Et bonsoir nobles gens ! Ici Lola non morte, (et non pas pour cette fois sorry). Comme nous sommes en été, voici venu le temps de l'event d'été de notre beau forum My Hero Academia, auquel cette année je participe enfin ! (svp, faut bien en tant que chef de file). J'invite d'ailleurs s'il y a des auteurs en herbes à vous inscrire dans une de nos merveilleuses teams, et à participer à l'event, aussi bien chez les Vilains, les Apprentis Héros ou les merveilleux Vigilante (oui je prêche pour ma paroisse je sais).
Je réponds ici au défi 2, écrire sur un couple jamais écris, et je me pose ici avec le Dabi x hawks, plus connu sous le nom de Dabichel pour les connaisseurs. Je remercie infiniment nos trois autres modos qui gèrent cet event, Moira-Chan, Zofra, et Hatsukoi, qui écrivent elles aussi de leur côtés, aller donc leur laisser pleins de com. Dédicace rapide à Zofra d'ailleurs, cet Os est pour toi et ton amour de Dabi XD
Sur ce je cesse de blablater, et je vous laisser lecturer. Enjoy !
(Et laisser une petite review si jamais ça vous a plus/ou pas)
S'y brûler les ailes
Il faisait nuit noir, au point où celles les chats et les oiseaux de nuits discernent le contour des choses. Heureusement pour Hawks, à défaut d'avoir les yeux d'une chouette, il avait un flambeau portatif. Une très légère aura bleuté entourait les murets du toit de l'immeuble leur servant de point de rendez-vous pour ce soir. La lumière était douce, beaucoup moins que les deux éclats glacés qui fixaient l'oiseau avec froideur depuis le milieu du toit.
De ce que le numéro 2 pouvait voir, son homologue de la Ligue des Vilains avait passé ce qu'on appellerait communément, une sale journée. Cette posture courbée, associé à ses épaules tendues et à ses yeux, ses yeux qui ne clignaient pas pour le regarder. Il y avait le feu aussi, qui jouait avec sa paume. Avec le temps, Hawks avait appris à reconnaître les tics de nervosité de sa passerelle ver sun autre monde : l'attrait morbide pour la brûlure, comme le prouvait les flammèches qui dansaient entre les doigts de l'homme de flammes, en était un.
Avec nonchalance, il sauta du rebord sur lequel il se tenait, et avança vers l'autre. Il se repérait à la lueur qu'il émettait, à ses courbes d'ombres qui définissaient un corps.
«Tu veux une glace ? J'ai une boite qu'on m'a offert avec moi, lança tranquillement l'oiseau en brandissant un paquet de glaces au goût chocolat-fraise.
- ...M'offrir une glace à moi, fit lentement Dabi, esquivant le sourire qui menaçait de pointer sur ses lèvres. Il faut vraiment être une tête de piaf pour me proposer un truc pareil.
- Si c'est un non je les garde pour moi, sourit avec malice le jeune homme. J'irais les offrir aux petits orphelins en bas de la rue, ils en auraient plus besoin que le terrible pyromane ici présent...
- Ne me provoque pas traître de héro, je pourrais être tenter de te faire brûler toi et tes foutus glace, annonça avec placidité le vilain, les flammèches sur ces bras dansants avec plus de véhémence.
- Tu n'oserai pas ?! Moi ton plus fidèle allié, celui qui te fournit en informations et en glaces, tu me ferais cramé comme une brochette ? s'exclama avec une indignation de diva le blond joyeux, sa main porté à son front en un signe de détresse mélodramatique.
- Sans hésitation, trancha Dabi, se rapprochant du rebord du toit. Ta vie n'a pas de valeur à mes yeux, oiseau de malheur.
Seul le dos du grand brûlé était visible à présent, une tâche plus formelle qui transparaissait sur les lumières de la ville devant lui. Un frisson parcourue les plumes frivoles du numéro deux, tandis que lui aussi laissait son regard se perdre sur la cité. Peut-être qu'à force de contempler l'horizon qui semblait obséder son partenaire du crime, il finirait par comprendre ses motivations...Comprendre ce qu'il ressentait, derrière son corps en morceaux et ses yeux aux pupilles rétrécies par la haine de ce monde.
Au final, Dabi mangea sa glace au chocolat avec autant de conviction qu'un enfant de 6 ans l'aurait fait. Méticuleusement concentré sur son oeuvre, comme si rien d'autre ne comptait à cet instant. Les jambes des deux hommes se balançaient dans le vide. les plumes de Hawks faisaient quelques fariboles devant leur yeux, offrant leur danse hypnotique aux lampadaires en dessous d'eux. Le calme régnait, et c'était plus qu'appréciable pour un héro professionnel comme lui. Pas d'enfants à sortir d'un incendie, pas de parents à amener à la police suite à une altercation avec leur femme, pas de Endeavor à brosser dans le sens du poil...Parfois, il en avait juste raz-le-cul d'être le beau héro parfait, là en permanence pour sauver tous le monde, celui qui avait été choisit pour ce job indispensable.
Certes il gérait bien la pression. Mais, sa vie de double agent commençait sérieusement à le fatiguer. Toujours des concessions des deux côtés, toujours lui qui devaient tout assumer : à la longue il se sentait plus outil que héro, ou vilain. Il aspirait parfois à simplement, manger une glace.
Sur un toit. Avec un ennemi de sa profession qu'il allait devoir trahir sous peu. Un potentiel, ami ? Personne avec qu'il dégustait une glace dans le silence le plus totale depuis un bon quart d'heure ? Difficile de définir une relation purement basé sur le mensonge, de A à Z. Au milieu de cette fange de tromperie, il arrivait cependant à discerner de la confiance parfois. De cette manière, dont son compagnon de route lui avait pris une glace toute à l'heure par exemple : laissant traîne ser doigts sur les graciles ongles de l'oiseau, eux mêmes caressant par inadvertance les agrafes tenant sa peau en place.
Il pensait bien que leur petit jeu de dupe ne trompait nullement Dabi. La paranoïa qu'il lisait dans ses actions lui avait fait accepter l'idée, qu'il était grillé. Un pouffement lui échappa à cette blague mentale minable. Bientôt il allait pouvoir se surnommer le poulet rôti...
« C'est de la ville que tu ries, ou de la vie ? s'enquit la voix grave de Dabi, toujours aussi froidement calme.
- Nan, oui de la vie, c'est de ma vie que je riais, avoua l'oiseau dans un sourire mélancolique.
- De sa vacuité ? De son inutilité ? continua encore l'homme de flammes, sans que Michel ne put discerner l'émotion caché derrière.
- Dans les grandes lignes oui, approuva lentement le héro renégat. De sa valeur on ne peut plus faible en ce moment, ajouta-t-il avec tristesse.
- Tes patrons veulent te balancer après que tu aies appris le max d'infos hein ? lança cyniquement l'esquinté. Te laisser crever comme un sale pigeon voyageur ayant finis le boulot pour eux.
- Tu serais ravie de les débarrasser de moi je te signale, rétorqua avec aigreur Hawks, tournant son regard de faucon vers l'homme assis à côté de lui, jouant avec ce qu'il restait de son cornet de glace.
- Non
- Comment ça non ? s'exclama le piaf, cherchant encore une fois les iris polaires de son homologue. Depuis quand Dabi le pyromane a-t-il développé une conscience au-delà de la cause ?
- Tu es plus utile vivant que mort pour l'instant, expliqua platement l'homme feu, réduisant en cendres volatiles son cornet.
- En quoi je te prie ? demanda avec ironie le volatile, balançant quand à lui son cornet par dessus bord. Je suis un héro renégat, et sans ma source d'infos je ne suis plus qu'un oiseau qui se débat sur un champs de bataille qui ne le concerne pas.
- Tiens dont, la cause ne te concerne pas soudainement ? remarqua avec une pointe d'amusement le vilain, ramenant ses jambes en tailleur sur le muret.
- Si si, quelque part si, soupira l'oiseau. Mais, j'ai parfois des doutes sur le pouvoir de la conviction. Trop de facteur sont en jeu pour se reposer sur la seule foi.
- Qui te dis que la libération selon Stain requiert de la foi ? énonça après quelques instants le balafré. Il suffit, de tout brûler.
La pause qui suivit marqua la courte réflexion de Hawks. Tout brûler hein. Ça paressait un peu facile venant de lui. Lui qui avait le pouvoir de réaliser une action kamikaze à tout moment, et pourtant demeurait dans l'ombre de la Ligue, caché par les autres et leurs actions. C'était quoi, de l'hypocrisie ? Du mépris ?
« Je savais bien que tu voulais juste me bouffer comme dîner, murmura le piaf, ses yeux frôlant le vide au dessous de lui pour remonter doucement vers le ciel pollué de la ville. Aucunes étoiles n'étaient visibles, seulement le reflet des lumières humaines...
- J'ai dis tout, pas tous le monde, souffla dans le vent un vilain à la peau criblé de cicatrices tenaces.
- Pardon ? s'enquit sans conviction le numéro deux des héros, sans même tourner la tête.
- Tu entends des voix héro, il faudrait consulter, rétorqua dans un torrent de glace Dabi.
- C'est vrai que depuis que je t'entends parler, des idées saugrenus me sont venus à l'esprit, comme fomenter une rébellion, transmettre des infos top secrètes...fit dans un rire sans joie l'oiseau.
- Tu prends tes propres décisions Hawks, je n'y suis pour rien la dedans, siffla le pyromane, l'éclat de ses iris éclatant soudain dans la pénombre. M'accuser ferait de toi un lâche.
- Ce n'est pas déjà le cas ? sourit encore avec une conviction toute factice l'homme oiseau. Je me tiens entre deux monde qui voudront, ou veulent déjà ma mort, et je refuse d'en choisir un. Quelque part, je dois être lâche.
- Il n'y a pas de camps, seulement des choix, se calma l'homme de feu. Tu es seulement une merde pour faire des choix.
- Sans doute, soupira le piaf, puis se tournant de nouveau vers son interlocuteur : Je suppose que tous le monde prends des décisions de merde un jour, mmh ?
Tout en parlant, il montra du menton, et bien Dabi, Dabi et ses quelques dizaines de cicatrices immenses, sa peau tenue en place par des agrafes et son regard dénué d'expression en dehors de celle de la colère, de la rage. Plongé dans ses abysses de glace donnait le frisson, mais ça permettait de voir le dessous de l'iceberg.
Il y avait eu sous cette couche de folie quelqu'un, un quelqu'un qui ne souhaitait peut-être que croque dans une glace, sur le toit, avec un ennemi ami.
« Je rêve ou tu viens de me repiquer une glace là ?
Dans l'obscurité, Hawks aurait jurer entendre les fossettes de son partenaire se froissés en un sourire.
Peut-être demain allait-il devoir le trahir, lui enfoncer ses plumes dans le coeur pour le retirer encore palpitant de sa poitrine, et lui brûle, brûler comme autrefois Dabi avait brûlé.
Mais en attendant, ils avaient toujours leurs petits rendez-vous inutiles, leurs glaces, et cette sensation qu'il y avait quelqu'un dans ce monde qui connaissait suffisamment leurs secrets pour le comprendre. Tout en tentant de voler son cornet au pyromane, l'oiseau pensait que finalement, ça valait définitivement le coup de se brûler les ailes.
