Chers lectrices et lecteurs,

Warning : ceci n'est pas un nouveau chapitre. (Avouez que, quatre siècles après, vous n'y croyiez qu'à moitié.)

J'ai décidé de publier une petite update ici pour mettre un point final à cette aventure : malgré tout mes élans de déni, mes "J'ai plein d'idées, je vais m'y remettre !", mes réponses encourageantes aux reviews, il est temps d'assumer que cette histoire,
je ne la finirai jamais.

Mais je trouve ça malpoli et un peu cruel de vous laisser en plan sans nouvelles, d'abandonner ainsi le roman ouvert sur une possibilité, un espoir, alors que tous les espoirs sont cramés d'entrée, mes jolis, et partis se dorer la pilule sous d'autres latitudes.
Aussi : finito. Les aventure de Harry, Le Petit Lord, fils adoptif de Voldemort, tourmenté par ses allégeances et affections, personnage plein de candeur et de tendresse malgré sa noirceur intrinsèque, resteront inachevées.
Sad, mais c'est la vie.

En fait, je voulais surtout vous remercier. Toutes et tous, lectrices et lecteurs silencieux, revieweuses et revieweurs acharnés. Parce que j'ai vécu des choses immortelles à vos côtés.
Comme beaucoup d'ados, j'ai plongé dans la fanfiction par accident, par manque (le tome 5 était long à venir, putain), par passion (l'écriture), par obsession (les slash, omg), etc., etc., et comme nous toutes et tous, j'ai trouvé... vachement plus que ce que j'étais venue chercher. Pas vous ?

J'ai adoré grandir, en tant qu'écrivaillonne et en tant que petit exemplaire d'humanité, à vos côtés. Apprendre des trucs et des émotions par les biais de nos histoires, nos personnages frapadingues, nos échanges survitaminés, étrangement codifiés, qui me semblent parfois si bizarroïdes à relire. (Mais qui sont ces débiles-doux hystériques qui hurlent en CAPSLOCK et jurent par le string de Salazar ?!)

Tout cela est inestimable pour moi. Et la meilleure école d'écriture. Vous avez été mes éditeurs, depuis vos chambres d'ados, tapants vos messages gratis et bienveillants sans y penser, à 3h du matin, avant d'aller pioncer. Des millions d'éditeurs contradictoires qui m'ont façonnée.
Et boy, vous savez ce que ça a donné ?

Je suis éditrice de littérature jeunesse depuis 4 ans.
Et écrivaine* depuis cette année, sous le nom de Julia Thévenot.

Donc je dirais que, pour des ados en pyjama qui lisaient des kilomètres de fanfics unfinished plutôt que de se mettre à leurs rédacs de français, on s'est pas trop mal débrouillés. Non ?


(* Mon roman s'appelle Bordeterre, c'est de la fantasy à la Pullman et c'est objectivement génial. Mais c'est pas le sujet.)


Le sujet, c'est de boucler les fils restés suspendus. Pour ne pas vous laisser tout à fait en plan, je propose de vous dévoiler la fin de Petit, ce qu'elle aurait été, CHAPITRE SUIVANT. (Spoilers, donc.)

Je pense que vous avez à peu près tous le même âge que moi à présent : l'âge d'adulte (même si je continue de recevoir de temps à autres des messages de nouveaux lecteurs). Ça n'aurait donc pas grand sens de jouer les sages avec des maximes Dumbledoriennes ; je voulais juste vous dire que tout ce qui s'est passé ici n'a pas été du temps perdu : pour moi, ça a compté.
Et pour vous aussi, j'en suis sûre.

Je vous embrasse virtuellement sur les deux joues,
Julia, alias Lupiot


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