La chanson au début du chapitre précédent est inspirée de celle de Pirates des Caraïbes (vous savez, quand ils dansent autour du feu, bourrés, abandonnés sur la plage...) Les autres sont originales mdr.

Grand merci aux reviewers ! (Auxquels j'ai je crois, tous répondu ! - sauf les anonymes mais leurs commentaires me font autant plaisir...)

Auteur : Lupiot
Genre : Ship (centré sur les relations entre les persos) /Action
Disclaimer : blabla...si j'étais JKR mon banquier le saurait.

Petit, chapitre 3

Cette petite chose devait contenir une quantité fabuleuse de puissances mauvaises.

Vraiment puissantes. Vraiment mauvaises.

(Chapitre 4)

-On transplane ! indiqua Lucius.
-Avery garde ta baguette dans un périmètre de vingt centimètres autour de ton corps s'il te plaît.
-On transplane j'ai dit !
-Un problème Lucius ?
-Nan parce que la dernière fois il a faillit me crever un œil...
-Ah c'était lui ? J'ai sentit un truc dans le cul aussi...
-Vous êtes cons.
-Hey, Avery, t'...
-On TRANSPLANE !
-Hou-hou t'énerve pas ma folle, on y va.

HP-LV-HP-LV

Les mangemorts vont et viennent. Ils partent d'humeurs divers et rentrent d'humeurs diverses. Souvent, ils reviennent pleins de sang. Parfois ils ramènent des prisonniers. Et toujours, à la fin, il y a une fête.

-...POUR MA POMMEUH, MA POMMEUH, MA POMMEUH ! POUR MA POMME, PAS POUR LA TIENNE ! -hips
-Enveuoyez le BeauDeuil !
-Le Bour-gueil
-La boeuteille, kôa. Mé dites ? Le petit devrait pas aller se coucher ?
-Ki -hips ?
-Luilà... Bah oùkilé ?... Oh non les gars on va encore se faire démonter...
-On s'en fout c'est toi kilavu le dernier, c'est pour ta pomme.
-POUR SA POMMEUH, SA POMMEUH, SA POMMEUH...

HP-LV-HP-LV

-Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute une pierre de lune dans une potion de sommeil ?
-Un poison Fais-Dodo-Pour-Toujours sans changer ni l'odeur ni le goût ni la consistance de la potion.
-Oui et quel est le nom de ce poison ?
-J'arrive jamais à me souveniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir...
-La goutte lunaire de Mandlevskaïev.
-La goutte lunaire de Mandlevskaïev, répéta Harry en hochant la tête.
-Si tu réussis l'exercice suivant, nous irons au laboratoire demain.

Harry ouvrit la bouche béatement, trop heureux.

-Je t'apprendrai à faire une potion de sommeil, continua Severus en rangeant le livre de théorie qu'il avait trouvé pour l'enfant.
-Trop bien !
-Je t'ai dit que tu devais réussir l'exercice suivant.

Severus marcha jusqu'à un petit cagibi, qui s'ouvrit en grinçant. Il revint avec une cage contenant un hérisson et vit Harry se rembrunir. Le petit bloquait sur le Doloris, mais le Maître avait insisté pour qu'il le maîtrise. L'homme savait qu'ils n'iraient pas au laboratoire demain. Il espérait seulement que la motivation entraînerait des progrès du côté du sortilège impardonnable.

-Un hérisson, constata l'enfant d'un ton plat.
-Ils bougent moins que les chats, expliqua Severus en déposant l'animal à terre. Commençons.

-Harry il f...
-Vous savez le faire, vous, non ?

Severus arqua un sourcil. Le jour où les mangemorts ne jetteront plus de Doloris, Lord Voldemort distribuera des barbe-à-papa.

-Bien sûr.
-Vous pouvez me montrer encore, s'il vous plaît ?

Severus s'exécuta. Pendant que l'animal se tortillait de douleur il observa en coin l'attitude du gamin. Absolument pas choqué ni révulsé. Mais pourquoi donc bloquait-il, dans ce cas ?

La baguette se releva. Il y eut un petit silence. Puis Harry fronça les sourcils, ayant l'air de réfléchir. Severus attendit patiemment qu'il veuille bien lui faire part de son dilemme. Le gamin avait l'air d'avoir du mal à l'exprimer.

-Pourquoi tu n'y arrives pas Harry ? Tu sais bien que le Seigneur des Ténèbres veut que...
-Oui, oui...

Il fit une pause.

-A quoi ça sert ?

Severus se raidit.

-A quoi ça sert, de lancer un Doloris sur un hérisson ?

Pour la première fois de sa vie, l'homme fut un instant incapable de trouver une réponse. Puis il se reprit.

-C'est simplement plus facile que de le lancer à un homme. Il vaut mieux que tu commences par là.
-Et...sur les hommes ?
-C'est très utile pour faire parler les prisonniers, par exemple. Le Maître s'en sert aussi pour punir.
-D'accord.

L'enfant se tourna vers le hérisson. Hésita.

-Il faut que j'imagine que je dois faire parler un hérisson. C'est difficile, vous savez. Je pourrais pas plutôt avoir un homme ?

God. Très bien.

-J'en parlerai au Maître dès qu'il sera rentrée, dit Severus d'un ton froid.

En quittant Harry il se sentit incroyablement las. Six ans. Il n'avait que six ans. Un instant Severus avait cru que l'enfant remettait en question l'idée de torture, mais pas du tout. Il voulait simplement une raison. A présent, il ne doutait plus qu'Harry saurait lancer un Doloris. Sur un homme. Severus sentit un drôle de sentiment le prendre à la gorge. Six ans.

Il faudrait qu'il fasse gaffe à ses fesses dans l'avenir.

HP-LV-HP-LV

Une multitude de « Crack » se fit entendre.

-Avery la prochaine fois tu laisses ta baguette ici.
-Ah-ah.
-Il y a des blessés ?
-A part toi Lucius, personne.
-Avery, définitivement, ferme-la.

-Moi je suis touché dans le dos...
-Cet Auror m'a salement amoché le bras...
-Je me suis pris un Museleur en pleine face...
-Moi j'ai reçu un vilain truc dans les côtes...
-Et moi j'ai mal à l'œil...
-Ça explique-toi avec Avery.

HP-LV-HP-LV

Severus releva à peine lorsque la porte du laboratoire s'entrouvrit. Les cachots avaient souvent la visite de Harry. Il continua sa préparation. L'enfant s'approcha silencieusement, s'accouda au plan de travail et observa la Maître des potions travailler toute la matinée. Parfois, il fermait les yeux et respirait doucement ce qui se dégageaient des bocaux, des chaudrons...

Severus se lava les mains, les essuya avec application, rangea les ingrédients inutilisés et s'apprêta à sortir. Il s'arrêta sur la pas de la porte. Harry était toujours là. Oh, il pouvait rester après tout ; il faisait ce qu'il voulait, il était l'héritier de Lord Voldemort. Severus éteignit les bougies. Les ralluma. La petite silhouette n'avait pas bougé. Intrigué, le mangemort s'approcha, sentant le coup fourré - Harry était du genre joyeux, donc un peu blagueur.

Non.

Il dormait.

Severus secoua la tête, un début de sourire se profilant sur ses lèvres. Il attrapa délicatement le futur mage noir et alla le déposer sur le canapé en cuir de ses appartements, avant d'aller se fumer une cigarette.

HP-LV-HP-LV

Voldemort se leva.

-Mangemorts ! déclara-t-il en embrassant d'un regard l'assemblée de ses fidèles.

Le silence était lourd et l'atmosphère glacée.

-Cette petite réunion a pour but... de mettre ccccccertaines choses au point.

Quelques mangemorts tremblèrent dans la salle. Une petite silhouette se tenait debout à côté du trône, en observatrice. Le Seigneur des Ténèbres murmura de sa voix gelée qu'il n'était pas satisfait du cours qu'avait pris une attaque. Certains de ses serviteurs y étaient morts, cela signifiait soit qu'il n'étaient pas assez entraînés, soit qu'il n'avaient pas fait de leur mieux durant cette attaque. Soit les deux. Voldemort sourit cruellement. Un nom résonna de façon apocalyptique.

Tous ses compagnons restèrent de marbre tandis que le concerné s'avançait d'un pas tremblant au milieu du demi-cercle de silhouettes noires ; n'espérant plus que pour eux. Ne pas être les prochains. L'homme appelé tomba à genoux à deux mètres du Seigneur des Ténèbres et rampa en tremblant jusqu'à ses chaussures, où il se mit fiévreusement à embrasser le bas de Ses robes.

A côté du trône, le cœur d'un petit garçon se souleva brusquement et dut être contenu violemment pour ne pas se répandre en vomi sur les dalles.

-Sssssssssais-tu pourquoi j'ai appelé ton nom, Ecknar ?
-...Je...je...Je ne vous ai pas satisfait, mon Maître, dit le mangemort, la voix brisée.
-Sssais-tu pourquoi ? demanda Voldemort d'un ton tranquille.
-...n...non...
-Voyez, mes fidèles mangemorts, appela le Seigneur des ténèbres en relevant la tête, ce serviteur a fait de son mieux, j'en sssuis sssûr, lors de la bataille au département des mystères. Il s'est bien battu, je l'ai vu. S'il n'avait pas eut à supporter l'incompétence de certains d'entre vous, il n'aurait pas échoué dans la tâche que je lui avait confiée, siffla Voldemort et le mangemort agenouillé trembla de plus belle. Ecknar, mon Ecknar... ce serait un tel gâchis de me séparer de toi... Harry veux-tu venir ici ?

Surpris mais n'en laissant rien paraître, le garçon s'avança, jusqu'à se retrouver juste à côté de Lord Voldemort, en face de ce type répugnant.

-Ecknar il t'es déjà arrivé de croiser ce garçon dans le château. Je ne me souviens plus exactement, quelle appellation lui as-tu donnée ?

-Réponds comment l'as-tu appelé ?
-... « H-Hey, le m-môme ! »
-Ecknar qui est ce garçon ?
-C'est... c'est Harry Potter. Il est votre héritier mon Maître.
-Quand on me croise dans un couloir, on ne m'appelle pas « môme », n'est-ce pas ? susurra Voldemort. Harry, tue-le.

Lord Voldemort retourna s'asseoir sur son trône et regarda le jeune garçon s'avancer sobrement sur sa proie.

-Endoloris !

Un cri déchira l'air et devint un long hurlement de douleur alors que Harry intensifiait le sortilège, la mâchoire crispée. Lord Voldemort lui avait dit de le tuer. Il n'avait pas précisé le moyen. Cet homme le dégoûtait au plus haut point, comment avait-il pu baiser Ses robes ? Le mangemort expira après de longues minutes de torture. Harry se tourna vers le trône. Le visage blafard du Seigneur des ténèbres s'éclaircit d'un petit sourire. Celui de l'enfant s'illumina et se fendit lui d'un sourire radieux. Severus sentit quelque chose se coincer dans sa gorge.

Les punitions habituelles s'ensuivirent. Les mangemorts coupables d'avoir échoué ou d'avoir entravé la bonne marche des opérations dans le département des mystères subissaient le Doloris, plus ou moins longtemps. On ne s'habitue jamais au Doloris. Et aujourd'hui, les punitions étaient infligées par Harry. Harry. Severus admira le génie de Voldemort : un homme avait suffit pour que le message passe. Il fallait respecter Harry. Très bien. Mais en faisant faire à l'enfant ce qu'Il faisait lui-même d'habitude, Voldemort faisait d'une pierre deux coups : il intégrait dans les esprits l'idée que son héritier puisse le remplacer et surtout, il leur faisait prendre conscience de sa puissance. Savoir jeter plus que convenablement les impardonnables à seulement bientôt sept ans n'était pas anodin et forçait l'admiration et, Severus et Voldemort le savaient, la peur.

Severus ne fut pas torturé. Il avait été irréprochable. Il était presque toujours irréprochable.

HP-LV-HP-LV

Les mangemorts donnaient à Harry du Monseigneur et saluaient bien bas. Le gosse s'en amusait. Seuls Severus, parce qu'il étaient une sorte d'instructeur, et bien sûr Voldemort, parce que c'était Voldemort, l'appelaient toujours Harry.

-Et quand je fais cette clé, tu peux sortir en faisant...
-Et si je fais comme ça avec le bras, vous pouvez pas faire la clé si ?
-Tu peux sortir en faisant...
-Je peux vous écraser les orteils. Avery m'a dit, y a cinq coups douloureux très pratiques à connaître : l'écrasage des orteils, le coup de genoux entre les jambes, le coup de coude sous le menton...
-Tu peux sortir en faisant...
-Des guilis !

Severus enseignait à Harry l'art du combat. Ce qui était très, très fatiguant.

-Harry tu m'écoutes un peu ?
-Mouih...mais il fait trop beau... !
-Et alors ?
-Vous voulez pas aller vous battre dehors ?

Severus accepta de mauvaise grâce et le gamin s'enfuit en courant, sauta par-dessus un vieux muret et alla se rouler dans l'herbe sauvage ensoleillée. On aurait dit n'importe quel gamin en vacances scolaires. Severus repartirait dans une semaine à Poudlard. Le gamin le lui avait dit la veille, il s'ennuierait un peu, après son départ.

-Vous avez l'air bizarre.

Severus était appuyé contre le mur extérieur donnant sur une sorte de cour désaffectée, la nuit tombait. Il se tourna à demi, un début de sourire aux lèvres.

-Je repars dans quelques jours.
-Oh.
-Et je dois réussir à faire rentrer entre tes deux oreilles l'emploi de l'Imperium avant cette date. C'est pour ça, que j'ai l'air bizarre.
-Aïe, dit l'enfant en riant, c'est pas gagné.

Il shoota dans un cailloux en commençant à chanter de sa voix claire le refrain de ce chant si troublant que Severus avait entendu pour la première fois accompagné d'un piano, il y a trois ans de cela. La voix s'éteignit dans le vent et Harry resta silencieux.

-C'est pas drôle quand vous êtes pas là.

Severus fut un peu surpris.

-Les autres, c'est que des mangemorts.
-...
-Vous c'est pas pareil, expliqua l'enfant. Les autres on peut pas parler avec eux.

Severus était un peu d'accord. Mais ce devait être pire pour un enfant qu'on appelait 'Monseigneur'.

-Y a que avec vous et avec Lord Voldemort que je peux m'amuser. Je peux m'amuser tout seul aussi, mais c'est moins bien.

Lord Voldemort coulait tout seul dans la bouche du garçon. C'était tout naturel de s'amuser avec Lord Voldemort.

-Y a la mer près d'ici ?

Harry pouvait le surprendre à chaque mot qu'il prononçait.

-La mer ?
-Oui, j'aimerais voir la mer. Y a la mer près d'ici ?
-Pas vraiment. Le château est très isolé. Au fin-fond du pays.
-Ah...

Nouveau silence. La nuit était tombée. Soudain, l'enfant parut se réjouir. Il montra de son doigt, au loin, la marque des Ténèbres qui apparaissait, point vert brillant, sans doute au-dessus d'une quelconque habitation.

-Il va bientôt rentrer ! dit Harry en s'élançant vers les appartements du Maître.

Le matin, Harry avait été très attentif à propos de l'Imperium. Severus supposait que c'était pour faire plaisir au Maître, mais il savait aussi que c'était pour lui éviter d'être trop 'puni' avant de partir. Voldemort ne plaisantait pas avec les échéances : s'il voulait que son héritier apprennent le sort impardonnable avant le départ de Severus, Harry saurait lancer un Imperium avant cette date. Sinon, il faudrait s'attendre aux conséquences.

Severus regarda sombrement le garçon guetter une quelconque bestiole dans les hautes herbes. Cette même boule qu'il n'y a pas longtemps vint lui bloquer la gorge.

Hp-LV-HP-LV

On était mi-septembre. Assis sur les genoux de Lord Voldemort, Harry parlait pour deux. De potions, de sortilèges, des chants d'Avery, de potions, de l'Imperium -il faisait des progrès fulgurants-, de Lord Voldemort sur un ton admiratif, doux et joyeux, de ce piano qu'il fallait accorder, de potions, du départ de Severus pour Poudlard et donc, de Poudlard.

-C'est une école de Potions ?
-Non, c'est l'école de sorcellerie que dirige Dumbledore, siffla le mage noir en crachant se dernier nom.
-Ah, lui. Il y a beaucoup de monde là-bas ? ajouta Harry après une pause.
-Tous les enfants sorciers d'Angleterre entre onze et dix-sept ans, fit un ton neutre.
-Je vais y aller ?
-Non. Je ne sais pas.
-J'ai pas envie, si j'ai le choix.
-Pourquoi ? souffla un murmure glacé.
-... Je suis bien, ici. Je sais tout ce qu'il y a à savoir, enfin, je vais l'apprendre. Pas vrai ?

-Tu crois que c'est bien, Poudlard ? demanda l'enfant.

Voldemort se remémora les années qu'il y avait passé comme dans une seconde maison. Comme dans sa première vraie maison, rectifia-t-il. Un genre de rancœur s'instaura en lui.

-C'est très bien.
-Tu y as été ? demanda encore Harry avec une excitation enfantine.
-Bien sûr.
-Je veux y aller alors !

Voldemort doutait que la scolarité normale de son héritier ait jamais lieu mais n'en dit rien.

-Montre moi tes progrès avec l'Imperium.

Harry se leva.

-Mais il n'y a personne.
-Il y a moi.
-OhEUH !

Harry jeta un coup d'œil par en dessous au mage noir. Devait-il... ? Si jamais il contrôlait l'esprit de Lord Voldemort, qu'est-ce que ça ferait ?... Harry se sentait honteux et refusait cette idée. Son esprit était à Lui...

-...euh...

Voldemort attendait. Harry n'arrivait pas à... à même envisager l'idée de lancer 'Impero', comme ça, à... à lui quoi... il fallait...

-Eh bien ?
-Je... j'ai pas très envie.

Harry baissa la tête en rougissant, les larmes lui montant aux yeux. Ce serait la première fois qu'il Le décevrait. Il ne voulait pas, il ne voulait pas, mais il ne pouvait pas... Son corps se contracta, attendant inconsciemment une punition. Il avait les mains moites et les yeux brûlants.

Voldemort était très intelligent. L'arrivée de Harry dans sa vie avait changé beaucoup de choses et avait notamment largement agrandi, sinon créé, la case « rapports humains » dans son cerveau...malgré cela on n'efface pas en si peu de temps plus de quarante ans de cloître sentimental, aussi ne saisit-il pas quel était le problème d'Harry. Mais, il comprit qu'il y en avait un, et à peu près - de très loin - à quoi il se rapportait.

-Harry ce n'est pas un Doloris que je te demande de me lancer. Simplement recevoir moi-même ton Imperium est la meilleure façon de l'évaluer. Et tu n'as absolument aucune chance de parvenir à commander à mon esprit.

Harry tremblait. Il releva timidement ses yeux embués, vit flou, essuya ses larmes d'un revers de manche, renifla.

-Aucune chance, ah tu crois ?

Voldemort sourit.

-Impero !

Voldemort re-sourit. Absolument aucun besoin de forcer pour garder ses esprits, tandis que le petit s'escrimait en face à pénétrer sa barrière mentale. C'était mignon. Ce n'était pas mauvais. Le sort avait la puissance d'un sort jeté par un adulte - peu être pas très expérimenté mais un adulte quand même - et Harry insistait courageusement. Si l'ordre n'avait pas été « chante ! », le mage noir aurait même obéit, juste pour observer la réaction du garçon. Mais chanter manquait terriblement de crédibilité, d'ailleurs Voldemort était certain que Harry l'avait fait exprès. Le gamin arrêta finalement, en sueur. Il s'était donné à fond. Il s'assit -s'écroula - au sol.

-...

Lord Voldemort avait hésité entre 'c'était pas mal' et 'tu pourrais faire mieux' et finalement, il ne dit rien, se leva, attrapa Harry par les aisselles, le remit sur pieds et alla s'asseoir sur le siège du piano, un genre de petit banc en mousse. Là il contempla les touches en silence. Harry, la respiration un peu saccadée, le rejoignit, frôla les touches blanches et dit dans un souffle :

-Ça impressionne, hein ?

Il s'assit à côté de l'homme en noir et resta rêveur quelques instants. Puis il posa ses petites mains fines au-dessus du clavier.

-Fais pareil.

De longs doigts blancs se déplièrent à côté des siens. Tous deux observèrent une milli-seconde les deux paires de mains côtes à côtes, si différentes. Celle de Harry avait encore les traces des rondeurs enfantines, les ombres de la pièces jouaient sur le léger bronzage de la peau, et les jointures étaient bien dessinées. Celle de Lord Voldemort était avant tout blanche et fine, et un peu osseuse, et précise.

Harry appuya soudain sur une dizaine de notes à la fois, et les mains de Voldemort firent de même. Le bruit qui en résultat était musicalement inesthétique au possible et l'enfant éclata de rire.

-Ça impressionne moins maintenant, dit-il limpidement.

Il replia ses jambes sous lui.

-Bon. Pose ce doigt là, dit-il doucement en désignant une touche. Là aussi. Moi je fais ces deux-là à côté... tu vois, c'est joli hein ? chuchota-t-il sur un petit nuage. Puis regarde...

On entamerait bientôt l'automne et la pièce respirait le printemps.

HP-LV-HP-LV

Harry prenait pour la première fois son bain seul. La sauvage qui l'avait toujours lavé -sauf une ou deux fois quand il était petit où Bellatrix s'était occupée de lui - il en gardait de mauvais souvenirs- était morte la veille et en fin de compte ce n'était pas plus mal, il était assez grand maintenant. Il n'avait pas loin de sept ans et demi, que diable ! Harry attrapa une bouteille de shampoing et s'en versa une bonne dose sur la tête.

-HIIIiiiIIIiiiIIIiiiIIIiiiIIIiiiIIIiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Lucius, Crabbe et Nott, attablés non loin, sursautèrent, grillèrent leurs tympans, sentirent leurs cheveux se dresser derrière leurs oreilles et, la mâchoire crispée, tombèrent de leur chaise.

Harry entendit un grand badaboum et quelque chose comme une porte qui saute, puis :

-Monseigneur ! Que se passe-t-il !
-Ça piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiqueuh... bouhou...

Harry se tenait debout, les paupières fermées très très fort, plein de mousse, les bras tendus dans le vite réclamant muettement une serviette, un gant, n'importe quoi, ce que Lucius lui donna précisément - n'importe quoi. Harry sentit qu'on lui passait une éponge sur les yeux et se laissa faire.

-...merci.

Lucius s'inclina. Il sortait quand...

-ALERTE ! ALERTE ! Une attaque ! cria une voix qui passa en trombe dans le couloir. Tous dans le hall, passez par les côté ! L'Ordre attaque !

En un bond Lucius avait quitté la chambre, cagoulé et baguette en main, après avoir conseillé à Harry de rester à l'abris. Celui-ci resté la bouche ouverte recracha le shampoing qui s'y infiltrait. Reprenant ses esprit, il sauta hors de la baignoire, rattrapa sa glissade en s'agrippant au lavabo et ! se stabilisa. Waow. Il se dépêcha ensuite de s'habiller, furieux de ne pas connaître ce sort que Lucius avait utilisé, et lui aussi baguette en main, sortit de sa chambre à pas de loup.

Shlouik ! Du sang gicla sur la robe de l'enfant. Un Auror venait d'avoir la tête coupée par un mangemort, à trente centimètres de la sienne. Harry écarquilla les yeux et ouvrit la bouche, un peu halluciné. L'immense Hall d'entrée était le théâtre d'une violente et sanglante bataille entre les forces d'Albus Dumbledore et du Ministère et les rangs de mangemorts. Respectivement cent quatre-vingt combattants et quarante. Puis, cent quatre-vingt contre soixante-dix. Puis contre cent cinquante. Puis contre trois cent. Les mangemorts arrivaient en renfort, appelés par la marque sur leur bras et se jetaient dans la bataille, bloquant le plus possible les forces ennemies dans le Hall. Moins elles se disperseraient mieux cela vaudrait.

Tout se beau monde s'entretuait sauvagement, défendant farouchement une idéologie finalement largement reléguée au second plan. Ce n'était plus que tuer ou être tué, comme on dit.

Harry lança un Avada Kedavra à un homme qui s'apprêtait à jeter un sort à un mangemort. L'homme s'écroula surpris. L'enfant resta immobile à contempler son corps, alors qu'autour de lui des tas de gens couraient et des sorts fusaient en tous sens. Soudain des bras l'agrippèrent à la taille et le soulevèrent. Harry se débattit, paniqué.

-Chut, Monseigneur, lui intima une voix fébrile.
-Goyle ?
-Oui Monseigneur.

Les bras puissant l'emmenaient hors du champ de bataille.

-Le Maître veut que vous restiez à l'écart pour que personne ne vous voit, dit le mangemort en déposant le garçon à terre.

Il s'inclina maladroitement.

-Je vais où ?
-Il faut vous cacher.

Goyle repartit et Harry l'aperçut se jeter sur une femme en robe bordeaux. Il fit la grimace -condoléances pour la pauvre femme qui se prenait se poids sur le dos. Que devait-il faire ? Se cacher... Harry détourna son regard de la bataille d'un air tristounet et s'éloigna en traînant des pieds.

HP-LV-HP-LV

Calé entre la bibliothèque et les volets de Lord Voldemort, le garçon changea de position sur le rebord de la fenêtre. Il avait une vue imprenable sur la campagne environnante.

Elle était moche. En plus le ciel était gris-blanc-pas-beau. Harry tendit l'oreille. C'était bientôt fini en bas, les bruits se calmaient ; les attaquants devaient être en train de transplaner par petits groupes, assaillis par la supériorité numérique des mangemorts, qui en plus de cela se trouvaient en terrain connu, donc plus organisés. Harry soupira. Il en avait marre, et son postérieur commençait à le faire souffrir du temps qu'il avait passé sur de la pierre froide. Il s'apprêtait à se lever pour se dégourdir un peu quand il entendit une cavalcade dans le couloir. Des gens de Dumbledore seraient parvenus à lancer une échappée dans le château ?

-Faut... sortir... d'ici ! fit une voix essoufflée. On peut pas...transplaner...ici.
-Ils arrivent !
-M...merde !
-Tout droit, la fenêtre !
-T'es...malade ? Y a... trente mètres !
-Ici alors !

La porte s'ouvrit brusquement et se referma aussitôt sur deux respirations essoufflées. Harry sauta hors de la cachette pour se retrouver face à trois hommes, un très vieux, un moins vieux et un très jeune. Tous le regardèrent avec des yeux ronds comme des soucoupes. Ils ne s'attendaient certainement pas à tomber sur un gamin de sept ans dans le château de Voldemort. Brun, les traits fins, les yeux verts et les cheveux en bataille, une expression sombre sur son visage et surtout, une baguette naturellement calée dans le creux de sa main, le long de son corps. L'homme entre deux âges s'approcha de lui d'un air intrigué.

-Qu'est-ce que tu fais ici, petit ? demanda-t-il de sa voix rauque.

Harry ne répondit pas, se contentant de lui jeter un regard dur. Il ne bougea pas et l'homme s'approcha encore.

-Qui es-tu ? Comment tu t'appelles ?

Shlak. L'homme eut la tête coupée.
Harry avait tenté ce sort qui l'avait éclaboussé quelques heures auparavant. Ça allait très vite, de couper une tête. L'instant d'avant, elle y était encore, interrogative, sûre d'elle. L'instant d'après elle n'y était plus. Entre les deux, un sort. Un peu troublé Harry resta la baguette en l'air.

-Je...Je suis Harry. Hello ?

Les deux survivants hurlèrent tels des fous, le jeunot plaçant instinctivement les mains autour de son propre cou. Un instant le garçon crut que le vieux allait l'étriper et tendit encore sa baguette mais le plus jeune avait attrapé le bras de son compagnon et s'enfuit en courant, pâle comme la mort en hurlant par intermittence.

HP-LV-HP-LV

Dumbledore se leva et les vives conversations s'estompèrent peu à peu. Tous les visages se tournèrent ver lui. Il se racla la gorge.

-Bien, cette réunion a seulement pour but de faire un petit bilan de la récente catastrophe, annonça-t-il tandis que tout le monde grimaçait. Alastor ?
-D'abord, y aurait pas eu autant de dégâts si le ministère avait pas décidé de le jouer en solo.

Tout le monde grogna et Maugrey continua.

-Apparemment, ils ont, à force de recherches intensives, fini par découvrir ce que nous connaissions nous depuis bien longtemps, le lieu exact du château de Vous-Savez-Qui, en Albanie. Vous connaissez ces abrutis, ils ont décidé qu'ils avaient toutes les cartes en main et se sont lancé dans une opération commando. Il leur fallait au moins le désastre d'aujourd'hui pour prendre conscience du problème.
-Mais pourquoi, comment nous sommes-nous retrouvés dans l'affaire si le ministère avait décidé d'attaquer seul ? demanda Remus.
-Certains des Aurors sont avec nous.
-Le ministre n'a évidemment malheureusement rien voulu entendre quand je lui ai posément exposé les dangers et l'inutilité de sa tentative.
-Je ne sais même pas si ça valait la peine de gaspiller votre salive Albus.
-Ça vaut toujours la peine...

Les discussions reprenaient progressivement et on dut ramener le calme.

-Bilan, grogna Maugrey.
-Trois mangemorts capturés, dit une petite sorcière à l'air endormi.
-Quatre tués, enchaîna son voisin d'un air revêche.
-Et une demi-douzaine qui ont été identifiés mais qui nous ont échappé, conclut Tonks.
-C'est peu.

Ils savaient tous que c'était peu. L'entendre de vive voix était hautement déprimant.

-Et de notre côté ?
-Un mort et deux blessés graves. Sinon tout le monde se porte comme un charme. On peut pas en dire autant du côté du ministère, railla Maugrey.

Les autres lui lancèrent des regards fatigués interrogatifs et désespérés. Auxquels il répondit d'un air sombre en annonçant une trentaine de morts et cinq hommes à Ste Mangouste.

-Trente ! Mais comment se sont-ils débrouillés ?
-Comme des merdes, comme d'habitude. Là n'est pas le souci. Albus, je me suis permis d'inviter deux des survivants, qui ont vu des choses intéressantes. Je peux les faire entrer ?

Dumbledore fit oui d'un geste de main et Remus alla chercher les deux hommes patientant derrière la porte. Les deux Aurors paraissaient sur le point de tomber de fatigue - comme beaucoup des personnes présentes d'ailleurs. L'un était très vieux et semblaient usé par de nombreux combats, l'autre paraissait sortir de l'école et son visage enfantin et la peur qui se lisait dans ses yeux firent apparaître des plis soucieux sur les front des anciens combattants, amers et désolés que la guerre doive déjà durcir et blaser ses traits.

-Qu'avez vous à dire ? interrogea Minerva McGonagall.
-Nous avons vu un enfant, attaqua direct le plus vieux. Un gosse, dans le château.

Un silence interrogatif s'ensuivit. 'Et ? Et alors ?' se lisait sur tous les visages. Un mélange d'indifférence et de vague surprise, on se demandait tout de même ce qu'un enfant pouvait bien faire dans un endroit pareil. Seuls Maugrey et Dumbledore semblaient attendre la suite avec un genre d'impatience.

-Nous étions trois, au premier étage et on cherchait à sortir de ce merdier. On s'est retrouvé dans une salle - une chambre - et... et il était là.

La voix du vieil homme avait tremblé sur les derniers mots. Il reprit difficilement sa respiration, ainsi que son compagnon qui n'avait pourtant rien dit et qui semblait sur le point de s'évanouir tant il arborait un air maladif.

-On a tous trouvé ça un peu bizarre un gosse dans un endroit pareil, mais on avait un peu autre chose à penser à ce moment. Mais comme ça se calmait derrière, Murf s'est approché. Et il lui a dit : ... qu'est-ce qu'il a dit ?
-Qu'est-ce que tu fais ici petit ? Qui es-tu ? Comment tu t'appelles ? récita le jeune homme d'une voix blanche avant de replonger dans son état second.
-Voilà c'est ça. Le gosse n'a pas bougé.

Le vieil homme avala sa salive, les yeux dans le vague. Puis recommença, douloureusement.

-Il devait avoir sept ou huit ans.

Ilavait tellement l'air de souffrir de ce qu'il racontait que tout le monde était à présent pendu à ses lèvres.

-Il lui a coupé la tête.

Seul le petit cri de Tonks raisonna dans l'horrible silence qui s'ensuivit.

-C-comment ça, demanda un homme avec un petit sourire en ayant l'air de ne rien comprendre, v-votre ami Murf a coupé la tête de l'enfant ou... ?

Les deux Aurors, le vieux comme le plus jeune, lui jetèrent un regard froid qui fit geler sur place celui qui avait posé la question ainsi que ses deux voisins.
Il y eut un silence, le temps que chacun prenne pleinement conscience de ce qui venait d'être dit.
Puis tout le monde se regarda, autour de la table.

-Ce... cet enfant peut-il être le fils d'un mangemort ? demanda la femme à l'air endormi.
-Oui c'est possible, répondit un homme au visage dur sur un ton docte, plusieurs mangemorts ont des fils dans ces âges. Malfoy, Crabbe, Goyle... Nott...

L'assemblée fut parcourue d'un frisson.

-Ce n'est pas le fils d'un mangemort, intervint Dumbledore d'un ton sec et tout le monde se tourna brusquement vers lui.

Tout le monde sauf Maugrey, Remus et McGonagall, qui se contentèrent de garder ce regard vitreux qu'ils avaient depuis la confession du vieil Auror.

-D'abord, dit Dumbledore, le château de Voldemort n'est pas un jardin d'enfant et jamais personne n'y amènerait le sien, pas même un mangemort. De toute façon ça ne viendrait à l'idée de personne de risquer de courroucer Voldemort en le faisant.

Remus se leva et s'adressa soudainement aux deux Aurors :

-De quoi avait-il l'air ?
-Brun. D'un enfant comme les autres. Il avait une baguette.

Le loup-garou se tourna vers le vieux directeur de Poudlard avec un regard plein d'espoir. De toute façon l'Auror aurait pu répondre n'importe quoi, l'espoir montait à nouveau en lui. Dumbledore ferma les yeux un instant.

-Je suis Harry. Il a dit ça, ajouta le plus jeune des Aurors.

Remus explosa en un cri de joie, Maugrey grogna en tapant du point sur la table et McGonagall jeta un regard interrogateur à son supérieur.
Dumbledore rouvrit les yeux d'un air fatigué.

-Harry Potter est vivant, dit-il. Nous avons retrouvé Harry Potter.

S'ensuivit un gigantesque capharnaüm comportant interrogations surexcitées et paniquées, cris de victoires ou de désespoirs et discussions partant dans tous les sens.

-L'enfant de la prophétie...
-Il est vivant...
-Qu'est-ce qu'il fait là-bas ? Pourquoi Il ne l'a pas tué ?
-Est-ce que vous croyez que... ?
-Il a tué cet homme...
-Il faut l'enfermer...
-Il faut le retrouver, et le remettre de notre côté...
-Il faut le sortir de là...
-Harry Potter...
-Il est peut-être sous Imperium ?
-...drogué ?
-...coupé la tête...
-...enfant monstrueux...
-...enfant avant tout !
-Harry Potter...

Les deux Aurors furent interrogés jusque dans les moindres détails de leur brève entrevue avec Harry. Dumbledore conclut qu'il leur fallait absolument sortir cet enfant de là au plus tôt, et le ré-éduquer.

-Il a tué un homme, dit froidement le plus vieil Auror. De sang-froid.
-Ce n'est qu'un enfant, il ne sait pas vraiment ce qu'il fait.
-IL AVAIT PAS L'AIR, LA BAGUETTE A LA MAIN ! cria le jeunot.
-Messieurs nous vous remercions, vos informations seront très utiles.

HP-LV-HP-LV

Le cercle de silhouettes noires s'écarta pour laisser passer le maître de cérémonie d'un pas sec. Voldemort jeta d'un geste négligeant sa cape maculée de sang dans les bras d'un serviteur empressé qui disparut, et s'affala sur son trône dans une attitude de pacha.
Harry, debout à sa droite comme à son habitude, était très fatigué lui aussi, et déplora ne pas avoir de siège. En plus, sa baguette s'était brisée, il paraissait de très mauvaise humeur.

-Mes fidèles serviteurs, commença le Mage Noir, l'attaque imprévue du ministère et de Dumbledore nous aura au moins démontré une chose. Ils ne peuvent rien contre nous, acheva-t-il avec un léger sourire.

La salle éclata en hourras. Les mangemorts attendirent en dansant l'autorisation de Voldemort d'aller débaucher, et s'en furent sur un petit geste de la main de leur Maître, en hurlant victoire éternelle comme des déments. Harry resta seul avec Lucius et le Dark Lord.

-Maître...
-Hm ?
-Je tenais à vous signaler que votre héritier à été découvert. Trois Aurors l'ont vu.
-Il me sssemble que tu te trompe Luccciusss. Deux ssseulement était en état de témoigner, donc deux ssseulement l'ont vu, fit le tueur dans un sifflement amusé en jetant un coup d'œil fier au garçon qui regardait le serviteur blond d'un œil mauvais. Cependant... Tu as raison, il me faudra me méfier de ce que pourra indubitablement programmer l'esprit sénile de Dumbledore à ce sujet. Va.

L'aristocrate s'inclina respectueusement, puis fit de même devant Harry. Alors qu'il allait relever la tête il la baissa à nouveau et dit humblement :

-Monseigneur ?
-Quoi ? fit l'enfant de toute sa hargne.
-Monseigneur, vous avez de la mousse derrière l'oreille.

Harry, sortit un peu précipitamment de son bain dans les circonstances de la bataille, était en fait encore trempé et plein de mousse. Véritablement amusé, Voldemort secoua la tête en voyant le garçon pester en s'essuyant partiellement avec son capuchon.

-Ça te fais rire ? lui grincha Harry.

Lucius s'éclipsa le plus discrètement possible de la scène.

-Viens là.

Harry s'approcha de Lord Voldemort, plus vraiment de mauvaise humeur, avec un sourire contrit. Le mage noir lui donna un coup de baguette et l'enfant fut tout sec. Le garçon se frotta le visage et gargouilla quelque chose en piquant du nez.

-J'suis tout collant de savon...

Il s'approcha encore de Lord Voldemort, grimpa et s'installa sur l'accoudoir puis regarda celui qui l'avait choisi comme héritier en fronçant des sourcils. La main de l'enfant se tendit vers le visage de son aîné et abaissa le capuchon noir qui le recouvrait toujours. Il posa timidement sa main sur les cheveux bruns du mage noir. Puis ses doigts se glissèrent entre les mèches et il les ébouriffa franchement. Après quoi le garçon abaissa sur sa propre tête la capuche de sa lourde cape noire et croisa les bras.

-Regarde, dit Harry d'un ton très sérieux à Lord Voldemort resté de marbre. Maintenant c'est toi Harry et c'est moi Lord Voldemort.

-Sauf qu'on a pas les yeux de la même couleur, admit l'enfant toujours très sérieusement.
-T'es surtout un peu trop petit.

Ils éclatèrent tous les deux de rire.

Fin du chapitre 3

Review ? (vouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)