Dernier partie (pour le moment, j'y reviendrai peut-être si j'ai de nouvelles idées, un jour ou l'autre…) de cette série de drabbles sur Inazuma Eleven Orion.


La Fantastique et Désespérante équipe Inazuma Japan

Partie V

41. Compréhension.

Atsuya n'avait pas encore rejoint Inazuma Japan quand il y avait eu toute cette histoire concernant Ichihoshi travaillant pour la Fondation Orion. Pour sa part, il s'en fichait pas mal – tant que son grand frère n'avait pas été blessé par les agissements d'Ichihoshi, Atsuya ne ressentait aucune aversion envers ce dernier.

En faite, s'il n'était pas courroucé contre le comportement d'Ichihoshi, c'était parce qu'au fond de lui, Atsuya le comprenait. Outre le fait que tout ça n'était que les sombres manipulations d'une organisation n'hésitant pas à se servir d'un garçon mentalement traumatisé, Atsuya n'aurait pas agi différemment si la santé de Shirou était en jeu et que seule la Fondation Orion pouvait lui venir en aide.

Atsuya ne pouvait donc pas répugner le manque d'éthique d'Ichihoshi parce que s'il avait été à sa place, il aurait fait bien pire pour le bien être de son grand frère.

.

42. Le symbole d'Inazuma Japan.

— Taiyou, tu as de la visite.

C'était bien la première fois que cela lui arrivait. Il ne recevait jamais de visites – outre de sa famille.

Autant dire que le jeune garçon fut étonné en voyant entrer dans sa chambre d'hôpital le garçon aux cheveux roses rencontré quelques semaines plus tôt et dont il connaissait désormais le nom grâce aux matchs d'Inazuma Japan passant à la télévision : Nosaka Yuuma.

Taiyou fut encore plus surpris lorsque le footballeur, après l'avoir salué, posa un sac par terre et en sortit un ballon de football, orné de multiples signatures et d'un éclair.

— C'est le symbole d'Inazuma Japan, lui expliqua Nosaka en souriant. J'ai demandé à toute l'équipe de le signer pour toi. Je me suis dit que ce cadeau te plairait.

Le stratège jeta ensuite un coup d'œil au couloir – voir si une infirmière traînait dans les parages – avant de lui envoyer un regard complice :

— Cela te dirait qu'on aille faire une partie de foot ?

.

43. Départ.

Cette fois-ci, ils partaient pour de vrai. Inazuma Japan s'envolerait pour la Russie. De ce fait, certains de leurs proches s'étaient rendus à l'aéroport pour leur souhaiter un bon voyage : Haizaki se plaignait auprès d'un garçon aux cheveux bleus et d'une fille qui lui tendait un ours en peluche, Endou se faisait sermonné par sa mère pour qu'il prenne soin de lui et Goujin attirait l'attention de tous les passants en riant bruyamment avec son père.

Hiroto n'était que peu étonné de l'absence de ses coéquipiers de Eisei Gakuen – et il ne comprenait pas pourquoi Tatsuya restait si confiant au fait qu'ils finiraient par se présenter.

— Ils ne viendront pas, râla Hiroto. Même Hitomiko ne s'est pas présentée, donc…

— Tatsuya ! Hiroto !

Hiroto n'en crut pas ses yeux lorsqu'il vit débarquer toutes les membres de Eisei Gakuen, accompagnés de sa grande sœur.

— Ouf, vous êtes pas encore partis ! s'exclama Midorikawa en s'approchant d'eux. On a eu un problème avec le bus et à un moment, on croyait qu'on arriverait pas à temps pour vous voir.

— Parle pour toi, je savais qu'on serait pas en retard, déclara Nagumo.

— N'es-tu pas celui qui a pas arrêté de râler qu'on allait les manquer ? contredit Suzuno.

— N'importe quoi !

Hiroto ne comprit pas pourquoi son coeur se mit brusquement à battre avec force. Il déglutit et tourna le dos aux autres. Voilà que ces idiots allaient réussir à le faire pleurer…

.

44. Le choix de Shirou.

— Je te laisse y réfléchir, Shirou.

Shirou hocha la tête et regarda Shinjou rejoindre un autre groupe de la fête organisée pour célébrer la victoire d'Inazuma Japan aux sélections asiatique.

Il savait déjà quelle serait sa décision : il aiderait Shinjou à faire tomber la Fondation Orion. Il prendrait de gros risques en faisant ça mais ça en valait la peine, même si son rôle d'agent double venait à être découvert par ses coéquipiers et que ceux-ci lui tournaient le dos en le voyant devenir un disciple d'Orion.

Shirou allait le faire, pour assurer le bien-être de ses camarades et surtout celui de son petit frère. Atsuya lui avait promis qu'il rejoindrait Inazuma Japan et qu'ils joueraient ensemble. Ce ne serait donc peut-être que pour une courte durée mais qu'importe, tant que Shirou pouvait le protéger des manigances de la Fondation Orion.

Pour qu'Atsuya puisse participer sereinement au FFI, Shirou était prêt à renoncer à sa place au mondial. Ce n'était qu'un petit sacrifice pour une grande cause.

.

45. Le ressenti de Fudou.

Fudou avait eu très tôt cette impression mais s'était forcé à l'ignorer et agir comme si de rien n'était, convaincu que les choses changeraient. Sauf que les matchs passaient, Inazuma Japan s'approchait de plus en plus de la qualification pour le FFI se déroulant en Russie et il commençait à être irrité par tout ça. Même les embrouilles pathétiques entre Hiroto, Haizaki et Ichihoshi ne parvinrent pas à lui faire penser à autre chose.

Il y eu ensuite cette fichue blessure qui le força à quitter temporairement l'équipe et enfin son retour pour la finale.

Pourtant, même après tout ça et alors qu'Inazuma Japan célébrait sa victoire contre Shadow of Orion, Fudou ne put s'empêcher de croiser les bras et de taper rageusement du pied par terre en se posant une simple et unique question : à quoi avait-il servi durant ce FFI ?

.

46. L'entraîneur d'Inazuma Japan.

Contrairement à ce que laissaient croire les apparences, le coach Kudou était un homme assez particulier. Du moins c'était ce que Mizukamiya et son équipe avaient toujours pensé en voyant les stratégies parfois – très souvent – étranges de leur entraîneur, qui n'en était pas moins un élément essentiel aux victoires de Seishou Gakuen. Son choix de mettre sur le terrain d'Inazuma Japan trois joueurs habitués au poste de gardien pour créer une nouvelle Supertechnique et contrer Soccer Zatsugidan en était la preuve.

Mizukamiya ne s'attendait pas à trouver un entraîneur encore plus excentrique que celui de son équipe, jusqu'à ce qu'il rejoigne Inazuma Japan et rencontre Zhao Jin Yun. Il pensait que l'homme ayant mené Inakuni Raimon à la victoire du Football Frontier serait un entraîneur exceptionnel, peut-être même un génie – il fallait au moins ça pour réussir à faire d'Inakuni Raimon une équipe d'exception.

Autant dire que les attentes de Mizukamiya envers les compétentes de Zhao Jin Yun furent vites brisées, et qu'il relativisa beaucoup par rapport aux stratégies particulières du coach Kudou.

.

47. L'assistant de Zhao Jin Yun.

Atsuya se demandait s'il commençait à devenir fou lorsqu'il voyait se promener tranquillement dans les couloirs de l'hôtel de l'équipe japonais un garçon aux cheveux verts portant une casquette. Il était persuadé qu'il s'agissait du capitaine de l'équipe chinoise mais qu'est-ce qu'il fichait ici ?

— Li Hao ? Oh oui, c'est normal qu'il soit ici, lui expliqua Shirou quand Atsuya posa la question à son grand frère. C'est l'assistant du coach. Il est plutôt timide en dehors d'un terrain de football, ce qui explique qu'on le voit plutôt avec son déguisement.

— … Quoi ? Le gamin bizarre qui accompagne partout votre coach encore plus bizarre, c'est lui ?

— Oui.

Cela fit Atsuya se poser une question encore plus importante : de tous les masques existant… pourquoi avoir choisi celui-ci ?

.

48. Le trio de Seishou Gakuen.

Kidou était de retour, venu apporter son aide contre Shadow of Orion. Après que Endou et Gouenji lui aient souhaité un bon retour parmi eux, ce furent ses anciens coéquipiers de Seishou Gakuen qui l'approchèrent.

— Il est bon de te revoir, dit Mizukamiya en souriant. Cela fait un moment que nous ne nous sommes pas retrouvés tous les trois sur un terrain de football.

— C'est certain, confirma Kidou. Ce sera l'occasion de les progrès que nous avons fait séparément.

Ils se tournèrent vers Haizaki qui, les bras croisés, affichait son regard ennuyé habituel.

— Tu n'as rien à dire à Kidou, Haizaki ? lui demanda Mizukamiya.

Haizaki dévisagea en silence le stratège de Raimon avant de dire :

— T'en as mis du temps pour revenir. Beaucoup de choses ont changé durant ton absence. T'as pas intérêt à être à la traîne par rapport au capitaine et moi.

Sans rien ajouter, il fit volte-face et partit rejoindre Asuto et Nosaka.

— Il se changera jamais… soupira Mizukamiya. C'est sa manière à lui de te dire que tu nous as manqué.

Kidou sourit.

— Je sais.

.

49. La relève.

La décision de Gouenji de faire qu'Asuto, Haizaki et Nosaka héritent de son Last Resort n'était pas le fruit du hasard. C'étaient Endou et Kidou qui l'avaient convaincu de choisir ces trois là, ses deux amis certains que le trio réussirait à effectuer cette Supertechnique difficile à réaliser.

Alors Gouenji leur avait fait confiance mais se mit à douter de son choix sur ses héritiers lorsque ceux-ci, malgré ses indications, ne parvinrent pas à reproduire son Last Resort.

— Donne-leur un peu de temps, lui avait conseillé Kidou par téléphone – sa présence en Russie avec l'équipe aurait d'ailleurs été très utile en ce moment.

— Ils y arriveront, lui affirma Endou avec assurance. Je sais qu'ils en sont capables !

Endou et Kidou eurent raison.

Quand Gouenji vit de ses propres yeux le Last Resort Σ exécuté par Nosaka, Ichihoshi, Haizaki et Asuto, il ne put qu'être impressionné.

Ce Last Resort Σ était l'expression ultime de la volonté qui animait ces quatre garçon… comme un certain trio de Raimon lors du Football Frontier.

.

50. Les vainqueurs du Football Frontier International.

Le coup de sifflet final retentit sous l'incrédulité des joueurs d'Inazuma Japan. Ils avaient l'impression que le match les opposant à Perfect Park venait tout juste de commencer et pourtant le voilà déjà fini ?

Ils entendirent à peine les voix des commentateurs alors que tous les regards se portèrent sur le panneau d'affichage des scores. 2-1.

Ils se tournèrent vers leur capitaine. Dans ses cages, Endou paraissait aussi ébahi qu'eux, puis le gardien de buts cligna des yeux et sous une myriade de confettis explosant sur le stade, cria à pleins poumons pendant que les commentateurs hurlèrent en coeur :

— INAZUMA JAPAN A GAGNÉ !

Ce jour là ne fut pas tant la victoire d'une équipe à un championnat international que la confirmation par Inazuma Japan de ce que devait être le véritable football : un sport où la déesse de la victoire souriait à ceux qui mettaient tout leur coeur dans un jeu honnête jusqu'à ce que le meilleur gagne.

Le football d'Endou Mamoru.


N.B de fin : Une petite pensée pour Fudou, Sakanoue et tous ces personnages d'Inazuma Japan qui ont servi à rien durant le FFI d'Orion. Vous aviez un potentiel incroyable mais complètement mis de côté parce que la série a oublié qu'elle devait faire plus de 70 épisodes et pas seulement 49…