🗶CHAPITRE CORRIGE par JustD
« Alors, Gwen, dis-moi... comment vous vous êtes rencontrés avec Merle ? » demanda le Gouverneur pendant qu'ils se dirigeaient vers la route dans un des 4x4 de la ville. Andrew, le Gouverneur et quelques autres hommes que Gwen n'avait qu'aperçus dans les rues de Woodbury se dirigeaient vers les patelins voisins pour chercher des provisions et d'autres fournitures.
Gwen était réticente à entrer dans les détails avec le Gouverneur. Elle et Merle avaient discuté ce matin-là de ce qu'il fallait lui dire s'il demandait, histoire d'être sûrs qu'ils avaient la même version. Merle insista pour qu'elle ne mentionne pas la maison. Gwen ne comprenait pas pourquoi, elle ne valait plus rien et était envahie, mais il refusait de changer d'avis. Il ne fit qu'expliquer au Gouverneur les bases de leur histoire.
« Vous interrogez toujours les gens sur leur vie personnelle ? » demanda Gwen.
« Pourquoi tous ces secrets, Gwen ? Toi et Merle avez tous deux été très réticents à parler de l'autre. C'est une question simple... la plupart des gens sont heureux de parler de leurs proches. » il lui sourit.
« Eh bien, Merle rechigne à parler de la plupart des choses... » fit-elle remarquer.
« C'est vrai... je ne peux pas te contredire à ce propos... mais s'il te plaît... ce n'est pas une attaque, je veux juste mieux te connaître. » il insista.
« Nous nous sommes rencontrés après l'épidémie... après sa main... enfin... vous savez... j'ai aidé à le soigner et nous nous sommes juste entraidés ... ce n'était pas ce nous avions prévu, c'est juste arrivé. Mais ensuite, nous nous sommes séparés. »
« Et comment c'est arrivé exactement ? » demanda-t-il.
« Je préfère ne pas en parler... vous pouvez "apprendre à me connaître" autant que vous le voulez, mais être loin de Merle était extrêmement difficile. Je pensais ne jamais le revoir et je préfère ne pas revivre cette époque en me la remémorant... Je suis sûre que vous comprenez Gouverneur... »
Elle voulait s'assurer qu'elle s'en tenait à l'essentiel. Elle fit ce que Merle lui avait demandé... aucune mention de la maison.
Le Gouverneur sourit à sa déclaration. Il voyait l'entêtement de Gwen et réalisait rapidement qu'elle et Merle se ressemblaient plus que la plupart ne le pensaient. « Je peux comprendre que... tu vois... je suis un homme compréhensif Gwen... je veux que tu saches que tu peux me faire confiance. »
« Alors, dites-moi quelque chose sur vous... vu qu'on partage notre passé. » lui retournant son sourire.
L'expression du Gouverneur se changea en une grimace de douleur et de chagrin qui la prit au dépourvu. « Il n'y a pas grand-chose à dire... ma famille et moi avons survécu ensemble pendant un certain temps après l'épidémie, mais la tragédie a frappé comme pour beaucoup d'autres... ils sont tous morts... j'étais seul quand j'ai commencé à reconstruire cette ville... je suppose que c'est pour cela que je suis si obsédé par la protection et la sécurité. Je veux la voir grandir et prospérer comme une famille le ferait... comme si ma famille n'avait pas eu la chance de... »
Même si elle ne lui faisait toujours pas confiance ou n'était pas d'accord avec son attitude totalitaire, elle ne put s'empêcher d'être désolée pour lui à ce moment-là. Elle pouvait voir qu'il luttait contre l'émotion en parlant de sa famille. L'épidémie avait changé tout le monde... elle avait fait d'eux des personnes différentes, infectées ou non... elles étaient toutes différentes... tout le monde était capable de faire des choses dont ils n'auraient jamais pu penser auparavant... y compris le Gouverneur.
« J'ai remarqué ta cicatrice... » le Gouverneur fit un mouvement vers le côté de son visage. « Comment est-ce arrivé ? Je dois dire que je t'admire beaucoup pour cela... la plupart des femmes seraient conscientes et essaieraient de le cacher, mais tu ne sembles jamais y prêter attention. Cela montre ta force. »
Gwen toucha le côté de son visage, elle avait souvent chassé l'idée de son esprit. « Je n'ai rien fait de mal... pourquoi devrais-je en avoir honte ? »
« Bien sûr que non... Je ne voulais pas dire que tu devrais avoir honte... »
« Quelqu'un en qui j'avais confiance... m'a laissée en nourriture aux rôdeurs pour qu'il puisse se sauver. » lui dit-elle.
Ce n'était pas une histoire qu'elle se souciait de détailler, mais comme elle l'avait dit, elle n'en avait pas honte et refusait de s'apitoyer sur son sort. La cicatrice était là... elle serait toujours un rappel, mais elle n'en serait pas la victime.
« Était-ce quelqu'un que tu aimais ? » demanda-t-il.
« Est-ce que ça a vraiment de l'importance ? C'est ce que c'est... c'est fait... je ne m'y attarde pas. »
« Où est-il maintenant ? »
« Je ne sais pas et je m'en fous... » Gwen regarda le paysage à travers la fenêtre pendant qu'il conduisait. Elle était fatiguée de parler.
« Curieux... Je sais que Merle a l'impression qu'on lui a fait du tort... sa main et à juste titre donc je suis sûr... Je ne voudrais certainement pas être à l'extrémité de cette équation s'il devait trouver ceux qu'il estime responsables... mais je suis curieux de connaître tes sentiments sur la question... que ferais-tu si tu rencontrer à nouveau cet homme... que voudrais-tu faire ? »
Gwen se retourna vers le Gouverneur... au début, elle ne parla pas, mais le fixa simplement. Finalement, son regard repartit par la fenêtre. « Je pense que nous avons assez parlé pour le moment... »
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Lincoln releva Merle de sa garde de la porte pour qu'il puisse faire une pause pour le déjeuner. Merle mit son 45 dans son étui et passait devant le bar quand Darlene lui coupa la route.
« Je vais te donner quelque chose à manger pour le déjeuner Merle... » Darlene sourit en se rapprochant de lui.
Merle la poussa doucement sur le côté et reprit sa route. « Laisse tomber Darlene »
« Le Gouverneur a prévu quelque chose pour la fille... » lui cria-t-elle dessus.
Merle s'arrêta net. Lentement, il se retourna et la regarda fixement. « Tu mens. »
« Moi ? Pourquoi penses-tu qu'il voulait qu'elle sorte avec lui lors d'un ravitaillement aujourd'hui ? Juste pour apprendre à la connaître ? S'il te plaît Merle... tu n'es pas si stupide... » Elle fit cette remarque en s'appuyant contre la porte du bar.
Merle se précipita vers elle et la saisit à la gorge. « Tu ferais mieux de ne pas me mentir, putain... »
« Tu sais que j'aime lorsque tu es rude Merle, mais pas ici... rentre et je te raconterai tout... » elle sourit en se léchant les lèvres.
Merle regarda des deux côtés de la rue, mais il n'y avait pas beaucoup de gens qui se promenaient. « Bien... » il l'a suivie à l'intérieur.
« Assieds-toi... » Darlene fit signe vers l'une des chaises hautes à l'avant du bar.
« Dis-moi ce que tu sais... » demanda-t-il.
Darlene regarda Merle d'un air sévère et reposa ses mains sur ses hanches. « Ça ne va pas être juste mes informations contre rien en échange, Merle... tu dois la jouer gentil. »
Hésitant, Merle s'assit, reposant ses bras sur les accoudoirs de la chaise. « Eh bien... qu'est-ce que tu veux ? »
Darlene se mit sur ses genoux. « Tu sais ce que je veux, Merle... » elle chuchota en se penchant et commença à l'embrasser dans le cou.
Merle la poussa doucement de ses genoux et elle s'affaissa sur le sol, agenouillée entre ses jambes.
« Je ne te baise pas... dis-moi ce que tu sais ou je m'en vais. » dit-il.
Darlene lui sourit en se penchant vers l'avant et commença à défaire sa ceinture et son pantalon. « Tu n'as pas à me baiser Merle... laisse-moi juste te faire sentir bien... allez... tu sais que tu le veux... arrêter de te battre. »
Avec ça, elle glissa sa main dans son pantalon, prenant la bosse dans sa main, ce qui la fit rapidement gonfler. Merle gémissait en essayant sans succès, jusqu'à la dernière once, d'empêcher son corps de réagir à son contact. Elle le fit sortir de son pantalon et caressa sa longueur avec une prise ferme et régulière, alors que sa résistance se dissipait. Elle le taquinait en faisant vaciller sa langue sur son bout et il savait que ses efforts étaient vains. Il la prit dans ses bras, emmêlant ses doigts dans ses cheveux et la tira vers lui alors qu'elle le prenait dans sa bouche...
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Gwen et Andrew couraient à toute vitesse dans l'allée, essayant de rejoindre la route principale vers le 4x4 où les autres attendaient. Alors qu'ils approchaient de la fin, trois autres rôdeurs tournèrent au coin de la rue. Ils étaient encerclés.
« Je n'ai plus beaucoup de munitions... » dit Andrew avec fureur.
Gwen serra son couteau avec force, en souhaitant que le Gouverneur lui fasse confiance avec une arme. Elle ne voulait pas qu'ils soient assez près pour un combat au corps à corps, vu comment les choses se présentaient, elle ne pensait pas qu'ils auraient beaucoup d'autre choix.
« Monte... monte…! » lui cria Andrew en la poussant vers l'escalier de secours. Gwen remit le couteau dans le fourreau attaché à sa ceinture et se précipita pour grimper pendant qu'Andrew la suivait. Les rôdeurs se précipitèrent à leurs trousses, l'un d'eux s'empara de la cheville d'Andrew. Celui-ci se mit à crier alors qu'il lui mordait la cheville. En le frappant de l'autre pied, il lutta pour s'accrocher à l'échelle.
« Putain de merde !... » il cria alors qu'il se battait pour se hisser plus haut sur l'échelle.
Le cœur de Gwen battait la chamade, l'adrénaline déferlait dans son corps. Finalement, elle atteint le toit et se retourna pour aider Andrew à monter et regarder les rôdeurs se débattre entre eux pour savoir lequel d'entre eux pourrait monter l'échelle. Leur seule chance de salut était la stupidité des rôdeurs... chacun d'entre eux était poussé par son désir primitif de se nourrir, mais aucun n'était assez intelligent pour comprendre qu'il devait grimper un par un pour les poursuivre. Gwen tira Andrew sur le toit où il s'effondra et s'agrippa à sa cheville.
«Ce putain de truc m'a mordu !... » il hurla de douleur.
Gwen attrapa le talkie-walkie à sa ceinture. À bout de souffle, elle eut du mal à parler dedans. « Nous avons besoin d'aide... Nous sommes coincés au sommet de la vieille banque... Les rôdeurs sont tous du côté sud » elle ne pouvait pas s'empêcher de crier. Elle ne pensait pas pouvoir chuchoter à ce moment-là, même si sa vie en dépendait.
La voix du Gouverneur passa à la radio. « Pouvez-vous sauter jusqu'au prochain bâtiment ? »
Gwen attrapa Andrew par le bras et lutta pour l'aider à se relever. « VIENS... »
Ils luttèrent tous les deux pour atteindre le côté nord du bâtiment, mais l'espace de la largeur de l'allée entre les deux immeubles était trop grand pour qu'ils puissent sauter, surtout avec la jambe de Gwen qui commençait à palpiter et la cheville mordue d'Andrew, il n'y avait aucune chance qu'ils réussissent à atteindre l'autre corniche.
« C'EST TROP LOIN... ON N'Y ARRIVERA PAS. » répondit Gwen dans le talkie-walkie.
« On ne peut pas risquer de se faire piéger dans l'allée... est-ce que c'est possible pour vous de redescendre au sol ? Nous pouvons arriver à l'entrée et retenir les rôdeurs, mais vous devrez faire vite... notre temps sera limité avant que nous soyons dépassés... » répondit le Gouverneur.
« C'EST DÉGAGÉ POUR L'INSTANT... » répondit Gwen.
« Allez-y maintenant ! » leur ordonna-t-il.
Gwen lutta pour faire passer Andrew par-dessus le bord jusqu'à l'échelle de secours. Andrew tremblait et failli tomber plusieurs fois en descendant pendant qu'elle le suivait. Alors qu'il arrivait dans l'allée, il s'effondra sur le sol et Gwen se laissa tomber à côté de lui alors que sa jambe blessée l'abandonnait.
Le 4x4 crissa au bout du passage. Le Gouverneur émergea du côté passager et abattit les rôdeurs qui se dirigeaient vers lui. L'homme du côté conducteur sortit, laissant la porte grande ouverte et commença à tirer.
« ALLEZ, ON Y VA MAINTENANT ! » lui cria le Gouverneur alors qu'elle se débattait pour se remettre sur ses pieds. Elle saisit Andrew sous son bras et l'aida à se relever alors qu'il hurlait de nouveau de douleur. Se positionnant pour le porter au maximum, ils clopinèrent aussi vite qu'ils purent jusqu'au véhicule. Une fois qu'ils furent à la porte, le Gouverneur leur crièrent de nouveau dessus :
« MONTEZ MAINTENANT OU ON VOUS LAISSE ICI ! » il ordonna en remontant sur le siège du passager.
Andrew lutta pour se hisser sur le siège alors que Gwen se glissait à côté de lui, suivie par l'autre homme qui claqua la porte.
« ON Y VA ! » ordonna le Gouverneur au conducteur alors qu'ils s'éloignaient à toute allure.
Andrew et Gwen étaient tous deux épuisés et essoufflés alors qu'ils luttaient pour reprendre leur respiration.
Le Gouverneur se retourna sur son siège pour les regarder. « Vous avez quelque chose ? »
« Juste ce qu'il y a dans mon sac à dos... quelques armes et des boîtes de conserve. » Elle répondit en inspirant, le faisant glisser de ses épaules et le jetant dans la soute derrière elle, puis s'appuya contre le dossier du siège.
« Et Andrew ? Qu'est-il arrivé au tien ? » demanda le Gouverneur.
« Désolé Gouv... je l'ai laissé tomber un peu plus loin... j'ai essayé de le mettre sur mon épaule alors que nous courions quand les rôdeurs ont commencé à nous poursuivre et je l'ai laissé tomber... je n'ai pas eu le temps de revenir en arrière. »
« Alors pourquoi Gwen a pu mettre le sien et pas toi ? » demanda sévèrement le Gouverneur.
Andrew s'arrêta un moment et eut l'air encore plus épuisé qu'il ne l'était déjà. « Parce qu'elle avait déjà le sien avant qu'on les voie. »
« Je suppose que vous avez appris une bonne leçon aujourd'hui... d'un débutant, pas moins... » dit-il avec déception.
Il se retourna et fit face à la route alors qu'ils quittaient la ville. Tout était calme pendant quelques minutes, mais Gwen avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine
Toujours en regardant vers l'avant, le Gouverneur prit de nouveau la parole. « Vous boitez tous les deux... que s'est-il passé ? Êtes-vous blessés ? »
« Juste ma jambe... toute cette course a réveillé ma dernière blessure... Je suppose que c'était trop tôt. »
Andrew resta silencieux. Gwen le regarda et attendit qu'il parle.
« Andrew ? » demanda le Gouverneur.
« Je me suis juste tordu la cheville, c'est tout... » Andrew lui dit-il alors qu'il regardait fixement Gwen.
Le Gouverneur se retourna sur son siège et les regarda tous les deux, puis il fixa ses yeux sur Gwen. « Eh bien ? ... C'est tout ce qu'il y a Gwen ? »
Gwen, hésitant, brisa son regard avec Andrew et fixa le Gouverneur. Elle savait qu'il était inutile d'essayer de couvrir Andrew, car elle savait qu'il n'y avait plus aucun espoir pour lui. « Non... » Elle a tourné son attention vers Andrew. « Je suis désolée Andrew... il a été mordu. »
Le Gouverneur s'est retourné et a claqué son poing dans le tableau de bord et a juré fort.
« Espèce de salope... Je n'aurais pas été mordu si tu n'avais pas été là... Je t'ai laissée monter l'échelle en première... c'est ta faute, tu pouvais au moins me couvrir, mais tu n'es rien d'autre qu'une putain de salope ! » Andrew lui cria dessus puis il lui donna un coup de poing sur la joue.
« ARRÊTE LE VÉHICULE ! » Le Gouverneur hurla et le conducteur freina. Il sauta de la voiture et regarda la route de droite à gauche pour s'assurer qu'il n'y avait pas de rôdeurs. Il ouvrit la porte du côté d'Andrew et le traîna sur le sol. Ses poings battaient toujours dans le vide.
L'homme qui se trouvait encore dans la voiture avec Gwen la poussa au dehors et elle ne put mettre à temps pied à terre pour ne pas tomber. Dès qu'elle toucha le sol, elle sentit la main de quelqu'un à l'arrière de sa tête, qui la secoua par les cheveux et la maintint fermement. Il tira son visage vers le sien et Gwen se retrouva à fixer le Gouverneur.
« Quelle est la règle, Gwen ?... Je ne devrais pas avoir à t'en parler si tôt... Quelle est la règle ? »
L'esprit de Gwen s'embrouilla, elle ne pouvait pas penser assez vite. « JE... JE... »
« QU'EST-CE QUE C'EST ? NE M'OBLIGE PAS À TE LE DEMANDER UNE TROISIÈME FOIS. » Le Gouverneur cracha furieusement.
« Si tu es mordue... tu ne reviendras pas... » Elle cria en retour, les mains autour du poignet qui la maintenait, la tête endolorie par sa prise.
Le Gouverneur la poussa brutalement au sol. Gwen entendit le cliquetis d'un pistolet, d'une cartouche introduite dans sa chambre. Elle leva les yeux avec hésitation, le Gouverneur avait le bras tendu, son arme pointée sur elle.
« Lève-toi... » dit-il calmement.
Elle se débattit, à peine capable de mettre du poids sur sa jambe blessée, mais elle y parvint quand même. Elle pouvait sentir son corps commencer à trembler de façon incontrôlable à cause de la combinaison d'adrénaline, de peur et de douleur.
« Donne-moi ta main... » il déclara alors que ses yeux la fixaient froidement.
Gwen, hésitante, étendit la main et sentit le métal froid de l'arme contre sa paume.
« Et que fait-on de ceux qui sont mordus ? » demanda le Gouverneur.
Gwen prit le pistolet dans sa main. « Les infectés reçoivent une balle dans le cerveau. » elle récita doucement.
Elle regarda Andrew, stupéfaite de la situation dans laquelle elle se trouvait. Andrew se mit à supplier et à plaider pour sa vie, en pleurant lorsqu'il lui dit qu'il était désolé de l'avoir frappée. Des larmes jaillirent dans les yeux de Gwen, mais elle les repoussa.
Le Gouverneur s'approcha d'elle alors qu'elle regardait Andrew et lui chuchota. « Il a été mordu... il se transformera... il n'y a pas moyen de le sauver... il n'y a pas de choix... tu fais ce que tu dois et tu le mets hors de sa misère... il n'y a pas moyen de le sauver... »
Elle pointa l'arme vers Andrew alors que ses mains tremblaient. Elle prit quelques grandes respirations pour essayer de se stabiliser. Elle se rapprocha de lui, elle ne pouvait pas se permettre de le manquer.
« Ferme tes yeux Andrew... » lui dit Gwen alors que quelques larmes commençaient à couler sur ses joues.
Andrew ferma les yeux à contrecœur en continuant à dire encore et encore. « S'il te plaît... non... s'il te plaît... aide-moi... »
Gwen prit une dernière grande respiration. Bien qu'elle ait souhaité que les choses soient différentes, elle savait que le Gouverneur avait raison... il n'y avait pas moyen de le sauver... « Je suis vraiment désolée Andrew... je suis vraiment désolée... » elle appuya doucement sur la gâchette.
Le coup de feu partit et semblait plus fort que tout autre coup de feu qu'elle n'ait déjà entendu. Elle ferma les yeux en laissant tomber l'arme sur le côté et se mit à pleurer. Le Gouverneur saisit l'arme.
« Reprends-toi... » lui ordonna-t-il froidement.
Elle essuya les larmes de son visage, sa joue douloureuse et gonflée ainsi que sa mâchoire à cause des coups de poing d'Andrew.
Gwen entendit à nouveau la charge du pistolet et regarda avec horreur le Gouverneur pointer son arme sur elle.
« Maintenant... je crains que tu aies enfreint une règle si rapidement Gwen... j'avais de grands espoirs pour toi... »
« Mais... il n'y avait pas le temps de penser... nous essayions juste de nous en sortir. » plaida-t-elle.
« Je déteste aussi les excuses Gwen... les règles sont les règles... et toutes les règles ont des punitions. »
Elle essaya rapidement de se creuser la tête pour savoir quelle était sa punition, mais ne pouvait pas réfléchir assez vite...
« Maintenant... enlève tes vêtements... y compris les bottes. » lui ordonna l'homme.
Les yeux de Gwen s'élargirent et sa bouche s'ouvrit. Elle ne se souvenait pas que c'était une des punitions.
« FAIS-LE, SAUF SI TU VEUX TOI AUSSI TA PROPRE BALLE ! » le Gouverneur lui cria dessus.
À contrecœur, Gwen enleva tous ses vêtements jusqu'à ce qu'elle ne se retrouve devant lui qu'en sous-vêtements. Elle se tenait là et attendit qu'il lui parle, les bras croisés sur la poitrine, tremblant de froid et de stress.
« Tourne-toi... » Gwen fit ce que le Gouverneur, et se mit face à lui.
« Maintenant que je sais sans aucun doute que ton boitement est dû à ta précédente blessure, je t'autorise à revenir en ville... mais tu as enfreint une règle. Tu ne dois pas ramener une personne qui a été mordue. Je vais cependant te montrer une certaine indulgence compte tenu des circonstances... tu n'es pas rentrée en ville et tu as été honnête quand je te l'ai demandé. Cela me montre que ton infraction à la règle n'était pas intentionnelle et comme je l'ai déjà dit... je ne suis pas un homme déraisonnable. Tu peux t'habiller et nous allons rentrer en ville... mais tu vas devoir marcher le reste du chemin... J'espère pour toi que tu seras de retour avant la nuit... »
Sur ce, le Gouverneur fit tomber le chargeur de son arme et éjecta la cartouche qui se trouvait dans la chambre. Il sortit un chargeur plein de sa poche et fit tomber l'arme non chargée et le chargeur sur ses vêtements. Il se retourna, fit signe aux hommes de remonter dans le 4x4 et laissa Gwen sur le bord de la route, presque nue, debout à côté du corps sans vie d'Andrew.
Gwen se mit à genoux et pleura de façon incontrôlable alors qu'elle s'habillait lentement...
…
Désolé pour le retard, j'ai eu des soucies d'ordre personnel, maintenant tout est arrangé, malheureusement je poste ce chapitre avec 1 semaine de retard et je m'en excuse ! J'espère que vous l'aurez apprécié.
