Coucou !
Iiirrk, beaucoup risquent d'être déçus : je vous avais promis qu'Harry arriverait à l'école dans le chapitre 9, eh ben non, j'ai coupé le chapitre 9, qui devenait trop long et dont l'unité de sens se perdait. Cependant, consolez-vous, dès la première page du chapitre 10, on est au jour de rentrée d'école de Riry ! Rassurés ? n.n
Je vous souhaite une bonne lecture !
Petit, Chapitre 9
« Au piano, y a quelque chose qui change en moi. Je ne sais pas ce que c'est,
c'est difficile à dire. »
(Chapitre 10)
Johnny Keith Rothman aimait à s'imaginer qu'il était très pleuré parmi ses fans et collègues, aux Etats-Unis, en Europe et peut-être même ailleurs.
Il vivait dans ces cinq pièces depuis deux mois avant qu'on ne lui présente son élève. Sans chauffage ni électricité, les appartements s'avéraient malgré tout confortables. Une vaste chambre à coucher, une pièce d'eau, deux salons et une salle à manger. Un piano de qualité dans le salon principal, un minibar, une bibliothèque respectable dans le salon adjacent. Une vue pas trop laide sur la campagne environnante, avec des collines, des montagnes et des villages au loin. Des trucs bizarres, aussi. Des torches qui s'allumaient et s'éteignaient à heures fixes comme l'éclairage public. Une porte qui ne s'ouvrait ni avec une clé ni avec un bélier. Des pièces d'échiquier animées de leur propre volonté. Des plats cuisinés apparaissant à l'heure des repas, disparaissant quelques heures plus tard. Des portraits vivants.
JK avait pendant un moment cru que son esprit inventait toutes ces folies, qu'il s'agissait là d'un traumatisme évident de son enlèvement. Mais les choses persistaient. Puis des hommes vêtus de noirs avaient commencé à lui rendre visite à tour de rôle pour s'enquérir de sa santé et de ses désirs. Ils semblaient tous plus ou moins s'inquiéter de quelque chose, ce qui ne les rendait pas moins agressifs. Si JK leur sautait dessus hystériquement en criant qu'il y en avait marre à la fin, qu'il aimerait savoir ce qu'il foutait là, nom de Dieu, les types en noir lui hurlaient dessus en retour, puis il se retrouvait projeté contre les murs ou bien torturé, il ne savait trop comment ni pourquoi mais jamais il n'aurait cru que l'on puisse souffrir autant. Il s'évanouissait, ces fois-là. Il cessa progressivement de se rebeller, ne supportant cependant pas mieux les ricanements de ces hôtes et encore moins leurs crachats, qu'il leur arrivait de laisser échapper. « Moldu ! » JK n'avait jamais entendu ce mot auparavant. Il était le plus souvent suivi d'un brusque repentir de son énonciateur, qui jetait un œil circonspect autour de lui (aux portraits, peut-être ?) avant de disparaître en maugréant.
JK comprit rapidement que tous ces hommes craignaient leur « Maître », et surveillaient leur comportement car celui-ci leur avait intimé d'être civils avec « l'invité ». JK se voyait davantage comme un otage, on le lui pardonnera. Il imaginait sans peine les gros titres dans les journaux, la demande de rançon mirobolante, les pleurs de sa petite amie Lucy, dans sa chambre d'hôtel à deux mille dollars la nuit. JK avait 39 ans, pas d'enfants, des conquêtes régulières, des cachets fantastiques, du temps pour pratiquer sa passion. Il était satisfait de sa vie. Avant de se faire enlever par ces fous - partisans d'il ne savait quel culte obscur et manifestant d'étranges pouvoirs.
Johnny réclama une bible, puis une croix et un chapelet, et deux ou trois autres accessoires religieux, qui lui firent un peu passer le temps et le tranquillisèrent progressivement.
Il récitait un Ave Maria, quand le gosse était entré.
-C'est quoi, ça ?
-Une clé de sol, répondit-il laconiquement.
-Ça correspond à quoi sur les touches ? demanda l'enfant.
-Ça ne correspond pas... ce n'est pas une note...
-Les touches, c'est les 'notes'? questionna le gosse. Alors, cette note, dit-il en appuyant délicatement sur le Do, comment elle s'appelle ? Elle est où, sur votre... partition ?
Les questions du garçon ne sonnaient pas comme de le fruit d'une curiosité spontanée mais plutôt comme l'aboutissement d'une réflexion antérieure portée par la soif de savoir. Il voulait savoir. Sur les traits fins de son visage pâle, JK pouvait lire sa détermination.
Il avait été professeur de piano à ses débuts - et avait détesté ça. Bien sûr, on vivait quelques chouettes moments, mais statistiquement, ils ne valaient pas la dose d'emmerdements. Puis les trois quarts des mômes rechignaient à travailler, se moquaient totalement du piano et auraient nettement préféré passer leurs mercredis après-midis à plonger dans la piscine des voisins, à manger du nutella avec leurs copains, à regarder les dessins-animés avec leurs frères et sœurs. JK ne leur donnait pas tort mais à la longue, cet état de faits l'avait gonflé, ce qui était compréhensible.
-Est-ce que c'est toi qui as demandé à prendre des cours de piano ? demanda-t-il pour commencer, comme il le faisait invariablement avec chaque nouvel élève en cette époque ancienne.
L'enfant lâcha la touche qu'il tenait toujours appuyée, et son regard émeraude transperça JK de part en part. Ils se fixèrent sans rien dire quelques instants.
-Vous pensez à beaucoup trop de choses à la fois, dit alors le petit brun. Je ne comprends pas tout, mais vous n'aurez pas ces soucis avec moi : j'aime beaucoup faire du piano. Par contre, il faudra tout m'apprendre, parce que je ne sais rien. Le solfège, le nutella, les dessins-animés, les gammes, je ne connais pas tout ça. Il faudra m'expliquer. Je serai attentif, je promets. Mais vous, il faudra bien faire votre travail, sinon Voldemort...mon père... sera obligé de venir vous expliquer comment marche la vie, ici.
JK comprit que ce ne serait pas bon pour lui.
Johnny Keith Rothman était quelqu'un de sensé.
HP-LV-HP-LV
-Salut, dit Harry, plutôt mal à l'aise.
-Salut, répondit le blond d'une minuscule voix.
Ils jetèrent un œil aux alentours pour constater que Lucius s'était évaporé, les laissant seuls dans le grand Hall.
-Bon bah, viens, je vais te montrer le labo, lança Harry.
Il entama une visite guidée du manoir. Montrer le lieu où il avait toujours vécu à un presque parfait inconnu procurait une sensation des plus étranges.
-T'as un balai ? demanda Draco à brûle-pourpoint alors qu'Harry lui montrait sa chambre.
-Pour quoi faire ?
-Du Quidditch !
-Non, j'ai pas, s'étonna Harry en fronçant les sourcils.
-Tu sais ce que c'est, le Quidditch ?
-Non, je sais pas, mais j'ai déjà entendu le mot.
-Est-ce que tes parents se fâchent si tu défais le lit ? questionna avidement le blond.
-Non, dit Harry qui ne voyait pas quoi répondre d'autre.
-T'as de la chance...
Ni une ni deux, Draco Malfoy retira ses souliers cirés, grimpa sur le large lit de chêne de son hôte et testa les ressorts de deux ou trois petit sauts.
-Il est chouette ton lit !
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Viens !
Le blond avait l'air positivement joyeux, malgré un reste d'embarras qui lui colorait la racine des cheveux. Il invita Harry à le rejoindre avec de grands gestes, sautant de plus en plus haut.
-Tu vas toucher le lustre, l'avertit le brun.
-C'est ce que j'essaye de faire !
Harry commença à s'amuser. Il se fit une place sur le matelas king size aux côtés de Draco et se lança dans la course aux rebondissements, mais son camarade effleurait déjà les pendentifs de cristal du lustre, alors il l'envoya bouler à l'autre bout du lit afin d'avoir plus d'espace, se propulsa bras en l'air et parvint à accrocher deux doigts sur une branche en bronze. C'est le moment que choisit ce fils de mangemort, sale engeance, pour se jeter sur lui avec le traversin en guise de masse d'arme.
HP-LV-HP-LV
-Tu as travaillé le morceau depuis la dernière fois ?
-Je l'ai joué, oui, répondit le garçon.
-Bon. On va voir ça.
Harry se mit au piano.
-Arrête-toi à la fin de la deuxième mesure.
-Où ça ?
-A la fin de la deuxième mesure. Là, précisa JK en tapotant de son index la fin de la deuxième mesure sur la partition.
-Vous me direz stop, répliqua Harry en commençant le morceau.
Il s'appliqua à faire sonner du mieux qu'il put les premières phrases du morceau.
-Stop. C'est très bien. Mais tu ne sais toujours pas lire.
-Si...
-Tu as joué la troisième mesure.
-Ah...
-Tu ne t'es pas entraîné comme je te l'avais préconisé ?
-Comme vous me l'aviez quoi ? demanda Harry, butant sur le dernier mot.
Ses mains le brûlaient. Il avait envie de jouer, juste envie de jouer. Il ne comprenait pas qu'un professeur de piano passât tant de temps à parler.
-Je t'avais dit de t'entraîner à jouer le morceau en lisant les notes au fur et à mesure. Ce n'est pas mal, mais tu serais incapable de me dire ce que tu joues, sur la partition. Tu ne sais pas où tu es.
-Ah oui...
-Bon, reprenons. Quelle est la première note ?
-Celle-là, dit l'enfant en la jouant.
-Oui, admit son professeur en soupirant, mais sur la partition, quelle est cette note ?
-Celle-là, montra Harry, désignant le premier petit rond noir noyé dans les lignes de la première mesure.
-Et comment s'appelle-t-elle ? Do, ré, mi ?
Harry fixa le papier avec l'air de chercher à l'hypnotiser. Il posa son doigt sous la clé de sol et, avec son ongle, repéra la bonne ligne, celle de laquelle il fallait partir pour ensuite remonter dans la gamme de notes mais voilà, cette ligne là, il ne savait plus à quelle note elle correspondait, si le petit rond devait être dessus ou au-dessous, et il ne comprenait plus rien, et il n'avait aucune idée du nom de la première note. En désespoir de cause, il la rejoua, sur le clavier. C'était la touche juste avant le Do, il se souvenait du Do. Mais ensuite ?
-C'est un Si, laissa tomber JK après ce qui lui parut une éternité. Tu dois arriver à me dire ça, maintenant !
-Si, chuchota Harry en appuyant doucement sur le Si.
-Oh la la, on n'est pas rendu.
-Est-ce que je peux jouer ? demanda l'enfant presque inaudiblement.
-...Oui, mais moins vite alors. Tu vois ce qu'il y a d'écrit ici ?
-Moderato.
-C'est de l'italien : ça veut dire « modéré ». C'était bien, mais tu as joué beaucoup trop vite. Recommence plus doucement.
Harry tenta de ralentir son rythme, mais il avait pris l'habitude de jouer ce morceau assez rapidement aussi, dès la deuxième phrase, la cadence s'accéléra.
-Stop ! Tu vas trop vite.
Il reprit.
-Stop ! Pousse-toi. Ecoute.
Son professeur passa ses grands bras par-dessus les épaules de l'Héritier, et joua la moitié du morceau, sur un rythme atrocement lent. C'était magnifique. Mais quand vint son tour, Harry eut un mal du diable à ne pas trébucher, vers la fin, au passage qui lui avait donné un peu de fil à retordre lorsqu'il s'entraînait. C'était difficile, de jouer si lentement ! Il accrocha sur le La, et sauta le Ré. Catastrophé, il se figea.
-Je recommence.
-Non, non, continue.
-Mais j'ai raté !
-Ce n'est pas grave, continue. Si tu reprends toujours du début tu n'arriveras jamais à la fin.
Ça, c'était un drôle d'enseignement. Harry ne pouvait se remémorer le nombre de fois où Severus, Lucius, Aleksandrov, lui avaient fait tout recommencer jusqu'à atteindre ce qui se rapprochait le plus de la perfection, que ce soit en écriture, en potion, en géométrie, en arithmétique, ou dans la pratique de l'Imperium.
-C'était bien ! s'exclama JK lorsqu'il eut fini.
Bien qu'il ne soit lui-même pas très satisfait du résultat, Harry sentit une agréable gratitude envers l'homme moldu l'envahir.
-Ce n'est pas grave si ce n'est pas parfait, renchérit JK, l'important c'est que tu ais fait de ton mieux. C'était pas mal, non ? Tu es content ?
-Moui, dit-il timidement.
-C'était même très bien, pour une première fois. Tu n'étais pas habitué à le jouer si lentement, n'est-ce pas ?
-Non...
-Tu t'entraîneras. En attendant, on va faire un petit exercice. Enfin, surtout toi. Tu vas me déchiffrer ça. C'est un morceau très facile, de la rigolade pour toi. Le tout c'est de le déchiffrer.
-...C'est mal écrit ?
-Oh non. C'est juste tout écrit en clés, notes, etc. Une partition, quoi.
HP-LV-HP-LV
Les deux enfants étaient assis bien sagement à dessiner. On les entendit chuchoter pour se disputer le crayon de couleur rouge.
-J'en ai pour trois secondes, disait le premier, c'est pour faire le sang.
-Je l'ai pris en premier, attends que j'aie fini, répartit le second.
-Mais, protesta son camarade, tu en as pour des heures, toi, y a du sang partout !
-Mais non, regarde, ils saignent plus puisqu'ils sont morts. J'en mets juste un peu là.
-Beurk, c'est dégoûtant, grimaça le premier.
Les chuchotis se turent un moment.
-C'est pas dégoûtant, repris le second, toi, tu lui as bien coupé la tête. En plus quand on coupe une tête, ça fait pas du tout comme ça.
-Si, c'est comme ça, répliqua le premier.
-Non.
-Donne-moi le rouge. C'est mes crayons de couleurs, d'abord.
Harry s'immobilisa pour jeter un œil critique à son œuvre d'art, le crayon rouge en suspend. Il le tendit à son camarade.
-De toute façon, il me plaît plus, ce dessin.
La feuille s'enflamma dans ses mains.
-Comment t'as fait ça ? s'écria Draco.
-CHUT ! intima une femme laide penchée sur le chaudron principal du labo. Besoin de silence pour travailler.
-Comment t'as fait ça ? répéta l'enfant beaucoup plus bas.
-Magie sans baguette.
-Tu l'as fait exprès ?
-Oui.
-C'est dommage...la prochaine fois, le brûle pas, donne-le moi.
-Je vais en faire un nouveau.
-Pareil ?
-Je vais faire la mer, dit Harry après un instant de réflexion.
-Ah.
-Tu as déjà vu la mer ? demanda l'Héritier du Seigneur des Ténèbres.
-Bah ouais. Et toi ?
-Nan...tu habites près de la mer ?
-Ouais. En Cornouailles.
-Connais pas.
Il prit une nouvelle feuille et commença à dessiner des traits bleus ondulés parce qu'il avait vu dans les livres que la mer était ainsi. Au bout d'un moment, Draco cessa son coloriage pour regarder le dessin de son ami.
-C'est super beau.
-Arrête, chuchota Harry en rougissant, tu dessines vachement mieux que moi.
-N'empêche. C'est super beau.
Harry était content de lui. Draco saisit une nouvelle feuille et sembla méditer quelques minutes.
-Je sais pas quoi dessiner, dit-il finalement d'un ton ennuyé.
-T'as qu'à faire ta maison, suggéra Harry, pour me montrer comment elle est.
-Dacc.
Il repoussa les dessins pleins de sang, pour faire de la place.
HP-LV-HP-LV
-Bien ! Très bien !
Harry laissa tomber ses deux bras et sourit, satisfait.
-Tu vois, que c'est faisable ! Je sais que ce n'est pas rigolo mais c'est important de bien positionner ses bras, pour un pianiste. Il faudra que tu fasses cet exercice chaque jour, recommanda JK.
L'enfant ne parut pas s'en réjouir. L'exercice consistait à monter la gamme en tenant son avant-bras bien droit, le coude selon un certain angle, le poignet selon un certain autre, les doigts glissant d'une touche à la suivante, et la chose prenait un tour vicieux lorsqu'il s'agissait de faire passer le pouce sous la paume pour prendre le relais dans la gamme, ne pas faire de pause et ne pas tordre sa main. Afin de bien signifier le but de l'entreprise, son professeur plaçait une pièce d'une noise sur le dos de sa main, et la pièce ne devait pas tomber. Evidemment, elle tombait à chaque fois, dès qu'Harry faisait passer son pouce de l'autre côté. C'était rageant et par-dessous tout, l'exercice paraissait impossible.
C'était sa première réussite. Petite victoire du quotidien.
En guise de récompense, il demanda à JKR s'il était autorisé à jouer le Prélude de Bach en entier. C'était son morceau de consolation du moment. Lorsqu'il s'énervait sur une embûche, il s'offrait un détour par le Prélude, qu'il maîtrisait à présent à la perfection, pour se délasser.
Son professeur moldu lui donna sa bénédiction.
Le premier mois, JK avait mis en pratique ses anciens credos d'enseignant, c'est-à-dire que, sans se montrer particulièrement sévère, il n'octroyait pas une pause à son élève chaque fois que celui-ci le réclamait. Mais un jour où, profondément contrarié d'avoir vu passer plus de deux heures de cours sans jouer quoique ce fût, assommé par des exercices de solfège, de gammes et d'arpèges et exaspéré par les indications répétitives de son professeur, Harry avait quitté les appartements du pianiste en tempêtant, claquant la porte et tapant des pieds dans l'escalier, au bord des larmes ; l'hôte incongru du Manoir de Lord Voldemort avait révisé ses méthodes d'enseignements. Pas pour céder au caprice de son élève, mais pour éviter d'avoir à revivre une entrevue avec...le « Maître ».
JK avait toujours cru que les mots qu'il haïssait et craignait le plus étaient et resteraient : « Je te quitte. J'ai rencontré quelqu'un d'autre. » - et variantes, plus désagréables les unes que les autres. Il découvrait que ces mots étaient devenus « Endolorissssss. Rappelez-vous que si vous ne donnez pas satisfaction, vous pouvez être remplacé à tout moment, moldu».
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Lord Voldemort croisa avec surprise Bartemius Croupton qui s'enfuyait à petits pas du couloir principal Est, une expression tout à fait sceptique sur le visage. A mesure que le mage noir approchait, il entendit de plus en plus distinctement des cris d'enfants et des bruits de course, de bousculade, en provenance de l'un des débarras de l'aile Est.
Par la fenêtre intérieure, le Lord jeta un regard circulaire assombri à la scène. Il y avait deux gosses. Mais pour le bordel qu'ils faisaient, Merlin, ils auraient pu être dix-huit. Ils hurlaient (pourquoi les enfants hurlent-ils ?) des sortilèges sensés jaillir de leurs index brandis tels des baguettes magiques, bondissant de derrière une colonne à derrière une chaise, se jetant à quatre pattes sous une table, grimpant sur un buffet brinquebalant, faisant dégringoler des monticules d'objets (bons pour la casse, certes, mais tout de même...), soulevant des nuages de poussière, et criant de plus belle, toutes dents dehors.
Voldemort ouvrit grand la porte.
-Avada Kedavra ! s'écria Harry. Tu es mort !
-Non, parce que j'avais fait un bouclier ! répliqua l'autre garçon.
-Levicorpus ! lança l'Héritier du Seigneur des Ténèbres à son infâme ennemi.
-Avada Kedavra ! Mange-toi ça ! lança à son tour, avec hargne et sans aucune humilité, l'infâme ennemi en question.
-T'as pas pu, t'étais en l'air tenu par un pied, normalement, répliqua Harry.
-Ça empêche pas, je le fais la tête en bas ! cria Draco.
-Oui mais quand même normalement ça te déstabilise un peu, insista Harry. Sectusempra ! Ahahah ! Là t'es dans un sale état !
-Rien du tout, j'ai esquivé ! sourit le blond.
-N'importe quoi, tu peux pas, t'es en l'air tenu par un pied je te dis ! rit l'autre garçon.
-Ça c'était tout à l'heure, ça compte plus ! Impedimenta !
-Protego ! répliqua Harry. Ça compte tant que j'ai pas dit le contre-sort ! Expelliarmus !
-Ça fait quoi, ça, déjà ? demanda Draco, un doigt en l'air.
-Ça fait que t'as plus de baguette ! Tu vas mourir ! Mwahahahah !
-Compte là-dessus, Spartacus ! Incendio !
-Mais t'as pluus de baguette ! Avada Kedavra ! Là, t'es mort.
-Non ! cria Draco. Parce que...j'ai une deuxième baguette !
-C'est de la triche ! protesta Harry. Tu es tête en bas, la moitié du corps découpé par un Sectusempra, t'as plus de baguette et tu t'es pris un Avada, alors t'es mort.
-Eh non ! Draco Malfoy est invincible ! Les mangemorts triomphent toujouuuuuuuuurs !!
-Sauf que cette fois les Aurors étaient dirigés par le fils du Seigneur des Ténèbres, et c'est eux qu'ont gagné ! Et puis t'es mort et enterré. Je mangerai ton goûter !
-Tu peux crever ! cracha le blond.
-Attrape-moi si tu peux !
Harry, s'élançant vers la porte, manqua de peu de se cogner dans les jambes de ce grand guignol qui se tenait dans l'embrasure et auquel il allait intimer de dégager de là en vitesse, avant de s'apercevoir, heureusement pour lui, que la personne en question était...en train de s'écarter, secouant la tête d'un air désespéré. Harry dépassa donc son aîné en courant, se retourna une fraction de secondes pour lui adresser un sourire contrit et détala comme un lapin en direction des cuisines, suivi de Draco Malfoy qui, tétanisé, balbutia un « Heu...bonjour... » aux chaussures du Seigneur des Ténèbres avant de suivre son ami aux sous-sols.
Lord Voldemort avait décidé dès le début, de toute façon, de ne pas jeter de Doloris à Draco Malfoy - durant le temps qu'il passerait au manoir en tant qu'invité d'Harry - ce qui rendait les choses beaucoup, beaucoup plus simples. Le fils de mangemort manquait-il de discrétion, de respect, de connaissances magiques ? Le Mage Noir fermait les yeux. Le fils de mangemort entraînait-il Harry dans des jeux plus stupides, ridicules et bruyants les uns que les autres ? Le Mage Noir fermait les yeux. Lucius en revanche, connaissait bien la couleur de la douleur, ces temps-ci.
Le Seigneur des Ténèbres avait reconsidéré l'idée d'inviter Theodore Nott. Draco Malfoy suffisait amplement.
Nott père soupira discrètement de soulagement.
HP-LV-HP-LV
Harry rayonnait (on lui offrait un professeur de piano, un camarade de jeu, le droit de participer aux attaques de son choix aux côtés du Lord Noir, et Gloubi avait reparu), Draco cessait d'être un petit garçon à son papa tout tristounet et devenait un petit garçon à son papa très heureux, Lord Voldemort se félicitait de ce qu'Harry se sociabilise, tout en assouvissant son besoin de se passer les nerfs sur le dos de son cher mangemort Lucius, qui aimait trop son propre gamin pour être furieux contre lui et accusait les sortilèges de torture sans broncher (façon de parler), soulagé qu'il ne soit rien fait à sa progéniture. Tout le monde était content.
Même JK, qui trouvait que l'élève qu'on lui avait fourni était presque attachant, car il avait du talent et ne se montrait pas trop chiant. Il osa conseiller à Mr Voldemort le prestigieux conservatoire de... mais ne put finir sa phrase. Faut pas pousser, non plus.
Même Severus Snape était content. En ce moment, on le lui demandait rien. En effet, Dumbledore semblait occupé à libérer ce parasite de crétin congénital d'abruti fini de sale clebs plein de puces de Sirius Black de sa cellule d'Azkaban. Lord Voldemort de son côté, avait apparemment mieux à faire que de le convoquer pour il ne savait quelle attaque ou mission, ce qui retardait le moment décisif où Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom réaliserait que son mangemort le plus fidèle était définitivement passé à l'ennemi, et Severus pouvait ainsi prendre le temps de savourer les jours tranquilles (un mangemort est un maître de la relativité) qu'il lui restait avant de devenir l'homme à abattre.
Seul Harry lui manquait plutôt terriblement, en fait.
Il ne savait pas qu'il ne reverrait pas l'enfant avant plus de deux ans, ne lui parlerait pas en tête-à-tête avant plus de quatre ans, et ne connaîtrait presque rien de sa vie durant ces laps de temps.
Quand il songeait au petit, il savait se montrer ferme envers lui-même pour ne pas sombrer dans la nostalgie, et dirigeait ses pensées dans une autre direction. Disons qu'une fois sur cinq, il y parvenait.
HP-LV-HP-LV
-Où j'étais, avant d'être né ?
Severus éclata de rire, puis ébouriffa les cheveux du gamin.
-Avant d'être né, commença finalement le mangemort d'un ton ennuyeux, tu étais un fœtus dans l'utérus de Lily Evans.
-Dans le quoi de qui
-Dans le ventre de ta mère, Lily Evans. Potter, si tu préfères.
-Aaah...mais je ne vous parle pas de ça... !
C'était au tour du garçon de rire de bon cœur.
-Ça je le sais, dit-il gentiment à son professeur. Je veux dire, où j'étais, avant ? Avant d'être dans le ventre de ma mère ?
Severus observa le garçon qui attendait sa réponse. Il se sentit mal à l'aise.
Il se sentit...déplacé. Il sentit que ce rôle d'instructeur n'était plus pour lui. Sans savoir pourquoi. En cet instant, à cause - ou grâce à - une seule question, un seul regard...bon sang il ne voulait pas de ce regard sympathique. Il appréciait la déférence, la naïveté, le culot à la rigueur, que pouvait manifester Harry en sa présence. La sympathie, non ; la sympathie allait trop loin...ou alors...Non, de toute façon, il s'était dit qu'il arrêterait de se mêler de la vie de ce gamin...Peut-être juste encore un peu pour le faire sortir d'ici ?
...Non. Il en était convaincu, le petit partirait de lui-même.
Quoi qu'il en fut, Severus décida qu'il donnait là sa dernière réponse mangemoresque à classer dans le genre didactique.
-Avant d'être conçu par tes géniteurs, dit-il froidement, tu n'existais pas. Les pièces n'étaient pas assemblées ; tu n'étais nulle part.
Dorénavant Severus Snape ne serait plus l'instructeur de personne. Et il ne connaissait qu'un seul moyen de sortir de sa situation actuelle.
-C'est horrible, disait Harry.
Le garçon avait le regard vide. Il se mit à palper sa poitrine, son visage.
-C'est horrible ! Vous vous rendez-compte, que je n'existais pas ! Oh Salazard ! Et si jamais d'un coup, je n'existais plus non plus ? Comment peut-on savoir si d'un coup, on va pas disparaître, hein ? Puisqu'on est bien apparu comme ça
Il claqua des doigts.
-C'est la vie, dit Severus en se levant.
-Mais il faut faire quelque chose !
Harry s'était retourné vivement, les yeux exorbités. Il s'était même levé, brusquement. Il regardait Severus comme si celui-ci était responsable de la vie et de la mort, du ying et du yang, des poissons et des oiseaux, et des baguettes magiques.
-Faites quelque chose !
Le mangemort sentait la moutarde lui monter au nez.
-Harry Potter, si un jour vous rencontrez quelqu'un qui soit en mesure de vous prémunir contre un Avada Kedavra, faîtes-moi signe.
Il le quitta.
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Dès Noël, Harry avait pris l'habitude de jouer du piano tous les matins, trois heures avant de petit-déjeuner. Il commençait par répéter les exercices indiqués par JKR, progressant laborieusement, frappant son Petrof de violent coups de pieds quand il ne parvenait pas à les effectuer correctement, gammes, arpèges. Lorsque ses nerfs menaçaient de craquer, il lâchait tout, repoussait son siège et allait se mettre à l'autre piano, le vieux, le Bechstein.
Il l'ouvrait délicatement, et fixait alors silencieusement les petits rectangles blancs et noirs que constituaient les touches, respirant doucement, quasi révérencieux. Puis il posait ses doigts sur les touches, et, après avoir chahuté les notes les plus graves et les plus aiguës et joué quelques motifs musicaux de son invention, il entamait l'un de ses morceaux. L'un de ses morceaux à lui, à eux, ceux qu'il jouait à Voldemort avant l'arrivée de son professeur de piano. Il chantait par-dessus le son de l'instrument.
Après quoi il se lançait dans un boogie-woogie et se déchaînait comme un diable. C'était proprement épuisant pour les mains, d'ailleurs JK lui déconseillait fortement d'en jouer plus d'une demi heure par jour, mais l'enfant ne pouvait s'y tenir et dépassait souvent son quota, tressautant sur son siège, hilare.
Puis, lorsqu'il était vidé, vers huit heures du matin, il se sentait suffisamment sain et dispos pour attaquer le morceau qu'il travaillait actuellement avec son professeur. Il s'appliquait sur le rythme et la nuance, s'arrêtant de temps à autre pour jouer quelque chose qu'il maîtrisait mieux, revenant ensuite à ses devoirs musicaux, et ce jusqu'à neuf heures, heure à laquelle il descendait aux cuisines.
Il passait une bonne partie de ses journées à errer dans le manoir et sur les terrains alentours. Lorsqu'il en croisait, il jouait avec diverses sortes de lézards et de serpents, ce qui tenait résolument à distance le moindre mangemort passant par là.
Les deux premiers jours de la semaine, de treize heures à dix-sept heures, c'était la fête, Draco étant de la partie. Du Mercredi au Dimanche en revanche, la période d'après déjeuner était consacrée aux leçons d'Anglais, tantôt dispensées par Lucius tantôt par Voldemort, et parfois aux leçons de mathématiques d'Aleksandrov.
Sonnaient bientôt dix-huit heures, heure qu'attendait JKR comme le moment le plus plaisant de sa journée : la leçon de piano. Quand on ne vit plus que pour une raison, on s'y accroche.
Avec un peu de chance, Harry concluait sa journée par un dîner en tête à tête avec Lord Voldemort. Même s'ils n'échangeaient parfois pas plus de quelques mots, c'était un moment sacré, et se coucher sans avoir souhaité le bonsoir à son père revenait à se plonger dans une nuit trop noire et à dormir d'un sommeil moins profond. Le Mage Noir, qui appréciait également ce moment de simple complicité, était malgré tout souvent absent.
HP-LV-HP-LV
-Deux ans ?! s'épouvanta Harry.
-Deux ans, répondit le souffle glacé.
L'Héritier du Seigneur des Ténèbres fit la moue derrière son assiette, piteux. Mais resta silencieux. Il sentait que son aîné ne reprendrait pas la parole. Mais il ne trouvait lui-même rien à dire.
-Deux ans, ça fait long, finit-il par oser formuler.
-Non. Ça passera très vite, répondit l'autre, songeant à ses propres mois d'école.
Harry avait l'impression d'avoir signé pour deux siècles de scolarité, mais ne contredit pas le Dark Lord ; on ne contredit pas le Dark Lord, un point c'est tout.
-Tu n'auras qu'à obtenir de bons résultats. Tu auras des Faveurs, et tu pourras demander à revenir ici pour quelques jours.
-Oui, dit Harry en déglutissant.
Mince, il commençait à s'inquiéter de ses résultats. Vu tout le foin qu'on en faisait, ce devait être plutôt difficile d'en avoir de bons.
Pour se changer les idées, il réclama un énorme gâteau au chocolat au dessert, mais la présence de Voldemort le gêna quelque peu au moment ou il allait préciser qu'il ne voulait que la pâte - comme d'habitude, quoi. Aussi il obtint un moelleux - cuit ! Art n'en revenait pas - aux chocolat, qu'il trouva délicieux, mais bien trop gros pour son petit estomac. Alors que s'il n'avait pas été cuit, Harry n'aurait eu aucun mal à lécher le plat jusqu'à la dernière goutte. Comme quoi, il valait mieux faire de la pâte à gâteau que du gâteau, il y avait moins de gâchis. CQFD.
HP-LV-HP-LV
« LE PETIT LORD
Comme si le grand ne nous suffisait pas.
De nombreux témoins m'ont contactée, ainsi que le bureau des Aurors, pour signaler que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom assassine toujours à tours de bras, lui et ses suivants laissant comme à leur sinistre habitude des spectacles de désolation et des familles d'innocents en pleurs derrière eux. D'après nos témoins, cependant, il y aurait depuis peu un enfant aux côtés de Vous-Savez-Qui. Oui, chers lecteurs, un enfant âgé il semblerait de sept ou huit ans. Je ne suis jamais contente d'apprendre aux sorcières et sorciers anglais de mauvaises nouvelles, mais il est de mon devoir de journaliste de tenir mes lecteurs informés : l'assassin qui s'est octroyé à lui même le titre de Lord, et dont personne n'ose prononcer le nom fatidique, s'entourerait désormais d'enfants.
Que cela signifie-t-il ? Devons-nous craindre que nos filles et nos fils soient kidnappés en vue de devenir des mangemorts ? Notre société en est-elle là ? S'agit-il d'une exception ? Pourquoi Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, cet être si cruel, s'occuperait-il d'un enfant ? Une question nous brûle les lèvres... Est-il son fils ? Deviendra-t-il un second assassin de l'envergure de Vous-Savez-Qui ? L'Angleterre a-t-elle besoin de ça ? De combien de Mages Noirs devrons-nous subir les assauts demain ?
Des témoins peuvent attester de la présence du Petit Lord - puisque nous ne connaissons pas son nom - lors de plusieurs attaques meurtrières que Vous-Savez-Qui a lancées depuis Janvier. Mais votre fidèle enquêtrice est remontée plus loin, et a retrouvé la trace de Hannah White, restée cachée dans son grenier lors d'une attaque lancée le 2 Novembre dernier sur la communauté sorcière de Marly-sur-Chaudron :
'Ils étaient nombreux. Y en avait beaucoup. Tous en noir, pfuit, ils allaient dans toutes les rues, je les voyais pas tous, j'espérais qu'ils rentreraient pas dans les maisons, les pauvres gens, j'espérais qu'ils feraient pas de mal aux pauvres enfants, moi je suis vieille je perds plus grand chose, et j'aurais aimé leur faire passer l'envie de tuer, à ces gars là. Je voulais surtout qu'ils partent vite. Puis les Aurors sont arrivés. Ils étaient une vingtaine, mais ils voyaient pas où étaient les salauds ils étaient partis dans tous les sens, se cachaient des les rues. Puis d'un coup, Il leur est tombé dessus. Je m'en souviendrai toute ma vie, si je vis encore longtemps, pour ça pas sûr. Lord Machin, là. Il les a massacrés, tous, enfin pas tous, je sais pas pourquoi. Je sais pas comment Il a su qu'ils arrivaient, où qu'Il était perché. Quand il a eu fini, et c'est allé vite, il en restait cinq, des Aurors, je me souviens bien, cinq. Ils étaient pas fiers. Puis Lord Machin a disparu, pfuit, transplané, je crois. Moi je voyais pu bien ce qui se passait ailleurs, le fenêtre de mon grenier elle donne que d'un côté, vous voyez. Mais j'ai bien vu le gamin. Un moment j'ai cru qu'ils l'avait attrapé ou je sais pas quoi, j'ai eu peur pour lui, et après j'ai plus rien compris. Ce qui est sûr, c'est que le gamin s'amusait bien. Il sautait dans tous les sens et moi je sais pas trop, d'où que j'étais, mais j'avais l'impression que c'était lui qui commandait, vous voyez. J'ai mis du temps à comprendre parce que j'y croyais pas, mais il montrait une maison et pfuit, les mangemorts ils allaient dans la maison, et ils laissaient leur marque affreuse en sortant. Mais quand ils ont eu tué les Aurors, ils ont pu fait grand chose après, je sais pas, ça devait être l'heure de rentrer, de rentrer en enfer. Lord Machin est revenu et il a pris le gamin par la main. Ça aussi, je m'en souviens bien. Ça fait un choc, je vous dis. Puis ils sont tous partis, pfuit, comme ça.'
Mais ce n'est pas tout, votre fidèle enquêtrice est remontée encore plus loin. Une source sûre m'a informée qu'il y a environ deux ans, une offensive avait été lancée contre Vous-Savez-Qui et ses hommes, et que le Petit Lord, encore totalement inconnu des forces du ministère, avait tué au moins un homme, alors qu'il ne fait aucun doute que l'enfant n'avait, et n'a toujours pas, atteint l'âge de onze ans.
Rita Skeeter, votre fidèle enquêtrice.
Plus sur LE PETIT LORD en pages 2, 3, et 7
Articles relatifs :
LE PETIT LORD : ENFANT OU DEMON, BOURREAU OU VICTIME ? pages 2 et 3
LES DERNIERES ATTAQUES DE MANGEMORTS en page 5
LE PETIT LORD : LE FILS DE...QUI ? en page 7
DES FAMILLES QUITTENT L'ANGLETERRE, LA FRANCE ETABLIT DES QUOTAS : FAUT-IL DONNER AUX IMMIGRES LE STATUT DE REFUGIES POLITIQUES ? en pages 12 et 13
Récompense pour une photo du PETIT LORD ! S'adresser à la rédaction. »
Lord Voldemort ne savait pas bien contre qui il était présentement le plus furieux. Contre lui-même et son imprudence, contre Skeeter et son article ou contre les sources de cette odieuse femme, de gentes personnes probablement fatiguées de vivre.
-Le Petit Lord, lut Harry assis à côté de lui, sa touffe de cheveux bruns ébouriffés lui passant sous le nez alors que l'enfant se penchait sur le journal. Le Petit Lord, répéta-t-il comme pour se mettre les termes en bouche. J'aime bien.
Fin du chapitre 9
Ne me tueeeezzzz paaaaas ! Oui ce chapite est plus court que les précédents. Mais si je ne m'arrête pas à un moment donné, je ne publie pas, vous êtes d'accord ! Le prochain est plus long...bôôôcoup plus long (pour l'instant, il est plus long que le 8, qui est le plus long de la fic, et je ne l'ai pas fini) et comme je vous le fais miroiter depuis des lustres : Harry arrivera à l'Ecole. Vous serez dans le vif du sujet dès le début du chapitre.
J'espère que ce chapitre vous a plu malgré tout !
Biz,
Lupiot
PS : J'en profite pour faire de la pub pour Little Craven in Slumberland, une fiction Harry Potter que je viens de démarrer et dont l'action se déroule en 2076 (pas de Spoiler du tome 7). Le personnage central est un petit garçon.
PPS : Je continue d'éditer régulièrement mon planning de publication sur mon profil !
