Et re-coucou ! Le défi n°5 est sorti il y a tout juste 1h donc me voici xD Il m'a beaucoup inspiré ! Le but du défi est d'écrire à la première personne (on a un bonus si on écrit à la deuxième personne). Eri a tout de suite surgi dans mon esprit. Lors de l'évent de l'été dernier, j'ai également écrit sur Eri et le thème de son post-trauma donc vous pouvez considérer ce OS comme la continuité de Voyager (du recueil Chaleur d'été) N'hésitez pas à le lire avant (ou après) si ce n'est pas déjà fait :3

Warning : post-trauma d'une enfant, angoisse d'une enfant maltraité. Spoil de la saison 4.


Tu es seule dans cette chambre. Il fait noir et tu as peur, tu détestes le noir. Tu as trop souvent été oubliée dans le noir. Ça t'angoisse. Tu caches tes pieds sous la couette, malgré la chaleur de l'été. Sous la couverture, ils sont protégés, le monstre ne pourra pas les attraper.

Le silence règne dans la maison, pourtant tu entends des bruits. Ta respiration, d'abord, que tu n'arrives pas à calmer. Des craquements, ensuite, quelqu'un est entrain d'approcher. C'est le monstre qui est venu te tuer.

Ta tête file sous l'oreiller et tu le serres très fort. Ta main est plaquée contre ta bouche, ton cœur s'emballe. Il ne faut pas faire de bruit ou il va te trouver

Mirio, Mirio, Mirio.

Tu n'arrêtes pas de l'appeler dans tes pensées mais il ne viendra jamais, tu le sais. Tu te mets à pleurer, tes sanglots muets t'étouffent, ta morve commence à couler. Non, non, non, il ne faut rien salir ou il sera fâché. Il ne faut pas l'énerver, jamais. Tu veux fuir mais le monde extérieur t'effraie. Ça, il te l'a bien appris, malgré tes nombreuses fuites. Un mélange de sanglot et de couinement apeuré t'échappe. Tu ne veux pas rester ici. Oui, le monde extérieur t'effraie mais les chambres noires et le monstre te terrifient. C'est plus fort que toi, tu n'y peux rien.

Tu n'en peux plus, tu dois t'en aller. Tu le sens, tu le sais, le monstre vient pour te tuer. Tu sors la tête de sous ton oreiller et tu tends l'oreille. Les pas se sont éloignés. Doucement, tu quittes ton lit. Le parquet grince, tu te figes. Ton cœur s'emballe, ton estomac se tord et tes larmes redoublent sur tes joues. Tu as envie de vomir, tu n'es pas belle à voir. L'angoisse n'est définitivement pas faite pour toi.

Attentive, tu sors de ta chambre. Elle n'est pas verrouillée, il a oublié de t'enfermer. Tu descends les escaliers, transpirante, le souffle complètement bloqué et angoissée à l'idée de faire du bruit et de l'attirer. Tu as presque atteint la sortie, elle est là, devant toi.

Soudain, tu te figes. Il y a une silhouette dans la cuisine. Le monstre est là. Oubliée la discrétion, tu hurles, horrifiée, et tes jambes détalent droit vers la porte.

« Eri ! »

Quelqu'un crie. Une femme n'arrête pas de répéter ton nom en criant. Toi, tu fuis. C'est un piège, le monstre l'avait déjà fait. Tu cours, tu ouvre la porte violemment (elle se fracasse contre le mur) et tu sors de la maison comme un boulet de canon. Tu as l'impression de voler. Tes jambes ont du mal à te suivre, tes poumons brûlent, tu as du mal à respirer mais tu persistes. Tu ne regardes pas derrière toi, jamais, sinon il pourrait te rattraper.

C'est Mirio qui va te retrouver, comme toujours, cachée dans le local poubelle du quartier.