La famille de Maximilien était réunie dans le grand salon de la maison, à lire, à jouer de la musique et à discuter. Quand il entra, Max se dirigea vers sa femme Natalie qui parlait avec Malia.
- J'ai appris que Claudia t'a écrit, que dit-elle ? demanda-t-il.
- Oui, elle demande que j'aille à Ischl, ce samedi c'est l'anniversaire du futur empereur Stiles, son fils. Elle aimerait que j'emmène Malia et Lydia, si ça ne t'ennuies pas.
- Alors j'y vais moi aussi ? demanda Lydia à l'autre bout de la pièce, la voix pleine d'espoir en rejoignant sa mère.
- Oui, toi aussi tu viens, ma chérie ! sourit-elle.
- Est-ce que tu crois qu'Aiden sera à Ischl ? demanda Lydia.
- Certainement, ses parents s'entendent bien avec Claudia, répondit Max.
- Ton ami Aiden, rit Natalie. Tu penses très souvent à lui, il me semble ! Tu te souviens qu'il t'a donné une jolie bague, tu vas la porter au moins ?
- Euh, je ne sais plus où elle est.. répondit Lydia en se mordant la lèvre.
- Peut-être sous ton lit cette fois ? proposa Malia.
- Oh je sais, elle est avec mes crayons de couleur ! s'exclama Lydia.
- Mais quel désordre encore, soupira Natalie.
- Bon, et quand est-ce qu'on part, Maman ?
- Demain, tôt, alors sois prête !
Autriche, Bad Ischl
La reine mère Claudia avait convoqué le commandant des armées de la ville à son bureau. Le général Dunbar, réputé pour être maladroit dans sa fonction, se dandinait derrière Claudia Stilinski, après être arrivé 15 minutes en retard.
- Et c'est pourquoi durant les vacances de sa majesté à Ischl, il convient d'assurer un contrôle sévère de tous les résidents.
- Je les aurais à l'œil, votre altesse.
- Surveillez les passages des personnes inconnues. Et veillez à tout prix à ce qu'on évite un nouvel attentat ! s'exclama Claudia, faisant référence à une tentative d'assassinat que l'Empereur précédent avait du subir.
- Votre Altesse n'a absolument rien à craindre, tout ira très bien ! Vous pouvez être sûre que le moindre suspect sera immédiatement coffré. Euh pardon, arrêté. Que votre Altesse ne se fasse pas de sou-qu'elle ne se tourmente pas, excusez-moi ! Surveillance et sécurité des monarques, il se redressa, c'est ma spécialité héhé.. rit-il angoissé.
- À parce que vous êtes un spécialiste ? se moqua-t-elle.
- Non. Euh enfin en théorie oui ! Je connais toutes les finesses du métier, je ne suis jamais pris de court !
- Dans ce cas je peux dormir tranquille !
- Absolument tranquille, oui ! Dormez sur vos deux oreilles.
Elle lui fit de gros yeux et il s'excusa maladroitement.
- Bon, vous pouvez vous retirer.
- Où ça ? Ah oui, je m'excuse ! Commandant de gendarmerie de votre altesse ! il se redressa en tapant un pied au sol.
Il sortit de la salle en reculant et en laissant Claudia riant doucement.
Pendant ce temps, Malia, Natalie et Lydia étaient arrivés dans la ville et attendaient l'arrivée de Claudia près d'une écurie. Lydia prit un seau et le remplit d'eau, en mouillant au passage sa robe verte. Natalie lui râla dessus à ce sujet, sans réaction de Lydia qui était déterminée à faire boire les chevaux. Elle ne fut donc pas présente lorsque Claudia arriva enfin.
- Natalie ! s'exclama Claudia en se dirigeant vers elle rapidement pour l'enlacer.
- Claudia, comme je suis contente de te revoir. Tu n'as pas du tout changé !
- Je suis ravie, moi aussi !
Claudia n'était pas venue seule, derrière elle se tenait Aiden Steiner, très proche de la reine mère par ses parents, et qui avait tenu à l'accompagner pour voir Lydia.
- Malia ! s'exclama Claudia.
- Bonjour Majesté, fit-elle en s'inclinant.
- J'en était certaine elle est parfaite ! chuchota Claudia à Natalie, pendant que Malia saluait Aiden.
- Tiens, voilà Lydia ! s'exclama Aiden.
Claudia redressa la tête brusquement, étonnée. Elle n'avait pas convié la deuxième fille de son amie à cette réunion pour une raison évidente, c'est qu'elle ne supportait pas cet enfant. Elle l'a trouvait trop bavaroise, trop impertinente, et elle ne convenait pas aux méthodes de la cour d'Autriche.
- Tu ne m'avais pas prévenu que tu emmènerais Lydia, grogna-t-elle à Natalie.
- Non, je t'expliquerai pourquoi tout à l'heure, rit nerveusement Natalie.
Lydia s'approcha et se baissa pour embrasser le dos de la main de Claudia.
- Bonjour Madame, dit-elle pleine de joie, une fois redressée.
- Bonjour ma chère enfant, répondit Claudia, beaucoup moins enthousiaste. Tu as les mains toutes mouillées ?
- Oui, j'ai donné à boire aux chevaux ! rit-elle. Oh Aiden, tu es là !
- Lydia, dis bonjour plus poliment, voyons ! soupira Natalie.
- Oh mais c'est inutile, maintenant que nous nous voyons ! rit-elle en rejoignant Aiden.
- Je suis bien content que tu sois venue. J'avais hâte de te revoir ! il sourit.
- Moi aussi tu sais ! Et comme c'est beau l'Autriche !
- Ah ça te plaît ? il demanda.
Elle hocha la tête pendant qu'ils s'éloignaient tous les deux, laissant Claudia poser un nombre incalculable de questions à Natalie et d'ordres sur le fait que Lydia n'apparaîtra pas aux réceptions et qu'elle restera avec sa gouvernante.
/
- Tu as pensé quelques fois à moi ? demanda Aiden.
- Bien sûr, et tiens regarde : j'ai ta bague !
- Tu la portes vraiment ? Ça me fait plaisir.
- Et toi tu as la mienne ? demanda Lydia.
- Elle ne m'a pas quitté depuis trois ans, ne t'inquiètes pas ! Il faut que je t'avoue que si tu ne venais pas aujourd'hui, j'étais prêt à venir te voir en Bavière, il aurait juste fallu attendre que les fiançailles aient eu lieu.
- Mais les fiançailles de qui ? demanda-t-elle en se penchant.
- Ah ça je ne peux pas dire, moi-même je ne le sais pas. C'est un secret que seuls Claudia, Stiles et la future fiancée connaissent pour l'instant.
- Alors tu as vu l'Empereur ? Comment est-il ? elle dit, émerveillée.
- Bien sûr ! Nous nous connaissons bien maintenant ! Et il est… Eh bien je ne saurais pas te dire, je le vois toutes les semaines.
- Ce n'est pas grave, je le verrais aussi de toute façon ! rit-elle.
- Et ton père, Max ne vous a pas accompagnées ? C'est un endroit merveilleux pour la chasse, il y a pleins d'animaux ! Il adorerait !
- Vrai ? Alors il faut tout de suite que je lui télégraphie pour qu'il nous rejoigne !
Elle se retourna quand elle entendit sa mère l'appeler pour qu'ils les rejoignent tous les deux. Ils partirent vers l'écurie en riant et en se promettant qu'après ce séjour, ils allaient se revoir en Bavière.
Une fois à l'auberge, Natalie se demanda si elle n'aurait pas du enfermer Lydia dès leur arrivée. Elle courait partout, cherchant sa canne à pêche et son sac, fouillant dans toutes les malles de Malia et laissant tout en désordre.
- Baronne, vous n'auriez pas vu mon panier ? demanda-t-elle en défaisant le contenu d'un coffre. Je l'avais mis avec toutes les robes !
- Un panier dans des robes ? Oh madame, voyons…
Natalie et une autre gouvernante s'occupait de la toilette de Malia juste à côté, pour la préparer à sa rencontre avec Stiles. Elle avait enfilé une robe en satin couleur menthe claire, et avait coiffé ses cheveux en une coupe traditionnelle bavaroise lâchée. Natalie lui tendit un collier argenté et le plaça sur son cou en la complimentant.
- Ça rend très bien avec ta robe, ce sera parfait ! C'est ce que tu dois être d'ailleurs, mais Lydia ! s'exclama-t-elle soudainement en se retournant. Peux-tu m'expliquer ce désordre, une fois de plus ?
- Je cherche mon panier, tu ne l'aurais pas vu ?
- Bien sûr que non, je m'occupe de ta sœur ! Il faut qu'elle soit la plus belle fille de la soirée ! Ce bal sera déterminant !
Lydia se redressa d'un coup et regarda sa mère.
- Il va y avoir un bal ?
- Oui, mais toi tu resteras ici ! rit sa mère en lui tapotant la joue.
- Mais pourquoi ? Il n'y a aucune raison, je sais danser !
- Oui je sais bien mais tu es trop jeune, il n'y aura que des adultes.
- Je suis presque une adulte, souffla-t-elle, déçue.
Lydia se dirigea vers Malia pendant que Natalie rangeait derrière.
- Lyds ? Qu'est ce que tu penses de ma coiffure, ça rend bien non ? rit Malia.
- Moui ce n'est pas mal.. Mais c'est un peu plat sur le dessus, il faut plus de volume ! rit-elle en prenant les cheveux de Malia sur le haut de son crâne et en les tirant vers le haut.
- Aïe ! s'exclama sa sœur avant d'exploser de rire.
- Lydia voyons ce n'est pas le moment, nous devons être à cinq heure et demi chez Claudia pour prendre le thé ! s'exclama Natalie.
- Oh, et qu'est ce que je mets pour y aller ?
- Tu ne mets rien du tout, tu n'es pas invitée !
- Oh la la et bien j'irai à la pêche ! s'indigna-t-elle en passant à côté de sa mère.
Lydia se remit à fouiller dans les coffres pour enfin trouver son panier et prendre un air triomphant.
- Ça suffit, je n'en peux plus de ce boucan ! cria Natalie en poussant Lydia dans sa chambre. Reste ici et ne bouge pas jusqu'à ce que nous soyons rentrées ! ordonna-t-elle en l'enfermant à clé.
- Maman ! cria Lydia en tapant contre la porte. Ouvre-moi je veux aller à la pêche !
Le silence qui suivit lui indiqua que sa mère était partie. Déterminée, Lydia prit sa canne à pêche et son sac, et partit enjamber la fenêtre. Dehors, le commandant Dunbar faisait sa ronde du quartier. Il avait ordonné à ses hommes d'inspecter chaque recoin et chaque passant, aussi quand il vit une fille rousse escalader la fenêtre d'une auberge, il se cacha dans les buissons tout en l'observant, suspicieux, pensant qu'il s'agissait d'une voleuse.
Lydia escalada le mur en s'aidant du lierre de la devanture de l'auberge, et une fois en bas se mit à trottiner gaiement en regardant partout. Elle s'arrêta pour demander à un passant où était le télégraphe, et une fois renseignée, reprit son chemin en remerciant le passant.
Le commandant Dunbar sortit immédiatement de son buisson et arrêta le passant que Lydia avait questionné.
- Halte ! Dites-moi, que vous a demandé cette demoiselle ? fit-il sans quitter Lydia des yeux.
- Hein ?
- Que vous a demandé cette demoiselle, vous êtes sourd ?
- Quelle demoiselle ?
- Celle à qui vous avez indiqué une direction ! s'agaça-t-il.
- Ah celle-là ! rit le passant en hochant la tête.
- Oui celle-là ! grogna le commandant Dunbar en reproduisant son geste d'un air sarcastique. Alors dites-moi que voulait-elle ?
- Bah elle m'a demandé son chemin et je lui ai donné..
- Oui mais où, quel chemin ?
- Comment ?
- Que voulait-elle, où voulait-elle aller ?!
- Ben elle voulait aller au télégraphe, je crois…
- Aah elle allait au télégraphe, et pourquoi allait-elle au télégraphe ?! rugit-il. Pourquoi renseignez-vous les espions ?!
- Je…
- Allez filez !
Il n'eut pas besoin de le dire deux fois, le passant s'en alla rapidement et complètement chamboulé. Pendant ce temps, Lydia rédigeait son message pour son père. Elle tendit le résultat au télégraphe afin qu'il le retransmette.
- Dîtes, monsieur, je peux regarder comment vous faîtes ? demanda-t-elle.
- Si vous voulez ! Alors…
Le télégraphe commença à tapoter sur la machine, en morse, laissant sortir une petite bande de papier. Il lisait à haute voix la lettre et fut étonné quand il lut le passage où Lydia racontait qu'elle avait sauté par la fenêtre. La jeune fit releva la tête de la machine qu'elle observait et se mit à rire en acquiesçant. Le télégraphe continua.
- Mais il n'arrivera jamais à lire ça ! s'exclama Lydia en désignant la bandelette pleine de points et de traits.
- Si, quand il le recevra, ce sera retransmit en clair ! gloussa-t-il en poursuivant. « …Viens avec fusil… Chasse idéale… Empereur arrive aujourd'hui… Quatre heures… Lydia. »
- Ça, ça veut dire Lydia ? sourit-elle.
- Ma foi, oui.
- C'est très intéressant. Eh bien merci monsieur et au revoir !
- Hola, mais ce n'est pas gratuit ! l'arrêta l'homme.
- Ah oui ? fit Lydia. Mais… le problème c'est que je n'ai pas d'argent..
- Mais c'est payant pour télégraphier !
- Écoutez.. Demain je reviendrais payer. Tenez, prenez ma bague en attendant, dit-elle en retirant la bague d'Aiden.
Le télégraphe ne semblait pas très content, mais il accepta malgré tout et rappela le prix à Lydia, qui lui jura de revenir. Entre-temps le commandant Dunbar était arrivé et rentra vite voir le télégraphe, qui se leva pour lui serrer la main.
- Salut Liam !
- Pas le temps Mason, je suis en service commandé alors garde tes distances. Qui est cette personne, à qui et à quel endroit a-t-elle télégraphié ? grogna-t-il.
Il baissa les yeux et commença à tirer sur la bande du morse et râlant qu'il ne comprenait pas à quoi ça servait.
- Mais lâche ça tu ne vas rien comprendre, c'est inutile d'essayer, enfin ! Tiens lis ça plutôt ! fit Mason, le télégraphe, en lui tendant le papier où Lydia avait écrit son message d'origine.
- Hein ? Oh le message, bien sûr ! « .. Ai sauté par la fenêtre.. » Aah ! C'est une espionne qui s'est échappée je m'en doutais ! rit-il en tapant du poing sur la barrière du bureau. J'avais raison de l'avoir à l'œil- et écarte-moi ct'engin ! dit-il en désignant le télégramme.
- Respecte un peu mon travail, tu veux ? grogna Mason
- Oh mais attention, je suis en service commandé, hein ! s'énerva le commandant Dunbar.
- Et moi aussi !
- Excuse-moi, fit Dunbar en lui serrant la main et en baissant le ton.
- Et moi aussi.
- Hmm c'est louche tout ça, angoissa-t-il en reprenant sa lecture.
- Mais de quoi ? Qu'est-ce qui est louche ?
- « Viens avec fusil » ! Eh bah ça y est ! On nous prépare un attentat ! le commandant fit mine de s'évanouir avant de courir à la fenêtre pour la voir. Et elle va aller se poster à un endroit où va passer sa Majesté ! Il faut que j'y aille…
- Mais attends, j'ai quelque chose à te demander…
- Je n'ai pas le temps, je suis extrêmement pressé…
- Oui mais quand tu l'auras arrêtée, qui payera l'argent qu'elle me doit ? Cette demoiselle n'avait pas d'argent, et elle m'a laissé sa bague, seulement je n'en veux pas, je veux des pièces ! Elle m'a dit qu'elle reviendrait payer demain..
- Et tu as osé l'accepter ?
- Exact, defia-t-il.
- Alors tu es un recéleur ?
- Un quoi ? il grogna.
- Un REcéleur ! accuenta l'agent Dunbar.
- Quoi, répète-le !
- Un recéLEUR, cette bague a été volée c'est certain ! s'exclama-t-il en lui prenant la bague.
- Rends-moi cette bague tout de suite !
- Bas les pattes, bandit, c'est moi qui la garde !
Mason soupira très fort exprès, énervé.
- J'ai beau te connaître depuis longtemps, je n'aurais jamais pensé que tu pouvais être aussi stupide !
- Ah continue, il ne manque plus que ça, des injures ! Allez allez, debout !
Mason l'imita, toujours aussi énervé.
- Stupide ou pas stupide, je vous arrête !
- Allez et puis-
- Je viendrais vous chercher tout-à-l'heure ! le coupa-t-il en remettant son casque, trop grand pour lui. Et où est ce télégramme, que je l'emmène aussi ! C'est une preuve accablante ! Ou comme on dit : le corps du délit !
/
Lydia s'était éloignée du village et suivait le cours d'eau, à la recherche d'un coin pour pêcher. Sa robe blanche et noire sur le corset et bleue sur le jupon la rendait visible au loin, ce qui aurait été problématique si elle voulait chasser, mais heureusement, les poissons n'étaient pas aussi méfiants que les animaux de la forêt. Elle avait coiffé ses cheveux en son habituel chignon bas tressé et le commandant Dunbar ne mit pas longtemps à la repérer de loin.
Quand elle aperçut une petite plage de cailloux, elle y descendit, en laissant son sac en haut, et sans le faire exprès au milieu de la route. Elle jeta sa ligne et commença la pêche. Derrière un arbre, l'agent Dunbar l'observait, et faisait en même temps attention à sa propre sécurité car il avait failli tomber dans l'eau deux fois.
Sur la route du haut, une calèche venait d'arriver, avec à l'intérieur quelques gardes, l'agent McCall chargé de la sécurité de l'empereur et Stiles Stilinski, qui revenaient d'une rencontre avec un duc de la région. Les chevaux s'arrêtent au niveau du sac de pêche que Lydia avait laissé sur la route, par peur.
- Qu'est ce qui se passe ? demanda Scott.
- Il y a quelque chose sur la route ! s'exclama le conducteur de la calèche.
- Eh bien retirez-le !
Stiles se leva pour regarder et fut tout de suite tiré vers le bas, depuis son épaule. Il regarda et vit un hameçon accroché à son costume.
- Mais qu'est-ce que .. ? demanda-t-il en essayant de le retirer et en levant la tête.
Lydia tira sur la canne à pêche mais la ligne restait en l'air, accrochée à quelque chose. Elle se retourna, et s'arrêta dans son élan quand elle vit une calèche et des gardes.
Stiles regarda la jeune fille rousse, en bas près de la rivière et lâcha sans même sans rendre compte l'hameçon accroché à son épaule. Il ne la voyait pas bien de loin, mais il en était sûr, il était subjugué.
À suivre...
