🗶CHAPITRE CORRIGE par JustD
Quelques jours s'étaient écoulés, Merle et Gwen se déplaçaient un peu plus facilement. La chambre leur permettait de se reposer, surtout sans le stress des rôdeurs et en toute sécurité. Gwen boitait encore, et le fait que ses bottes soutiennent sa cheville lui permettait de marcher avec moins de douleurs. Les marques qui, à l'origine, avaient fait couler le sang dans le dos de Merle avaient complètement disparu et ne risquaient plus d'être rouvertes. Il avait même recommencé à dormir sur le dos, ce qui lui permettait de mieux récupérer, même si l'augmentation incessante de ses ronflements ne faisait pas de merveilles pour Gwen. La plupart du temps, elle était capable de s'adapter et de l'ignorer, mais il y avait eu une nuit ou deux où il l'avait tenue éveillée plus longtemps que les autres.
Merle semblait être sorti de son humeur grincheuse et commençait lentement à expliquer à Gwen toutes les « règles » de la ville. Il passa même en revue les punitions pour chacune les punitions encourues pour chacune d'elles, toutes que Gwen trouvait exagérées et certaines même quelque peu inhumaines. Le Gouverneur les avait invités tous les deux à un dîner spécial dans l'ancienne salle des fêtes, au sous-sol de l'église de la ville. Il n'organisait pas ces dîners très souvent, mais de temps en temps, il faisait des annonces spéciales et voulait s'assurer que tous les habitants de la ville étaient présents.
« Tu penses qu'il veut quoi cette fois-ci ? Peut-être annoncer une nouvelle règle ou une punition déformée qu'il a en tête pour tout le monde ? » Gwen continuait de parler à Merle en criant presque à travers la porte de la salle de bain alors qu'elle se préparait pour sa douche.
« Comment je pourrais le savoir... vu que j'ai passé tout mon temps avec toi... » répondit-il avec sarcasme.
« Je demande juste... tu dois avoir une petite idée... tu étais là quand il le faisait avant, n'est-ce pas ? » continua Gwen en entrant dans la douche.
« Je ne sais pas... il fait parfois des repas quand il y a de nouvelles personnes et d'autres choses... je suppose que c'est sa façon d'essayer d'impressionner son monde ou quelque chose comme ça. »
« QUOI ? » s'écria Gwen, incapable d'entendre la réponse de Merle depuis la douche.
Merle se répéta, mais il fut à nouveau accueilli par une Gwen qui criait, toujours incapable de l'entendre.
Merle, frustré, se dirigea vers la salle de bain et ouvrit brusquement le rideau, surprenant Gwen qui lui tourna rapidement le dos et croisa les bras sur sa poitrine. En regardant par-dessus son épaule, elle lui glapit de nouveau dessus.
« MERLE, QU'EST-CE QUE TU BRANLES PUTAIN ? » déclara-t-elle avec colère.
« J'ai dit qu'il le fait parfois pour opprimer les gens... c'est toi qui me cries dessus à travers cette putain de porte et quand tu ne peux pas m'entendre avec cette putain d'eau qui coule, à quoi tu t'attendais. En plus... ce n'est pas comme si je n'avais jamais rien vu avant. » lui aboya-t-il dessus à son tour.
Les yeux de Merle se promenaient sur son corps alors qu'il regardait l'eau enlever la mousse de son dos et de son cul. Il sentit soudain une poussée de chaleur dans son aine et se mordit l'intérieur de la joue pour tenter de supprimer la réaction physique de son corps.
«Bon sang, Merle…» Gwen lui arracha le rideau de douche des mains et l'étira entre eux deux « Maintenant, sors ! »
Merle rit en retournant dans la pièce. Gwen pouvait sentir ses joues rougir d'embarras. Elle avait senti les yeux de Merle la brûler et il ne fallait pas être un génie pour comprendre ce qu'il avait pensé à ce moment. Gwen continua à se doucher, mais bientôt son esprit commença à divaguer. Elle imaginait Merle entrant dans la douche, la bloquant contre le mur de carreaux froid pendant que sa bouche plongeait sur son corps... Attends... À quoi je pense ? Je suis restée enfermée dans cette pièce avec lui trop longtemps... mais j'ai eu un aperçu de ce dont cette bouche est capable... si ce n'était que le début, je ne peux qu'imaginer ce dont il est capable... STOP ! Arrête tout de suite... il n'y a rien entre toi et Merle et il n'y aura rien... il n'est pas vraiment du genre romantique, tu es stupide... il n'est pas ton type de toute façon et tu n'es pas le sien... je suis juste idiote... Gwen sortit et arrêta l'eau. Elle se sécha et enroula la serviette autour d'elle en cherchant ses vêtements. Merde... je les ai laissés dans la chambre... merde... Gwen ne voulait pas sortir drapée seulement d'une serviette avec Merle encore là, mais elle n'avait pas vraiment le choix. Dès qu'elle ouvrit la salle de bain, elle entendit la voix de quelqu'un d'autre.
Nancy se tenait dans l'embrasure de la porte avec une chemise d'homme et un pantalon dans les mains. « J'essaye de convaincre Merle qu'il devrait porter les vieux vêtements de mon mari au lieu de sa tenue habituelle, mais il semble assez résistant.
« Est-ce que tout le monde s'habille bien ? Est-ce que c'est ce genre de dîner ? » demanda Gwen, surprise. Elle n'avait pas réfléchi à ce qu'elle allait porter puisqu'il n'y avait pas beaucoup de choix.
« Les gens portent ce qu'il y a de plus beau quand le Gouverneur les invite... juste par respect... » l'informa Nancy.
« Par respect, hein ? » Gwen trouva ce commentaire amusant, compte tenu de tout ce qu'elle avait entendu de Merle sur les règles et les punitions. Il semblait que le seul vrai respect dans la ville avec le Gouverneur était une rue à sens unique. Mais la vérité était que tous ces gens semblaient le respecter et ne rien remettre en question... tout le monde, y compris un Merle Dixon résistant à certains égards. « Eh bien, quel est le mal Merle ? ... c'est juste pour quelques heures. »
« Cette robe verte que Beatrice t'a offerte était en fait celle de sa fille... je pense qu'elle t'irait à ravir. » lui fit remarquer Nancy.
« Oh... la robe... oui... je n'ai jamais été très portée sur les robes. » répondit Gwen.
« Quel est le mal, Gwenny ? C'est juste pour quelques heures... » sourit Merle.
Gwen le fixa alors qu'elle se dirigeait vers le placard et la sortit du cintre. « Bien... si tu veux, je vais le faire... »
« Ne la mets pas tout de suite, descends avec moi et je vais te préparer... tu seras très belle... allez... » lui dit Nancy.
« Ok... euh... laisse-moi mettre quelque chose... » déclara Gwen.
« Tout le monde est déjà parti dans le hall... personne ne te verra, suis-moi... » l'a informée (l'invita) Nancy.
Gwen hésita à prendre ses sous-vêtements dans le sac de l'armoire et la suivit dehors avec juste sa serviette, en portant sa robe. À peu près à mi-chemin de la porte, Merle prit la parole.
« Gwenny, je te retrouve là-bas... Le Gouverneur veut me parler avant. » dit-il.
« D'accord... mais tu ferais mieux de porter ces vêtements... » lui adressant un regard d'avertissement.
« Oui patron... »
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« Merle... content que tu sois là... où est Gwen ?... » demanda le Gouverneur.
« Elle arrive... vous connaissez les femmes quand il s'agit de se préparer... »
Il se moquait avant qu'elle n'arrive parce qu'il savait que si Gwen l'avait entendu dire ça, elle l'aurait frappé.
« Viens, allons faire un tour... »
Ils marchèrent jusqu'à une autre section du sous-sol de l'église où personne d'autre ne pouvait les entendre.
« Alors... je vois qu'avec Gwen vous vous remettez bien... vous semblez tous les deux vous déplacer plus facilement. » lui fit-il remarquer.
« Ouais... Gwen boite toujours, mais dans l'ensemble je pense que nous guérissons bien. » répondit Merle
« Bien... tu te sens capable de reprendre tes fonctions ? » demanda le Gouverneur.
« Bien sûr que oui... je n'en peux plus d'être enfermé dans cette chambre… »
Le Gouverneur le regarda bizarrement. « Vraiment ? Je me suis dit que tu voudrais peut-être passer quelques jours de plus seul avec elle, vu que tu te sens mieux maintenant... tu sais... pour retrouver ton amour perdu... de nouveau ? »
Merle pouvait presque sentir son visage devenir livide... il s'était trompé dans son choix de mots et semblait trop désireux de s'éloigner de Gwen. Ce n'était pas ce qu'il voulait dire, mais il n'y avait même pas pensé quand il avait répondu. Le Gouverneur ne posait presque jamais une question en toute innocence et il le savait, mais il s'était lancé dans cette aventure sans réfléchir. « Eh bien... vous savez ce que c'est... elles veulent toujours parler ou faire des câlins après et je ne suis pas très tactile... me donner un peu de temps à l'écart ne fera que la rendre plus désireuse de moi... et la fera moins bavarder si vous voyez ce que je veux dire... »
Le Gouverneur se tut et étudia le visage de Merle. Il avait sorti son meilleur coup de poker, mais le il le mettait à l'épreuve. Le grand homme prit une profonde inspiration avant de parler à nouveau.
« Bien... alors ça marche bien pour vous deux... Je voulais passer la journée de demain avec Gwen de toute façon... avoir la chance de mieux la connaître... revoir certaines choses et voir où elle s'intégrerait le mieux... » lui expliqua le Gouverneur. « Maintenant, viens... allons nous préparer pour le repas. »
Merle le suivit jusqu'au réfectoire. Au fond de la salle, à une des tables, le Gouverneur lui indiqua la place qu'il avait prévu d'occuper près de Gwen à qui il tiendrait compagnie. Ils firent encore quelques pas jusqu'à la tête de la table déjà dressée. S'y tenaient déjà Beatrice, un grand homme mince à lunettes qu'il ne reconnaissait pas, puis Lincoln, Andrew, Darlene. Il restait quatre sièges vacants devant lesquels ils se tenaient debout. Merle ne pouvait que supposer qu'ils étaient destinés à leur chef, Gwen, Nancy et lui-même.
« Qu'est-ce qu'elle fout ici ? » remarqua Merle en faisant un geste à Darlene qui lui fit un petit geste de la main.
« Elle a fourni l'alcool... J'ai pensé que c'était juste. » Le Gouverneur sourit à Darlene et lui fit signe de venir.
Merle grogna de dégoût... il ne pouvait qu'imaginer à quel point la soirée serait « intéressante ».
Il attendait anxieusement l'arrivée de Gwen... il voulait que tout ça se termine le plus vite possible. Lentement, tous les habitants de la ville se mirent à errer et prendre place. Merle vit Nancy entrer avec une autre femme, mais ne fit pas attention à elle au début jusqu'à ce qu'il jette un autre regard et réalise qu'elle portait une robe verte. La mâchoire de Merle tomba et il se tint là, à côté de la table, les yeux écarquillés et la bouche ouverte.
« Mon Dieu, Gwen... je t'ai à peine reconnue... » lui fit remarquer le Gouverneur en l'accueillant à table.
Gwen s'approcha de Merle et lui sourit en passant sa main sur le côté de ses cheveux fraîchement coupés en un carré simple, s'arrêtant au niveau du menton, encadrant son visage et cachant bien la cicatrice qui courait sur un côté. Nancy lui avait même donné un peu de maquillage. Elle ne pouvait pas s'empêcher de rougir légèrement à la vue de l'expression de Merle.
« Tu essayes d'attraper les mouches ? » chuchota-t-elle en ricanant légèrement.
« Tes cheveux... ils... ils ne ressemblent à rien... » remarqua Merle. Il ferma la bouche et s'éclaircit la gorge en regardant autour de la table tout le monde les observait fixement.
Le sourire de Gwen s'éteint et un regard d'irritation apparut. Le Gouverneur rit.
« Eh bien, Merle n'a jamais su parler aux dames de la ville... Gwen, tu es radieuse... » ajouta il.
« Merci... » répondit-elle en prenant place près de lui.
Merle s'installa à côté d'elle, elle se pencha vers lui avec désinvolture et lui murmura du coin de la bouche. « Merci Merle... tu pourrais être plus con ? »
« Eh bien... je... j'ai juste... » Merle commença à répondre, mais le bruit d'un verre fit diversion alors que le Gouverneur se tenait debout au bout de la table.
« S'IL VOUS PLAÎT... SI JE POUVAIS AVOIR L'ATTENTION DE TOUT LE MONDE AVANT DE COMMENCER À MANGER... JE VEUX PROFITER DE CETTE OCCASION POUR ACCUEILLIR DEUX NOUVELLES PERSONNES À WOODBURY... ELLES SERONT, JE L'ESPÈRE, UN ATOUT PERMANENT POUR CETTE COMMUNAUTÉ... VEUILLEZ ACCUEILLIR GWENDOLYN ET LE DOCTEUR STEVENS. COMME CERTAINS D'ENTRE VOUS LE SAVENT, GWEN CONNAISSAIT MERLE AUPARAVANT ET NOUS DEVRIONS LUI SOUHAITER LA BIENVENUE DANS NOTRE COMMUNAUTÉ. J'AI HÂTE D'APPRENDRE TOUT CE DONT ELLE EST CAPABLE ET CETTE VILLE A BESOIN D'UN MÉDECIN DEPUIS UN CERTAIN TEMPS. BIEN QUE NOTRE CHÈRE BEATRICE AIT FAIT UN TRAVAIL FORMIDABLE, LE FAIT D'AVOIR UN MÉDECIN LUI DONNERA UN RÉPIT BIEN MERITE. JE VOUS DEMANDE MAINTENANT DE LEVER VOS VERRES ET DE PORTER UN TOAST À NOS NOUVEAUX HABITANTS ». Il leva son verre et attendit que tout le monde, y compris Gwen et le Dr Stevens, l'homme mince avec des lunettes à la table, le rejoigne.
Merle jeta un coup d'œil à Gwen et remarqua son regard inquiet qu'elle affichait, mais elle l'effaça rapidement lorsqu'elle réalisa que Merle la fixait. Elle leva son verre et regarda le médecin, qui semblait avoir du mal à ne pas trembler lorsqu'il leva le sien avec hésitation. Gwen se retourna vers son voisin et lui chuchota.
« D'où vient-il ? Je ne l'ai jamais vu avant... » fit-elle remarquer.
« Je ne sais pas... moi non plus... » lui chuchota-t-il.
Tout le monde porta un toast et lentement la salle se remplit de bavardages alors que les gens commençaient à manger une fois le Gouverneur assis. L'attention de Merle se porta rapidement sur sa nourriture, mais Gwen se sentit soudain nauséeuse et n'eut pas beaucoup d'appétit. Elle regarda autour de la table et remarqua que tout le monde souriait et tous souriaient et discutaient, sauf le docteur. Il semblait inquiet et sur les nerfs, et se mettait à manger comme s'il n'avait rien avalé depuis des jours. Les yeux de la jeune femme passèrent à côté de Darlene qui essayait de la fixer. Subtilement, lorsqu'elle remarqua que Gwen la regardait, elle étendit son majeur vers elle. Gwen roula les yeux et détourna son attention vers le Gouverneur. Il surprit son regard et lui sourit en levant à nouveau son verre, parlant toujours avec Lincoln, assis à côté de lui. Gwen força un sourire et hocha la tête pour lui rendre son geste, mais un malaise s'empara d'elle qu'elle ne put ignorer.
« Tu vas manger ça ? » demanda Merle en montrant l'assiette de Gwen.
« Je n'ai pas vraiment faim... tu peux le prendre. » lui répondit-elle.
Merle échangea son assiette vide avec la sienne et continua à manger.
Après le repas, alors que tout le monde sortait lentement, le Gouverneur s'approcha de Merle et Gwen au moment où ils s'apprêtaient à partir. Elle remarqua Darlene qui traînait près de la porte. Elle la regardait toujours fixement. Elle était sur le point de demander à Merle de lui parler lorsque le Gouverneur attira son attention.
« Merle... puis je te voler Gwen un instant... »
« Ouai... Je vais attendre ici... » fit-il remarquer.
« S'il te plait Gwen... viens avec moi... »
Elle regarda Merle avant de le suivre et il hocha la tête. Ils marchèrent dans le couloir et ils entrèrent dans une des petites pièces.
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« Je pensais que tu ne t'éloignerais jamais d'elle... » l'interpela Darlene en s'asseyant à côté de Merle. Tous les autres avaient déjà quitté le couloir, ne laissant que ces deux-là.
« Elle revient tout de suite... ce n'est pas le moment Darlene. »
« Viens prendre un verre avec moi au bar... comme au bon vieux temps. »
Elle s'approcha de Merle et posa sa main sur sa poitrine.
« Tu sais qu'il ne va pas repasser tout de suite avec elle... tu pourrais m'accompagner pour prendre un verre et revenir, personne ne le remarquera. »
Merle la regarda alors qu'elle lui souriait diaboliquement, puis il se retourna à l'autre bout de la pièce. « Je te l'ai dit... elle me rejoint tout de suite... d'ailleurs je n'ai rien à te dire... c'est fini, tu dois l'accepter et passer à autre chose. Laisse-moi tranquille... »
« Tu ne le penses pas Merle et nous le savons tous les deux... » Elle ramena sa chaise plus près de la sienne. Posa sa main sur sa cuisse et lentement elle la fit glisser jusqu'à son aine. Merle ferma les yeux et grogna alors qu'elle commençait à le caresser lentement, mais fermement à travers son pantalon. Elle commença à ouvrir sa braguette lorsque Merle la saisit fermement par le poignet et l'arrêta. Il prit une profonde inspiration, souffla fort et ouvrit lentement les yeux. Il écarta sa main et se leva. Il se pencha, s'ajusta et passa de l'autre côté de la pièce, près des portes.
« MERLE DIXON ! NE CROIS PAS POUVOIR ME VENDRE CE NUMÉRO, JE SUIS SÛRE QU'ELLE NE TE DONNE PAS LE BIEN QUE JE TE FAIS... JE NE LAISSERAI PAS TOMBER TANT QUE JE N'AURAI PAS DÉCOUVERT LA VÉRITÉ SUR ELLE ! TU M'ENTENDS ?! »
Il sortit et prit une profonde inspiration. L'air froid lui faisait du bien. Je t'entends... espèce de garce stupide... Merle ne pouvait s'empêcher d'être irrité par Darlene. Il ne lui avait jamais fait de promesses... il ne lui avait jamais dit qu'il l'aimait ou même admis qu'il l'apprécie vraiment... ils se voyaient plusieurs fois par semaine... ils prenaient quelques verres, baisaient et c'était tout. Si Merle avait su à quel point elle aurait pu lui créer ce genre de problèmes, il ne se serait pas embarqué là-dedans au départ. Il se serait contenté de sa propre main et se serait trouvé avec beaucoup moins d'ennuis.
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Gwen croisa les bras et attendit que le Gouverneur finisse de parler. Il avait passé en revue avec elle toutes les règles et les punitions, même au-delà de ce que Merle lui avait appris.
« J'attends de toi que tu les mémorises, on te demandera de les réciter périodiquement et j'attends de toi que tu sois capable de... en as-tu besoin sous forme écrite ? » lui proposa-t-il.
« Merci, mais non... je ne pense pas que je les oublierai. » dit-elle brusquement.
«Tu peux être un véritable atout Gwen… Je peux clairement voir ton intérêt vis à vis de Merle, mais je ne suis pas sûr que ce soit réciproque pour lui. »
« Je n'ai jamais été connue pour être d'accord avec Merle. »
« Vrai... très vrai... cela aurait certainement du sens... mais laisse-moi préciser quelque chose... si je découvre qu'il s'agit d'une sorte de ruse entre vous deux, je serai très mécontent... et c'est la dernière chose que vous voulez que je fasse... je détesterais voir votre position dans cette ville remise en question à cause d'un mensonge ridicule... de tous les deux. »
« Ne vous méprenez pas Gouverneur... je comprends vos doutes... croyez-moi je les ai moi-même avec Merle... je ne suis pas stupide je sais comment il est... cependant... je connais aussi une autre de ses facettes que je suis sûre qu'aucun d'entre vous n'a vue et ne verra probablement jamais... c'est la personne que j'aime... et si vous ne comprenez pas cela... c'est votre problème. » dit-elle sur la défensive.
Nerveusement, elle attendit sa réponse. Elle craignait que le fait de dire le mot en « A » n'aille trop loin et qu'il ne la croie pas.
Le Gouverneur posa sa main sur son épaule et lui sourit. « Bien... je suis heureux d'entendre cela... maintenant... à propos de demain j'aimerais passer la journée avec toi afin que nous puissions faire plus ample connaissance. Retrouve moi dans le hall à 9 heures. »
Le Gouverneur raccompagna Gwen dans la salle principale, mais ne vit Merle nulle part. Darlene était assise à la table, les bras croisés et la tête baissée. Gwen sortit pendant que le Gouverneur se dirigeait vers la femme restée seule.
« Darlene... je pense que les choses ne se sont pas passées comme prévu ? » lui demanda-t-il.
Elle leva ses yeux rouges et gonflés. « Putain, ça ressemble à quoi ? » râla-t-elle. « Je me fous de ce qu'il dit... ils mentent... ils mentent tous les deux... »
Le Gouverneur soupira profondément et posa ses mains sur ses hanches : « Eh bien... je suppose que le temps nous le dira... en attendant... continue... s'ils ont menti, je doute que Merle puisse te résister encore longtemps... comme vous le faisiez avant, comme des lapins... s'il ne l'obtient pas d'elle, il devra l'obtenir de quelque part... »
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« Merle ?... Que fais-tu ici ? Il gèle... pourquoi tu ne portes pas ton manteau ? » demanda Gwen en arrivant derrière lui.
« Viens... on y va... » il avait une petite voix et elle pouvait deviner que quelque chose n'allait pas. Elle resta silencieuse jusqu'à ce qu'ils retournent dans leur chambre. Elle accrocha son manteau dans le placard.
« Tu vas bien ? » demanda-t-elle à Merle alors qu'il s'asseyait sur le lit et retirait ses bottes.
Il grogna. Elle attendit qu'il dise quelque chose, mais il ne le fit pas, il commença à déboutonner sa chemise. Elle prit un t-shirt dans le placard et alla dans la salle de bain pour se changer et se laver le visage. Elle ressortit quelques minutes plus tard et trouva Merle dans la même position, mais à présent, il ne portait plus que son caleçon. Elle monta sur le lit et s'assit derrière lui. Elle examina les blessures de son dos qui cicatrisaient rapidement.
« On dirait que tu guéris rapidement... tu as l'air d'aller plutôt bien... tu sais que tu étais beau ce soir. »
Il ne fit qu'émettre un grognement. « Qu'est-ce qui t'arrive Merle ? »
Il la regarda par-dessus son épaule puis se retourna vers elle. « J'ai juste des trucs en tête, c'est tout... »
« Je peux te demander quelque chose ? »
Merle soupira de frustration. « Quoi ? »
« As-tu remarqué à quel point ce docteur semblait avoir peur du Gouverneur et des autres ? Pourquoi ne l'avons-nous pas vu avant maintenant ? Où était-il tout ce temps ? »
« Je pensais que tu n'avais qu'une question... putain je ne sais pas, mais on ne va pas le découvrir ce soir. Va te coucher... on doit se lever tôt tous les deux. »
Merle se leva et éteignit la lumière. Gwen était couchée sur le côté droit quand il se glissa dans le lit et se recroquevilla derrière elle, en glissant son bras autour de sa taille.
« Hum... Qu'est-ce que tu fais ? »
Merle se serra plus fort contre elle pendant un moment avant de s'installer contre ses courbes et de s'allonger. Il soupira profondément et ferma les yeux. « Tais-toi et dors... »
