Marinette avait passé une journée misérable. Entre le manque de sommeil, sa déception de la veille côté cœur et la tempête d'adrénaline que la nuit précédente avait ajouté à son système, l'un accentuant l'autre, elle se sentait sur les dents la nuit revenue.
Même si servir les clients était sa routine quotidienne, même si elle était trop déterminée, trop excitée pour se reposer, elle avait les nerfs en émoi. Elle sentait bien qu'elle avait laissé les choses incomplètes avec ChatNoir la veille.
Elle voulait lui parler. Elle avait besoin de lui parler. Elle ne savait pas ce qu'elle lui dirait mais elle se planterait bien en face de lui, le regarderait droit dans les yeux et lui dirait…
Elle lui parlerait en tant que Marinette. Pas LadyFlamme. Parce qu'en dehors des combats, elle était Marinette! Pas question qu'il en regarde une autre, même si cette autre c'était elle.
«Marinette!» appela Éva fermement.
La jeune fille sortie de sa bulle et se rendit compte qu'elle nettoyait le même petit bout de comptoir depuis un bon quart d'heure.
La journée de travail avait été un long samedi où le beau temps avait ramené les touristes à la boulangerie. Elle déclara forfait côté ménage et alla préparer en vitesse le dîner de ses parents. Elle ne prit même pas la peine de se faire une assiette sachant qu'elle avait l'estomac trop nouée pour manger et monta plutôt des beignets à la confiture pour tout le monde. (Tikki adorait cela elle aussi.)
Elle tenta au moins de prendre un peu de sommeil puisqu'il y avait de forte chance qu'ils décident de retourner en boîte pour se défouler durant la nuit.
Mais ce sommeil ne fut pas réparateur. Elle se retourna de tous les côtés et mis le chaos dans ses draps.
Vers les neuf heures, elle renonça. Sachant qu'elle avait encore environ deux heures avant son arrivé, elle se lança dans un grand ménage complet de sa chambre avant de se préparer pour sortir.
Pendant que ses mains s'activaient, sa tête faisait aussi un ménage dans un branle-bas de combat bouleversant. Que voulait-elle de ChatNoir? Que voulait-elle tout court? Adrien ou ChatNoir?
Se rapprocher de son partenaire pourrait être définitivement tentant. Mais à quoi bon se rapprocher de lui en tant que LadyFlamme? Elle ne pouvait pas l'embrasser à cause de ses pouvoirs, ne pouvait pas aller en rendez-vous avec lui à cause du regard de la population et ne pouvait pas lui dire pourquoi elle ne pouvait pas s'attarder à ses côtés sans lui révéler son identité.
Elle ouvrit à ChatNoir le visage défait et nerveux. Sans un mot, il la prit dans ses bras. Il laissa partir la transformation sous laquelle il portait encore une fois, son masque de carnaval.
«De quoi as-tu besoin ma princesse? Demande-moi, je suis tout à toi.» offrit intensément le héros.
«Je prendrais bien tes bras musclés pour y dormir cette nuit, finalement.» fit-elle d'une petite voix.
Légèrement vêtus, ils se serrèrent sur son petit lit et s'en suivit de longues heures de caresses réconfortantes.
Adrien se retenait par contre, il ne voulait pas la faire grimper au septième ciel du premier coup. Il voulait seulement lui en donner un aperçu. Donc, pas de technique spéciale, juste lui-même tout naturellement. Ce que ses doigts experts savaient faire devait rester une option dans leur relation, pas en être l'attrait majeur. Ce n'était pas non plus ce dont elle avait besoin à l'instant présent. Elle avait besoin de tendresse, pas d'un feu d'artifice.
Elle s'endormit rapidement sous ses attentions mais vers les deux heures du matin, il la sentit remuer et cela le réveilla.
«Des problèmes pour trouver le sommeil princesse? Tu veux me raconter ce qui t'a bouleversé, maintenant? Parce qu'il y a quelque chose en particulier n'est-ce pas? Ce n'est pas juste ton quotidien qui joue avec tes nerfs.»
«C'est juste que je n'ai pas l'habitude de partager mon lit avec quelqu'un. C'est la première fois.» nia-t-elle.
«Je n'en ai pas vraiment l'habitude non plus, en fait. Je n'ai jamais dormit avec une fille.» blagua-t-il.
«Vantard, va!» se moqua-t-elle en le frappant sur le biceps avant de se repositionner confortablement contre lui. Après un instant de silence où elle ne fit qu'écouter son cœur qui battait profondément dans sa poitrine, elle commença doucement à se confier.
«Hier, j'ai apprit quelque chose sur Adrien, le garçon dont je suis amoureuse et ça m'a fait comprendre qu'on ne pourra pas être ensemble…»
Il resta un instant choqué par cette déclaration. Il s'en doutait bien sur, Marinette était particulièrement timide en sa présence et donnait tous les signes d'une fille intéressée. Mais cela restait efficace pour le mettre dans tous ses états. Peu importe comment ou pourquoi elle le disait, cela restait une déclaration d'amour.
Mais, en effet, ils ne pouvaient pas être vraiment plus ensembles que ce qu'ils partageaient actuellement. Adrien n'était pas un parti à prendre. Il appartenait à ses fans et son nom comme son image était une valeur monétaire de la compagnie Agreste.
«Oublie-le princesse.» dit-il légèrement suppliant gardant la plupart de ses sentiments sous silence. «Il n'a pas ce qu'il faut pour te rendre heureuse.» conseilla-t-il très sérieusement.
«Quoi? Mais, tu penses à quelque chose de précis en disant cela où c'est parce que tu veux me garder juste pour toi? Qu'est-ce qu'il y a d'autre que je ne sais pas encore sur lui?» s'irrita-t-elle.
ChatNoir se demanda s'il avait bien fait d'ouvrir la porte sur cet aspect de sa vie mais, elle semblait en avoir besoin pour avancer.
«Adrien est presque un esclave ou un robot. Il mange ce qu'on lui dit de manger. Fait ses exercices tel que décidé, pas plus et pas moins. Il se lève et se couche selon l'horaire qu'on lui ordonne de suivre, remplit les demandes qu'on exige de lui. Il se doit d'être parfait, c'est une obligation pour lui. Il n'a aucun contrôle sur sa vie. Il ne peut pas choisir de sortir avec une fille qu'il en ait envie ou non, même si c'est toi.»
«Mais c'est affreux ce que tu dis! D'où tu tiens toutes ces informations?» se surprit Marinette en se redressant. Comment tout cela avait-il pu lui échapper? Était-ce simplement sous ses yeux sans qu'elle n'y ait jamais rien comprit?
«N'importe qui serait malheureux et surmené par un tel horaire de vie. Et lorsqu'on regarde Adrien, on voit qu'il fait tout ce qu'il peut. C'est facile de voir à quel point il travaille intensément. Pas besoin d'espionner longtemps pour comprendre qu'il n'a aucun loisir même s'il le voulait. Mais s'il accepte tout de même la situation sans se rebeller, c'est qu'il y a sûrement une bonne raison.» ajouta-t-il doucement mais fermement. «Il a fait son choix. Et donc, toujours est-il qu'il n'est pas assez libre pour être avec toi. Ne lui en veut pas.»
«Tu crois que son père le force ou abuse de lui?» réfléchit-elle les yeux hagards. «Remarque, ça ne m'étonnerait pas qu'il soit capable d'aller jusque là. Monsieur Agreste est d'abord et avant tout un homme d'affaire et Adrien rapporte de nombreux bénéfices à l'entreprise de son père grâce à son image.»
«Personne ne peut savoir se qui se passe entre ces murs de pierre.» lui répondit-il. «Malgré tout, j'imagine qu'Adrien aurait été assez débrouillard pour trouver de l'aide s'il en avait eu besoin. Tout laisse à penser qu'il a choisit cette vie. Peu importe pourquoi il le fait, pour faire plaisir à son père ou parce qu'il préfère cette vie à une autre. S'il avait voulu s'évader de cette maison, je suis certain qu'il en aurait trouvé le courage, il m'apparaît comme quelqu'un de très fort. Je suis désolé, Marinette.»
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ChatNoir passa plusieurs nuits du congé avec Marinette, dans la chambre ou ailleurs, durant les deux semaines suivantes et plusieurs d'entre elles ne furent pas très sages mais, ils n'avaient toujours pas franchit une certaine limite.
Ils n'avaient fait que se tenir compagnie au cœur de la nuit noir et se faire du bien en adorant le corps de l'autre.
Vers les deux heures, le dimanche matin avant le retour en classe, cependant, ChatNoir fit passer Marinette par la trappe de son toit et la déposa délicatement sur le matelas avant d'aller s'allonger auprès d'elle.
Lorsqu'ils étaient sortis pour rejoindre le toit qui était devenu leur cachette préférée, elle avait marché à ses côtés sur les tuiles d'ardoise et les cuivres installés en pente. Il l'avait simplement aidé à passer d'un toit à un autre. Cette balade avait été aussi romantique que s'ils avaient marché en forêt ou le long de la Seine. Ils étaient tout aussi seuls au monde avec l'horizon des toits de la ville qui leur appartenait.
Le retour vers chez elle avait été tout autre. Ils s'étaient rendus dans ce quartier moins résidentiel où ils se sentaient seuls au monde et où ils avaient découvert un petit coin confortable sur un toit.
Mais après que ChatNoir ait opéré une fois de plus sa magie sur elle et l'ait rendue totalement folle avec ses doigts, elle n'avait plus assez de tonus dans les jambes pour remarcher avant le matin lui semblait-il. Il l'avait donc porté lentement sur tout le chemin.
En plus, cette fois, c'était vraiment spécial parce qu'ils venaient de connaitre leur vraie première fois ensemble. Ils avaient franchit la limite et s'étaient donnés l'un à l'autre dans un vrai feu d'artifice plein d'étoiles. Leur histoire était devenue beaucoup plus sérieuse et excitante.
Marinette enviait le tonus musculaire des méduses et les yeux de ChatNoir brillaient plus que la voix lactée. Elle doutait de pouvoir dormir avec autant de lumière près d'elle, s'il la fixait ainsi toute la nuit. La façon dont elle s'abandonnait dans ses bras lui faisait tourner la tête.
«Quoi?» demanda-t-elle toute rouge et cachant mollement son visage dans ses mains alors qu'ils repassaient par le toit de la boulangerie.
«Tu es merveilleuse.» lui affirma-t-il, incapable de même être éloquent. Il ne regrettait pas du tout d'avoir attendu pour partager quelque chose d'aussi formidable avec quelqu'un d'aussi spéciale qu'elle.
Marinette hésitait à lui retourner le compliment. «Merci» fit-elle. C'était le minimum mais elle ne pouvait tout de même pas lui dire que toutes ses prétentions et ses vantardises sur son savoir-faire auprès des filles étaient amplement méritées.
«Si je te demande comment tu es devenu si bon, tu me répondras?» se risqua-t-elle.
«Je-» débuta-t-il pour tenter une blague charmeuse mais, il se ravisa tout à coup très inconfortable mais toujours aussi détendu. «J'ai peur que ton regard sur moi change si je te dis comment j'ai vécu ces dernières années. Disons simplement que tout n'était pas très légal, que si on tournait un film sur ma vie, les fans de romans d'espionnage adoreraient et que j'ai tout arrêté la première fois que j'ai fait une erreur.» avoua-t-il. «Parce que quelqu'un a été blessé…»
«Tu as changé de vie à la première erreur? Ça ne te ressemble pas de te décourager sans au moins te reprendre.» s'étonna-t-elle.
«J'ai fait une erreur parce que la personne avec qui je travaillais est disparue et que j'ai cru que je pouvais continuer seul. C'est pour cela que je ne serais pas ChatNoir si LadyFlamme et moi ne formions pas une aussi bonne équipe. Elle la remplace en me complétant. C'est même mieux avec elle parce qu'en plus c'est amusant. Ce n'est plus juste du travail.»
«Est-ce que c'est ce que tu attends d'elle? Tu veux retourner à ton ancienne vie avec LadyFlamme à tes côtés lorsque vous aurez capturé le Papillon?» demanda-t-elle. Avec ces nouvelles informations, certains sous-entendus donnés durant les combats prenaient un autre sens.
Si c'était son plan, elle devrait peut-être le décourager tout de suite comme il lui avait fait comprendre qu'Adrien ne serait pas disponible pour elle. Elle pouvait très bien lui retourner cette faveur.
«Non, je ne veux pas retourner à cette vie.» dit-il pourtant. «Enfin, peut-être que je n'aurai pas le choix mais, je rêve… De vivre sur une île déserte des mers du sud et d'y construire une maison avec elle. On pourrait y avoir une é-nor-me plantation de fruit tropicaux et quelques rongeurs, ça serait pas mal.» rigola-t-il. «J'ai fait ma part pour ce monde déjà. J'ai eu une première vie d'aventurier. J'en suis déjà à ma seconde. Dans ma prochaine, je veux que les choses soient différentes. Au pire, je pourrai toujours trouver une façon d'aider via internet.»
«Et si LadyFlamme ne veut pas de cette vie isolée et qu'elle préfère, par exemple, devenir intervenante auprès des jeunes en difficulté?» lui objecta-t-elle.
«On trouvera un compromit qui nous plaise à tous les deux. C'est ça le travail en équipe.» fit-il simplement d'un haussement d'épaule facile et avec un sourire confiant sur le visage.
Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre avec autant de naturel que s'ils habitaient ensemble. ChatNoir se demandait pourquoi Marinette n'était pas jalouse et pourquoi elle prenait si bien le fait qu'il ne l'inclue pas dans son avenir.
Est-ce que n'importe quelle fille bien élevée comme elle l'avait été ne rêvait pas de voir un gros caillou à son doigt? À coup sûr, cette fille n'était pas comme les autres.
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De retour du congé le surlendemain, elle pouvait maintenant se dire qu'elle était son amante et se rappelait avec adoration chacune des minutes qu'elle avait passées entre ses bras durant les deux semaines du congé.
Elle se sentait beaucoup plus femme et marchait la tête haute avec un sourire facile sur les lèvres. Tous lui trouvèrent une mine rayonnante et une confiance en elle-même qu'elle n'avait jamais démontrée avant. Elle bougeait avec aisance et sans craindre sa maladresse naturelle à chaque pas.
Bien sur, tous les élèves de terminal sentaient eux aussi la fébrilité de la graduation s'approcher et avait mis la nouvelle attitude de Marinette plus sure d'elle-même et plus mature sur le compte du passage à l'âge adulte.
En deux semaines de congé, elle avait profité au maximum de son temps libre. Elle avait légèrement changé son look pour présenter un peu plus de maturité, surtout avec le beau temps qui revenait et le temps qu'elle avait consacré au dessin de mode avait cimenté sa résolution de tout faire pour parvenir à percer dans le milieu.
Elle ne voulait plus hésiter et préférait mettre les bouchées doubles pour s'assurer une place dans la classe d'élite qu'elle visait pour sa formation universitaire.
Adrien aussi paraissait plus heureux aux dires de son entourage, même si le changement était plus subtil. De tenir la jeune femme dans ses bras si souvent lui avait rendu une paix qu'il n'avait plus ressentie depuis la disparition de sa mère.
À l'école et dans les mondanités, il sentait avec ravissement son regard en permanence sur lui lorsqu'ils étaient en présence l'un de l'autre. À n'en pas douter, le commentaire de ChatNoir avait soulevé des questionnements et il l'intriguait. Il faisait, bien sur, tout son possible pour maintenir son personnage de garçon parfait. Il ne voulait ni l'inquiéter, ni créer des doutes sur un rapprochement entre ses deux identités s'il se mettait à flirter avec elle ou à avoir des gestes déplacés.
Bientôt, Marinette se résolu à oublier les rêves simplistes qu'elle avait fait pour Adrien et elle. Elle le trouvait toujours aussi formidable et souhaitait toujours être avec lui plus tard mais réalisait qu'elle n'avait que peu de place dans sa vie actuelle et cela n'avait rien à voir avec leurs classes sociales.
Il était clair qu'Adrien n'avait pas besoin d'elle présentement. Apparemment, peu importe ce que sa vie mondaine lui imposait, il avait trouvé le bonheur quelque part où elle n'était pas.
Elle le considérait toujours comme son âme sœur par contre, cela n'avait pas changé depuis ce moment sur le balcon où ils avaient été si proches et où ses yeux lui avaient révélé le fond de son être.
Elle se disait simplement, que si leur destin était d'être ensembles, la vie trouverait un moyen de les réunir un jour et que cependant, tout comme elle, il n'était pas prêt pour cela. Il vivait sa jeunesse et apprenait au travers des expériences qu'il n'avait pas connues plus jeune. Peut-être essayait-il de rattraper le temps perdu en pensant à deux filles à la fois.
De toute façon, elle ne pouvait pas lui en vouloir, ils étaient à égalité. Elle faisait exactement la même chose que lui, maintenant. De plus, ChatNoir n'était même pas au courant de son identité secrète et elle devait encore se séparer de son petit-ami qu'elle ne voyait plus que comme une autre de ses obligations. Elle ne pouvait faire de leçons de morale à personne.
Ils s'adressaient toujours aussi peu la parole, par contre avec Adrien, mais l'ambiance entre eux était cordiale et sans malaise. C'était comme s'ils n'avaient pas besoin de se parler et ne ressentaient aucune obligation de combler le silence pour être à l'aise l'un avec l'autre.
La plupart du temps, ils laissaient leur amis mener la conversation et se contentait de la présence de l'autre pour garder leur amitié intacte.
Qui que soit ces deux filles qui avaient une place particulière dans sa vie, elles semblaient le rendre de plus en plus heureux et malgré la peine sourde que Marinette éprouvait sous de nombreux autres sentiments, elle ne se sentait aucunement coupable de maintenant laisser ChatNoir s'approcher d'elle et même de lui répondre favorablement en tant que petite amie.
Le seul qui n'avait pas remarqué que Marinette avait changé vers l'épanouissant était Nathaniel. Le changement d'attitude était pourtant flagrant, elle ne laissait même plus Chloé l'atteindre avec ses médisances.
Les deux jeunes femmes ne s'appréciaient toujours pas mais, c'est difficile de faire la guerre lorsque l'autre camp change d'attitude.
Toujours aussi perdu dans ses nuages, Nathaniel s'enfermait maintenant en lui-même et ne réagissait plus au monde extérieur si personne ne s'adressait directement à lui. C'était même encore pire qu'à l'automne lorsque LadyFlamme lui avait signé un autographe et qu'il en avait profité pour lui déclarer qu'il l'aimait et la vénérait.
Elle avait alors pris le temps de lui expliquer qu'elle n'était pas un être surnaturel mais une vraie personne avec des qualités mais aussi des défauts et qu'il ne les apprécierait pas nécessairement tous. En d'autres mots, comment pouvait-il l'aimer alors qu'il ne la connaissait même pas?
Au moins, Marc acceptait maintenant l'idée d'être en couple avec lui.
Et donc alors que le mois de mai filait, Marinette se décourageait du cas de Nathaniel. Elle en devenait même presque exaspérée. À court de mot et de solution, elle avait spontanément et sérieusement rompu avec Nathaniel espérant que Marc réaliserait que c'était le moment pour lui d'agir.
Au travers de tous ces drames nouveaux, Marinette avait un peu moins vu ChatNoir que pendant le congé malgré le nombre élevé d'akumatisés qui frappaient, horaire chargé et besoin de sommeil oblige. Mais ils réussissaient tout de même à trouver du temps pour se tenir compagnie et s'apporter un peu de tendresse.
Ils n'utilisaient pas encore le terme de couple pour se définir. De toute façon, leur relation était complètement secrète même pour Alya qui n'avait pas réussit à tirer grand-chose de sa meilleure amie sur le sujet. Ils admettaient tout de même tous les deux qu'un lien spécial les unissait.
Marinette trouvait toujours ChatNoir d'excellente compagnie et d'humeur agréable malgré une grande fatigue qu'il tentait de cacher à sa partenaire de combat et de la nervosité qu'il tenait secrète pour tous mais qu'elle devinait tout de même.
Elle essayait d'être présente pour lui lorsqu'il venait lui demander un peu de réconfort et de soutien. Il dormait souvent avec elle et même parfois la tête sur ses genoux en toute confiance.
ChatNoir adorait se rendre chez Marinette. Elle était toujours souriante et accueillante pour lui. Elle lui confiait beaucoup de chose de sa vie quotidienne et il avait l'impression que cela l'aidait à prendre les choses plus calmement. Elle devenait, en plus, moins nerveuse à l'école et avait même apprit à s'affirmer et à demander le respect de la part des autres.
Et chose encore plus intéressante, elle ne fuyait plus devant Adrien.
