Merci pour tous vos commentaires ! Ils me font très plaisirs :3 Aujourd'hui, je vous poste le défi 6 où le but est d'écrire un UA âme soeur, western ou café. J'ai choisi l'ua café avec Hawks en personnage principal ^u^ C'est la suite direct du défi n°3 : Aimer à en mourir (2ème OS posté), donc je vous conseil de le lire avant de commencer celui-ci. J'espère qu'il vous plaira :D
Warning : spoiler sur le nom d'Hawks, relation homosexuel mentionné. Si vous êtes mal à l'aise avec ce thème et/ou ne voulez pas vous faire spoiler, ne lisez pas.
Le café était bondé en ce samedi après-midi. Hawks courait partout avec le sourire pour servir les clients. Il travaillait ici, le week-end, en dehors de l'université et de son intérim chez le père de son petit ami, pour se faire des économies. Le commerce était spécialisé en dessin sur mousse et, sans se vanter, le blond s'en sortait plutôt pas mal.
Alors qu'il était au comptoir, entrain de préparer la commande d'une table, il aperçut l'un de ses collègues galérer avec la machine à café traditionnelle. C'était un petit nouveau qu'il avait prit sous son aile.
« Tokoyami, prend le moulin à moudre le café manuel plutôt. On est en heure de pointe, il faut assurer le spectacle ! », lui conseilla Keigo avec un clin d'œil.
Il réduisit la distance entre eux deux et ajouta, plus bas, cette fois, comme s'il lui confiait un secret :
« Je t'apprendrai à utiliser ce monstre à notre pause, c'est un casse tête au début. J'ai bien dû le bloquer huit fois avant qu'on me laisse le ré-approcher. »
Ça fit sourire le petit nouveau qui se détendit et le remercia. Objectif accompli.
« Hawks, table 4 pour toi ! Six couverts ! », l'informa Bugs Bunny (ou plutôt Miruko, au café, de son vrai nom Rumi, mais il préférait l'appeler Bugs Bunny, ça l'enrageait à chaque fois).
« Oui, oui, j'arrive ! »
Aussitôt dis, aussitôt fait. L'étudiant prit cinq menus et se dirigea vers la table, son sourire commercial toujours en place. Cependant, à la vue des clients, son cœur rata un battement et son sourire se figea. C'était la famille Todoroki. Il était venu le voir. Son cœur parti de plus belle, comme s'il voulait rattraper les précieuses secondes qu'il avait perdu et il senti ses joues chauffer. Son sourire se fit d'autant plus rayonnant et plus vrai lorsqu'il s'approcha d'eux.
« Bienvenu à La Ligue des supers-vilains ! Je m'appelle Hawks, vilain du faucon, pour vous servir. Voici les menus, n'hésitez pas à m'appeler à tout moment. »
Petit clin d'œil, deuxième sourire de méchant garçon et voilà, son speech était parfaitement exécuté.
« Tu ne m'avais pas dit que ton petit ami travaillait dans ce café, Tōya. »
Son patron, Enji, s'était directement adressé à son petit ami, le premier enfant de la fraterie. Keigo senti ses joues rosir encore plus malgré le sourire assuré qu'il conservait. il avait l'impression que son cœur voulait s'échapper de son corps. Il avait besoin de respirer. Mais les petits fourmillements dans son estomac rendait sa situation tout sauf désagréable.
Le blond lança un regard à la dérobée à son petit ami qui jouait l'ignorant. Natsuo essaya de retenir son pouffement avec plus ou moins de succès (Keigo l'avait tout de suite cramé) mais le regard noir de Tōya et le coup de coude dans les côtes de Fuyumi le calma bien vite. Shōto, lui, était à son habitude très peu concerné par le monde qui l'entourait.
« Le hasard fait bien les choses » fit Tōya en levant les mains et haussant des épaules.
Ce fut Keigo qui ne put retenir son petit rire, cette fois-ci. Son petit ami était un très mauvais menteur. Il distribua les menus à la famille Todoroki, recevant un sourire ou un remerciement de chaque membre de celle-ci. Tōya laissa même s'égarer quelques secondes de trop sur la sienne, le faisant sourire d'autant plus. Aujourd'hui allait être une bonne journée, Keigo le sentait.
Cependant, lorsqu'il tendit a le menu à Enji, il aperçut son alliance qui brillait à son doigt. Malaise et gène furent au rendez-vous dans l'estomac du faucon. Pourtant, il ne faisait rien de mal, il n'avait jamais rien dit à personne, jamais rien tenté, alors pourquoi est-ce qu'il se sentait aussi con ?
« Ton intérim ne te suffit pas à payer ton loyer ? »
La question avait été posée sur le ton de la discussion. Il n'y avait aucune inquiétude ou marque d'affection dans sa voix, si ce n'était de la curiosité mais Keigo trouvait ça adorable. Enji se faisait du souci pour lui. Il s'empressa de le rassurer.
« Ah non, non, c'est largement suffisant, monsieur. Je travail ici pour me faire des économies, au cas où. »
Il l'appelait monsieur et il le vouvoyait pourtant son cœur se gonfla de bonheur. Son malaise avait complètement disparut, son sourire idiot ne voulait plus le quitter. On aurait dit qu'il avait reçu un shoot d'amphétamine. Enji venait de l'approuver. Même si ça n'avait été qu'un simple hochement de tête, il avait vu la satisfaction et la fierté dans ses yeux. Il n'entendit même pas les compliments de sa femme quant à son sérieux et à sa volonté et les commentaires de ses enfants. Tout le reste était passé au second plan.
Lorsque les commandes furent prises, il ne tarda pas à aller les préparer, pour ne pas dire qu'il s'était précipité au comptoir. Ça fit rire plus d'un de ses collègues qui étaient au courant de sa relation avec le roux (enfin, plus si roux que ça, depuis sa teinture noire d'Halloween, il était passé au blanc).
« Alors Don Juan, on fait les yeux de biche pour son petit ami ? », le taquina Bugs Bunny.
Le sourire rayonnant d'Hawks n'aurait put être plus vrai. Il n'eut même pas besoin de lui répondre, tant son corps parlait pour lui. Il sentait le bonheur à des kilomètres. Un phare n'aurait pas su être plus efficace que lui, tant son sourire Colgate illuminait le monde qui l'entourait. Il était sur son petit nuage de joie.
Il revient vite à la table avec les commandes et la crème pour dessiner sur les cafés.
« La politesse l'exige, mesdemoiselles, nous allons commencer par vous. Que souhaitez-vous sur vos cafés ? »
Fuyumi avait choisi une tortue ninja pour son expresso et Rei une tulipe pour son café au lait. Shōto un ourson pour son frappuccino (ce garçon était adorable derrière son air un peu perdu) et Natsuo un chat pour son chocolat à la cannelle. Tenko raffolait des chats, coïncidence ? Surement pas ! le petit sourire gêné du garçon en réponse de son rictus amusé conforta Keigo dans son idée que ces deux là étaient fait l'un pour l'autre.
Enji et Tōya avait tout deux pris un café noir. Keigo commença par le plus âgé.
« Et vous, que souhaitez-vous sur votre café ? »
« Un faucon. »
La réponse avait été si rapidement donnée qu'elle ne laissait place à aucune hésitation. Un faucon. Il l'avait choisi lui. Keigo senti son sang battre dans ses tempes et entendis son cœurs tout près de ses tympan.
« Haha, le grand Hawks vous a tapé dans l'œil ? Je suis assez charismatique, les clients tombent souvent sous mon charme~ »
L'humour fonctionnait toujours pour dissimuler sa gêne et son cœur tout chamboulé. Il ne remarqua pas le regard noir que son petit-ami lança à son père. Le blond se pencha sur l'épaule du client, d'Enji, son patron. Avec sa crème, il commença le dessin. Son odeur musquée lui chatouillait le nez, ses cheveux roux venaient lui caresser la peau et sa chaleur qui se dégageait naturellement de lui l'attirait.
« Et voilà votre faucon ! Je pourrai même vous signer un autographe avant votre départ. », ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Non, Keigo ne l'aimait pas. Ce n'était pas de l'amour, c'était bien plus fort que ça. Une sorte… d'adulation. Tout chez lui l'impressionnait, l'attirait, le faisait fondre et nourrissait sa chaleur grondante intérieur. De son corps musclé à son attitude protectrice bien caché derrière sa mauvaise humeur.
« Le meilleur pour la fin, beau gosse. »De nouveau un clin d'œil et un sourire. Un sourire plus doux, moins envouté, plus vraie.
« Que souhaites-tu dans ton café ? »
« Surprend moi », lui susurra -t-il avec son rictus des soirée chaudes. Celui qu'il sortait lorsqu'il lui promettait une nuit épicée.
Keigo haussa un sourcil. Il voulait jouer ? Il allait le trouver ! Le blond lui offrit un grand sourire commercial et minauda :
« Tout de suite, mon cher monsieur ! »
Puis il lui dessina avec application et rigueur un joli pénis en érection avec des cœurs qui sortaient de l'urètre.
« Et voici, j'espère que votre dessin vous convient~ N'hésitez pas à m'appeler si vous avez la moindre question !»
Et il s'en alla presque immédiatement en lui tournant le dos, se retenant de regarder en arrière pour voir l'expression de Tōya. En revanche, l'éclat de rire de Natsuo, il l'entendit bien. Il ne voulait pas lui montrer qu'il se foutait de sa gueule ouvertement (pas trop, du moins), autrement, Keigo ne pourra plus s'assoir pendant des jours et il ne pouvait pas se le permettre avec la fac et son intérim dans la boite d'assurance d'Enji.
Lorsqu'il fut de nouveau derrière le comptoir, il s'accroupit, se cachant derrière le meuble. Il ne voulait pas que les autres le voient gagatiser, les joues rouges, à sautiller derrière le bar, un sourire idiot lui mangeant le visage et les yeux pétillants de joie. S'il avait des ailes, comme le héros qu'il incarnait ici, elles auraient battu de bonheur dans son dos.
Il y avait Enji dans son café ! Il y avait Enji dans son café !
Son excitation lui provoqua une quinte de toux. Keigo se calma bien vite. Cependant, il cracha de quelques tulipes. Tiens, elles étaient encore là. Elles étaient plus nombreuses cette fois. Pourtant, il avait bien fait attention hier et s'était lavé correctement.
Il n'y fit pas plus attention que ça. Non, aujourd'hui allait être la meilleure journée de sa vie. D'abord, la famille Todoroki était au complet dans son café, ensuite il avait une visioconférence avec Enji et d'autres collaborateur ce soir et, enfin, cette nuit, il allait la passer avec son petit-ami. Non, Keigo ne pouvait pas être plus comblé.
