Mais, un an plus tard, la malchance ou le poids de leur vie de héros avait voulu qu'il n'ait toujours pas eu l'occasion de se déclarer et de lui dire tout ce qu'il ressentait pour elle. Ses sentiments étaient devenus plus sérieux, plus réfléchis et avaient mûris.
Il avait un grand respect et beaucoup d'admiration pour elle. Il lui était très attaché et savait qu'ils étaient une équipe indissociable. Il ne trouverait jamais de meilleure partenaire qu'elle et lui faisait confiance les yeux fermés avec sa vie. Jamais il ne pourrait être déçu en la choisissant pour l'aimer pour le reste de ses jours.
Ils avaient une superbe complicité. Elle était toujours là pour lui et ne le rabaissait jamais. Il adorait leur relation même si ce n'était jamais suffisant et qu'elle s'éloignait toujours de lui.
Il n'avait cessé d'imaginer de nouvelles méthodes pour pouvoir lui déclarer son amour mais rejetait la plupart de ses idées. Il se voyait encore et encore lui parler simplement dans ses scénarios préférés mais les scénarios simples, de même que les plus romantiques, étaient continuellement bousculés par le destin. Le sort s'acharnait contre lui et les désirs.
Il n'avait besoin que d'un moment seul à seule avec elle pour se déclarer. Seulement, lorsqu'ils étaient ensembles, ils étaient toujours soit entourés, soit bousculés par les urgences.
Il était aussi entravé par le fait qu'il devait aussi la respecter elle et ses convictions. L'honnêteté était primordiale pour elle et elle attachait une grande valeur à la confiance qu'elle pouvait ou non avoir en lui. S'il truquait, s'il mentait, s'il l'enjôlait ou la manipulait pour créer une situation plus complexe qui lui serait favorable, elle se sentirait blessée.
Il y avait aussi le fait qu'elle le maintenait constamment à distance et évitait toute situation intime ou isolée avec lui.
Comme toutes les fois où il avait essayé de la rejoindre alors qu'elle faisait une apparition-éclair pour résoudre une situation épineuse pour venir en aide aux parisiens coincés dans un accident imprévu. Elle lui répondait alors toujours qu'elle n'avait pas une minute à perdre et qu'elle devait rentrer chez elle.
Il ne comprenait pas bien l'urgence, ce n'était pas comme si elle utilisait généralement ses pouvoirs dans ces occasions. Elle était même presque plus détendue suite à une alerte akuma.
Soit elle ne voulait vraiment lui laisser aucune chance, soit elle était la fille la plus occupée de la ville.
Peut-être avait-elle constamment la charge d'un ou une préadolescent(e) comme Alya lorsqu'elle faisait du baby-sitting. Elle pouvait disparaître quelques minutes le temps d'attraper un hélicoptère en vol mais ne pouvait s'évader de sa surveillance très longtemps. C'était une possibilité.
Plus globalement, dans la vie d'Adrien, sa carrière flottait sur la vague de sa popularité. Il menait une campagne publicitaire après l'autre et la capitale ronronnait maintenant son nom sans arrêt. Jamais encore il n'avait été aussi connu ni aussi facilement reconnu.
Tel que son père l'avait prédit, il ne pouvait plus mettre le pied à l'extérieur de la maison sans être suivit ou escorter de garde du corps qui le protégeait de l'enthousiasme de ses fans.
Parce qu'il y avait une grande différence entre les États-Unis et Paris. En Amérique, que ce soit à New York, Los Angeles, Montréal ou Mexico City, un mannequin arrivait tout en bas de l'échelle des vedettes. Et dans l'industrie américaine, les vedettes ne manquaient pas. Il y avait été tout au plus une starlette de troisième zone et plutôt anonyme.
Par contre, à Paris, son père était un roi de la mode et la mode une industrie phare. Sous le regard des projecteurs, il ne faisait plus seulement partie de l'image, il était bien souvent l'attrait principale.
Ce n'était pas une situation qu'il aimait. Il aurait préférer se fondre dans la foule et ainsi être libre d'avoir finalement une vie normale. Il se sentait piégé et retenu. En tant qu'Adrien, il avait si peu d'espace pour bouger, si peu de marge de manœuvre en comparaison de sa vie de héros.
Mais l'œil constant des parisiens suivait leur petit trésor en permanence et il ne pouvait faire un pas ou dire un mot en public sans que la ville entière en ait rapidement accès à l'information pour le juger et le déguster. Il devait se tenir parfaitement en permanence.
Il était devenu si populaire au cours de la dernière année que les seules personnalités qui le dépassaient maintenant dans le cœur de la population étaient LadyFlamme et Jagged Stone, même son alter ego était dépassé par sa célébrité.
Pourtant Lui-même et sa partenaire sauvaient des vies et Jagged Stone était un véritable artiste de talent avec une longue et réelle carrière dans le domaine de la musique derrière lui. Tout ce qu'Adrien avait fait aux yeux du public était de poser encore et encore pour des publicités et présenter des tenues lors de défilés. Rien qui ne justifia que les foules le poursuivent ou lui tendent une embuscade.
Il se demandait parfois s'il n'y avait pas un additif dans l'eau de la ville qui rendait les gens émotifs à ce point. Bien souvent, il ne lui suffisait que de prendre une pose un peu photogénique avant de monter dans sa limousine pour entendre la foule s'enflammer et voir les éclairs des appareils-photo l'inonder. Il leur en fallait si peu pour être heureux.
Au fond, il les enviait.
Mais rien de tout cela n'était la vraie vie pour lui. Le seul aspect de cette vie parisienne qu'Adrien aimait était de se rendre en cours chaque jour et d'y voir si souvent ses merveilleux amis. Cette vie normale restait la plus réelle dans son esprit et il essayait de faire abstraction du star-système lorsqu'il était sur les bancs d'école. Même si ce n'était que d'une façon limitée.
Il avait une bonne relation avec les élèves de sa classe mais ils ne se rendaient pas vraiment compte de la facilité avec laquelle sa vie pouvait être chamboulée par une indiscrétion très banale.
Autrement, il attendait avec impatience chaque occasion de devenir son alter ego ChatNoir et d'ainsi rejoindre la demoiselle qui habitait ses pensées et dire et faire tout ce qui lui passait par la tête.
Mais un an, cela commençait à être long. Pas qu'il veuille renoncer à elle mais il ne voulait plus mettre sa vie sur pause en attendant qu'elle le remarque ou qu'elle soit prête pour s'engager avec lui comme lui voulait le faire pour elle.
Parce qu'à l'exception de la menace du Papillon qui assombrissait toujours leurs vies, ce qui le rendait le plus chagrin était l'absence pesante de la fille de ses rêves à ses côtés. Il avait la célébrité, la fortune, la santé, la jeunesse et le look mais, il était désespérément seul sans elle pour partager tout cela.
Car si lors de leurs premières rencontres, elle avait été ouverte et avait accepté de se rapprocher et même de se laisser entraîner par ses folies, lorsqu'il avait sérieusement flirté avec elle et lui avait fait des avances pour qu'elle comprenne qu'il était intéressé, elle s'était rapidement refermée et méfiée de lui et de son attitude charmeuse.
Elle ne le pensait pas sérieux parce qu'il s'était amouraché d'elle trop vite et sans la connaitre suffisamment selon ses critères.
Dès lors, elle l'avait repoussé gentiment sous des prétextes ridicules, le traitant de bouffon et de Don Juan. Ce qu'il avait été mais qu'il n'était plus depuis longtemps. Avant même de la connaitre, il avait déjà changé.
Elle n'avait plus non plus accepté de le voir sans une bonne raison, elle ne voulait plus sortir clandestinement avec lui ou s'entraîner en sa compagnie. De manière générale, il ne l'a voyait que lors de situations d'urgence que ce soit lors d'une attaque sur la ville ou durant l'une de ses patrouilles de surveillance lorsqu'il avait besoin d'un coup de main. Mais une fois la situation réglée, elle n'avait jamais de temps pour lui.
Ne pouvant la séduire comme il l'avait fait avec tous ceux et celles de qui il avait autrefois voulu obtenir quelque chose de précis, il avait résolu d'être patient, de lui assurer sa dévotion, d'être présent pour elle, de la protéger au péril de sa vie en souhaitant qu'un jour elle partage son sentiment.
Il agissait ainsi parce que, quelque part, entre deux non-dits, c'était la preuve d'amour qu'elle lui avait réclamé. Ce qu'elle voulait de lui, ce dont elle avait besoin.
Ses yeux lui avaient assurés qu'elle ressentait quelque chose d'indéfini pour lui. Un sentiment qu'elle ne serait peut-être jamais prête à reconnaître mais qui existait tout de même. Parce que ses regards, ses paroles ne lui disait jamais un 'non' ferme et complet. Ce que LadyFlamme lui disait, c'était qu'elle n'était pas prête, que c'était compliqué, qu'il devait attendre.
Mais après un an d'attente dévouée, elle n'était toujours pas dans ses bras. Bien sûr, maintenant elle le traitait comme un vieil ami et lui faisait confiance mais pas assez pour retirer son masque ou lui parler d'elle-même.
Il aurait été dans le noir total regardant ses raisons de le repousser, s'il n'avait apprit d'elle, dans un mystérieux et très vague aveu fait à Adrien, qu'elle aurait voulu d'être avec lui mais ne pouvait pas non plus parce qu'il y avait tellement de choses qui les séparaient qu'elle ne savait même pas par où commencer pour se débarrasser de tous les obstacles qu'il y avait entre eux.
Donc, il y avait de vrais raisons, ce n'était pas seulement sa propre volonté, ce qui confirmait ce dont il se doutait déjà. Et cela confirmait aussi qu'elle ressentait à la fois quelque chose pour ses deux identités. Normale, puisqu'il n'était qu'une seule personne finalement.
Mais, il commençait à penser que malgré ses sentiments timides, elle ne voyait pas d'avenir ni avec ChatNoir ni avec Adrien ou que ce n'était pas ces sentiments qui avaient le plus d'importance dans sa vie pour l'instant. Il commençait à penser qu'il attendait en vain.
Elle ne lui confiait jamais ses problèmes, comment pouvait-il commencer à l'aider à les résoudre? Et, de ce qu'il en savait, la situation ne s'était pas améliorée depuis un an alors, serait-elle jamais résolue?
Par contre, la veille, quelque chose s'était produit. Il avait eu la chance de danser avec Marinette à une fête organisée par Chloé pour toute la promotion des terminal.
Et comme par hasard, une fenêtre s'était ouverte près de cette porte qui semblait vouloir se refermer sur sa vie.
Dans un déhanchement parfaitement synchronisé, le corps de Marinette et le sien s'étaient moulés à la perfection comme s'ils étaient faits pour s'enlacer. Il avait retrouvé cette sensation d'arriver chez lui qu'il avait connu en embrassant LadyFlamme à son anniversaire un an plus tôt.
Instant pour instant, cela avait été tout aussi bien et jusque là, il n'aurait pas cru qu'une telle chose soit possible. Adrien s'était perdu dans la musique et dans l'étreinte accueillante de Marinette.
Pourtant, il avait l'impression d'à peine la connaitre. Même s'il avait essayé de provoquer un rapprochement avec elle à leur rencontre et qu'il s'était excusé, il avait sentie qu'elle avait continué à l'éviter et qu'elle voulait se faire oublier de lui. Elle bafouillait et rougissait et ce, seulement en sa présence. Elle lui avait assuré qu'elle l'avait pardonné mais le fuyait toujours.
Il avait bien comprit qu'il l'intimidait et qu'elle était une fan de son travail de mannequin. Et qu'il avait probablement beaucoup d'effet sur elle, même sans le vouloir. Il n'aurait pas été étonné d'apprendre qu'elle avait le béguin pour lui mais qu'elle était trop timide pour l'approcher.
Mais il ne voulait pas de son adoration, il voulait de son amitié. Qu'elle le connaisse et l'apprécie pour ce qu'il était vraiment. Il ne voulait pas qu'elle l'admire de loin, il voulait qu'elle le laisse se rapprocher.
Aussi, un premier soir de printemps, se retrouva-t-il perché sur le toit de son école tard dans la nuit et observant la chambre lumineuse de la jeune fille. Son identité de héros n'était pas inconnue pour elle. Il l'avait sauvé à quelques reprises et elle l'avait même sortie d'un mauvais pétrin une fois. Ils n'étaient pas de simple étrangers l'un pour l'autre.
La nuit était fraîche mais pas froide et il espérait qu'elle sorte sur son balcon comme il l'avait déjà vu faire à l'occasion en parcourant la ville. Il ne savait ce qu'il lui dirait exactement. Il n'avait pas d'intention précise.
Il ne souhaitait pas oublier LadyFlamme juste sa solitude. Il espérait simplement retrouver avec elle la douce sensation ressentie la veille en dansant, cette sensation qui avait fait du bien à son cœur. La simple présence de Marinette rendait la vie d'Adrien plus lumineuse depuis qu'il en avait découvert un peu plus sur elle. Il voulait juste qu'elle le laisse être heureux près d'elle.
Mais elle représentait aussi un espoir. Une promesse en quelque sorte, disant que même s'il échouait à accomplir son rêve d'être avec LadyFlamme, lui, ce jeune homme cabossé, aurait tout de même le droit d'espérer une fin heureuse.
Elle n'était finalement pas sortie de sa chambre le soir de cette première visite à la boulangerie. Il n'avait fait que la regarder coudre par sa fenêtre.
De toute façon, il se voyait mal frapper à son carreau et réclamer qu'elle lui consacre du temps. Il ne pouvait pas simplement lui dire qu'il manquait de compagnie féminine, elle se sentirait utilisée comme il savait qu'elle détestait l'être ou le ressentir.
Mais heureusement pour lui, une semaine plus tard, il l'avait trouvée à son balcon le soir où il avait vraiment eu besoin d'elle.
Il était finalement passé à l'acte et avait voulu provoquer une occasion et voir sa Lady seul à seul. Il avait préparé un décor romantique propice à une véritable déclaration.
Mais, encore une fois, LadyFlamme l'avait ignoré. Elle n'était venue que beaucoup plus tard à cette rencontre, elle avait accepté de le suivre après un combat. Et pour ajouter à sa déception, elle lui avait finalement avoué après tous ces événements qu'elle était amoureuse d'un autre.
Elle était là finalement cette énigmatique raison. Cette vérité que sa Lady ne pouvait lui avouer. Cette complexité qui la séparait d'Adrien et de son partenaire.
Il y avait quelqu'un d'autre.
Lorsqu'elle lui avait fait faux bond pour la première fois ce soir-là, il avait invité Marinette à voir ce décor qu'il avait préparé, simplement pour avoir son avis féminin. Il voulait partager son idée et le grand moment qu'il vivait avec une amie pour qui il avait du respect.
Mais d'avoir pu parler avec Marinette ce soir-là, de s'être trouver en toute intimité avec elle, lui avait fait du bien, beaucoup de bien. Cela lui avait même donné la force de surmonter l'épreuve de l'aveu de LadyFlamme et de reprendre confiance en son destin. Il se serait probablement effondré suite à la confession de l'élue de son cœur s'il n'avait pas parlé avec Marinette un peu plus tôt.
Sa camarade de classe, cette jeune personne généreuse de cœur et formidable d'intelligence délicate, avait été une étoile dans sa nuit.
Et Marinette était la raison pour laquelle, une semaine après cela, il était, à nouveau, revenu se promener vers le balcon au-dessus de la boulangerie. Elle était devenue son étoile porte-bonheur.
Et cette fois, il savait qu'il ne voulait plus la laisser s'éloigner.
Il eut la chance de l'y trouver en train de dessiner sous la lumière des guirlandes d'ampoules installées dans le but d'éclairer son travail.
Rampant jusqu'à l'une des cheminées derrière elle avec toute la discrétion du fauve en lui, il avait baissé le regard sur sa tablette de dessin pour y découvrir une perspective rare. Elle complétait un crayonnage qui représentait selon lui la vue qu'on avait de la Tour Eiffel lorsqu'on se trouvait tout en haut et qu'on avait la ville à nos pieds.
Les vagues formes du parc qui séparait la Tour de la silhouette du Trocadero se devinaient derrière la seine et le reste n'était qu'une version abstraite mais assez juste des lumières de la ville bien qu'on puisse deviner l'arc de Triomphe tout au fond. Peu de gens choisissait cette perspective. Il était beaucoup plus courant de voir des représentations de la Tour elle-même. Encore un exemple de l'originalité de Marinette.
Il réalisa que déjà, n'être que tout près d'elle lui apportait du réconfort. La regarder dessiner lui plaisait et la bonne odeur qui planait sur cette terrasse ajoutait une note agréable à l'ambiance intimement sécurisante du lieu.
Se servant sans remord de ses sens sur-développés, le regard de ChatNoir trouva rapidement la source de cette bonne odeur tandis que son odorat en savourait chaque détail.
Café noir avec une touche d'odeur de menthe. Noir avec une touche de vert, rigola-t-il intérieurement. Pas étonnant qu'il soit attiré comme un aimant vers cet endroit entre tout autre et qu'il s'y sente comme s'il appartenait à ce lieu!
Il eut vraiment voulu goûté le mélange. Peut-être même que la menthe restait très subtile au goût au côté du café. Peut-être que Marinette ne l'y avait ajouté que pour réveiller l'odorat qui participait ainsi à l'expérience et contribuait au bon moment.
«Bonsoir Marinette» la salua-t-il finalement debout sur le mur derrière elle.
Marinette se retourna calmement et le remarqua à peine, son uniforme noir se confondant avec les ombres. «Bonsoir ChatNoir.» le salua-t-elle joyeusement en le repérant. «Tu es encore dehors à cette heure?»
«Oui, en fait, je sortais tout juste pour parcourir la ville.» expliqua-t-il.
Pour calmer la colère des gens à leur encontre et justifier leur présence dans Paris auprès des mécontents, LadyFlamme avait suggéré l'idée de mettre leurs talents au service de la population.
Il parcourait donc le quartier touristique en soirée, surveillait les sorties des bars, le port. Tandis qu'elle répondait aux urgences de jour comme de nuit avec des apparitions rapides où elle dénouait des situation dangereuses en prêtant sa force héroïque ou son pouvoir de voler aux services d'urgence de la capitale.
À l'occasion, ils étaient sur place pour les matchs de sport décisifs afin de pouvoir intervenir rapidement en cas d'alerte akuma.
Évidemment, ils étaient toujours blâmés lorsque des gens possédés causaient des dégâts ou des blessures irréversibles. Chaque fois qu'il y avait des morts, on parlait de les forcer à remettre leurs miraculous au Papillon. Ils étaient alors souvent traités en paria durant quelques jours avant que la situation ne s'apaise.
Mais grâce à Alya et à d'autres personnes de bon sens qui suivaient son blog, ces récriminations se calmaient habituellement assez vite. Pour résumer, certains leur reprochaient de ne pas être parfaits et d'autres les comprenaient.
Par contre, depuis quelques temps, les gens déploraient qu'ils n'aient pas encore mit la main sur le grand ennemi de Paris. Cela devenait beaucoup trop long pour la patience des Parisiens et la grogne montait.
«Ça ne te gêne pas de devoir y consacrer autant de soirées? Tu pourrais rester tranquillement chez toi ou sortir en boîte toi aussi au lieu de veiller sur ceux qui font la fête.» En posant cette question, Marinette avait ainsi l'occasion de savoir s'il lui répondrait autrement que ce qu'il avait assuré à sa partenaire.
ChatNoir sauta sur le balcon et se posa près d'elle avant de répondre à la question. «C'est vrai qu'au départ, c'était l'idée de ma Lady mais je cherchais déjà une façon d'aider vraiment la population avant qu'elle le propose. C'était mon but premier en acceptant la cape du héros. Je voulais aider les gens simplement au meilleur de mes capacités. Alors, non, même si parfois je resterais bien chez moi pour me reposer, je préfère sortir parce que je m'en voudrais de ne pas avoir été là sauvé une victime.»
Il s'appuya au rail derrière lui et poursuivit un peu plus sombrement : «Il se trouve de plus que l'endroit où je vie n'est pas très agréable. C'est plutôt anxiogène. Je me promènerais sur les toits de toute façon simplement pour sortir… Ce qui m'amène au but de ma visite, princesse.»
