Chapitre 20
CHAPITRE NON CORRIGE
Merle a traversé la ville en direction de l'infirmerie. Il sentait que tous les yeux étaient tournés vers lui alors qu'il portait Gwen, encore inconsciente, par-dessus son épaule. Il commençait à être fatigué et pouvait sentir toute la tension dans son corps. Il a vu le gouverneur sortir d'un des bâtiments principaux de la rue. Lincoln avait dû le trouver et lui avait tout raconté. Il devait d'abord, se rendre à la clinique. C'était le seul moyen pour lui d'avoir un moyen de pression avant que le Gouverneur ne l'atteigne. Merle a accéléré le rythme et a pu voir les portes de l'infirmerie. Son dos commençait à lui faire mal. Il a entendu le Gouverneur l'appeler, mais l'a ignoré, faisant semblant de ne pas entendre. Merle a vu la porte de la clinique ouverte, avec Béatrice, une femme âgée de la ville, qui le regardait d'un air confus, debout sur le seuil de la porte.
« Merle ?... Qui est-ce ? » Elle lui demanda.
« Ferme la porte Béatrice... il n'entre pas ! » À ordonner le gouverneur derrière Merle.
Obéissante, Béatrice ferma la porte derrière elle et bloqua l'entrée. Merle lutta pour garder une bonne prise sur Gwen.
« Putain... J'y suis presque... » Se dit-il.
Le gouverneur passa devant Merle et s'arrêta entre lui et les portes de la clinique.
« Laisse-moi passer Gouverneur... elle a besoin d'aide et je n'ai pas l'intention de la laisser... » Merle lui fit cette remarque sans le regarder dans les yeux. Non pas parce qu'il avait peur, mais parce qu'il se concentrait sur le fait de ne pas laisser tomber Gwen. Aussi légère qu'elle soit, c'était une longue distance à parcourir et il s'essoufflait rapidement. Le gouverneur pouvait voir la sueur se former sur son front et ses bras qui commencez à trembler sous l'effort.
« Tu connais les règles Merle... ce n'est pas autoriser... » Lui dit le gouverneur. Il pouvait voir le visage de Merle se tendre.
« Parfois, les règles doivent être enfreintes, Gouverneur... »
Merle pouvait entendre la petite foule se former derrière lui et leurs chuchotements.
Le Gouverneur se tint en silence pendant un moment, fixant Merle du regard. Merle est une tête de mule il le savait, mais il ne l'avait jamais vu se mettre en danger pour quelqu'un d'autre que lui-même. Merle avait déjà mentionné un frère auparavant et il pouvait le voir faire quelque chose comme ça pour lui, mais pas une femme étrange trouvée dans les bois. Il savait que cela devait être plus compliqué que ce que Lincoln lui avait présenté et il était déterminé à aller au bout des choses.
« NON ! » Merle s'éloigna des deux hommes, se faisant presque perdre l'équilibre alors qu'il luttait pour reprendre le contrôle en grognant. Il savait que s'il se faisait attraper maintenant, il ne la reverrait plus jamais. Mais il n'allait pas laisser cela se produire.
Le gouverneur a levé la main pour que les deux hommes s'arrêtent. La rébellion de Merle l'a intrigué. Aussi indépendant et fort que Merle fût, il n'avait jamais été provocateur et le Gouverneur voulait savoir pourquoi maintenant il se battait ainsi. Il se retourna vers lui, mais cette fois-ci, Merle le fixer dans les yeux. Merle et le Gouverneur se sont regardés en silence jusqu'à ce que le Gouverneur se libère de son regard et observe la foule se former à l'extérieur, toujours en train de chuchoter et en admiration devant la rébellion de Merle.
« Vous n'avez pas tous quelque chose à faire ? Ce n'est pas le moment de faire des commérages... retournez au travail... MAINTENANT ! » Il a ordonné et tout le monde s'est rapidement dispersé. Il se retourna vers Merle et se tourna ensuite vers Béatrice. « Emmene-les tous les deux à l'intérieur... voyons voir qui est vraiment cette femme... »
Merle ne put s'empêcher de soupirer de soulagement en entrant dans la clinique et suivit Béatrice dans l'une des chambres. Une fois à l'intérieur, Merle l'a posé doucement sur le lit. Beatrice l'a aidée à lui retirer son sac à dos.
« Il y a probablement des médicaments dedans... des antidouleurs et des trucs... peut-être une arme ou deux. » Remarque Merle alors qu'il commence à lui enlever son manteau mouillé. « Il y en a probablement aussi dans les poches de son manteau. »
Le Gouverneur a observé Merle de près alors qu'il aidait doucement Béatrice à enlever les vêtements mouillés de la femme. Il n'avait jamais vu Merle se comporter de cette façon avec qui que ce soit. S'il ne connaissait pas Merle comme il le connaissait, il jurerait que Merle voulait prendre soin d'elle, mais la seule personne dont il avait jamais donné l'impression de se soucier était son frère disparu et même dans ce cas, ces moments étaient rares.
Merle a pris le visage de Gwen dans sa main et l'a secoué doucement. « Allez Gwen... tu dois te réveiller... »
« Merle... je pense que ça suffit, toi et moi devons parler en privé. » Lui a ordonné le gouverneur.
Merle allonge doucement Gwen et entendit Béatrice haleter alors qu'elle commençait à retirer le bandage de sa jambe.
« Oh, mon Dieu... elle a été mordue. » Fit-elle remarquer en reculant.
Le Gouverneur s'est avancé pour regarder Merle à lancer un sale regard à Béatrice.
« Elle n'a pas été mordue, espèce de salope... Elle a été prise dans un de nos pièges à ours... Elle n'a pas été mordue ! » Il lui aboya au visage.
« Mais si un rodeur avait marché dedans en premier, ne peut-elle pas être infectée ? »
« C'était un nouveau piège... je l'ai posé hier... ferme ta gueule... ce n'est pas une morsure. » Dis Merle avec colère.
« Ne t'inquiète pas Béatrice...je pense que Merle a raison... ça ne ressemble pas à une morsure... ça va aller... je peux envoyer un des autres hommes avec toi si ça peut te faire sentir mieux. » Lui demanda le gouverneur.
« Je devrais aller bien... aussi longtemps que vous le pensez... » fit remarquer Béatrice au Gouverneur en forçant un sourire.
« Alors c'est réglé... Merle... plus de blocage... dehors maintenant ! » Le gouverneur se retourna et quitta la pièce.
Merle a levé les yeux vers Béatrice, mais elle ne lui a pas rendu son regard. Merle se retourna une dernière fois vers Gwen alors qu'il sortait de la pièce après le Gouverneur.
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« Merle... laisse-moi être clair... Ne parle pas... Je vais te poser quelques questions et tu vas me donner les réponses, rien de plus, rien de moins, c'est clair ? » demanda le gouverneur alors qu'ils se tenaient devant les portes de la clinique.
Merle pouvait voir Lincoln et un autre des hommes de main du Gouverneur, Andrew, qui se tenaient à proximité comme s'ils attendaient des ordres.
« Oui, je comprends... » lui répondit-il.
« Quelle est la règle pour ramener les blessés en ville ? » demanda le Gouverneur.
Merle soupira de frustration... il connaissait la règle... il a juste choisi de ne pas y obéir. « Gouverneur, je sais, mais... »
« J'AI DIT RIEN DE PLUS ET RIEN DE MOINS...QUELLE EST LA RÈGLE ? » Le gouverneur a crié.
Merle a lancé un regard au gouverneur, mais le visage du gouverneur était sans expression. « On ne ramène pas de blessé, a par ceux qui vienne de chez nous, pour les autres… On doit d'abord avoir votre autorisation. »
« Et la femme que vous avez ramenée est-elle une membre de cette ville ? »
« Non..."
« Donc vous admettez avoir délibérément désobéi à l'une des principales règles utilisées pour garder cette ville en sécurité. » Il a attendu une réponse de Merle, mais il est resté silencieux. Les yeux de Merle restèrent sur les deux hommes de main qui attendaient sur le côté. Merle savait ce qui allait suivre.
« Réponds-moi Merle... »
« On ne dirait pas que tu poses une question. » Lui fit remarquer Merle.
Le Gouverneur s'est mis à rire un peu. Merle avait la plus grosse paire de couilles de toute la ville. Une part de lui était soulagée que Merle ne soit pas un leader, il finissait toujours par énerver les gens la plupart du temps. S'il avait été aimé, il aurait été considéré comme un adversaire redoutable.
« Eh bien alors Merle... je te demande... admets-tu avoir délibérément désobéi à l'une des principales règles ? »
« Oui, je l'ai fait... » Merle n'a pas hésité à répondre.
« Et, tu sais… sais-tu que je vais devoir te punir pour cela ? »
« Oui, je le sais... » Merle a de nouveau répondu sans hésitation.
Le gouverneur est resté là et a souri un moment. Même s'il n'aimait pas la façon dont Merle avait défié le public, il ne pouvait s'empêcher d'admirer sa capacité à prendre sa punition comme un homme. La plupart des habitants de la ville pleuraient et suppliaient pour obtenir leur pardon, mais pas Merle et le gouverneur savait qu'il ne le supplierait jamais.
« Très bien alors... maintenant que c'est clair... je suppose que tu connais cette femme... est-ce correct ? ».
« Oui, je la connais... »
« Quel est son nom ? »
« Gwen...
« Maintenant, si je devais envisager de la laisser rester... tu sais, je devrais sentir qu'elle est utile à cette ville... elle devrait avoir quelque chose à offrir... nous utiliserons nos ressources pour l'aider à retrouver la santé, des ressources qui pourraient être dépensées pour nos propres habitants... nous ne pouvons pas garder tout le monde... »
« Elle a beaucoup à offrir... une fois qu'elle ira mieux... elle connaît pas mal de trucs sur les soins... elle est intelligente... elle sait comment se débrouiller... elle a survécu longtemps toute seule. Elle est forte... »
« C'est très intéressant Merle... tu as montré plus de respect pour cette femme en parlant d'elle que tu n'en as pour n'importe quelle femme dans cette ville. En fait, je ne pense pas t'avoir jamais vu montrer le moindre signe d'intérêt pour quelqu'un... jusqu'à présent... Comment se fait-il que tu la connaisses ? Qui est-elle pour toi ? »
« Elle ne me rend pas tendre... si... c'est ce que tu insinues... parce qu'elle ne... » Merle ne pouvait pas s'empêcher de se mettre en colère.
Le Gouverneur se pencha vers Merle et déclara calmement. « Ce n'est pas parce que tu montres du respect à une femme que ça te rend doux Merle. Un homme intelligent se rendrait compte que... »
Merle s'est énervé en entendant les paroles du Gouverneur. Il détestait qu'on le traite de tendre et c'est exactement ce que disait le gouverneur.
« Maintenant, qui est-elle pour toi, Merle ? »
« J'étais avec elle pendant un certain temps... elle a fait des choses pour moi, qu'elle n'était pas obligée de faire... mais nous nous sommes séparés. » Merle ne savait pas trop comment définir leur relation, mais il ne voulait pas non plus donner au gouverneur toutes les informations la concernant. Il ne lui faisait pas assez confiance pour le faire. Il ne voulait pas que le Gouverneur sache qu'il l'avait quittée de son plein gré.
« Penses-tu que je suis si froid ? Que la femme que tu aimes revient dans ta vie et que je ne serais pas prêt à vous aider à vous retrouver ? Cela pourrait même être considéré comme un miracle à notre époque »
Les yeux de Merle s'élargirent. Une femme que j'aime ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Merle n'avait pas l'intention d'insinuer qu'ils étaient ensemble ou de donner l'impression qu'il était amoureux d'elle, mais maintenant que c'est ce que le Gouverneur pensait, il a juste ferme sa gueule. Si cela la protégeait, il devait faire avec pour le moment.
«Cela explique ton comportement... Je suis surpris de ne pas avoir fait le rapprochement moi-même plus tôt... eh bien alors Merle... c'est réglé... elle va rester. Je vais en informer Béatrice. » Lui dit le gouverneur «Oh et pendant que j'y suis, je vais m'assurer qu'elle prépare une chambre qui puisse vous accueillir tous les deux. C'est le moins que je puisse faire… vous aurez besoin de temps pour vous retrouver»
Le Gouverneur a fait un signe pour Lincoln et Andrew. L'estomac de Merle se retourna, mais il fit de son mieux pour ne pas montrer l'air de terreur qui voulait se glisser sur son visage.
«Prenez Merle et attachez-le...Je serai là dans un instant pour lui donner sa punition. Assurez-vous de rassembler tous les autres pour regarder. »
