Chapitre 18 – On ne partira pas.
Merci pour vos retours ça m'aide et le touche beaucoup !
Faire rentrer les trois hommes dans la prison ne fût pas compliqué, en effet, Glenn, Maggie, Michonne et Carol s'y mirent tous pour tuer les rôdeurs dans la cour et dégager un petit passage. Une fois à l'intérieur, Rick isola Merle de son côté, et se donna la nuit pour réfléchir.
La lune brillait sur les barreaux de la prison, quand Nickita adressa enfin un regard à Daryl, s'asseyant à côté de lui sur les marches de la vigie :
- Contente de te revoir.
- Je ne pouvais pas vous laisser avec ce psychopathe sur le dos...Marmonna le chasseur.
- On te manquait trop je te l'avais dit.
Daryl regarda son amie, la lune donnait à ses yeux une teinte bleue profonde et envoutante. Il hocha la tête avant de sourire légèrement :
- Pas toi en tous cas ! Marmonna le chasseur pour plaisanter.
- Petit con ! Injuria Nickita en lui donnant une tape sur l'épaule. Je vais me coucher.
Daryl eut un long soupir et regarda son amie allait se coucher dans sa cellule, puis il osa un regard sur son frère qui ronflait dans la pièce d'à côté, c'est vrai, ces gens-là aussi étaient de sa famille maintenant.
Le lendemain, Rick rassembla ses amis près des cellules le Shérif posa les deux options, se battre ou partir. Et il était hors de question de quitter les lieux. Rick chargea son arme :
- On ne partira pas.
- On ne peut pas rester, affirma Hershel. Avec un autre sniper, une palette de bois ne tiendra pas.
- On ne peut même pas sortir, coupa Beth.
- Pas de jour du moins, appuya Carol.
- On ne fuit pas ! Coupa Glenn.
- C'est sûr que c'est mieux de vivre comme des rats, grogna Merle depuis son isolement.
- Ne commence pas à casser les couilles toi, marmonna Nickita adossé près de la grille.
- Tu as une meilleure idée ? Demanda Rick avec sarcasme à l'intention de Merle.
- Vous auriez dû vous enfuir hier soir, pesta Merle. On continue le combat. Maintenant, il y a des éclaireurs partout !
- On a pas peur de ce connard, injuria Daryl depuis le couloir de patrouille.
- Vous devriez. Le coup du camion à travers la clôture, il ne fait que sonner à la porte. Il a plus d'arme et de bras, informa Merle. Il va vous laisser crever de faim, un par un.
Merle était un homme rassurant, Nickita s'était tourné vers lui, elle était la plus proche de la cellule du frère de Daryl, elle alluma une cigarette avant de souffler la fumée. Ce Gouverneur était un sacré allumé du cerveau... Maggie jouait avec un morceau de tissu, elle s'approcha de Merle :
- On ne peut pas le mettre ailleurs, le couloir de la mort est clean.
- Il a pas tort, coupa Daryl.
- C'est de ta faute, cria Maggie à l'intention de Merle.
- Qu'es que ça change ?!
- Mec, tu es con ou tu le fais exprès ? Commenta Nickita en se tournant complétement vers Merle
- Toi je te préférais quand tu fermais ta bouche, grogna Merle à l'intention de la française.
Hershel voulait partir, Rick se battre. Rick regarda ses combattants, c'était à lui de décider. Nickita souffla la fumée de sa cigarette et fit tomber la cendre au sol. La française décolla son dos du mur :
- On peut trouver ailleurs, il n'a pas tord, affirma la jeune femme en prenant position pour Hershel.
Rick tourna les talons, son colt en main, mais Hershel se leva, camper sur ses béquilles il cria :
- REVIENS ICI RICK ! Tu perds la tête, on le voit tous. On sait pourquoi, mais ce n'est pas le moment. Un jour tu as dit que l'on était plus en démocratie, il faut assumer !
Hershel venait de dire tous bas, ce que tout le monde pensait. Rick eut un signe de tête sec mais affirmatif, il prit son fils avec lui pour se diriger en planque sur les hauteurs.
Après avoir enfermé Merle plus loin, Nickita monta tenir compagnie à Carol, cette dernière était avec Judith, la française cala sa cigarette sur son oreille, évitant de fumer à côté du bébé, au même moment Rick rentra à nouveau dans la pièce alors que Maggie prenait une arme :
- Prend la garde, et ne baisse pas les yeux. Il y a encore des rôdeurs, Nickita !
Le Shérif grimpa les marches à la recherche de la jeune femme, il posa une main sur son épaule :
- Tu peux me faire une estimation des morts ? Tu as la meilleure lunette de vue.
- Ça peut se faire.
- Tu pourrais repérer un sniper ? Demanda le Shérif alors que Daryl descendait les marches de l'escalier.
- Avec le reflet de ma lunette, je pense que c'est possible, mais le type qu'on a tué sur la tour avait un automatique, ce n'est pas un Rifle.
- Très bien, toi et Daryl vous allez sur le mirador.
- On peut en descendre la moitié, et je referme la grille, affirma le chasseur.
- Ou on place le bus face à grille, proposa Michonne.
Hershel, Daryl, Michonne et Nickita formaient un cercle autour du Shérif, cette action allait demander trop de balle et il n'en avait pas assez. Le corps à corps était trop risqué si le Gouverneur avait des hommes en planque, ce serai un jeu d'enfant de tirer sur les survivants. Glenn arriva et posa le lourd verdict :
- On est piégé, pas de munition, pas de nourriture.
- C'est pas la première fois, affirma Daryl. On s'en ait sortit.
- Quand il n'y avait que nous, maintenant il y a un serpent dans le nid, pesta le coréen.
Nickita leva le regard sur Glenn, il remuait encore le couteau dans la plaie...Daryl eut un mouvement sec de tête et fusilla le coréen du regard, il se plaça face à lui :
- Tu veux recommencer ? Injuria le chasseur
- Daryl ! Coupa Nickita en l'attrapant par le bras.
- Merle reste, ce n'est pas une option. Il est avec nous, met toi ça dans la crâne, pesta l'archer en se dégageant. Vous tous !
De colère il remonta dans les étages pour se coucher dans un lit de détenu. Nickita soupira, Merle avait fait beaucoup de mal à ses amis, mais elle pouvait comprendre Daryl au fond. Rick regarda la française et insista du regard une seconde. Nickita monta à son tour l'escalier...Elle toqua contre la grille de la cellule, Daryl jouait avec ces flèches, il marmonna :
- Je sais que mon frère a fait de la merde...
- On fait tous des erreurs, certaines plus grosse que d'autre, je peux rentrer ?
- Comme si j'allais te foutre dehors.
La française s'assit sur le lit et lui tendit une cigarette, le chasseur l'alluma avant de souffler la fumée, il la regarda un instant. Elle était toujours calme, imperturbable, il se redressa un peu :
- Merci d'être venue me chercher.
- Tu en aurais fait autant pour moi mon petit Daryl. On va s'en sortir, on s'en sort toujours non ?
Elle eut un sourire, le chasseur leva ses yeux bleus sur la jeune femme. Pourquoi souriait-elle tous le temps ? Il posa une main sur son épaule et la secoua gentiment comme pour la rassurer quand Carol s'adossa sur le mur de la cellule :
- Hey, je n'ai pas eu le temps de te dire que j'étais contente de te revoir, informa la quarantenaire à l'intention du chasseur.
- Pour quoi ? Pour tout ça ?
- C'est notre maison, affirma Carol en s'asseyant à son tour dans la cellule.
- C'est une tombe, contrecarra Daryl.
- C'est un peu la même chose, notre tombe sera notre dernière demeure, répondit la française en soufflant sa fumée.
- Pourtant vous m'avez trouvé non... Tous les deux, expliqua doucement Carol. C'est ton frère Daryl, mais il ne te rend pas service.
- Elle a raison, mon frère aussi était comme ça, il n'en faisait qu'à sa tête et aujourd'hui il bouffe les pissenlits par la racine.
Carol changea de place et passa derrière Nickita pour commencer à tresser ses cheveux, la française s'installa plus confortablement sur le lit, Daryl haussa un sourcil :
- Vous avez crues que c'était un salon de beauté ici ? Demanda-t-il dans un sourire
Nickita eut un grand sourire alors que Carol lui tirait les cheveux en arrière, elle grimaça, les nœuds entre les doigts de la quarantenaire se défaisaient avec rébellion. Carol tressa les longs cheveux de son amie pendant une dizaine de minute sous le regard amusé de Daryl qui se moquait des grimaces de son amie à chaque coup de peigne. La jeune femme eut un soupir mais ne dit rien, Carol s'amusait beaucoup trop. La quarantenaire regarda le tatouage dans le cou de la française :
- Tu en as d'autre ?
- Ouais. Ils sont cachés, tu as finis de me torturer ?
- Tu ne vas pas te battre avec tes cheveux dans les yeux tous de même ! Gronda Carol.
Daryl rangeait ses flèches une à une dans son carquois, ça le faisait rire, ces deux nanas qui venaient d'un monde totalement différent étaient là, assises sur son lit en train de rire...Il secoua la tête: ça c'était une famille.
Mais alors que Carol terminait de coiffer la française, Carl rentra en courant dans les cellules :
- Quelqu'un se dirige vers nous !
Nickita bondit de la couchette et attrapa son arme, alors que Daryl prenait son arbalète, ils se dirigèrent vers l'extérieur. Rick libéra Merle et lui donna une arme pour le tester avant de suivre ses deux amis. Une fois à l'extérieur, il n'était pas difficile de reconnaitre les cheveux blonds d'Andrea. Nickita, arme en main, suivit de près Rick, alors qu'Andrea demandait au Shérif d'ouvrir les portes de la prison. Ce dernier hésita, mais il se dirigea vers les grilles. On voyait bien dans les déplacements de Merle qu'il avait un jour été militaire, ces pas étaient précis et sa tenue d'arme parfaite. Le frère de Daryl était proche de la française, il loucha sur son fusil alors que Rick plaquait Andrea sur la grille de la prison pour la fouiller :
- Ou tu as trouvé ce bébé ? Questionna Merle en pointant son fusil.
- C'est le mien depuis 6 ans.
- Ce n'est pas une arme pour une nana ça...Pesta Merle alors que Rick revenait avec Andrea.
Mais qu'es qu'il pouvait être con des fois celui-là. Rick avait été brutal avec Andrea, alors que les survivants dégageaient les lieux. Il jeta le sac de la blonde sur le sol avant de la relever. Nickita posa son arme sur son épaule, qu'es qu'elle leur voulait ?
Le Shérif fit entrer leur ancienne camarade dans la pièce commune de la prison, Andrea se jeta sur Carol pour la prendre dans ces bras, et regarda Hershel de haut en bas, il avait perdu une jambe... Andrea fit le tour de la pièce, puis elle reposa ses yeux sur Rick. Nickita ferma la pièce à clé avant de les jeter sur la table et de s'asseoir sur le plateau en métal La blonde avança vers Rick :
- Je ne peux pas le croire... Ou est Shane ?
Rick secoua la tête négativement. Andrea ne savait pas, elle avait été proche de Shane à la ferme. Le Shérif ne s'attarda pas sur la mort de son meilleur ami, Andrea continua :
- Lorie ?
- Elle a eu une fille, elle n'a pas survécu, T-Dog non plus, informa Hershel.
- Je suis navrée, murmura Andrea.
La blonde regarda Michonne, qui baissa les yeux, la sabreuse n'aimait pas la relation qu'Andrea avait avec le Gouverneur. Puis Andrea passa devant Rick, ce dernier ne voulait pas la regarder, il était trop en colère contre la communauté du Gouverneur pour faire quelque chose. Rick refusa de faire entrer la jeune femme dans les cellules, Nickita alluma une cigarette avant de souffler la fumée par les barreaux, elle ne savait pas ce qu'Andrea faisait ici, mais ça n'augurerait rien de bon. Rick se planta devant la maîtresse du Gouverneur :
- La cour était dégagée, jusqu'à ce que ton petit ami nous arrache la grille et nous tire dessus, informa le Shérif.
- Il dit que vous avez tiré en premier !
- Et tu le crois ? Demanda Nicky en donnant une cigarette à Daryl qui farfouillait dans son paquet.
- Il ment, affirma Rick.
- Il a tué un détenu qui vivait ici, renchérit Hershel.
- On l'aimait bien, c'était l'un des nôtres, compléta Daryl en acceptant la clope.
- Je ne savais pas tout ça, murmura Andrea sa main sur sa bouche. Je suis venue dès que j'ai su. J'ignorais que vous étiez à Woodbury avant la fusillade.
- C'était il y a des jours, coupa sèchement Glenn.
Il y a des jours déjà que le Gouverneur avait tué Oscar, des jours que Merle était parti. Le Gouverneur pourrait être en train de s'installer autour de la prison en ce moment même. La française écrasa son mégot dans son cendrier, elle comprenait pourquoi Rick était retissant, dans ce monde les gens changent. Andrea se retourna et décida de s'en prendre à Michonne :
- Qu'es que tu leurs as racontés ?!
- Rien.
- Je ne pige pas, j'étais à Atlanta avec vous et maintenant je suis une intruse ?
- Tu trinques avec le mec qui a essayé de nous tuer, souffla Nickita. Ce n'est pas contre toi.
- Michonne a faillis y passer, et Maggie et moi étions enfermés, cria Glenn.
- C'est lui qui a tiré ! Scanda Andrea et désignant Merle qui c'était fait discret dans un coin de la pièce. C'est lui qui vous a kidnappé. Qui t'a battu ? Écoutez, je n'ai ni excuse, ni explication pour ce qu'a fait Philip.
Mais c'est qu'il a un nom ce bon vieux Gouverneur ! Merle se retient de répondre à la blonde, il de voulait surtout pas être tenu pour responsable à nouveau. Andrea était entre deux feux, ces nouveaux amis, ces anciens amis. Andrea prit une grande inspiration :
- Je suis là pour vous réconcilier.
- Il n'y a rien à régler, coupa sèchement Rick. On va le tuer, je ne sais pas comment, ni quand, mais on va le tuer.
- On peut trouver un accord, il y a de la place pour vous tous à Woodbury.
- Et être gouverné par sa Majesté ? Non, commenta la française avec agacement.
- Tu es si naïve, intervient enfin Merle devant Andrea.
- Qu'es qui nous fait croire qu'il veut négocier ? Proposa Hershel. Il te l'a dit ?
- Non.
- Pourquoi tu es venue ? Grogna Rick.
- Il prépare une guerre.
Le Gouverneur était si beau parleur qu'il avait convaincu andrea que les méchants c'était nous. Il prenait le groupe de Rick pour des tueurs sans gêne, sans savoir que Glenn et Maggie avaient été leurs otages. Daryl sortit de son silence :
- Je vais te dire, quand tu verras ton Philip, dis-lui que j'arracherais son deuxième œil.
Pour Rick, le groupe avait trop prit sur lui, ils en avaient trop bavés, et sa Majesté voulait la guerre alors il l'aurait. Ils avaient trop perdu pour se laisser faire par un mégalomane. Rick voulait quand Andrea les fasse entrer, mais elle refusa. Elle avait raison, il y avait des innocents, des femmes, et des enfants sûrement. Rick resta sur cette mauvaise note, et quitta la pièce. Hershel demanda à Michonne de faire sortir Andrea dans la cour le temps qu'il réfléchisse. Nickita jeta ses deux tresses en arrière, alors que Carol s'approchait du chasseur :
- Vous êtes prêt à vous battre ?
- C'est du pareil au même pour moi, répondit Nickita. On se bat ou on part.
- Tu serais vraiment prête à quitter cet endroit ? Demanda le chasseur surpris.
- Tant qu'on reste tous ensemble...
- J'ai une idée...Murmura Carol.
Nickita leva ses yeux bleus sur son ami, Merle écoutait d'une oreille et Daryl hissa son arbalète sur son épaule, Carol eut un soupir :
- Andrea doit lui faire vivre la meilleure nuit de sa vie...
- Tu veux qu'elle le plante dans son sommeil ? Grogna Daryl.
Merle regardait Carol, elle avait bien changée celle-là. Mais il savait au fond qu'elle avait raison, et que c'était un bon moyen de s'occuper du cas de Phillip. Nicky souffla puis marmonna :
- C'est tordu...
- Mais ce n'est pas con, affirma Daryl.
Carol prit Judith dans ses bras et sortit de la pièce commune, la française descendit enfin de la table, Merle s'approcha de son frère :
- Elle me plait bien elle aussi, toutes les nanas sont devenues super intéressantes, tu en as de la chance frangin ! Félicita Merle en frappant l'épaule de son frère.
- Ta gueule, grogna Daryl en se levant.
Nickita secoua la tête de désespoir face aux agissements de Merle, il ne connaissait pas la délicatesse et le tact. Elle hissa son Barett sur son épaule avant de suivre les deux frères dans la cour.
Rick était parti chercher une voiture au niveau du Bloc E, il n'avait pas encore déblayé ce coin là, mais au moins, la porte d'entrée était libre. Il sortit de l'engin et laissa Andrea prendre place près du volant. C'était une voiture de la prison, Andrea grimaça, elle ne pourrait pas longtemps cacher à Philip ce qu'elle était allée faire. Rick rendit son sac à la blonde puis il la laissa rentrer dans sa voiture. Nickita s'avança jusqu'à Carol, sa veste US ARMY sur les épaules, elle alluma une cigarette :
- Alors ?
- Je pense qu'elle va essayer. Mais je n'en suis pas certaine.
- Je déteste être une femme. J'ai l'impression que quoi qu'il se passe on est toujours obligé d'en revenir à ce genre de merde.
Carol eut un sourire et regarda son amie, c'est vrai qu'être un homme dans ce monde devait être plus pratique, la quarantenaire posa son bras sur l'épaule de la française :
- Nous les filles devenons des femmes, alors que les garçons restent des garçons. Et puis c'est sympa d'avoir des princes charmants.
- Erk, grimaça la française.
Carol éclata de rire, Daryl leva les yeux sur ses deux amies, il ne pouvait pas le nier, les deux femmes lui avaient manqués. Elles étaient si différentes et pourtant l'une comme l'autre avait de l'importance à ses yeux. Merle lâcha un rot avant de posa son fusil sur son épaule. Daryl soupira et prit la suite de son ainé pour rentrer dans la prison.
La nuit tomba rapidement sur le petit groupe qui se rassembla dans le bloc. Personne ne dormait, ils étaient tous rassemblés autour d'une lampe torche au sol. Rick descendit les escaliers avec la petite Judith dans ses bras, il inspira, mais Beth se mit à chanter. Nickita jouait avec ses plaques militaires assise contre un mur entre Hershel et Daryl. Elle passa son pouce sur la lettre A, elle était presque effacée cette fois... Merle entra au même moment, il s'installa un peu à l'écart du groupe. La française avait ses petites mèches noires dans les yeux, hormis la chanson de Beth, c'était silencieux. Rick s'approcha, son bébé dans les bras, d'Hershel, Daryl et Nickita. Cette dernière se releva, Daryl brisa le silence :
- Tu parles de retrouvailles.
- Elle est piégée, affirma Rick.
- Elle aurait pu rester avec nous, marmonna Nickita.
- On l'est tous, confirma Daryl.
- Andrea est persuasive, mais ce mec est armé jusqu'aux dents. Il veut tous détruire.
- Alors on fait quoi ?Questionna la fraçaise
- Comme lui, affirma Rick. Je sais où aller, je vais prendre Michonne avec moi.
- Je viens aussi, proposa Daryl.
- Non tu restes pour veiller sur ton frère. Je suis très content que tu sois revenu, mais s'il fait du grabuge, tu seras responsable.
- Je le surveille.
- Nickita, tu prends la garde, tu es notre meilleur tireur. Ne laisse rien passer. Je prends Carl aussi. Daryl tient le fort pendant mon absence.
- Je le ferai.
- Allez-vous coucher, on va avoir besoin de force.
Daryl s'assit, il n'était pas fatigué, Nickita retrouva place sur son sol, elle regarda le chasseur et murmura :
- On va y arriver.
- Ouais... Je vais garder mon frangin à l'œil, toi garde les extérieurs et dès que Rick rentre...On va s'en occuper.
- Tu vois, tu es un type bien.
Elle eut un sourire et posa sa tête sur son épaule. Daryl sursauta, mais tous était si calme, il n'allait pas l'envoyer sur les roses. Il croisa ses doigts sur ses genoux laissant la jeune femme s'endormir sur son épaule. Merle lui jeta un regard un peu tordu, mais il ne calcula pas. Nicky était douce dans ces gestes et malgré toutes les insultes qu'il lui avait envoyées, elle ne s'était jamais vexée. Il posa ses yeux bleus ciels sur la jeune femme, voilà qu'il était devenu l'oreiller de Madame La Bourgeoise. Au moins, il se sentait un peu utile comme ça, même si ce n'était qu'une épaule pour dormir, de plus Nickita était son amie, et au fond de lui il tenait à elle, comme à tous ceux de cette grande famille...
