bonjour à tous et voici le dernier chapitre, avec un Thomas un peu violent ! j'espère que vous aimerez
CHAPITRE 3
Quand ils arrivèrent à la propriété Magnum tremblait moins. Ils se dirigèrent vers la maison principale. Juliette suivit Thomas jusqu'à la salle de bain où il se frotta les mains pour enlever le sang séché de Jamal.
-Je ne vais rien faire de stupide, si c'est ce qui te fais peur.
Il la regardait par l'intermédiaire du miroir.
-Tu peux aller chercher où est Amed. Je vais aller faire un tour dehors.
-Appelles-moi si tu as besoin.
-D'accord.
Mais elle savait pertinemment qu'il ne le ferait pas. Elle alla s'installer à son bureau et avant de commencer ses recherches elle appela Rick.
-Hiigy ? Ça va ?
Elle n'appelait quasiment jamais, d'ou le ton inquiet de Rick.
-Oui, moi ça va, c'est Magnum.
-Quoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?
-Il a tabassé notre client !
-Quoi ?!
-Laisse-moi tout t'expliquer.
Il la laissa parler sans l'interrompre.
-Woo ! Ok j'appelle TC et on arrive.
-Je ne sais pas s'il sera très contentent de vous voir.
-Ce n'est pas mon problème !
Juliette se concentra donc le plus possible sur sa tâche, il fallait retrouver Amed. Les garçons arrivèrent presque une heure plus tard.
-Où est-il ?
-Dehors, je ne sais pas où par contre.
-Surement près de la mer, conclu TC.
-Ouais, c'est pas pour rien qu'il la choisi la Marine !
Ils se dirigèrent vers la plage, mais ils ne le voyaient pas. Juliette décida de l'appeler mais ils n'entendirent pas son portable sonner.
-Où est-ce qu'il est ? grogna Rick.
-il ne doit pas être loin, le rassura TC.
-Tu sais très bien comment il peut être dans ces moments là ! rappela Rick à son ami.
-Donc s'il n'est pas là, il doit frapper quelque chose, soupira TC.
Et ils repartirent vers la propriété. Ils trouvèrent Thomas en train de frapper un sac de sable dans la salle de sport.
-Hey Tommy, appela doucement Rick.
Il ne répondit pas et continua de frapper le sac. TC se plaça entre lui et le sac et saisit le sac.
-Elle vous a tout dit ?
-Oui, je leur ai tout dit Magnum !
-Je vais bien !
-Oh oui ça se voit, ironisa Rick. Tu ne frappe dans ce machin que quand ça ne va pas ! On te connaît je te rappel !
Il soupira.
-Et alors ? Vous pouvez me laisser tranquille ?
-Non, mon frère c'est hors de question.
-Franchement TM, on aurait agit de la même manière que toi avec ce gars ! Putain ce que j'ai envie de lui démonter le crâne à cet enfoiré !
-Ouais je sais, avoua Thomas. Mais je n'aurais pas dû faire ça, ce type n'avait pas le choix, c'était soit nous, soit ils s'en prenaient à sa famille.
Magnum arrêta de frapper le sac et soupira. TC en profita pour lui enlever les gants. Il ne tremblait plus.
-Vu tout ce qu'ils nous ont fait, et surtout à toi, on ne peut que réagir comme ça !
-Il ne s'est même pas défendu.
-Evidemment, il se sent coupable, et y a de quoi ! continua TC.
-Tu dois t'éloigner de cette enquête, conseilla Rick.
-Y a la vie d'un gosse en jeu.
-Sauf que ce gosse est retenu par les types qui nous ont torturés Tommy, fit remarquer Rick.
Juliette continuait de regarder la scène en silence, quand elle remarqua que les mains de Magnum s'étaient remises à trembler.
-Je veux retrouver ce gosse, qu'il ait la chance que son père n'a pas eu!
-Tu sais que tu y resteras un jour à vouloir tout le temps jouer les héros, dit TC.
-On préviendra Katsumoto, on ne peut pas intervenir tout seul fasse à ça, intervint Higgins.
-Tu les as trouvés ? demanda Magnum.
-Oui.
-Ok, on y va !
-Attends TM, tu ne peux pas y aller, intervint Rick.
-Et pourquoi ça ?
-Comment tu vas réagir là bas ?
-On s'en fou! Cette fois on sera à égalité, j'aurais une arme ! Vous venez ?
Ils hésitèrent.
-ça ne vous a jamais arrêté de descendre du Talibans, continua Thomas.
-Désolé TM, je ne veux pas revoir leurs visages, avoua Rick.
-Il a raison, fini TC, tu ne devrais pas y aller non plus. Ça te fera plus de mal que de bien, regarde tes mains.
Il ferma automatiquement les poings pour calmer les tremblements.
-C'est rien !
-Ah oui ? C'est ton syndrome post-traumatique qui revient en force ! dit TC.
-Je le gère, c'est bon. Vous venez où pas ?
-Désolé Tommy, pas cette fois.
Rick et TC se dirigèrent vers la porte de la salle de sport.
-Surveille le de près Higgy s'il te plait, nous on ne peut pas y aller, c'est trop dur.
Elle les fixa :
-Promis.
-TM ? appela TC,
-Je comprends les gars.
Sur la route Higgins prévint Katsumoto qui réuni une équipe pour intervenir. Ils se retrouvèrent sur les lieux.
-Magnum ?
-C'est bon ! On y va ? Vous êtes prêt ?
-Mettez ça tous les deux, demanda Katsumoto en leur tendant des gilets pare-balle.
Ils l'enfilèrent et se préparèrent pour rentrer dans le bâtiment.
-Ne les tue pas tous, demanda Katsumoto à Magnum.
-Je ne te promets rien ! C'est des enfoirés de Talibans qui nous ont torturés et en plus ils ont enlevés un enfant. Alors si j'en croise un, je ne vais pas m'en priver !
Katsumoto soupira, mais il pouvait comprendre la réaction de Magnum.
-Ne le lâche pas, dit-il à Juliette.
-C'est bien mon intention.
Le signal fut donner et ils pénétrèrent dans le bâtiment. Ils avaient étudiés les plans et savaient à quoi s'attendre. Ils se séparèrent en petit groupe et Juliette suivait Thomas. Il ne cherchait pas à comprendre et tirait dans la tête des talibans. Il était en pilote automatique, son entrainement prenant le dessus. Ils tournèrent à gauche puis entrèrent dans une pièce. Il était là. Amed était retenu de force par un homme.
-Lâche-le, menaça Thomas, pointant son arme vers l'homme.
-Si tu veux, sourit-il. Mais il y a une grenade dégoupillée entre nous ! Si je relâche la pression il saute !
-Et toi avec !
-Je mourrai pour la cause !
-Enfoiré, jura Magnum.
-Oh mais je te reconnais toi ! Tu es le militaire américain qu'on avait acheté ! Alors tu es en vie ?
-Et toi tu vas bientôt crever !
-C'est ce qu'on verra !
-On a descendu tout tes gars, il ne reste plus que toi et le bâtiment et cerné par les flics.
Kastumoto entra à son tour dans la pièce.
-Négocier, dit l'homme.
-Dans tes rêves, rétorqua Magnum.
-Magnum ? interrogea Gordon.
-Il y a une grenade entre lui et Amed, résuma Juliette.
-Je suis une prise de choix pour vous les Américains, je veux négocier.
-Vraiment ? demanda Katsumoto.
-Ouais, on le recherche depuis un paquet de temps, confirma Thomas.
Le taliban sourit.
-Alors négocions, intervint Katsumoto.
-Quoi ? s'étonna Magnum. Tu ne peux pas négocier avec cet enfoiré !
-Si comme tu le dis cet enfoiré est une prise de choix, il nous le faut vivant.
-Voici ce que je vous propose monsieur le policier. Je vais laisser partir avec l'enfant et je désarme la grenade. On m'interrogera pour la forme et on me laissera repartir chez moi.
-ça me parait correcte, dit Gordon
-Non ! S'énerva Thomas, tu ne peux pas faire ça !
-Magnum ! C'est le seul moyen de sauver le petit, c'est ce que tu veux non ?
-Oui, soupira Magnum.
-Alors baisse ton arme.
Il soupira de nouveau et s'exécuta.
-A votre tour, demanda Katsumoto au ravisseur.
Il sourit, sachant qu'il avait gagné. Il demanda à Amed de ramasser la goupille de la grenade. L'enfant tremblant s'exécuta et la lui donna. L'homme désamorça la grenade. Magnum tendit la main pour la garder en sécurité. Thomas la fixait. Juliette fit signe à Amed de venir et il se précipita dans ses bras. Kastumoto alla menotter sa prise.
-Allez on y va.
-Est-ce que je peux lui parler avant que tu ne l'emmène ? demanda Thomas.
Gordon le regarda hésitant. Il se tourna vers Juliette. Elle lui fit signe qu'il fallait le laisser faire.
-Merci, dit Magnum.
Il s'avança vers son tortionnaire. Il lui murmura quelque chose à l'oreille et tourna les talons pour s'éloigner un large sourire sur le visage.
-Espèce d'enfoiré revient ! hurla l'homme.
Conscient du temps qu'il lui restait, Magnum poussa Gordon dehors et attrapa Juliette, qui tenait encore Amed et les plaqua au sol avant l'explosion. Katsumoto se leva ne comprenant pas tout de suite ce qui venait de se passer.
-Magnum ! hurla-t-il.
Thomas se redressa, aidant Juliette et Amed à se lever.
-Il ne devait pas gagner, pas cette fois !
-Tu te fous de moi ? Tu l'as fait exploser !
Juliette les regardait, se rendant compte de ce qu'il avait fait.
-Comment as-tu pu faire ça ? C'était une prise de choix !
-Ce type devait mourir. Tu devrais t'occuper d'Amed, dit-il froidement.
-Tu sais que je peux t'arrêter pour meurtre ?
-Fais ce que tu veux Gordie.
Il soupira et les laissa là furieux.
-Thomas ? appela Juliette.
Il fixait les traces de l'explosion. Juliette posa doucement sa main sur son bras pour le faire tourner vers elle. Il la regarda et elle prit peur. Thomas s'en rendit compte.
-Tu as peur de moi Higgy ?
-Non.
Elle savait qu'il ne lui ferait jamais de mal.
-Alors tu m'en veux ?
-Non.
Il la fixait toujours et ce regard la mettait mal à l'aise. Elle baissa les yeux et remarqua ses mains tremblantes.
-Est-ce que tu regrettes ?
-Non. Ce type devait mourir pour tout ce qu'il nous a fait, je ne pouvais pas le laisser gagner, encore.
Dans le fond elle comprenait, elle aurait été capable de tuer la Vipère si Thomas ne l'en avait pas empêché. Mais il l'a tué de sang froid.
-Tu as décidé quand de le tuer ?
-Quand j'ai eu la grenade en main. Comme il avait les mains attachées il était coincé. Je l'ai dégoupillé pendant que Gordon le menottait et j'ai relâché la pression sur la grenade en la mettant dans sa poche arrière. Je savais qu'il ne pourrait pas l'atteindre.
-Tu sais qu'il aurait pu être utile.
-J'ai été torturé pendant plus de dix huit mois par ce type, il n'aurait pas parlé, commença à s'emporter Magnum.
-En es-tu certain ? demanda Gordon qui venait de revenir une paire de menotte à la main.
-Tu vas m'arrêter ?
-Réponds à ma question.
-Oui, soupira-t-il. C'était lui le chef du camp où on était.
Gordon regarda les mains tremblantes de Magnum.
-ça aussi c'est lui ?
-Oui, je n'arrive pas à contrôler ! Alors est-ce que tu vas m'arrêter ?
-J'ai entendu tes aveux et ce qui à suivi.
-Et ? demanda Thomas.
-Je ne vais pas t'arrêter. Je ne sais pas ce qui s'est passé là bas, mais j'aurais surement voulu tuer ce type. Je sais comment tu es. Et même si ce meurtre de sang froid ne te ressemble pas !
-Merci Gordie.
-Mais ne recommence jamais ça ! Jamais, compris ?
-Oui.
-Je te le laisse Juliette. Éloigne-le de là. je vais avoir pas mal de paperasse à faire avec tout ça
Il ferma les yeux, essayant de se calmer. Mais ses tremblements redoublaient d'intensité. Juliette lui attrapa les deux poignets et ils se regardèrent droit dans les yeux.
-C'est fini, il ne pourra plus jamais te faire du mal.
-Peut-être pas physiquement.
Il esquissa un petit sourire, mais Higgins pouvait lire toute la douleur qu'il ressentait dans ses yeux. Elle ne pouvait pas supporter ça. Elle savait qu'il avait été prisonnier de guerre, et elle avait déjà vu les cicatrices sur son abdomen et son épaule gauche. Mais elle n'avait jamais vraiment réfléchit à ce qu'il avait pu vivre là-bas. Elle ne voulait pas y penser. Sans réfléchir, Juliette lâcha ses poignets pour passer ses bras autour de son cou et l'attirer contre elle. Elle le serra aussi fort qu'elle pu.
-Je suis là Thomas.
Il ferma les yeux et respira profondément. Ils restèrent un moment enlacés sans un mot. Petit à petit les tremblements de Thomas se calmèrent. Le sentant, Juliette cassa leur étreinte et lui sourit.
-Sortons d'ici.
Elle lui tendit la main et ils sortirent ensemble main dans la main.
