Bonjour à tous, voici ma nouvelle fic, j'espère que vous aimerez ;)

Fantômes du passés

Chapitre 1

Thomas et Juliette se rendaient dans un café non loin du centre ville. Ils devaient y rencontrer leur nouveau client. Ils n'avaient eu que peu d'information sur lui. Seulement qu'il avait besoin d'aide et que c'était urgent. Heureusement Magnum et Higgins n'avaient pas d'enquête en cours, ça faisait même quelques jours qu'ils cherchaient de quoi s'occuper. Magnum gara la Ferrari devant le lieu de la rencontre et ils rentrèrent, ils regardèrent autour d'eux et repérèrent leur client. Ils ne l'avaient jamais vu, même pas une photo. Higgins fit un signe de tête à Magnum pour lui désigner un homme assit au fond du café regardant partout, avec l'air nerveux. Ils se dirigèrent vers lui, l'homme fut surpris de les voir s'arrêter devant lui.

-Vous êtes Jamal Jaara ? demanda Magnum.

-Euh… Oui, dit-il avec hésitation.

-Je suis Thomas Magnum, et voici ma partenaire, Juliette Higgins, vous nous avez contactés hier pour un affaire urgente.

-Oh, oui, merci d'être venu, asseyez-vous, sourit-il un peu plus d'étendu.

-Alors nous vous écoutons, encouragea Juliette.

Jamal prit une grande inspiration et sortit son portefeuille. Il glissa sur la table une photo d'un enfant d'environ une dizaine d'année avec un ballon au pied.

-Voici mon fils, Amed. Il a été enlevé.

-Quoi ? Vous n'avez pas prévenu la police ? demanda Higgins.

-Non, je ne peux pas. Nous sommes là illégalement, ajouta-t-il à voix basse. S'il vous plait, il est tout ce qu'il me reste dans la vie, j'ai besoin d'aide.

Juliette tourna sa tête pour regarder son équipier. Il fixait Jamal sans siller.

-Ok, dit-elle perplexe du comportement de Thomas. Nous vous écoutons.

-Nous sommes arrivés ici il y a environ trois mois. J'ai réussi à trouver un travail et mon fils va dans un centre pour l'aider à apprendre l'anglais. Avec mes horaires de travail je ne pouvais pas aller le récupérer alors il rentrait tout seul. Mais quand je suis revenu chez moi il y a trois jours il n'était pas là.

-Trois jours ? l'interrompit Higgins.

-Oui, je l'ai cherché partout, j'avais peur qu'on me renvoi chez moi sans mon fils ! Amed ne connait que le centre et le quartier où nous habitons. J'ai été demandé à l'institutrice qui s'occupe de lui, mais elle m'a assuré qu'il était bien parti comme tous les jours. J'ai cherché partout, je ne sais pas où il est.

Jamal fixait Thomas qui ne l'avait toujours pas quitté des yeux.

-Comment êtes-vous sûr qu'il a été enlevé ?

-Un enfant comme lui, seul sortant de ce centre, je suis sûr que quelqu'un me l'a pris. S'il vous plait, aidez-moi. Si vous ne m'aidez pas, je n'ai aucune chance de revoir mon fils.

-Ok on va vous aider, affirma Juliette.

-Merci, vraiment !

-Nous ne l'avons pas encore retrouvé, continua-t-elle.

-Je sais que vous allez le retrouver, on m'a donné votre nom et on m'a aussi parlé de votre réputation.

-Vraiment ? sourit Juliette.

-Oui vous avez aidés le père de l'ami de mon fils.

-Donnez nous toutes les informations sur votre vie ici, et les endroits exacts que fréquente votre fils.

Jamal leur donna uniquement son adresse et celle du centre où son fils va tous les jours. Il leur expliqua qu'il n'avait qu'un seul ami là bas. Un enfant un peu plus vieux que lui qui parlait Afghan aussi.

-Pourquoi avez-vous quitté l'Afghanistan ? demanda Juliette.

-C'est un pays en guerre ! Je voulais autre chose pour mon fils. Nous sommes partis après le décès de ma femme et de mes deux autres enfants.

-Nous allons commencer notre enquête au centre où va votre fils, nous vous tiendrons informés.

Jamal les remercia de nous et ils sortirent. Magnum s'installa au volant sans un mot.

-Ok, quel est le problème ?

Il regarda Higgins sans comprendre.

-Tu n'as pas dit un seul mot ! Et dans ce genre de cas tu es le premier à vouloir retrouver l'enfant!

-Alors allons-y.

-Thomas !

-Quoi ?

-Qu'est qu'il y a ?

-Rien, Higgy. J'écoutais juste ce qu'il disait et tu gérais très bien.

-Tu n'as pas arrêtés de le fixer !

-J'ai cru l'avoir reconnu c'est tout.

Il démarra la voiture et mit les mains sur le volant.

-C'est pour ça que tes mains tremblent ?

Il serra fort les poings pour calmer les tremblements.

-Trop de café ! lui sourit-il.

Et ils partirent en direction du centre. Il lui cachait clairement quelque chose et elle se promit de savoir quoi.

Arriver au centre, ils firent la connaissance de madame Lewis qui s'occupait de la classe d'Amed.

-Son père est venu me voir, c'est affreux ce qui s'est passé. J'espère que vous allez le retrouver.

-Avez-vous une idée de pourquoi on aurait enlevé Amed ?

- Pas du tout, c'est un enfant gentil. Il n'a jamais eu de problème avec un autre élève. Il ne parle pas bien anglais, mais il a un ami ici.

Elle regarda des enfants qui jouaient dans la cours et appela :

-Karim, viens ici s'il te plait.

Le garçon courut dans leur direction et fixait les deux inconnus.

- Karim, je te présente Juliette et Thomas, ils sont à la recherche d'Amed. Tu veux bien répondre à leurs questions.

-Oui.

-Est-ce que quelque chose t'as paru bizarre la dernière fois que tu as vu Amed ? demanda Higgins.

-Non il était comme d'habitude. Vous êtes de la police ? Comme à la télé ?

-Pas tout à fait, répondit Juliette. Quand l'as-tu vu pour la dernière fois ?

Le garçon réfléchit :

-Je ne sais pas, on a quitté le centre en même temps, on habite pas loin. Tous les jours on fait le chemin ensemble, mais il fini tout seul. Il est plus loin que moi.

-As-tu remarqué quelque chose de bizarre quand vous rentriez ?

-Non.

-Est-ce que quelqu'un vous suivait ?

Karim fronça les sourcils.

-Je sais pas. Par contre il y avait un camion de glace un peu plus loin. Amed a dû passer devant c'était son chemin.

-Tu te souviens du nom sur le camion ?

-"Paradise Island" Je m'en souviens j'ai demandé à madame Lewis ce que ça voulait dire !

Il sourit.

-Merci Karim, j'ai une dernière question pour toi, est-ce que tu peux me dire où vous vous êtes séparés tous les deux.

Juliette lui montra son téléphone et Karim retraça le chemin.

-Ici, dit-il. Le camion était juste là.

-Tu as été génial, avoua Juliette.

Le garçon sourit de plus belle.

-Vous allez le retrouver hein ?

-On va tout faire pour, le rassura Higgins.

-Vous pourrez lui donner ça de ma part ?

Il tendit une pierre plate à Juliette qui l'a pris dans ses mains, elle regarda l'inscription qui y était gravée.

-Qu'est -ce que ça veut dire ? demanda-t-elle.

-"Frère", traduit Magnum.

Karim le regarda :

-Vous parlez ma langue !

-Oui. C'est toi qui l'as fait ? demanda-t-il pour changer de sujet.

-Oui, vous lui donnerez hein ?

-Bien sûr, lui promit Juliette.

Ils tenaient leur première piste. Ils décidèrent de refaire le trajet des enfants à pied, peut-être qu'un indice les attendaient. Higgins en profita pour interroger un Magnum toujours aussi silencieux. Elle remarqua que ses mains ne tremblaient plus.

-C'est parce qu'ils sont Afghans que tu n'es pas intervenu avec Jamal ?

-Quoi ? Non, j'aime bien les Afghans.

-C'est pas ce que je veux dire.

Elle chercha ses mots pour ne pas le blesser.

-Parce que ça t'as rappelé le temps où tu étais prisonnier ?

Magnum soupira, toujours concentré sur son environnement.

-J'y pense suffisamment souvent comme ça, et là cette affaire… C'est compliqué d'arriver à tous gérer.

Elle lui fit un sourire rassurant, contente qu'il lui ait parlé.

-Je suis là si tu as besoin.

-Merci Higgys, mais concentrons-nous sur ce petit, tu veux.

Arrivés au croisement du la rue indiqué par Karim ils furent déçus. Evidemment pas de camion de glace, mais Juliette avait déjà repéré sa prochaine piste.

-Il y a plusieurs caméra de circulation tout du long de la route.

-Tu peux y avoir accès ?

-Bien sûre, sourit-elle.