Cela faisait quelque temps, mais j'ai été inspirée, encore une fois, par une musique de JJ Heller (allez lire If you fall!) pour écrire ce one-shot. Décidément, ses musiques sont très bien pour du Royai!
Je n'ai pas réussi à écrire quelque chose d'aussi profond que je le voulais, mais j'espère que ça vous plaira tout de même.
Disclaimer: FMA n'est pas à moi, ni la musique de JJ Heller.
Beautiful again
There's something about someone
Who's been through the flame
I can see it
'Cause it's written on your face
You broke and you mended
Your story has not ended
You're stronger because of the pain
« Au plus profond de mon cœur, la bataille d'Ishbal n'est pas encore terminée. »
La guerre était finie. Les combats s'arrêtaient. Amestris avait gagné. L'extermination d'Ishbal s'achevait enfin.
Riza avait vu le soulagement des autres soldats, les embrassades, elle les avait entendu faire la fête, chanter joyeusement. Ils allaient rentrer chez eux, retrouver leurs familles et leurs maisons. Mais pour elle, rien n'était fini. Elle avait vu la destruction, elle avait semé la mort de ses propres mains, et parce qu'elle lui avait confié les recherches de son père, Roy Mustang était devenu un tueur.
Elle avait envie de pleurer, mais aucune larme ne coulait. Elle se sentait vide, elle voulait se reposer. Mais quel repos existait pour elle après ce qu'elle avait fait ? Pourrait-elle un jour payer pour ses actes ?
« J'ai une faveur à vous demander, Monsieur Mustang. Est-ce que vous voulez bien brûler la peau de mon dos ? »
Roy avait protesté, mais devant son insistance, il avait fini par accepter. A présent, face à face, ils n'osaient pas faire un geste, dans ce petit studio que Riza avait trouvé sous les toits d'East City.
Le regard de Roy était rempli d'appréhension. Il n'avait pas beaucoup dormi depuis leur retour d'Ishbal, constata Riza en voyant ses cernes. Ils étaient pareils. Elle ne parvenait pas à trouver le sommeil, et se réveillait de cauchemars qui la laissaient tremblante et incapable de fermer à nouveau les yeux jusqu'à ce que l'aube pointe.
Ils ne pouvaient pas revenir en arrière pour empêcher cette guerre d'éclater, mais ils pouvaient agir pour qu'elle ne se reproduise pas.
Riza tourna le dos à Roy et ôta son haut avant de s'allonger sur le carrelage froid.
- Je suis désolé, murmura-t-il avant de claquer des doigts.
La douleur fut pire que tout ce qu'elle imaginait. Son dos la brûlait affreusement et elle étouffa un cri, qui se transforma en un gémissement. C'était donc cela que les Ishbals avaient ressenti avant de mourir, voire pire.
Les larmes coulaient le long de ses joues, tandis que Roy mouillait abondamment son dos. Il traita sa brûlure avec soin, posant délicatement des bandages imbibés de pommade, sans cesser de répéter « je suis désolé ».
- Non, pardonne-moi, souffla Riza entre deux vagues de douleur. Je t'ai fait faire cela pour moi malgré ta résistance.
Installée sur le ventre sur son lit avec l'aide de Roy, elle le retint alors qu'il s'éloignait.
- Merci.
Elle rencontra son regard plein de sollicitude, et un instant retrouva le Roy de son adolescence.
Ce serait difficile, mais peut-être pourraient-ils améliorer les choses, protéger ceux qui en avaient besoin et transformer ce pays.
Malgré la douleur, Riza en avait la certitude : elle ferait ce qui était en son pouvoir pour rester aux côtés de Roy pour l'aider à accomplir son objectif.
« Je vous suivrai jusqu'en enfer. »
You have the kind of soul
You have the kind of eyes
That I want looking into mine
I want looking into mine
You don't even have to speak
I hear what you're telling me
The broken can be beautiful again
« Ah mince, excuse-moi je vais devoir te laisser. Il y a un autre client qui vient d'arriver. »
- A nous, chère lieutenant, je vais vous envoyer rejoindre votre supérieur.
La voix narquoise de Lust retentit dans l'immense salle. Riza fronça les sourcils, puis la signification des mots de l'homonculus la frappèrent. Ce n'était pas possible…
- Une minute ! l'interpella-t-elle. Tu as dit deux candidats au sacrifice tout à l'heure. Si Al est le deuxième, tu n'aurais pas…
Lust ricana. Le sang de Riza ne fit qu'un tour. Elle avait tué Roy. Elle avait osé s'attaquer à lui. La rage l'envahit.
- CREVE SALOPE !
Elle vida ses chargeurs, les uns après les autres, et chacune de ses balles atteignit son ennemie. Mais Lust demeura debout.
Riza avait épuisé ses munitions, et le désespoir remplaça la rage. Elle n'avait rien pu faire. Roy était mort. Que pouvait-elle faire désormais ? Elle n'était pas parvenue à le protéger, et sa raison de rester en ce monde avait disparu.
Elle pleura. Elle avait tout perdu, elle n'avait plus qu'à mourir. A genoux au sol, elle supplia Alphonse de la laisser et de se sauver. Après tout, lui avait tant de choses à voir et à faire, il avait un objectif, il devait retrouver son corps, il devait vivre.
Al refusa. Il ne laisserait plus personne mourir, et la protégerait, quel qu'en serait le prix !
- Voilà qui est bien dit, Alphonse Elric !
Cette voix… le cœur de Riza bondit dans sa poitrine. Comment était-ce possible ?
Alphonse créa un mur de pierre juste avant que les flammes ne s'y écrasent, brûlant Lust.
Roy était vivant, se répéta Riza, incrédule, alors que son supérieur achevait l'homonculus. Lorsque Lust ne fut plus que des cendres, il s'effondra en poussant un cri de douleur. Riza se précipita vers lui.
- Vous n'avez rien ? demanda-t-il avec un fin sourire.
- Vous feriez mieux de vous soucier de votre état, Colonel !
L'inquiétude et le soulagement se mélangeaient en elle. Mais en échangeant une regard avec lui, elle sut que tout pourrait continuer, malgré les menaces et les intrigues. Il était là.
« Mon état me pousse encore une fois à te confier les arrières. Alors sois prudente, tu veux ? »
I tell you my troubles
And you don't run away
You're not scared when I'm not okay
You're holding the spaces
You're showing me what grace is
That I'm stronger because of the pain
« Je dois impérativement agir. Sinon je perdrais toute dignité. »
- Patientez ici Lieutenant. S'il devait m'arriver quelque chose, fuyez seule.
- Je refuse.
Roy s'arrêta net.
- C'est un ordre, insista-t-il.
- Alors je le conteste, répliqua Riza sur le même ton.
Mettant les mains dans ses poches, Roy se tourna vers elle.
- Toujours aussi têtue.
- Ça vous devriez le savoir.
Roy soupira et sourit.
- Bon, attendez-moi, je n'en ai pas pour longtemps.
- Bien, bonne chance Colonel !
Tandis que Riza le saluait, il s'éloigna et disparut dans le QG. Restée seule à garder la voiture, Riza eut le temps de penser. Les événements de la journée ne lui avaient laissé aucun répit.
Edward et Alphonse avaient pris énormément de risques, et elle espérait qu'ils avaient réussi à vaincre Gluttony. Apprendre que King Bradley était un homonculus était un véritable choc. Pour Roy, cela signifiait que son objectif allait être bien plus difficile à atteindre. Si l'armée et les plus hauts gradés étaient impliqués, il faudrait sans doute les démettre de leurs fonctions, et pas de la plus respectable des manières.
La nuit s'écoula lentement, et plus les heures passaient, plus Riza s'inquiétait. Que se passait-il entre les hauts murs du QG ? Son inquiétude grandissait à mesure que la nuit s'effaçait. Qu'avait donc trouvé Roy ? Quels alliés ? Quels ennemis ?
Une réponse arriva en courant avec Fuery.
- Un agent du bureau des affectations vient de passer. Et maintenant… je dois respecter mon ordre de mutation au QG Sud.
- Hein ! qu'est-ce que vous venez de dire ?
- Et je ne suis pas le seul…
Breda partait à l'Ouest, Falman au Nord. L'équipe était dissoute. Riza réalisa le cœur lourd que Roy avait échoué. Deux officiers s'approchèrent alors et lui donnèrent un ordre d'affectation.
Riza tenait la lettre, les mains tremblantes. Était-ce une prise d'otage ? Bradley connaissait donc le lien qui l'unissait à Roy ? Comment allait-elle pouvoir continuer à le soutenir en étant l'assistante personnelle du Généralissime ?
Le Commandant Armstrong passa un peu plus tard et lui proposa de la remplacer un moment. Riza en profita pour mettre de l'ordre dans ses idées. S'il était arrivé quoi que ce soit au Colonel, elle ne pouvait pas fuir. Elle devrait respecter les ordres de ses supérieurs, mais sa loyauté allait à Roy. Elle laissa échapper une simple larme avant de reprendre son masque impassible.
Roy était revenu près de la voiture lorsqu'elle arriva. Elle remercia le Commandant.
- Alors vous n'avez pas fui ? s'étonna Roy.
- Qui m'a toujours dit que quoi qu'il arrive il ne fallait jamais abandonner ?
Riza lui lança ses propres mots, et Roy resta sans voix un instant. Puis il sourit.
- Bien, mais ne venez pas ensuite me dire que vous auriez préféré fuir. N'est-ce pas ?
- Ça ne servirait plus à rien.
Ils échangèrent un sourire. Oui, elle n'abandonnerait pas. Roy était sa raison de vivre, et elle continuerait de lui être fidèle, même s'ils étaient séparés. Il lui avait trop donné pour qu'elle lâche tout à cause d'un échec, même douloureux. Ils trouveraient toujours un moyen, ils tenaient trop l'un à l'autre.
« Ne mourez pas. »
You have the kind of soul
You have the kind of eyes
That I want looking into mine
I want looking into mine
You don't even have to speak
I hear what you're telling me
The broken can be beautiful again
« Je vous suivrai de près, et je ne vous lâcherai pas, tout comme votre ombre. »
Les mots de Pride restaient gravés dans l'esprit de Riza alors qu'elle s'effondrait dans l'entrée de son appartement. Alors non seulement le Führer était un homonculus, mais son fils aussi. La situation ne pouvait pas être plus délicate. Riza avait réussi à lui répondre, malgré la peur qu'il lui inspirait. Il n'était pas dans son intérêt de la tuer, autrement les homonculus n'auraient plus aucun de moyen de pression sur Roy.
La sonnerie du téléphone la tira brutalement de ses pensées. Avec appréhension, elle décrocha le combiné. La voix de Roy retentit, légère et espiègle.
- C'est votre fleuriste préféré !
Riza poussa un soupir soulagé, mais répondit plus durement qu'elle ne le souhaitait.
- J'ai un peu trop bu et j'ai acheté beaucoup trop de fleurs, s'excusa Roy. Je t'avoue que ça m'arrangerait si tu m'en prenais un peu.
Riza s'apaisa. On ne changeait pas facilement le caractère de Roy, qui trouvait toujours les pires prétextes pour l'appeler. Mais il ne tombait pas toujours au bon moment. Elle ne pouvait pas lui raconter ce qui s'était passé dans la résidence du Généralissime. Son silence avait dû paraître suspect.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il d'une voix alarmée. Il est arrivé quelque chose ?
- Non ! lança-t-elle. Rien.
- C'est vrai ? Il ne semblait pas convaincu.
- Mais oui, tout va bien. Je ne veux pas de fleurs, il n'y a pas de vase chez moi. Je vous remercie d'avoir pensé à moi. Je vous laisse, au revoir.
Riza raccrocha et se tourna vers Black Hayate, qui la regardait intrigué. Elle enlaça son chien avec affection. Pourquoi choisissait-il toujours aussi mal son moment ? Elle savait qu'il n'était pas dupe. Ils se connaissaient suffisamment pour que non seulement leurs regards, mais aussi leurs silences parlent pour eux. Il allait s'inquiéter pour elle, se demander ce qu'elle lui avait caché. Elle allait devoir trouver un moyen de le prévenir de ce qu'elle avait découvert sans l'inquiéter.
« Au fait, j'y pense. Scar serait actuellement au Nord. »
You don't try to fix me
You don't try to rush me
To get over it
When I'm not ready yet
My world's upside down
But I feel safe and sound
With you
« Je t'ai déjà dit que nous avions très peu de temps. »
Sa vie s'écoulait entre ses doigts, et elle sentait le froid l'envahir peu à peu. Sa vision se brouillait et elle peinait à respirer, chaque inspiration lui brûlait la gorge. Elle entendit le docteur à la dent d'or insister. Roy devait faire une transmutation humaine. Non, tenta-t-elle de protester, il ne devait pas la faire. Concentrant son énergie, Riza fixa son regard sur Roy. L'angoisse, la colère, la douleur, se mélangeaient dans ses yeux noirs. Une seule pensée occupait l'esprit de Riza : il n'avait pas à faire la transmutation, il ne devait pas la faire. Les mots s'étouffèrent dans sa gorge, alors elle fit comme ils en avaient l'habitude. Elle chargea son regard de toutes ses pensées et les lui transmit.
Seuls des yeux emplis de peine lui répondirent. Un mouvement au-dessus d'elle lui fit tourner le regard. Ils avaient des alliés, réalisa-t-elle alors qu'il baissait la tête.
- Très bien. Lieutenant, je ne ferai pas de transmutation humaine.
Il était plein d'une nouvelle détermination, et Riza sut qu'elle n'avait plus à s'en faire.
Elle avait froid, ses doigts semblaient s'être figés sur son cou et elle ne parvenait plus à bouger. Elle s'engourdissait, et ses yeux se fermèrent contre sa volonté.
Tout était confus, elle entendait des cris, des coups, des corps qui tombaient. Puis une douce chaleur quand quelqu'un la prit dans ses bras. On la déposa délicatement au sol, et soudain, la douleur diminua. Elle gémit, retrouvant les sensations dans tout son corps, avant qu'elle ne se retrouve serrée entre des bras affectueux.
Riza ouvrit les yeux et rencontra le regard inquiet de Roy.
- Colonel, je suis désolée.
- Ne parlez pas, reposez-vous.
- Merci de m'avoir comprise, d'avoir compris le sens de mon clin d'œil.
Roy sourit.
- Nous faisons équipe depuis si longtemps. Votre regard me disait que si jamais je tentais la transmutation humaine, vous me tueriez de sang-froid.
Riza sourit à son tour. Elle ne se serait jamais pardonnée s'il avait obéi au docteur. Un immense soulagement l'envahit alors. Elle n'avait pas perdu Roy. Il l'aida à se relever alors que Darius et Zampano arrivés en soutien neutralisaient le dernier sbire du docteur.
Le calme fut de courte durée. Bradley entra dans la salle. A la surprise de Riza, il était blessé et ne semblait pas se régénérer. Il posa le regard sur elle et elle sentit Roy la serrer davantage contre lui.
- J'étais sûr qu'en voyant cet être qui t'est si cher dans le besoin, tu tenterais immédiatement une procédure de transmutation humaine.
- L'homme que j'étais il y a peu de temps l'aurait probablement fait. Seulement voilà, j'ai à mes côtés des personnes qui savent me raisonner et me remettre dans le droit chemin.
Une aura de menace entourait Bradley, et May Chang poussa une exclamation. Le centre était juste sous leurs pieds. Gelso, qui tenait le docteur s'effondra, blessé, tandis que Pride descendait dans la salle par le même passage que les autres.
Roy la confia à Darius, mais ne put résister contre l'attaque soudaine de Bradley, qui l'envoya au sol et planta une épée dans ses paumes.
- Colonel !
Ils ne purent rien faire, et Riza impuissante ne put que regarder l'homme qu'elle aimait, qu'elle avait failli perdre, être forcé à faire une transmutation humaine et disparaître.
Pendant que May détruisait le sol pour infiltrer l'antre de l'ennemi, Scar commença à affronter Bradley. Durant les minutes qui suivirent, et tout le temps que dura l'éclipse, Riza ne pensait qu'à Roy. Était-il indemne ? Qu'aurait-il perdu au moment où ils se retrouveraient ? Lorsque le Commandant et le Général Armstrong déboulèrent, elle leur raconta ce qui leur était arrivé, prenant la défense des chimères que certains soldats de Briggs avaient reconnus comme des subordonnés de Kimblee.
- Vous me semblez fatiguée Lieutenant, avança Olivia Armstrong. Reposez-vous un peu, vous en avez besoin, et pour le moment nous n'avons pas de nouvelles de la surface.
- Jusqu'au retour du Colonel, alors.
Car il reviendrait, de cela Riza en était certaine. Mais elle ignorait dans quel état, et cela l'angoissait terriblement.
« Pouvez-vous encore vous battre ? »
'Cause you have the kind of soul
You have the kind of eyes
That I want looking into mine
I want looking into mine
You don't even have to speak
I hear what you're telling me
The broken can be beautiful again
The broken can be beautiful again
« Mais j'accepte cette Pierre, en promettant de me consacrer entièrement à cette tâche. »
Deux semaines plus tard, Roy put sortir de l'hôpital en compagnie de Riza, cette dernière étant chargée de veiller sur lui durant les quelques jours qu'il passerait chez lui sans rien voir. Ils s'installèrent dans l'appartement du Colonel, qui s'habitua rapidement à s'y déplacer sans se cogner dans tous les meubles. Pour Riza, s'adapter à cette vie fut étrange. Elle pensait être présente pour éviter à Roy certaines difficultés, mais il s'avéra que c'était lui qui lui indiquait où trouver les choses à peine trois jours après leur sortie d'hôpital.
L'atmosphère entre eux était paisible, mais Riza sentait s'approcher le moment où ils devraient discuter sérieusement. Que faire de ce qu'ils s'étaient dit durant le Jour Promis ? Comment continuer ? Être près de Roy la satisfaisait, mais certains non-dits, qu'ils ne pouvaient plus se transmettre par le regard, commençaient à lui peser. Durant l'une de leurs sorties pour promener Black Hayate, elle prit le taureau par les cornes.
- Colonel, commença-t-elle d'une voix assurée.
- Roy, l'interrompit-il.
Devant le silence interloqué de Riza, il ajouta :
- Appelle-moi Roy. C'est le prénom que m'ont donné mes parents, et j'aimerais que tu l'utilises aussi. Trop peu de personnes me l'ont donné ces dernières années, et je veux que tu en fasses partie.
Riza, d'abord déstabilisée, reprit contenance et sourit.
- Roy, que ferons-nous après ? Quand tu auras retrouvé la vue ?
Il s'arrêta et se tourna vers elle. Ils continueraient à faire ce qu'ils faisaient de mieux. Être ensemble et veiller l'un sur l'autre.
- Dans quel sens ? L'armée ne nous autorisera pas ce que nous voulons. Faudra-t-il tout garder secret, encore une fois ?
- J'étais sincère dans tout ce que j'ai dit dans les souterrains ce jour-là. Je souhaite rester à tes côtés toute ma vie, et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela puisse être officiel.
Riza se sentit rougir et fut soudain reconnaissante pour la cécité de Roy. Il l'avait déjà vue surprise, en pleurs, déprimée, heureuse, mais jamais embarrassée comme une gamine de 15 ans, et elle refusait qu'il la voie ainsi. Cependant, combien de temps devraient-ils attendre ?
Roy lui prit la main avec délicatesse et déposa un baiser sur ses doigts.
- Je connais quelqu'un qui nous soutient et qui pourra nous aider.
En voyant la grimace amusée de Roy, Riza ne put s'empêcher de sourire à son tour.
- Tu pourrais l'inviter pour le moment où tu retrouveras la vue. Aux dernières nouvelles, il va venir à Central pour les négociations sur la succession de Bradley.
Roy acquiesça. Pour ce qui était du professionnalisme, il avait toute confiance en elle. Riza changea alors de sujet
- Jean arrive demain, il doit passer des examen avant de retrouver l'usage de ses jambes.
- Je pense qu'il aura beaucoup d'exercices pour s'en remettre tout à fait.
- J'en suis sûre. Je sais que les Elric avaient été d'un grand soutien avant qu'ils ne partent pour le Nord. Au fait, Tim Marcoh m'a dit qu'il voulait aussi t'examiner, il a dit pourquoi ?
- Oui, il veut personnaliser le cercle, pour qu'il ait l'objectif inscrit dedans.
Riza hocha la tête, avant de se rendre compte qu'il ne pouvait pas la voir.
- Alphonse m'a dit que son maître, comment s'appelle-t-elle déjà ?
- Izumi Curtis.
- Ah oui. Il m'a dit qu'Izumi t'avait bien aidé dans l'antre du Père. J'aimerais la remercier.
Roy garda leurs mains entrelacées alors qu'ils reprenaient leur marche.
- C'est dommage que Mei Chang et les autres de Xing n'aient pas pu rester longtemps. Je sais qu'ils étaient clandestins, Edward me l'a dit.
Un immense sourire s'étala sur les lèvres de Roy lorsqu'il s'arrêta et se tourna vers elle. Il prit son visage entre ses mains et murmura :
- Moi aussi.
Finalement, réalisa Riza en répondant à son baiser, qu'importait leur état, ils parviendraient toujours à se comprendre. Ensemble, ils parviendraient à se reconstruire, à construire ensemble de belles choses, à réaliser le rêve d'un jeune militaire idéaliste et de la jeune fille qui l'admirait.
« Vous ne voudriez pas épouser ma petite-fille ? Qu'elle devienne la première Dame. »
