Hello,
Merci beaucoup pour tous vos messages d'encouragement !
(Petite précision cependant pour Ryan : cette fic n'est pas une "traduction" XD. Elle est écrite directement en français par moi. Si tu la trouves bien traduite je suppose que je dois comprendre qu'elle n'est pas trop mal écrite. Merci beaucoup pour ton message !)

Voici donc le chapitre bonus, contre toute attente plutôt longuet.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire de bonus ? Ce sont des scènes coupées de la scolarité d'Harry chez Insan Greek. Donc principalement des scènes entre enfants.

Pourquoi ces scènes ? Pourquoi pas la suite (tant qu'à faire) ? Ces passages ont été écrits en vue de figurer dans la fic – mais j'ai changé d'avis en cours de route, soit qu'ils n'étaient pas indispensables dans le récit, soit que j'avais trouvé une meilleure idée de narration, soient qu'ils devenaient beaucoup, beaucoup trop longs. Je pensais les faire muter en flash-back, comme je fais presque toujours avec mes scènes coupées, mais j'ai réalisé que je n'aurais jamais la possibilité de caser tout ça, et que ça me contrariait profondément. J'ai gémi « Oh, pourquoi dois-je détruire toutes ces scènes que j'ai passé tant d'heures de labeur à écrire ? » et Merlin m'a envoyé un signe : « Tu feras un chapitre bonus ».

Comment s'y retrouver ? Ces bonus sont à intercaler au fil des chapitres 10, 11 et 12. Pour plus de clarté, avant chacun d'eux, je précise quelles scènes le précèdent et le suivent, ou par quelles scènes ils ont été remplacés au final. Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer.

Avertissement : Ces bonus ne sont pas indispensables à la compréhension de l'histoire. Cependant, il y a parmi eux UNE SCENE IMPORTANTE, qui sera certainement évoquée dans le chapitre 13. Il y aura un flash-back partiel, mais si vous voulez la lire en entier, voilà, elle est là ;). Il s'agit du BONUS 2.

HP-LV-HP-LV

Petit, bonussss

BONUS 1

Cette scène est à situer vers la fin du chapitre 10 ; elle était sensée débuter le sixième test d'entrée, au final remplacé par « Test 6 : trouve ton dortoir ».
Personnages : Junior, Harry, Ikki + personnages secondaires.
Harry vient de pousser la porte menant à la salle du dernier test, Junior et Ikki sur ses talons.

Il crut un instant qu'il s'était trompé de porte, était tombé dans une autre dimension, quelque chose comme ça. Mais non. A bien y regarder…il y avait un panneau, là, au milieu de cette jungle colorée et étouffante.
Des lettres rouges incandescentes dansaient sur le blanc de la pancarte.

-Test 6, lu Ikki de sa voix claire et de son anglais haché, Evaluation de ton esprit d'entreprise et de ton aptitude à la survie en milieu hostile.

Harry et Junior pouffèrent de rire, et lurent avec le japonais la suite des instructions.

-Il y a actuellement vingt-huit élèves dans cette salle. Tu dois sortir par la porte qui se trouve de l'autre côté. Pour sortir, tu dois être en possession de trois médaillons d'identité.
Rappel du règlement :
1. Il est interdit de faire usage d'un sortilège de mort sur ses camarades ou sur les membres du personnel.
2. Il est interdit de maintenir un sortilège de torture sur une même personne au-delà de sept minutes.
Les djinns patrouillent. Ils te viendront en aide en cas de nécessité vitale.

Les trois garçons se retournèrent en chœur alors que la porte derrière eux s'ouvrait sur deux filles de leur âge. Harry nota que le message du panneau tremblait et se changeait, pour afficher le chiffre « trente » et non plus « vingt-huit ». Le visage de Junior se fendait d'un sourire allant d'une oreille à l'autre.

-C'est exactement le genre de test que j'attends depuis le début, dit-il en regardant le plafond, à peine visible au travers des divers branchages.

Puis, souriant de plus belle à Harry :
-Lord ? On se retrouve à la fin ? On se promet de ne pas s'attaquer ?

Il lui tendait une main engageante qu'Harry saisit lentement, en croisant mentalement les doigts. Puis, sans autre considération pour Ikki, l'américain se dirigea vers l'une des deux filles.

-Salut. Comment tu t'appelles ?
-Hermesia X, répondit la fille en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.
-C'est joli, la complimenta Junior. Je peux voir ton médaillon ?
-Si tu veux, accepta Hermesia avec un sourire hésitant.

Dès qu'il l'eut en main, le blondinet l'arracha violemment du cou de sa propriétaire et s'enfuit en courant dans le feuillage touffu. La fille resta bouche bée.

-C'est pas correct, dit Harry, compatissant.
-Non, ce n'est pas gentil, renchérit Ikki.

HP-LV-HP-LV

BONUS 2

Cette scène – importante – a été retirée de la narration car elle était inutilement longue. Un flash-back plus bref fera office de résumé dans le chapitre 13. Elle est à situer au tout début du chapitre 11, et a lieu dans le dortoir des Monstres, le lendemain des multiples tests d'entrée.
Personnages : Harry et ses camarades de dortoir (Claude, Ikki, Light, Pétrouchka et Angelo).

Harry, qui avait le sommeil léger, fut éveillé par le bras endormi de Claude qui s'abattit sans préambule sur son nez. Il ouvrit lentement ses grands yeux verts sur son environnement, fixant le rouge sombre du plafond, et se laissa bercer par les respirations paisibles qui emplissaient la semi-obscurité du dortoir. D'épais rideaux étaient tirés devant les deux fenêtres de la pièce, mais les rayons lumineux perçant malgré cela laissaient deviner que le jour était levé depuis un moment déjà. Harry s'était toujours levé sitôt les yeux ouverts. Mais il n'avait jamais dormi dans la même pièce que quelqu'un. Mollement, il se redressa, s'asseyant contre son oreiller, sous la couverture. La pénombre ne l'empêcha pas de constater que Claude empiétait sauvagement sur son matelas. La couverture du français avait foutu le camp, ses deux pieds pendaient dans le vide, ses cheveux châtains emmêlés cachaient la moitié de son visage, l'un de ses bras reposait toujours sur Harry et l'autre, à moitié enroulé autour de sa propre tête, semblait presque froissé tant la peau en était marquée des plis du drap. Doucement, Harry rangea le bras conquérant sur son matelas approprié. C'était très étrange, de dormir dans la même pièce que d'autres gens. Non, à la réflexion, c'était très étrange d'être éveillé dans une pièce pleine de gens endormis. Que faire ? Harry entendait du bruit dans le couloir.

Je me lève ? Je me lève pas ?

Incapable de rester inactif, le Fils des Ténèbres sauta discrètement à bas de son lit et tenta de gagner la porte sans se cogner dans un meuble. Il n'avait absolument pas prêté attention à la disposition de ces derniers lors de son arrivée, trop fatigué pour voir autre chose que son lit dès lors qu'on le lui avait indiqué.

Avançant à tâtons, Harry se cogna le tibia dans un pied de lit, et dut se retenir de ne pas crier. Se tenant la jambe à deux mains, respirant fort, il sautilla sur deux mètres de plus et, la douleur de sa jambe un peu calmée, se redressa. Mais dans son mouvement, il s'encastra le haut du crâne dans quelque chose de dur et cette fois ne put retenir son cri, qui déclencha cinq grognements mécontents et un « Veux dormir » baragouiné sous des couvertures. Les yeux mouillés, gémissant de douleur, se massant le crâne, Harry décida d'aller se recoucher, mais sur son chemin il rencontra une chaise, qui se jeta au sol – toute seule, hein ! – dans un bruit métallique à réveiller les morts. Des protestations rageuses s'élevèrent des divers matelas. Voulant rattraper la chaise – désir totalement futile, le mal était fait – Harry se pencha en avant, se cogna à nouveau dans l'un des pieds en l'air, et, pour ne pas perdre l'équilibre, s'agrippa à ce qu'il put, c'est-à-dire les rideaux de la fenêtre gauche, qui s'ouvrirent grand d'un coup, inondant la chambre de la lumière du jour.

-Putain c'est pas vrai ! cria une voix masculine. Quel est le baka qui a fait ça ?
-Quelqu'un de suicidaire, probablement, répartit une voix nasale à l'autre bout de la pièce.
-Tu te lèves, Kouka ? demanda une voix claire et enfantine, s'adressant apparemment à la voix nasale.
-La vache, la lumière…gémit Claude.
-Jepeuxdormirencore ? demanda la couverture du lit du bas, dans le lit superposé.
-Euh…désolé tout le monde, s'excusa Harry en se frottant les yeux, comme ses compagnons attaqué par la luminosité soudaine. Je cherchais la porte…

Les grognements se turent et cinq têtes émergèrent des couvertures, clignant difficilement des paupières, affichant malgré tout une moue curieuse. Harry se retrouva presque nez à nez avec l'adolescent qui se penchait du lit du haut, dans le lit superposé.

-T'es le nouveau ? lui demanda la voix masculine qui l'avait invectivé quelques secondes plus tôt.

Le garçon avait la peau bronzée, les cheveux châtain foncé, des yeux bridés et un regard sombre mais pas vraiment inamical.

-Oui, répondit Harry. Le Petit Lord, se présenta-t-il en tendant une main engageante.

L'autre se laissa retomber sur son matelas avec un soupir.

-Light, se présenta-t-il laconiquement. Je suis du genre à faire la grasse matinée
-Désolé, répéta Harry en rougissant.

Son regard se porta alors sur la bouille d'Ikki qui dépassait des draps.

-Salut ! dit-il avec un sourire.
-Salut ! répondit Ikki. Je suis arrivé cette nuit.
-Ouais, renchérit Claude debout sur son lit, il est arrivé vers trois heures du matin. Mais toi tu l'as pas entendu, ajouta-t-il à l'adresse de Harry, tu dormais comme une marmotte !

Harry rit confusément, et se tourna vers les deux occupants du dortoir qu'il n'avait pas encore salué. Enfin, à proprement parler, il n'avait pas salué Claude, mais bon, voilà.

-Salut, dit-il avec un sourire, son geste de la main englobant les deux garçons du grand lit.

Se figeant un instant, il reconnut le plus âgé comme étant celui qui lui avait semblé avoir une araignée au plafond, alors qu'ils attendaient ensemble le portoloin pour l'école – il y avait quelques siècles de cela. Sa peau était toujours aussi blanche, son visage toujours aussi angulaire, ses cheveux toujours aussi noirs et filasses, ses lèvres toujours aussi rouges et ses dents toujours aussi pointues alors qu'il souriait en retour au Petit Lord, assis torse nu dans les draps blancs.

-Hello.
-C'est Pétrouchka, indiqua Claude en désignant l'adolescent. Il a treize ans. C'est le plus vieux après Light. Et là c'est Angelo, ajouta le châtain avec un sourire. C'est le plus petit. Il a huit ans.

Angelo était minuscule.
Selon Harry – pourtant guère renseigné sur ce genre de considérations – Angelo avait effectivement tout à fait l'air d'un ange. Ses yeux turquoises étaient d'une beauté à couper le souffle et son regard candide vous faisait vous sentir coupable sans raison. Sa peau laiteuse et ses cheveux du blond de l'enfance encensaient cette impression globale de pureté et d'innocence. Angelo se blottit dans les bras de Pétrouchka, qui par contraste, avait franchement l'air d'un démon.

-Kouka, comment il s'appelle ? demanda-t-il sans regarder Harry.
-Comment tu t'appelles, le fifils à Voldy ? grinça le russe de sa voix nasale, avec un sourire mauvais.

Harry vit rouge. Très rouge. Tout rouge. Subitement.
Sang.

-Endoloris ! cria-t-il, sa voix déchirant le silence.

Il n'avait pas sa baguette, mais à un tel niveau de fureur, il n'en avait pas besoin. Pétrouchka se mit à trembler violemment sous l'effet de l'Impardonnable.

Angelo, les traits déformés par la peur, attrapa précipitamment sa baguette sous l'oreiller, et cria, visant le Fils des Ténèbres :
-Stupéfix !

Harry esquiva, mais ce geste le déconcentra suffisamment pour briser le sortilège. Toujours furieux, il s'apprêtait à relancer une attaque, et murmura un Accio fébrile, histoire d'être armé, mais une main saisit son poignet avec autorité. Il vit Claude se placer devant lui.

-Calme-toi, entendit-il résonner à ses oreilles. Calme-toi.

Mais la prière de Claude ne lui était même pas adressée. Angelo, la lèvre tremblante, tendait sa baguette vers les deux garçons, les yeux levés vers Claude.

-Calme-toi Angelo, renchérit une voix douce et grave, celle de Light, qu'Harry n'avait pas vu approcher. Pétrouchka l'a provoqué, non ? poursuivit-il d'un ton apaisant, tout en posant une main sur l'épaule du Petit Lord. Baisse ta baguette, Angelo… Toi, excuse-toi, chuchota-t-il d'un ton acéré à l'oreille d'Harry.
-Non, cracha ce dernier. Sûrement pas !
-C'est pas pour Pétrouchka, crétin, siffla Light à son oreille, sa poigne se crispant douloureusement sur son épaule. C'est pour Angelo. Fais tes excuses à Angelo pour t'en être pris à Pétrouchka. Excuse-toi, je te dis, grinça-t-il, se crispant davantage.
-Je – suis – désolé – Angelo, articula fiévreusement Harry, sa main toujours serrée sur sa baguette.

Le petit blond lui jeta un regard perdu.

-T'inquiètes pas pour moi, Angelo, intervint la voix nasillarde de Pétrouchka. Calme-toi, je vais bien.

Le blondinet lâcha sa baguette sur le champ et se jeta dans les bras du russe, qui affichait un sourire tordu destiné à Harry.

-Susceptible, à ce que je vois, nota-t-il.

Claude tourna la tête de trois quarts pour échanger un regard avec l'Héritier du Seigneur des ténèbres.

-Ça te prend souvent, de lancer des Doloris, comme ça ? chuchota-t-il.

Ils ne comprenaient pas. Personne ne comprenait. Oser prononcer Son nom, c'était Lui manquer de respect – seul l'Ordre s'enorgueillissait d'une telle sottise. Et oser déformer Son nom en un diminutif ridicule, c'était, c'était – c'était… Odieux.

Le sang battait encore aux oreilles de Harry. La mâchoire serrée, il laissa sortir quelques mots, d'un ton dur :
-On parle pas de mon père comme ça.

Le premier à répondre fut le japonais Light, d'un ton dégagé, comme si maintenant que cela avait été dit, on pouvait passer à autre chose :
-Ok.

Comme entraînés par leur aîné, les autres l'imitèrent :

-Ok, dit Claude.
-Ok, accepta Pétrouchka.
-Ok, répéta Angelo.
-Ok, murmura Ikki depuis ses couvertures.
-Tu vois, repris Claude. Faut pas s'énerver.

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BONUS 3

Cette scène a lieu quelques heures après celle que vous venez de lire. Des allusions y sont faites dans les chapitres 11 et 12.
Personnages : Harry et Claude.
Ils marchent sous un préau.

-Pétrouchka va essayer de te mordre, prévint Claude.
-Quoi ? s'éberlua Harry, s'arrêtant au milieu de l'allée, de sorte qu'un garçon qui le suivait de près lui rentra dedans.
-Il va essayer de te mordre, répéta Claude comme si cela coulait de source.
-Mais ça va pas !! Je croyais que c'était « ok » ! S'il m'approche, je vais lui –
-C'est pas par rapport à toi, le coupa Claude avec un petit sourire. C'est un vampire.

Harry ouvrit la bouche et écarquilla les yeux, horrifié.

-Enfin, en partie, nuança Claude. Il a un quart de sang de vampire, à ce qu'il paraît.
-Comment c'est possible d'être un quart vampire ?
-Bah, je sais pas, sans doute que…je sais pas, en fait, sembla réaliser le français. En tout cas il va essayer de te mordre. Il essaie avec tout le monde.
-Il t'a mordu ? demanda Harry, livide, imaginant des dents pointues se planter dans sa propre chair pour sucer son sang.
-Il n'a pas réussi, mais il a essayé. Je te préviens juste pour te dire qu'il ne faut pas te laisser faire…

Conseil superflu.

-…s'il voit que tu te défends, il laissera tomber, poursuivit Claude. Sinon…il ne te lâchera plus…
-C'est bon, coupa Harry frissonnant en éloignant l'idée de la bouche de Pétrouchka explorant son cou, je vais pas me laisser faire, t'inquiète. Mais c'est un vrai taré, ce type !

Le Fils des Ténèbres était écœuré.

-Nous sommes tous des Monstres, répartit Claude en jouant des sourcils.

Cette réflexion laissa Harry songeur.

-Je suppose, admit-il finalement. Où dis-tu qu'on est ? questionna-t-il en regardant la fontaine érigée au centre du vaste jardin carré en bordure duquel ils se promenaient.
-Dans la cour de récréation, répondit obligeamment Claude.
-De quoi ?
-La…la cour de récré, répéta le français. Là où on va entre deux cours. Pendant la pause.
-Ah d'accord, sourit Harry.

Le décor était plaisant. Davantage que le paysage entourant le château d'Albanie, c'était certain. Claude, enthousiaste, reprit ses explications :

-Mais on n'est pas obligés d'aller dans cette cour là pendant la récré. L'école est vachement grande. Celle-ci c'est la cour Centrale, elle va avec le bâtiment central. Il y a aussi la cour Folle, en fait c'est pas du tout une cour, c'est juste tout le côté ouest du domaine, qu'est dans la nature ; la cour Pavée, juste à côté, là, tu vois, derrière la Porte des Sables ; et la cour Violette, sur tout le côté Est, à l'opposé de la Cour Folle. Quand la cloche sonne, tout le monde doit quitter les jardins et revenir dans les allées comme celle-ci. Et aller en classe, évidemment. A la deuxième sonnerie, le prof commence le cours. Enfin, en théorie. Ils ont chacun leurs petits trips.
-Comment ça ?
-Ben…Funa, par exemple…Oh, tu verras bien !

Haussement d'épaules désintéressé.

-Regarde, viens.

Claude emmena Harry vers la cour Pavée, qui succédait presque directement à la cour Centrale. Alors qu'il traversait la Porte des Sables, une infime secousse traversa son poignet gauche, au niveau de son bracelet de cuir. Comme il avait déjà remarqué cet état de faits la veille, il demanda à Claude la confirmation de ses déductions :

-Le bracelet, c'est un traceur ?

Claude jeta un œil au bracelet et Harry crut voir passer sur son visage une expression d'embarras.

-Euh…oui, marmonna-t-il.
-…et…il fait rien d'autre ? relança le Petit Lord qui attendait davantage d'explications.

Le regard de Claude se fixa sur le petit bracelet de cuir. Il fit une grimace évocatrice.

-Non, il fait rien d'autre. Je t'avais dit de pas le mettre, reprit-il après une pause, pourquoi tu l'as mis ?
-J'ai oublié ! répondit Harry, vexé.
-C'est vraiment dommage, nota Claude.
-Pourquoi ?

Un traceur, c'était embêtant, convint Harry, mais…

-…c'est pas si grave ! nuança-t-il avec un sourire.
-…Ouais. Ça dépendra de toi, en fait. Si tu es du genre à te laisser embarquer dans des histoires pas claires, à tirer sur la corde du Doloris ou même à…Enfin, des trucs comme ça, le bracelet va très vite te pourrir la vie. Tu connais la règlement. Il est clair, net, précis. Mais le Directeur a tendance à nous laisser faire un peu ce qu'on veut du moment qu'on le fait avec art, c'est-à-dire, du moment qu'on ne se fait pas prendre. Le souci avec le bracelet c'est que le directeur sait systématiquement où et quand tu lances un sortilège puissant.

-Et enfin bon…c'est toi qui vois mais…vu la façon dont tu as réagi au quart de tour ce matin…ça peut te poser des problèmes.

Harry affichait une expression horrifiée.

-T'en fais pas, va ! tenta de le réconforter Claude, y a des moyens de contourner tout ça.

HP-LV-HP-LV

BONUS 4

Ces scènes racontent les premiers examens d'Harry. A glisser dans le chapitre 12. Projet abandonné car trop long.

Les Monstres d'Or patientaient devant une porte, Harry et Ikki angoissés d'anticipation à l'idée de ne pas réussir les épreuves.

-Vous êtes nerveux ? interrogea Claude avec un demi sourire.
-Un peu, admit Harry dans une grimace crispée.
-Hn…, répondit Ikki qui n'avait pas desserré les mâchoires depuis la veille, n'avait rien mangé le matin et semblait sur le point d'avaler sa langue.
-Ne vous en faîtes pas, ça va bien se passer. De toute façon, si vous ratez tout, ce sera pas de votre faute, ce sera le hasard.

Harry faillit crier à Claude qu'il disait n'importe quoi et qu'il n'était vraiment pas tranquillisant, mais se ravisa de peur d'affoler encore davantage Ikki.

Johan, le fils du directeur, apparut. C'était dérangeant de voir un enfant qui ne fut pas vêtu de blanc. Johan, en tant que professeur d'Etude des Races Humaines, portait l'habit carmin réservé au personnel. Deux djinn l'encadraient. Les élèves pénétrèrent la salle d'examen, l'immense salle qui avait servi au Test d'entrée de sortilèges et de métamorphose. Harry s'assit au douzième rang, entre Claude et Ikki. Il nota qu'un djinn était encore posté à chaque extrémité de rangée et se demanda comment interpréter ce déploiement de forces.

Johan grimpa sur l'estrade et, de sa voix amplifiée, donna les instructions :
-Je m'adresse aux nouveaux : soyez très attentifs, c'est la seule fois de l'année où vous entendrez les consignes. Il y a devant vous un pupitre, avec une plume et un parchemin. Sous le pupitre, il y a deux étagères sur lesquelles vous trouverez les instruments et ingrédients dont vous aurez besoin pour l'épreuve de potions en fin de journée. Et devant votre pupitre, il y a un bac, vide, pour l'instant. Au début de chaque nouvelle épreuve, ce bac se remplira magiquement de petites enveloppes. Chaque enveloppe contient une question. Lorsque vous avez pioché une question, elle s'inscrit sur votre parchemin, et vous devez y répondre correctement. Vous pouvez piocher une deuxième question une fois que vous avez répondu à la première. Si vous désirez tricher, soyez habiles. Les djinns et moi-même vous surveillons. Y a-t-il des questions ?

Dans le fond de la salle, un garçon leva la main.

-Oui, Junior ? interrogea Johan.
-Dis, on reste ici toute la journée ?
-Oui.
-Et quand est-ce qu'on mange ?
-Ce soir, après l'épreuve d'Education Physique. Si vous n'êtes pas punis.
-Ah…

Harry se sentit abattu d'avance. Douze heures d'examens non-stop. Est-ce que c'était possible ? Il songea qu'il s'agissait peut-être d'une expérience du directeur. Est-ce qu'on avait le droit de craquer ? Lui ne craquerait pas, en tout cas. Il devait tenir au moins jusqu'aux potions. Après…

La première question arracha à Harry un soupir désabusé.

« (Histoire de la Magie)
Qui est Albus Dumbledore ? »


« Un terroriste de la morale » faillit répondre le Petit Lord. Puis il songea aux tests d'entrée et à la plaisanterie débile de Junior.
-Du genre : « Quelle est la caractéristique principale d'Albus Dumbledore ? » Réponse : « Ses écailles violettes sur les fesses. »

Harry se mordit les joues pour ne pas rire.
Puis se reprit.
Il était en examen. Il ne fallait pas perdre de temps à des idioties.

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« (Histoire Globale)
Qu'est-ce qu'une religion ? »

Harry soupira, de soulagement cette fois. Il avait bien appris sa leçon sur les religions. Contrairement à la question précédente (« Qu'est-ce que l'électricité ? ») qui, même s'il avait souvenir d'avoir traité ce thème en cours, l'avait totalement étourdi (il avait beau avoir plus ou moins compris à quoi servait l'électricité, il se trouvait dans l'incapacité complète d'expliquer le phénomène), cette question sur la religion lui ferait gagner des points.

Pendant ce temps, Ikki souffrait.
Les examens chez Insan Greek, comme l'avait souligné Claude, étaient complètement hasardeux.

Le jeune japonais se frotta les joues pour se redonner un coup de fouet. Rerererererelut la question. Saisit sa plume.
« (Etude des Races Humaines)
L'Homme est une constante variable, a dit Rabbi Razon. Discutez. »

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« (Histoire de la Magie)
Quand et pourquoi l'appellation Impardonnables a-t-elle été inventée ? Ou se situe la frontière entre Magie Blanche et Magie Noire ? »

Junior ne raffolait pas de ce genre de questions. Le genre de question pour lesquelles il faut réfléchir une heure pour pondre un truc d'une demi-page. Mais le pire c'était pas ça.
Le pire…
Le pire, c'était…
Le pire, c'était cet ignoble trou de mémoire…

Les Impardonnables. 1719 ? Non, 1917 ? Non plus, 1197 ? Peut-être bien, oui, 1197…ou 1617 ? Ah, oui, maintenant qu'il y songeait, 1617, oui oui, ce devait être ça…à moins que ce soit 1719…1719 c'était pas mal non plus, décidément…en tout cas…C'était quelque chose comme ça, c'était sûr…

Junior souffla, faisant voler sa frange dorée.
Il recommença, parce que c'était rigolo.
Il pouvait toujours essayer de demander à Prince, à côté… 1719 ou 1617 ? Ou une autre date ? Bon dieu, les Impardonnables, tout le monde connaissait cette date !

Et si…
Nooon, il n'oserait pas.
Et si…et s'il osait ?
Junior pouffa discrètement. Puis il pencha légèrement la tête, de manière à ce que les surveillants ne voient pas sa bouche. Et il cria :
-C'EST QUAND LES IMPARDONNABLES ?

Fort heureusement, ses voisins, solidaires, réprimèrent le réflexe – humain mais guère aidant – qui les poussaient à se tourner aussi sec vers lui, bouches bées et yeux écarquillés. Tandis que les djinns pivotaient tous vers le côté gauche de la salle d'où la question avait été lancée, cherchant le responsable, un ange, de l'autre côté de la salle, hurla :
-1791 !

Il fit bien son office. Lorsque les djinns se retournèrent, quasi instantanément, vers l'endroit d'où était venue la réponse, l'ange et ses voisins firent semblant d'écrire ou de réfléchir, avec un naturel désarmant.

Johan, qui avait suivi le mouvement des djinns, était fou.

-QUI a fait ça ? hurla-t-il.

Comme, bien évidemment, personne ne se dénonçait, il se força à calmer ses nerfs et énonça, d'une voix vibrante très convaincante, les yeux brillants :
-Dans l'hypothèse où les crétins qui ont fait ça seraient attrapés, qu'ils soient certains qu'ils passeront avec mon père les plus longues minutes de leur existence !

Une moitié de la salle frémit. L'autre pouffa derrière sa main.

Cachés dans la masse, deux élèves dissimulèrent leur joues cerises derrière leurs cheveux. Kotkin Junior et le Petit Lord, tous les deux à dix pour cent honteux et à quatre-vingts dix pour cent stupidement fiers d'avoir vaincu le système.

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Harry commençait à avoir faim.

Il expédia la partie théorique des épreuves de Magie Blanche et de Magie Noire et se concentra sur son examen de français. Ce qu'il y avait de terrible avec le français c'était…les accents…et les conjugaisons…et toutes ces lettres qu'ils rajoutaient pour l'esthétique mais ne prononçaient pas… Harry parvint au bout de la cinquième question de Français en sueur.

Il avait très très très faim.
Songeant avec amour à un ragoût anglais cuisiné par Artus Simps, le mangemort préposé aux cuisines, il ferma les yeux et se passa la langue sur les lèvres, l'air douloureux. Un gargouillis d'estomac s'élevant dans la rangée lui fit relever la tête d'un air coupable. Il croisa alors exactement le même regard que le sien chez Claude, Ikki et deux autres garçons qui, tous, comprimaient leur ventre d'une main, l'autre tenant une plume.

Ce fut précisément en cet instant que l'idée traversa pour la première fois l'esprit d'Harry. Fugitivement.
Ça craint, cette école.

Quelque chose en lui savait qu'affamer des enfants ne devrait pas être le credo d'une école. Cependant, cet instant de rébellion disparut aussi vite qu'il était venu, laissant le Petit Lord aux prises avec les Potions, partie théorique.

Il piocha une enveloppe.

« A quoi sert la Mandragore ? Détaillez ses effets et l'Histoire de cet ingrédient à travers son utilisation en Europe depuis le Moyen-Age. »

Harry fit claquer sa langue presque joyeusement. Fastoche !

HP-LV-HP-LV

Harry ne pouvait s'empêcher de faire la grimace à Claude. Il voyait bien que le djinn de sa rangée le surveillait, depuis tout à l'heure, sans doute persuadé que le Petit Lord tentait de communiquer avec son voisin. Mais Harry ne pouvait s'en empêcher.

Claude, inconscient de provoquer une infime souffrance chez son ami, ajouta pour la troisième fois un mauvais ingrédient dans son chaudron.
Harry fit une horrible grimace.
Le Fils des Ténèbres avait achevé sa préparation depuis déjà une demi-heure. Il n'avait plus que ça à faire que d'observer Claude massacrer sa potion Tue-Loup. Malgré la torture que constituait pour lui le fait de devoir regarder s'opérer un tel mélange, immonde et inesthétique au possible, il n'attendait pas avec impatience l'épreuve de sport. Il avait faim, il était épuisé, et redoutait par-dessus tout la terrible Akata, professeur d'Education Physique.

-Plus que cinq minutes, énonça Johan de sa voix magiquement amplifiée. Remplissez vos échantillons de potion, et donnez-les aux djinns quand ils passeront dans les rangs.

Claude s'activa avec frénésie, touillant son infâme mixture d'un air paniqué, ajoutant une pincée d'aromates, des ongles broyés de gryffons et quelque autre ingrédient qu'Harry ne reconnut pas. Le Petit Lord se retint de grimacer à nouveau. Quel gâchis, mais quel gâchis…Un djinn passa dans leur rangée et les garçons tendirent leurs préparations d'un air fataliste. Claude semblait à la fois soulagé et désespéré. Harry ne put s'empêcher de lui jeter un regard peiné. Il était incommensurablement déçu que Claude soit nul en potions.

Tous les garçons de sept-quinze ans se retrouvèrent à faire le pied de grue dans les herbes jaunies de la Cour Folle, à l'Ouest du Bâtiment Central, attendant l'arrivée imminente d'Akata.

-Pourquoi on a été séparés des filles ? demanda Harry.
-Parce que c'est l'épreuve de sport, répondit Ikki.
-Et alors ? répliqua Harry.
-Les filles et les garçons font jamais sport ensemble expliqua Claude. Ce serait pas juste, parce que les filles sont souvent moins fortes que les garçons.
-N'importe quoi ! cria Harry, scandalisé, repensant à la terrifiante Bellatrix et à sa cousine spirituelle, le lieutenant Akata.
-Ben si, reprit Junior, se joignant à la conversation. Les filles sont moins fortes que les garçons, c'est connu. On a une plus grande force physique que les filles.

Junior avait une drôle de façon de dire ça. Claude pouffa, alors que le Petit Lord affichait une expression ahurie et qu'Ikki détournait le regard d'un air de gentleman. Harry ne panait rien du tout.

-Ouh ! Voilà la folle ! chuchota Junior à l'adresse de ses amis.
-Elle a vraiment l'air d'un épouvantail, confirma Pip, surgi de la foule environnante.

Le lieutenant Akata, ses longs cheveux bruns volant diaboliquement dans son sillage, marchaient d'un grand pas vers ses élèves, encadrée de quatre djinns.

-Claude, appela soudain Harry, ils dorment où, les djinns ?
-Ils dorment pas, répondit son ami.
-Oui, mais, ils dorment pas ?

Claude lui jeta un regard de travers.

-J'avais jamais vu autant de djinn avant aujourd'hui, développa Harry. On les voit pas, en semaine. Ils sont où, le reste du temps ?
-Paraît qu'ils sont partout et qu'ils observent, dit le français. Qu'ils nous surveillent. Et tu sais qu'il y en a un par dortoir ? Ben je pense qu'ils dorment pas loin des dortoirs. Peut-être même qu'il y en a un dans notre dortoir, la nuit !
-Arrête, le coupa Harry d'un ton péremptoire. Tu me fais flipper. Bakatόn.

Claude éclata de rire.

HP-LV-HP-LV

BONUS 5

Je me suis longuement réunie avant de retirer cette scène du chapitre 12. Mais rien à faire. Elle cassait le rythme.
Personnage : Insan Greek. Personnages secondaires : Lord Voldemort, Raphaïl Koblenz (prof de Magie Noire) et Agamemnon (lieutenant)
Insan Greek est dans son bureau.

« Cher Insan,

« J'aimerais un peu plus de renseignements sur ce Koblenz,
« Que tu as oublié de mentionner.
« Je suppose qu'un sorcier de son genre est en outre très bon légilimens
« Merci de le surveiller

« Si Harry te pose à toi ou à lui des questions sur les Horcruxes
« S'il te plaît
« Ça n'existe pas

« Si un certain mage blanc anglais que nous apprécions d'égale façon
« Te contacte pour quelque raison
« Avertis-moi

Le dernier ennemi à vaincre est la Mort,
LORD VOLDEMORT »

Insan sourit.

Voldemort.
Ou comment faire planer une menace de mort derrière chacun de ces mots tracés d'une écriture élégante.
Un style unique.

-Ah la la, soupira Insan en rangeant la missive sous son presse-papier.

Comme Insan n'était pas une personne raisonnable, le seul sentiment que lui inspirait la lecture de cette lettre était une exaltation sans borne à l'idée de faire partie du cercle très fermé des amis du plus grand Mage Noir connu à ce jour.

Mais Insan, malgré son grain de folie, était très intelligent. Aussi avait-il intégré les requêtes de son ami et s'apprêtait à les faire respecter.

-Allô, Agamemnon ? dit-il à haute voix après avoir tapoté de sa baguette un cornet acoustique ornant son bureau.

Il aimait bien parodier les conversations téléphoniques moldues dans tout ce qu'elles avaient de plus stupide – inventer un mot spécial pour dire « Bonjour » au téléphone relevait quand même du grand art.

A l'étage au-dessous, il entendit son subalterne lever les yeux au ciel. Parfaitement, il l'entendit lever les yeux au ciel.

-Envoyez-moi Raphaïl dans la soirée, mon ami, indiqua-t-il avant de devoir l'entendre soupirer.
-Vous allez le renvoyer ? sursauta le brave lieutenant, plein d'espoir.
-Non, je vais l'augmenter, contredit le directeur.

Seul le silence lui répondit.

-Bon, je raccroche. Bisou.

Fin du chapitre Bonus

Voili voilou ! J'espère que ces scènes inédites vous ont plu. Elles ne font pas tellement avancer l'intrigue mais elles peuvent y apporter quelques éléments intéressants...et elles permettent surtout d'approfondir un ou deux personnages, et de se plonger dans le quotidien de l'école.
Le Chapitre 13 sera le dernier - ou l'avant-dernier - qui se déroulera chez Insan Greek. Après, retour au manoir.

Bizou,

Lupiot

PS : mon planning de publication est de nouveau en fonctionnement. Vous pouvez le consulter (sur mon profil) quand vous souhaitez savoir quand arrivera la suite de telle ou telle fic !