Défi : AU en folie (Salle de jeux du Fof)
Prompt : Guerre
Contexte : The Boys présente un monde où des supers-héros sont présents et font partie de l'industrie aussi bien en temps que divertissement (film, produits dérivés ...) et arme (police métropolitaine, aide humanitaire), la plupart ne sont pas du tout sympa. Et ils ne doivent leur pouvoir qu'au composé V une substance bleue aussi utilisable comme drogue.
Lueur
Annie sentit une pression sur son ventre et son épaule droite. Quelqu'un la portait. Le sang s'écoulait par sa bouche et tombait sur la veste noire, et sale de quelqu'un. Dans un état second, elle vit qu'on enlevait son costume précautionneusement et qu'à la place, on lui mit qu'une chemise. Elle fut balancée de nouveau sur l'épaule de la personne et la route reprit. Brusque. Douloureuse.
La guerre c'était déjà nul en temps normal.
Avec des super-héros, ça devenait une merde colossale.
À son réveil, plusieurs heures plus tard, la jeune femme essaya de se rappeler qui elle était, où elle était et surtout pourquoi. Mais tout ce qu'elle entendait, c'était sa voix de fillette durant la présentation aux concours de Miss Super :
— Bonjour à tous, je suis Stella. Je suis une super-héros parce que Dieu m'a offert un immense cadeau et que je souhaite le partager avec tous.
— Annie, tu vas bien ?!
La voix inquiète de Hughie la poussa à se redresser. L'homme était toujours aussi gringalet, il avait la tête de ceux qui imposent pas leur avis. Il était un leader dans leur vaine résistance. C'était aussi un ex-petit-copain qu'elle avait toujours envie d'embrasser au réveil.
— Je vais toujours bien.
Des tambours battaient dans sa tête, il lui semblait qu'il lui manquait une jambe. Elle se sentait tellement faible et eut mille difficultés à boire ce fichu verre d'eau. Pourtant elle n'oserait jamais se plaindre. Pour la putain de bonne raison qu'elle faisait partie des gens que l'on sauvait à chaque fois. Les super-héros.
Hughie lui sourit doucement et l'aida calmement à mettre un bas de survêtement. Ce n'était pas leur première fois, loin de là. Il ouvrit une compote industriel et commença à la faire manger petit à petit. Ça aussi ce n'était pas leur première fois. Mais c'était le dernier résidu de tendresse entre eux alors elle en profitait comme elle le pouvait.
« C'est la bannière étoilée ! Oh puisse-t-elle longtemps flotter
Sur la terre de la Liberté et la patrie des courageux. »
Les États-Unis n'étaient plus ce qu'ils étaient. Tout ça parce que quelques uns n'avaient pas fermé leur gueule. Quand Hughie partit, Annie se dit qu'ils avaient tous les deux étaient bien naïfs. Parce que sincèrement, il n'y avait que les gamins naîfs pour se mettre en colère devant une injustice. L'industrie des super-héros était la quintessence d'un capitalisme amoral fonctionnant contre la démocratie s'y besoin. Et ils avaient eu la bêtise de s'appuyer sur cette démocratie.
Constatant que Vought avait créé des super-terroristes, leur petit groupe avait eu l'idée de les traquer pour laisser un chance aux super-héros de les tuer avant qu'ils n'aient le temps de s'organiser. Hughie devait être stupide mais pour lui ce genre de magouilles devait venir de haut lieux, pas du Protecteur directement. Il avait annoncé que les super-héros ne pouvaient pas travailler dans ses conditions et que face aux refus de collaboration du gouvernement, ils ne pourraient défendre les intérêts de la Mère patrie hors du territoire.
Pour éviter un mouvement de foule qui aurait pousser le Congrès à voter en faveur du recruteur des supers au sein de l'armée, le FBI et leur petit groupe avaient décidé de rendre publique l'utilisation du composé V et la création de ces super-terroristes.
Cela avait fait exploser leur pays. Tout simplement.
Les Sept s'étaient divisé. Le Congrès s'était divisé. Les citoyens s'étaient divisés.
Le Protecteur avait annoncé qu'il protégerait ceux qui le rejoignaient et onze États avaient fait sécession pour lui. Il en avait obtenu cinq autres par la force. C'était la pire des guerres à ses yeux.
« En tant que super-héros, j'espère apporter du soutien et de l'espoir à tous, je travaillerai dure pour être digne de votre confiance. Je me battrai toujours pour ce qui est juste. »
Stella, la jeune recrue, super-héros prometteuse, sauvée de multiples fois parce que c'était la seule arme à peu près performante contre le Protecteur. Les autres pouvaient mourir mais pas elle. Si elle tombait, les États-Unis tombaient entre les mains d'un despote tout puissant qui n'avait pas encore montré de signe de vieillissement.
Annie se força à boire de l'eau. Le FBI avait dû voir le coup venir car il y avait de nombreux bunkers aux revêtements en plomb pour demeurer cacher du regard du super des supers. Mais la vie n'était pas dedans, elle était dehors. Et chaque fois que le Protecteur les survolait, elle se demandait quand est-ce qu'il les raserait pour toujours d'un rayon lumineux. Il était assez colérique et puissant pour le faire.
Certains jours, elle n'attendait que cela.
Il fallait qu'elle sorte façon de parler mais qu'elle fasse quelque chose d'autres qu'attendre. Elle sorte et se mit à la recherche du couple le plus mignon qui existe à ses yeux. Kimiko et le Français travaillaient ensemble sur des armes capables de tracer des super-héros. Au moins, personne n'était prêt à se contenter de contre-attaque ici et Hughie n'était pas le dernier d'entre eux.
Dès qu'elle croisa son regard, Kimiko lui sourit sincèrement avant de lui prendre la main. Elles étaient rapidement devenues amies. Elles aimaient se tenir l'une contre l'autre devant un match de tennis mais aussi se battre avec hargne sous prétexte d'entraînement. En plein milieu du couloir, Kimiko s'arrêta et la prit simplement dans ses bras. Elle faisait partie des super-terroristes de Vought mais elle était difficile à manipuler alors ils s'étaient contenté de l'enfermer. Jusqu'à l'arrivée de Hughie et ses amis.
C'était tellement agréable. Annie se rappela pourquoi elle adorait son pouvoir. Elle adorait toutes les facettes de qui elle était. Elle apportait la lumière bon sang ! Divin ou pas, ce pouvoir représentait ce à quoi elle aspirait. Être utile, apporter du bon autour d'elle. Elle était dépitée de voir les gens mourir autour d'elle, pour elle mais elle allait travailler plus fort pour réduire ce nombre au maximum.
Elle était la jeune recrue des Sept et elle allait abattre le Big Boss.
