'y manquerai pas madame, lui répondit la jeune fille, veillant à être la plus aimable possible.
Kate retourna à son appartement et où elle put enfin se détendre. Ella avait prévu de passer la soirée à tenter de maîtriser plume et parchemins (les sorciers aimaient se compliquer la vie !) avec la ferme intention d'écrire des lettres à sa famille et ses amies. Il était plus que temps de donner des nouvelles. Et demain, elle irait à la volière (Madame Pomfresh avait eu l'amabilité de lui en indiquer la position). Mais avant, elle se disait qu'un bon bain était tout ce dont elle avait besoin après ces deux journées éprouvantes. L'eau chaude lui fit du bien et elle se prélassa quelques minutes en s'efforçant de ne penser à rien d'autre que son bien-être du moment.
Alors que la jeune fille, habillée en tout et pour tout d'une serviette enroulée tout autour d'elle, traversait le salon avec dans l'idée de mettre la bouilloire à chauffer (le temps de s'habiller par la suite), un incident se produisit. La cheminée se mit à gronder et le professeur Rogue en personne débarqua, dans un tournoiement de cape noire, au beau milieu de son petit salon.
