Je suis contente et soulagée de voir que la première partie de ces drabbles a été appréciée. Comme ça fait un moment que j'ai pas écrit sur Inazuma Eleven, je craignais d'avoir perdu la main… Quoi qu'il en soit, la deuxième partie est là ! Je vous souhaite une bonne lecture.
La Fantastique et Désespérante équipe Inazuma Japan
Partie II
11. Le démon déguisé en ange.
Non, Tatsuya ne l'imaginait pas : Hiroto faisait vraiment des efforts considérables pour éviter Aphrodi mais pourquoi ?
Il eut sa réponse un jour où, pendant qu'il discutait avec Hiroto, Aphrodi les aborda.
— Ah, je t'ai enfin trouvé, Hiroto !
Le concerné sursauta et, en un éclair, se réfugia derrière Tatsuya, utilisant celui-ci comme bouclier.
— P-Pas toi !
— Aphrodi ? appela Tatsuya, se sentant obligé d'intervenir. Que veux-tu à Hiroto ?
— L'emmener au parc d'attraction ! déclara gaiement Aphrodi. Nous allons faire des montagnes russes pour l'aider à vaincre sa peur des hauteurs.
Derrière, Hiroto, qui avait les deux mains posées sur les épaules de Tatsuya, se mit à trembler.
— Ce type est démoniaque…
Par respect envers Hiroto, Tatsuya se retenu de rire mais… c'était donc ça, la plus grande peur du dieu du terrain ?
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12. Man vs cat.
Il y avait un chat devant l'hôtel. Kozoumaru supposait que c'était un chat errant. Il s'approcha de lui, bien décidé à le prendre dans ses bras pour l'emmener à l'intérieur – peut-être y aurait-il du lait pour la pauvre bête.
Le chat se mit à grogner mais cela ne l'effraya pas : il avait réussi à dompter un ours donc ça ne serait pas une petite boule de poils qui aurait raison de lui.
Du moins il le crut jusqu'à ce que le chat bondisse sur lui et que s'ensuive une bataille épique opposant l'homme à l'animal, où un Kozoumaru déconcerté et paniqué tenta d'attraper le félin qui s'agrippait à lui en le griffant.
— C'est quoi ce boucan ?
Sous le regard ébahi de Kozoumaru, le chat bondit par terre et se dirigea vers Haizaki qui venait de sortir de l'hôtel, pour se blottir contre ses jambes, au grand dam de l'attaquant aux cheveux gris.
— Encore ce fichu matou ? Laisse-moi tranquille, à la fin !
Kozoumaru resta muet de surprise. C'était bien le même chat diabolique qui venait de l'attaquer et de réduit à néant sa dignité ?
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13. L'ami involontaire des chats.
Haizaki regarda à ses pieds, incrédule et passablement agacé. Le monde devait se moquer de lui, il ne voyait que ça comme explication. Pourquoi finissait-il toujours par y avoir un chat qui le suivait partout ? Il détestait les chats !
— Tu ne me laisses vraiment pas le choix, hein ?
Haizaki regarda autour de lui pour vérifier qu'il n'y ait personne aux alentours et s'accroupit devant le félin, sortant de son sac de sport une boîte de pâté pour chat qu'il ouvrit et posa devant l'animal.
Haizaki regarda le chat se régaler et soupira. Il s'était vraiment beaucoup trop adouci ces derniers temps…
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14. Relativiser avec Endou Mamoru, en une leçon.
Les joueurs d'Inazuma Japan étaient outrés et dégoûtés. Plus le FFI avançait, plus la Fondation Orion usait de moyens déloyaux et dangereux pour se débarrasser d'eux. Cela se répercutait sur l'humeur de l'équipe, qui était alors au plus bas.
— Tout le monde ! s'exclama Endou en souriant, tapant dans ses mains pour attirer l'attention. Allez, ressaisissez-vous ! Il faut se dire que ça aurait pu être pire.
— Ah bon ? grommela Saginuma. Et on peut savoir comment ?
Endou croisa les bras, pensif.
— Hé bien… Cela aurait pu être comme la fois où Raimon s'apprêtait à affronter Teikoku Gakuen et où Kageyama a piégé le stade pour que des poutres métalliques tombent sur notre équipe et…
— Endou, le coupa Kazemaru.
Le capitaine d'Inazuma Japan leva la tête et vit que tous le dévisageaient avec de grands yeux incrédules. Endou pencha la tête, perplexe.
— J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
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15. Tempête.
La tempête s'était présentée d'un coup, sans que personne ne l'ai vu venir. Les joueurs d'Inazuma Japan étaient bien trop préoccupés par la disparition d'Asuto et Ichihoshi pour s'être intéressés à la météo.
Tandis qu'une partie de l'équipe suivait Hiura dans son enquête, l'autre s'était installée dans le salon du centre d'entraînement Kawaguchiko au pied du Mont Fuji, admirant la tempête derrière la baie vitrée.
Du moins jusqu'à ce que Mansaku remarque que Shirou, assis à côté de lui, tremblait — de manière discrète mais assez perceptible pour que le défenseur à caquette le voit.
— Fubuki ? Ça va ?
— O-Oui, bégaya Shirou en souriant faiblement. Je n'aime pas beaucoup les orages, ça me rappelle de mauvais souvenirs.
— Je suis désolé. Y-a-t-il quelque chose que je puisse faire pour aider ?
Shirou secoua la tête.
— Cela passera, dit-il doucement. Normalement ça irait mieux si Atsuya était là mais…
Mais son frère n'était pas là. Mansaku comprit et n'insista pas mais ne put s'empêcher de se demander ce qui était arrivé aux frères Fubuki pour que Shirou soit effrayé par les orages.
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16. Un jeu méchant.
Inazuma Japan était une équipe trop gentille, ou peut-être était-ce juste qu'Atsuya manquait sans cesse les parties amusantes.
Il aurait aimé être présent lors du match où Kidou, Haizaki et Hiroto s'étaient déchaînés contre Ichihoshi – Atsuya pensait alors, par les nouvelles apprises de son frère, que ce garçon était un traître qui méritait ce qui lui arrivait, avant que toute la situation s'arrange.
Il y avait aussi eu la mise en scène contre les Ole de Samba du Brésil qui ce fut assez drôle mais là encore, ce fut simplement de la comédie.
Puis la seule fois où il aurait été juste de jouer un jeu sale contre l'équipe italienne, alors qu'Atsuya était persuadé que pour une fois ce serait amusant de rendre la monnaie de leur pièce aux disciples d'Orion, Asuto s'était ramené avec son discours des « vraies valeurs du football » et d'autres bêtises suffisantes pour convaincre Nosaka de renoncer à son plan.
Oui, Atsuya était vraiment déçu de ne pas avoir pu se déchaîné lors des matchs. Les gens auraient alors compris pourquoi on le surnommait le tueur d'ours…
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17. De la romance chez les Inazuma Japan ?
— Le capitaine serait… amoureux ?
Norika hocha la tête.
— Bien sûr. Vous n'aviez pas remarqué ?
Asuto et Nosaka se dévisagèrent, comme bien d'autres de leurs coéquipiers. Non, ils n'avaient rien remarqué.
— Mais de qui serait-il amoureux ? demanda Goujin, étonnamment très sérieux pour une conversation concernant la vie romantique de son capitaine.
— De Natsumi, déclara Saginuma comme si c'était une évidence alors que tous le dévisagèrent. Quoi ? Je suis observateur.
Donc Endou serait amoureux de Raimon Natsumi ? Ils avaient du mal à y croire, jusqu'à ce que Norika leur montre une « preuve irréfutable » : Endou qui s'efforçait de manger la cuisine ratée de Natsumi – que tous laissaient de côté, pour éviter l'intoxication alimentaire – pour ne pas lui faire de la peine.
— Il est vrai que là, ça paraît évident, dit Nosaka d'un ton solennel en hochant la tête, alors qu'à côté, Nishikage lui lança un regard dépité.
Non, malgré ce que disaient Norika et Nosaka, les Inazuma Japan ne voyaient pas en quoi c'était évident…
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18. Adversaire ou coéquipier ?
— Privet, Asuto ! Belle journée, n'est-ce pas ?
Asuto fut assez déconcerté en voyant Froy dès le matin assis à une des tables de leur cafétéria, en pleine discussion avec Ichihoshi sans que quiconque ne paraissait étonné de la présence du capitaine de l'équipe russe – même Goujin se contentait de le dévisager en silence.
Ce ne fut pas la dernière fois que Froy se présenta à l'hôtel de l'équipe japonaise. Asuto le revit fréquemment après un entraînement ou lorsque l'équipe sortait quelque part, toujours auprès d'Ichihoshi.
— Je ne comprends pas… admit finalement Asuto, confus. Froy est-il venu espionner notre équipe ?
Il s'imaginait mal Froy faire ça mais ne trouvait pas d'autre explications à la présence du garçon.
— Pas le moins du monde, déclara Nosaka en souriant. Ne t'en fais pas, ce n'est pas un espion. Si Froy vient si souvent, c'est pour voir Ichihoshi. N'as-tu pas remarqué qu'ils sont très proches ?
Bien sûr qu'Asuto l'avait remarqué mais il ne voyait pas le rapport. Puis pourquoi Nosaka souriait-il en disant ça ?
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19. Premiers fans.
Le match venait de prendre fin et les Inazuma Japan, revenus des vestiaires après s'être douchés et changés, quittaient le stade pour se diriger vers le bus qui les ramènerait à l'hôtel. Comme à chaque fois, quelques personnes très passionnées les attendaient à l'extérieur pour les gratifier de nombreux compliments et éventuellement demander des autographes ou photos.
Goujin marchait vers le bus quand un petit groupe de quelques personnes l'interpella.
— V-Vous êtes bien Goujin Tetsunosuke ? Je peux avoir un autographe ?
— Oh oui, moi aussi ! J'adore votre Fire Lemonade Rising !
Sans qu'il ne sache comment, Goujin se retrouva à marquer sa signature – il ne savait même pas qu'il en avait une… – sur les maillots de foot de fans ravis. Quand il monta finalement dans le bus et prit place près d'Iwato, il souriait béatement, aux anges.
— Mes premiers fans ! s'extasia-t-il, après de rougir et de se reprendre. Enfin, les premiers fans ayant le courage de venir me voir, moi le grand et célèbre Goujin ! J'avais déjà plein de fans avant ça.
Ses amis rirent mais, exceptionnellement, ne le taquinèrent pas et le laissèrent profiter de son instant de gloire bien mérité.
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20. Le démon sorti des ténèbres.
Cela faisait quelques jours que Mizukamiya avait rejoint Inazuma Japan quand il aborda Asuto et Nosaka après un entraînement, pour leur parler.
— Asuto, Nosaka… j'aimerais vous remercier.
— Nous remercier ? répéta Asuto, confus pendant que Nosaka se mit à sourire. Pourquoi ?
Le capitaine de Seishou Gakuen se détourna pour observer un certain attaquant aux longs cheveux gris qui quittait le terrain en se disputant avec Hiroto.
— Parce que je vois que grâce à vous, Haizaki semble être complètement sorti des ténèbres qui l'entouraient pour embrasser la lumière d'une vie sans vengeance ni haine.
Il se retourna vers Asuto et Nosaka, souriant.
— Pour ça, en temps que son capitaine et ami, je vous remercie.
Sur ces derniers mots, Mizukamiya les laissa pour rejoindre Haizaki.
