Note de l'auteur : Jesais à quel point ce chapitre est attendu, j'espère qu'il sera à la hauteur 3

Chapitre 28 - Retrouvailles

Ces cheveux roux, ces yeux bleus et cette moustache d'un autre temps, c'était lui en chair et en os. Nickita fit un pas en avant elle tremblait, non pas de peur mais de joie. Son meilleur ami était là, dans ce maudit wagon avec eux ! Nickita poussa Rick et Daryl et se jeta sur le sergent pour le serrer dans ses bras tombant sur ses genoux. Abraham ne mit pas longtemps à reconnaitre celle qu'il considérait comme sa sœur. Il s'effondra à son tour et serra la jeune femme contre lui avec tendresse. Rosita roula des yeux :

- Nickita je suppose ? Demanda l'espagnole.

– Abraham Ford? S'exclama Nicky en balbutiant serrant son ami contre elle. Je t'ai cherché, je te le promets je t'ai cherché partout, mais...

– Oh putain de merde, grogna le roux son amie dans ces bras.

– Alors c'est lui ? Demanda Daryl

Le chasseur grimaça, voilà que le sergent adoré était de retour, en quelques secondes il était devenu invisible aux yeux de Nickita. Il regarda autour de lui, Abraham se releva et tendit une main à son amie, puis il se tourna vers Rosita et Eugène :

– Nickita de Vilarceau, présenta le sergent.

– Je t'ai cherché dans tous l'état du Texas, puis...je voulais aller à Washington...pour...Bafouilla la jeune femme entre deux sanglots. Ensuite, il y a eu tant de chose...Je...

– On se donne rendez-vous sous le National Mall. Bordel de merde, marmonna Abraham qui n'avait pas sourit comme ça depuis des mois.

Nicky ne dit plus rien, ils venaient de se retrouver après tous ce temps. Elle regarda ses plaques militaires au cou du sergent, il les avait encore...C'était une bouffée d'air frais, une véritable tempête de bonheur et d'allégresse ce qui est assez paradoxale dans un wagon. Le sergent poussa une jeune femme typée espagnole aux longs cheveux châtains devant son amie :

– Rosita, ma compagne.

– Je suis une vielle amie d'Abraham, répondit Nicky.

– La seule et unique tu veux dire, ricana le sergent.

Rick observa les nouveaux venus, ils étaient 3: Eugène, Rosita et Abraham. Le Shérif regarda tous ses amis un par un, il ne manquait que Beth et Tyreese. Daryl était dans la pénombre du wagon, cherchant la lumière, Rick s'approcha de son frère et posa sa main sur son épaule, il eut un sourire :

- C'est qu'un ami...Se moqua le Shérif.

- Tu crois que c'est le moment de se marrer alors qu'on est prisonnier, pesta le chasseur dans son coin.

- On va s'en sortir. Ils ne nous connaissent pas crois-moi.

Nickita rangea ses lunettes de soleil qu'elle avait failli perdre pendant sa course, elle regarda le sergent et fronça les sourcils :

– Comment tu t'es retrouvé la, la Géorgie ce n'est pas la route pour Washington. Pourquoi tu n'es pas passé par le Tennessee ?

– Il faut conduire comme toi pour passer par le Tennessee, je voulais longer la côte...Je t'expliquerais une fois dehors, mais en gros le type avec le coupe de cheveu délirante sait comment nous sortir de là.

Nickita se tourna et regarda Eugène avec attention, il avait une bonne tête de scientifique, puis elle porta son regard sur le sergent :

– Et tu es arrivé dans ce trou-là comment ?

– J'ai rencontré Glenn et Tara.

– Tara ? Demanda Nickita.

C'est alors qu'elle croisa le regard de la dite Tara. C'était la fille à la queue de cheval qui était avec le Gouverneur, celle qu'elle avait épargné, et qui l'avait épargnée. Tara baissa les yeux, elle ne savait pas quoi dire. Nickita soupira, elle inspira un grand coup et ignora cette information, on ne choisit pas tous le temps qui on suit, elle le savait très bien. La française commençait à s'habituer à l'obscurité, il y avait une autre question qui la taraudait :

– Ta femme ? Questionna alors plus doucement la française pour son ami.

– Morte, répondit simplement le sergent.

– Je suis navrée Abe.

Nicky posa sa main sur le bras de Sergent, ce dernier préférait éviter les questions sur sa famille, s'il en avait besoin alors il parlerait à Nicky. Rick se tourna vers ses amis :

– Vous fêterez vos retrouvailles plus tard. Vous devez vous armer, prenez ce que vous avez, on va les attendre.

– Tu as raison, répondit Nickita en se dirigeant cette fois vers Daryl qui boudait encore.

– Abraham c'est bien ça ? Raconte-moi votre arrivée ici, ordonna Rick.

– Il a fallu agir vite, au début tous se passait bien. Je leur ai parlé de Washington et après au signal de leur connard de chef, ils ont dégainé et c'était partie pour la castagne.

– Personne n'a vu Tyreese ? Demanda Sasha d'un coup.

– Non, je me suis enfuie avec Michonne, on a retrouvé Rick et Carl puis Daryl, écourta Nickita en regardant la porte du wagon.

- Personne n'a d'arme...Marmonna Glenn.

La jeune femme eut un sourire, elle se pencha en arrière et sortie une toute petite lame de ses rangers, un vieux truc de militaire. Elle s'approcha de Daryl et posa une main sur son bras, il n'allait pas bien elle le voyait :

- Ca va Poussin ?

- Ouais, marmonna le chasseur. Ça ira mieux quand je serai sortie d'ici. Alors c'est lui ton pote ?

- Un sacré connard, répondit la française.

- Je t'ai entendu ! Répondit le sergent en aiguisant la boucle de sa ceinture.

- Quelqu'un a vu Beth ? S'enquit alors Maggie.

- Elle était avec moi, profita le chasseur pour s'extirper de sa conversation avec Nickita. Une voiture noire avec une croix blanche, j'ai essayé de la suivre...

- Elle est en vie ?! Cria Maggie.

- Oui.

La française pinça les lèvres, elle n'aimait pas non plus être confinée comme ça...C'était étouffant, pire, c'était angoissant. Elle alluma son briquet pour générer une source de lumière, alors que Daryl guettait l'arrivée de leurs ennemis. Nicky se tourna vers Abraham, elle n'en revenait toujours pas, il était là, en vie ! Rick et Daryl, dans le fond, chuchotaient, les deux hommes étaient près a se battre jusqu'à la mort. Michonne passa à côté de la française, elle posa son épaule sur le mur froid et rugueux :

– Il faut qu'on attaque les premiers, Daryl, Rick, Abraham, toi et moi on est ceux avec le meilleur entraînement.

– On peut tous se battre, sans exception. Il faut que je sorte d'ici Michonne, je vais faire une putain de crise d'angoisse si je reste là-dedans 5 minutes de plus, si j'ai décidé de me perdre des années entières dans le désert, ce n'est pas pour rien !

– Je vois 4 de ces ordures arriver vers nous, indiqua soudainement Daryl.

– Vous savez quoi faire, visez en priorité les yeux. Puis la gorge, ordonna Rick, sa boucle de ceinture en main.

– Dos au mur, hurla une voix à l'extérieur du wagon.

Un carré de lumière apparut du plafond, Nickita fût aveuglée une fraction de seconde, elle hissa son bras pour faire parasol mais tous ils comprirent. Ils venaient de bien se faire baiser. Un clong sonore brisa le silence :

– GRENADE ! Hurla Nickita

– BOUGEZ ! Compléta Abraham

Le sergent se jeta instinctivement sur sa sœur d'arme qui tendit une main désespérée vers Daryl. Le chasseur effleura une fraction de seconde les doigts de son amie, un instant il crut saisir sa main mais c'était déjà trop tard. Nicky s'extirpa sur le côté à la recherche d'air, mais des hommes masqués rentrèrent et saisirent Daryl, Rick, Bob et Glenn avant de les jeter dehors. Nicky agrippa la porte, elle titubait encore. Quelques mots s'échappèrent de sa bouche...Un nom... :

– DARYYYLLLLL !

Les portes du wagon se refermèrent aussitôt laissant les survivants dans leur petit espace d'acier.

Quand le chasseur reprit conscience, il était attaché et bâillonné avec ces amis, ils étaient 4 du leur wagon et 4 autres inconnus. Il secoua ses cheveux sales et gras, il pouvait encore l'entendre, le cri de son amie...Nickita...Ils étaient une fois de plus séparés... Il ne pouvait pas mourir ici, pas dans ces conditions, pas maintenant. Elle était en vie, Daryl ferma les yeux une seconde. Elle venait aussi de retrouver le sergent, elle n'avait pas besoin de deux amis. Bordel. C'est alors que le chasseur échangea un regard avec Rick, ils avaient les yeux du démon. La rage de vaincre, Rick avait assez de colère en lui pour commettre un massacre, et dieu seul sait qu'il en était capable.

Dans le wagon, Abraham souleva Nickita, alors que Rosita était sur son autre bras. Ils étaient restés un moment inconscient... La jeune femme souffla ses tresses tombantes sur ses épaules, elle donna un coup de ranger dans la porte de rage. La jeune femme frappa une nouvelle fois contre le mur, mais c'était beaucoup trop tard. Abraham se plaça devant son amie :

– Ils vont revenir nous chercher...Marmonna la française.

– Ils ont pris les pires, confirma Maggie. On doit se tenir prêt à l'attaque !

– On va les enculer ces petites merdes, comme en Afghanistan Abe, répondit Nickita en s'éloignant de la porte.

– Comme en Afghanistan poupée, confirma Abraham avec son flegme naturel.

Michonne se tourna vers Carl, il fallait attendre une nouvelle occasion pour les mettre à terre. Nickita était comme un chat en cage, elle ne supportait pas l'enfermement, elle détestait ça et plus le temps passé, plus elle commençait à vriller. Elle posa sa tête contre la taule froide du conteneur. Ils avaient Daryl. Encore une fois il était loin d'elle, il y avait tant de chose qu'elle avait à lui dire, tant de chose...Sasha se releva :

– On fait quoi ? Ils vont nous refaire le coup à chaque fois, demanda la jeune femme.

– On se prépare. On n'a pas le choix, affirma Maggie. On est tous sur nos gardes, on connait leurs techniques maintenant.

– Je ne resterais pas ici une seconde de plus, grogna la française qui s'éloigna de son mur.

D'un coup un bruit d'explosion retentit à l'extérieur, une explosion puissante. La française releva ses yeux bleus sur les fentes dans le wagon, elle ne voyait rien...Mais ce n'était pas une simple explosion, il y avait des tirs aussi, des tirs en rafale d'automatique, ce bruit si familier aux oreilles de la française raisonnait comme le glas des cloches d'une messe. Michonne se tourna vers Nickita et Carl :

– Tu vois. Préparez-vous à sortir d'ici.

– C'est quoi ce bordel ?! hurla Abraham en tapant sur la porte.

– Une attaque.

– Les nôtres se sont enfuis ? Espéra Sasha.

– Non, les bruits sont au Nord, on vient de là-bas avec Rick, démentit Nicky. Ce n'est pas eux...C'est plus loin...

– On dirait des rafales de M16 rouillées, pesta le sergent.

– Pardon, poussa Eugène en se penchant sur la porte du conteneur. C'est une porte à coulisse, je vais la faire sauter.

Eugène trifouilla la porte du conteneur, quand à Michonne guettait le moindre mouvement de l'extérieur. Carl s'avança :

– Mon père va revenir. Les autres aussi.

– Tenons-nous prêts à nous battre avec eux, confirma Maggie.

Nicky se posa à côté de Michonne, elle n'avait pas vraiment d'espoir, pas dans ce monde-là. La française jouait avec sa lame, elle était nerveuse, très nerveuse...Elle ne savait pas ni ou, ni quand ni comment elle allait sortir de cette enfer. La jeune femme eut un sourire mélancolique en regardant ses tresses, au moins Carol était loin de tout ça, la pauvre femme en avait déjà assez bavée comme ça dans sa vie...

Michonne fit un petit signe à Nicky pour qu'elle prenne la vigie, cette dernière fronça les sourcils, elle avait de bon yeux, il valait mieux tu me diras pour un tireur d'élite ! Elles regardèrent ensemble l'extérieur. Il y avait des hordes de rôdeurs qui longeaient le bord du camion. L'extérieur se transformait rapidement en un véritable champ de bataille, des coups de feu étaient tirés avec des M16 et des carabines dans tous les sens cette fois ci. Il y avait un vrai problème dehors. Les cris étaient perçant et les bruits des rôdeurs presque aussi intense que les tirs de fusil. Michonne eut un sourire décidé et empoigna le morceau de bois qu'elle venait d'arracher du mur. La française était nerveuse, la soif, la faim, le manque de tabac, et une irrémédiable envie d'aller au petit coin était présente. Il ne faut pas croire, mais c'était plus courant que ce qu'on en le pensait, certains étaient déjà mort en allant se soulager. Sasha releva les yeux sur Eugène, elle voulait savoir, si le scientifique ne s'en sortait pas, il fallait que quelqu'un d'autre s'en charge. :

– Quel est le remède, Eugène ?

– C'est top secret.

– Rien n'est bien top secret dans l'armée, marmonna Nickita. Tu verrais les choses que mon père a planquées...

– On ne sait pas comment ça va tourner, coupa Michonne.

– Laissez-le, pesta Abraham.

– On a du travail, affirma Maggie. Mais il faut que l'on sache.

– Abraham, commença Nickita. Tu es sûr de toi ?

– Tu m'as fait confiance alors qu'on ne se connaissait pas poupée, tu peux bien me faire confiance encore un peu, tu ne crois pas ?

– Je te faisait confiance dans l'autre monde Abe, affirma doucement la jeune femme. Mais tu sais que même maintenant je te suivrai les yeux fermés même en Enfer

– On y est en Enfer, répondit Bob.

– On va sortir de là, répéta Tara comme une litanie.

– Même si je vous faisiez un mode d'emplois illustré pas à pas, vous ne comprendrez pas, répondit vaguement Eugène.

– Ne nous prend pas pour des demeurés, cingla la française.

Eugène regarda la jeune femme, elle avait un fort accent de l'est. Il eut un petit rire et se lança dans les explications de son idée en utilisant volontairement un vocabulaire complexe. Puis il se releva et résuma simplement : le mal par le mal. Nicky avait passé une partie de son service à Washington, et toute sa scolarité, ça pouvait tenir la route cette histoire. Elle ne dit rien, elle n'en pensait rien, elle attendait de voir. La jeune femme planta ses iris sombres dans ceux du sergent, elle avait une confiance aveugle en lui... Eugène se releva :

- On va débarquer au milieu des rôdeurs, des balles et du feu... Moi je ne cours pas vite et je ne peux pas tuer un rôdeur...

- Ne me dis pas que tu t'es dégotté une mission d'escorte, murmura Nickita à l'intention d'Abraham.

Les missions d'escorte, toujours un pur plaisir. La plupart du temps, la personne à escorter est un abruti sortit du chèque de papa et de maman, mais cette fois si ça n'avait rien à voir... Nickita soupira, si Abraham y tenait, alors elle l'aiderait. Michonne serra le morceau de bois dans le fourreau de son katana :

- Tu sais quoi, nous on peut, alors on va te garder en vie, affirma la samouraï.

- On veut savoir, poussa Sasha.

- Tu n'as pas a le dire, contra Rosita.

L'espagnole regarda Abraham, puis la française qui la fusilla du regard. Il ne manquait plus qu'il la retrouve ! Cette femme était le Godot d'Abraham, sauf que cette fois si, elle était venue. Eugène se releva sans un mot écoutant les conseils de Rosita.

C'est alors que la porte du conteneur bougea, tous se mirent en position de combat prêt à affronter les hommes du Terminus. Mais c'était Rick. Le Shérif, couvert de sang pour ne pas changer, tira la porte vers lui il hurla :

- ON SE DÉPÊCHE, TOUS AU GRILLAGE !

Bordel ! Nickita se releva, elle sortit immédiatement de leur prison, le soleil l'aveugla une seconde quand elle sentit un bras la pousser, Daryl venait de la prendre par les épaules pour la tirer vers le grillage alors qu'il se battait avec sa lame contre des morts. Rick se tourna vers Nickita et lui lança son Beretta, elle serait la meilleure tireuse. Le Shérif coordonnait les troupes :

- On reste groupé ! Carl !

Un, puis deux puis cinq morts ! Rick restait derrière pour mitrailler ceux qui pouvaient encore les suivre. Maggie était devant, elle avait en elle toute la rage de la perte de son père et de sa sœur, elle massacrait les morts à tour de bras. Abraham ouvrait le champ de bataille, avec sa puissance physique il pouvait passer devant. Nickita regarda ses balles, elle en avait 7. Daryl prenait la gauche, elle la droite, ils se retrouvèrent une fois de plus dos à dos. Dans le cœur de la batailla, la jeune femme attrapa les doigts du chasseur les serrant dans les siens. Daryl sentit la peau de son amie contre la sienne, il ferma ses yeux bleus une fraction de seconde, ils devaient vivre... Ils se regardèrent une dernière fois, puis ils échangèrent leur place de combat, comme un ballet de danse minuté et précis. Le chasseur écrasa les morts contre le crépi de la gare, alors qu'une balle passait près de son oreille. Un mort tomba derrière lui, le canon de l'arme de la française encore fumant. Nicky était tellement concentrée sur son tir, qu'elle sursauta quand un rôdeur lui attrapa le bras, Daryl lança son tuyau et transperça la tête du cadavre avant de prendre la main de son amie pour fuir.

Rosita atteint le grillage la première, Abraham avait lui aussi trouvé une mitraillette, il envoyait des balles comme une pluie de printemps sur les rôdeurs. Rosita posa une couverture sur les barbelés pour éviter à ses amis de se blesser et ils entreprirent de sauter un par un. Nicky lâcha la main du chasseur alors qu'il courrait vers le rouquin. Elle fit marche arrière et sauta du petit muret, elle ne devait pas laisser Rick seul face aux hommes de Gareth qui venait de retrouver le chemin des fuyards. Elle se plaça à côté de Rick, elle visa. Un. Un premier corps tomba près de Gareth, une balle en pleine tête. Un cri retenti derrière elle :

– Nickita ! Hurla Daryl. Dépêche-toi

La jeune femme fit volteface et envoya une derrière balle tuant le deuxième homme sur le coup. Rick se mit derrière elle, Daryl passa le grillage, il se retourna en vitesse et réceptionna la française par les hanches de l'autre côté. Enfin, aidé d'Abraham, Rick franchit la clôture en roulant. Il tendit sa main au sergent, mais le colosse en un bond atterrit de l'autre coté sur ses deux pieds.

Le groupe courût dans la forêt une dizaine de minutes avant de ralentir. Nickita regarda derrière elle c'était un vrai charnier. Rick se releva, il traça à travers le groupe :

- Daryl, tu peux retrouver ou sont les armes ?

- Ouais.

Le chasseur regarda les traces au sol, il y avait eu une autre personne, des pas récents habillaient la piste ? Il pointa un tas de feuille et de terre, Rick se pencha et avant et commença à creuser la terre à main nue. Abraham fronça les sourcils, le M16 sur son épaule :

- Pourquoi on s'arrête ici ?

– On a des armes et des provisions.

Nickita se pencha en avant, elle épousseta sa veste militaire et récupéra son Barett sur son épaule gauche. Rick voulait y retourner ? Sérieux ? Elle regarda Daryl, ce dernier grimaçait, il n'était pas de cet avis lui non plus. Il ne savait pas cacher ses émotions et encore moins quand elles étaient négatives. Rick rangea son colt python dans son étui :

– On longue les grilles, et on se sert des fusils à longue portée. Tuez-les tous, ordonna le leader.

– Quoi ? S'étonna Bob.

Le regard de Rick. Il avait ses yeux bleus fous et remplis de colère. Personne ne semblait être en accord avec leur leader, Nickita grimaça, elle fourra ses mains dans les poches de sa veste avec nervosité.

– Ils n'ont pas le droit de vivre, expliqua froidement le Shérif.

– On devrait se contenter de ce que l'on a Rick, insista Nicky. On se tire d'ici, il est hors de question qu'on y retourne.

– Rick, on est libre, c'est fini, insista Glenn.

– Oui quand ils seront tous mort.

– Hors de questions. Il y a le feu et des rôdeurs partout, répondit Rosita, sur les nerfs.

– C'est du temps perdu, affirma Abraham. On vient de sortir de là.

– Les grilles ont cédées, ils font fuir ou mourir, appuya Maggie.

C'est alors qu'une silhouette familière se dessina entre les arbres. Le visage en sang, les habits couverts de terre, un fusil en bandoulière, Carol émergea des feuilles. Daryl n'attendit pas une seconde, il se rua sur sa meilleure amie la serrant dans ses bras de toute ses forces. Il la souleva de terre, puis la fit tourner contre lui. Carol passa sa main dans les cheveux sales de son ami et le prit contre elle une seconde. Daryl venait de retrouver son meilleure amie, sa confidente, celle qui avait vécu les mêmes malheurs que lui. Le chasseur resserra son étreinte autour de Carol, elle eut un sourire il en avait les larmes aux yeux. Il posa sa tête sur l'épaule de son amie avec tendresse.

La française ouvrit la bouche, Carol, sa Carol était ici. Nickita lâcha son arme au sol, elle tendit ses bras vers elle. Le trio resta ainsi enlacé les uns aux autres pendant de longues minutes. Daryl pouvait sentir le cœur des deux femmes battre. Elles étaient toute les deux en vie et saines et sauves.

La quarantenaire lâcha le chasseur et serra cette fois si la française dans ses bras. Nicky s'agrippa à son châle si fort qu'elle le déchirait presque. Daryl posa une main sur l'épaule de chacune des deux femmes. Carol prit le visage de Nicky entre ses mains :

- Tu as l'air d'aller bien...

- Je vais bien...Comment...Rick a dit...

- Je suis revenue pour les gamines...

Nickita lâcha enfin son amie, elle passa une main sur son visage c'était des larmes d'émotion. C'est alors qu'elle se retourna, il y en avait un autre qui méritait son câlin. Le sergent ouvrit grand ses bras et réceptionna son amie quand elle se jeta contre lui. Elle le sera de toutes ses forces alors qu'il la soulevait de terre dans ses bras. Il lui avait tant manqué. Abraham reposa Nickita sur le sol, alors que Rick s'approchait de Carol, il la serra à lui, il ne pouvait pas y croire, c'était elle ? :

– C'est toi qui a fait ça ? Demanda le Shérif les yeux brillants.

Carol approuva d'un signe de tête et Rick la prit dans ses bras. Nickita récupéra son fusil, elle croisa une minute le regard de Daryl. C'était le moment des émotions, ce dernier hésita puis il s'approcha et la prit dans ses bras à son tour embrassant son crâne, Nickita hissa sa main dans son dos comme pour la garder contre elle... Abraham eut une expression un peu agar, elle ne s'était quand même pas trouvé un mec au milieu des morts la française ? Daryl garda un bras sur l'épaule de la jeune femme puis Carol se détacha de Rick :

– Venez avec moi.

Le sergent n'en oubliait pas pour autant sa mission, il marchait derrière avec Rosita et Eugène. Il attendait. Daryl avançait une femme à chaque bras sur la route, Carol à droite guidait les troupes alors que Nickita sur sa gauche lui souriait gentiment. Ils marchèrent une bonne vingtaine de minute avant d'arriver face à une maisonnette nichée dans le creux des bois.

C'est alors que l'on vit apparaître Tyreese et un petit bébé blond qui sortait de la cabane : Judith était en vie. Rick en lâcha toutes ses armes au sol, ses yeux colériques et fous se remplirent instantanément de larme quand il courut jusqu'à sa fille. Carl décampa tellement vite que son chapeau de Shérif vola derrière lui. La petite famille se retrouvait enfin. Sasha fendit la foule à son tour pour prendre son frère dans ses bras.

Le colosse expliqua l'attaque des rôdeurs sur leur cabane ainsi que celle d'un membre du Terminus qu'il avait éliminé. Nicky s'approcha d'Abraham, elle lui tendit sa main :

– Tu fais parti des nôtres mon vieux. Je t'ai cherché pendant des jours et des jours...

– Je dois aller à Washington, c'est plus important que jamais Nickita. Tu viens avec moi ?

– Il faut qu'on s'en aille. Je parlerai à Rick s'il le faut. Il me fait confiance, c'est le meilleur leader qu'il puisse y avoir, tu sais que ce ne sont pas des paroles en l'air.

Rick se tourna vers sa famille, ils étaient tous là. Daryl baissa les yeux, il eut une pensée pour Beth, il avait échoué avec la gamine. Il sursauta quand il sentit qu'on prenait sa main, puis il croisa les yeux bleus foncés de Nicky. Cette dernière eut un sourire :

- On retrouvera Beth aussi. On revient toujours Poussin.

- Je suis content que tu sois en vie Nickita.

- Je ne sais pas si ça continue à brûler, marmonna Rick.

- Ça continue, affirma Carol.

- On y va, ordonna le Shérif.

- On va ou ? Demanda Daryl.

- Le plus loin possible de cet endroit.

Rosita regarda Abraham, alors que Nickita partait avec Daryl et Carol le long de la forêt. L'espagnol soupira :

- On va lui parler. Je vais laisser Nickita essayer d'abord, affirma Abraham en se relevant.

- Tu lui fais confiance à ce point ?

- Je donnerais ma vie pour elle poupée.

Il se leva alors que Rosita roulait des yeux, au moins son Abraham souriait à nouveau et pas seulement face à la mort.

Carol regarda le chasseur, il était dans un sale état, puis elle eut un petit sourire en coin, il regardait Nicky différemment, comme s'il avait compris quelque chose. La quarantenaire tapota sur l'épaule de la française et sortie un paquet de tabac et des feuilles à rouler. Nickita la regarda comme si elle était la Père Noël, Carol haussa les épaules :

- Ça va te tuer.

- Comment tu as eu ça ?!

- Secret Nickita.

Nicky eut un sourire et se mit à rouler sa cigarette avant de tirer la bouffée de la liberté, elle marchait un peu en avant de ses deux amis. Daryl passa un bras autour des épaules de Carol :

- Il faut que tu nous racontes...

- Je le ferai mon chou, on a pas mal de chose à se dire je crois, répondit Carol avec un regard malicieux et plus qu'explicite.

- Je crois aussi, affirma Daryl.

Rick, en queue de file, attrapa le panneau du sanctuaire et gribouilla avec du sang séché les mots « NO SANCTUARY », puis, une fois satisfait, il s'engagea à la suite de sa famille...