Comme annoncé, voici :
LA FIN DE "PETIT"
... telle que je l'avais programmée, et aussi telle que je m'en souviens, parce que plusieurs saloperies d'ordi m'ont claqué entre les doigts successivement entre temps, emportant avec eux mes notes, mes larmes et mon argent.
DANS LES ÉPISODES PRÉCÉDENTS
On s'est arrêtés sur un Harry, de retour de Poudlard (dont il s'est échappé miraculeusement, transplanant par le pouvoir de la nostalgie) qui a enfin réussi à se reconnecter à Lord Voldemort dans une scène émouvante autour du piano. Right ?
La suite, en gros :
Voldemort, suite à toutes ces mésaventures, et toutes ces fois où il a cru perdre Harry, a basculé dans une double dynamique très intense :
- Il a accéléré sa production de Horcruxes, ce qui le défigure et le déshumanise de plus en plus.
- À mesure qu'il perd des bouts de son âme, il ne reste plus, au centre de son cœur atrophié, que son amour pour Harry, qui prend toute la place, et l'obsède, il est donc de plus en plus possessif (ce qui est bad) et démonstratif (ce qui est cool) et fou (ce qui est dangereux). Tout ceci est bien entendu progressif.
- Parallèlement, il continue de faire de Harry son héritier, un vrai vilain mage noir de moins en moins mignon.
Harry, de son côté, est évidemment, comme toujours, tiraillé, car :
- Il veut très fort satisfaire son père, et donc se jette à corps perdu dans toutes les missions que celui-ci lui confie (attaques, tortures : des trucs purement physiques, assez brutaux, dans un premier temps).
- Ça lui fait pas complètement du bien parce que bon, Harry a vécu plein de petites choses, d'affections différentes, qui lui font de moins en moins kiffer la torture (mais bon, il donne le change).
Par ailleurs Harry, grandissant (il a 13 à 14 ans à ce stade) devient bien évidemment sa propre personne, et développe ses goûts ses éthiques sa personnalité, le tout dans la continuité de son père, mais évidemment pas pareil (parce qu'ils n'ont jamais été pareils). Harry est plus léger et plus grave à la fois, plein d'une candeur enfantine qui ne l'a jamais quitté ; or, à mesure que le monde se dessine et précise devant lui, ce qu'est sa vie lui apparaît très restreint, minuscule, riquiqui.
(En gros : ouais, bon, faire des attaques et des percées agressives sur des moldus et sorciers, tous les 15 jours, ad vitam, et n'avoir rien d'autre à se mettre sous la dent, émotionnellement, intellectuellement, c'est pas ouf-ouf. La richesse des milles relations, découvertes, tensions, possibilités, qu'il y avait dans l'univers d'Insan Greek ou de Poudlard, quand il était môme, lui manque.)
- Là, de façon évidemment brillante, je comptais faire un parallèle entre Voldemort, dont l'âme se réduit à peau de chagrin (l'amenant à la folie etc.), et Harry, dont le monde, ses options, ses libertés, diminuent aussi peu à peu, se resserrant sur lui, et l'amènant à se sentir non pas oppressé mais mélancolique.
(C'est brillant n'est-ce pas ?)
Pile au moment où Harry a l'air complètement déprimé, Voldemort (qui voit qu'il n'a pas la patate) décide de le faire encore progresser dans son statut d'héritier, et Harry est chargé non plus de simples attaques, mais de missions de stratégie et d'infiltration : il commandite tous les imperiums du ministère, participe à l'élaboration du futur monde qu'ils sont censés gouverner. Gros boost de confiance, intérêt intellectuel on the rise, tout va mieux : c'est excitant et dangereux, tout ce qu'il faut pour ne pas s'ennuyer (et le monde de Harry s'ouvre à nouveau, car il doit prendre en compte plein de paramètres et s'y insérer lui-même).
Le pouvoir de Voldemort et du Petit Lord grandissent (la presse les appelle "Les deux lords" à présent) (Voldemort contrôle la Gazette, hihi) et le monde sorcier s'approche insidieusement de son état dans le tome 7 : il n'a pas encore tout à fait basculé sous al coupe de Voldemort mais clairement, on s'y achemine. Harry a désormais 15-16 ans.
Parallèlement à tout ça on a, tout le long, des scènes de piano, solitaires essentiellement, mais Voldemort est souvent public consentant ; parfois même il participe. C'est le refuge de Harry dans les périodes où il sent son univers rétrécir, et toujours (avec le jeu d'échecs), un rendez-vous avec Voldemort quand ils ont besoin l'un de l'autre.
Pile au moment où Les Deux Lords sont au sommet et tout va bien dans le pire des mondes, back at home, dans le château d'Albanie, donc, Voldemort FAIT UN SYMPTÔME UN.
Évidemment. Le mec en est à genre, son 5e Horcruxe, IL EST TOUT DÉGOMMÉ, perclus de magie noire, forcément, ça pète. Concrètement, il zigouille une partie de ses hommes sans distinction de qualité (j'avais noté, histoire d'ajouter au drame : buter le vieil Avery), et détruit son château en Albanie. Seul Harry réussit à 1) limiter les dégâts (m'enfin tout est relatif) 2) le faire sortir de cet état.
- Le contrecoup : Harry (16 ans et quelques) est gravement blessé mais s'en balek puisqu'il est concentré sur le fait qu'il faut s'occuper de son père. Voldemort, lorsqu'il se "réveille" de sa crise, n'est pas inquiet pour lui-même (gros déni de réalité quand même, vu qu'à ce stade sa quête d'immortalité commence à le faire ressembler à un cadavre) mais refuse que Harry s'approche de lui (peur de le tuer par accident). Certes, il se préoccupe de récupérer ses mangemorts, partis se terrer de trouille dans leurs manoirs respectifs, et refusant de répondre à l'appel de la marque {ça puduk pour le gouvernement des Ténèbres, tout ça est très instable} ...
- ... mais, tout en ruminant ses erreurs (=mettre Harry en danger) et ses rancœurs (=ces cochonneries de mangemorts effarouchés par une petite crise de rien du tout), il va se terrer dans la forêt en Albanie, non loin du château. Pendant ce temps, Harry finit de panser ses blessures (seul) et... reconstruit le château. Le château lui ressemble désormais un peu plus.
Voldemort accepte de sortir de son trou pour recontacter Harry. Ici, c'est très dur, car ils ne se comprennent pas : Harry voyant son père arriver (squelettique, ravagé, sale, ne s'est pas nourri depuis des jours, à peine a-t-il croqué une biche dans le cou pour se requinquer : ici, il est vraiment monstrueux), Harry, donc, en le voyant, est, non pas terrifié (il n'a jamais eu peur de Voldemort) mais affolé, il veut le guérir, le nourrir, lui parler, tout faire pour le "récupérer" et éviter que la crise ne se reproduise. Mais Voldemort, de son côté, obsessionnel comme il peut l'être, veut que cette entrevue se passe au plus vite afin de ne pas mettre Harry en danger : son objectif étant de pérenniser son organisation de mangemorts, laquelle était arrivée, avant la crise, à un point culminant, il veut transférer à Harry les pouvoirs complets sur la marque des ténèbres et lui donner l'autorité de commander à ses hommes. L'entrevue est donc passablement atroce car Voldemort finit par repousser Harry violemment après lui avoir conféré ces pouvoirs, pour repartir se terrer dans un recoin du château. Symboliquement, c'est un endroit qui se situe aux sous-sols, car la déchéance est entamée.
Harry, conscient que c'est là le vœux de son père, réussit à reconvoquer tous les mangemorts et, par un mélange de menace et de persuasion, remettre toute l'organisation sur pied : il a l'air, paradoxalement (lui qui a fait une dizaine de Symptôme Un dans sa vie), vachement plus solide, fiable et prometteur (et moins terrifiant) que son père, ce qui plaît assez aux mangemorts. Pour relancer la machine, il lance quelques attaques ciblées, et, bien sûr, suit avec acuité les avancées stratégiques de ses hommes de main (mangemorts infiltrés ou sorciers sous impérium) au ministère de la magie.
- Sans vraiment l'avoir réalisé, Harry, 16 ans, se retrouve donc du jour au lendemain propulsé Mage Noir numéro 1.
S'ensuit une période noire :
- D'un côté, Harry gouverne une bande de types haineux et profiteurs dont il n'apprécie qu'1%, et ne se nourrit quotidiennement que des horreurs du métier.
- Seule la satisfaction intellectuelle de ses avancée stratégiques continue de lui amener un peu d'air, mais, mine de rien, il se sent très seul. Car à quoi bon être satisfait de quoi que ce soit si on ne peut pas le partager ?
- D'un autre côté, Harry fait des rapports à son père, qui ne sort plus de ses cachots lugubres réaménagés et refuse de l'approcher.
Grosse solitude, et GROSSE déprime. (Oui bon, ça a jamais été une fic méééga guilllerette, hein.)
Harry, qui a toujours su se sauver lui-même (volontairement ou non), pris d'un de ces accès de candeur dont il a le secret, se souvient de ses amis. Il écrit à 1) Claude, 2) Tonks, et même 3) Greggy. Certes, Greggy est mort, mais ça lui fait du bien de lui écrire.
D'un coup, par le seul acte d'avoir exhumé ces relations de sa mémoire et de son cœur, il se sent reprendre espoir, sortir un peu de sa solitude.
- Claude répond à Harry. Il est étudiant à Beauxbâtons et bâille d'ennui 24h sur 24. Il a validé tous ces examens avec 300 points d'avance sur le contrôle continu, et se divertit comme il peut dans les couloirs du lycée. Il a un groupe de jazz avec des amis, il joue toujours. Est-ce que Harry joue toujours ? Ils pourraient se voir, un de ces quatre, ça serait marrant.
Merlin, Harry bondit sur l'invitation : tout est trop irréel pour être vrai. Retrouvant Claude à Beauxbâtons (où Claude le présente comme son cousin de Durmstrang en échange scolaire) (ils ont tous les deux 17 ans à présent), il vit une parenthèse étrange et enchantée où lui, le mage noir universellement craint, peut enfin et pour la première fois être un adolescent lambda. C'est doux et acide, tendre et gai. Il improvise un solo de malade au piano pendant un bœuf de jazz ; Claude lui fait écouter des tonnes de vinyle, lui parle de ses stations de musique sorcière et moldue préférées, etc, plein de choses légères et innocentes. Harry confie à Claude à peu près tout de sa vie (et Claude désapprouve à demi-mot Voldemort, mais bon, sans faire bader Harry non plus). Pendant un moment de complicité, Harry, à la fois parce qu'il se sent bien pour la première fois depuis des mois, et léger pour la première fois depuis des années, embrasse Claude. Claude est pas chiant, mais lui fait un peu le même genre de réponse que la première fois :
"Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée, tu sais. Déjà parce que t'es mon cousin (lol) mais aussi parce que je suis pas sûr que tu m'aimes, Harry. Tu ne m'as pas vu depuis des plombes, je suis juste la bonne personne au bon moment. Ce n'est pas parce que personne ne prend soin de toi qu'il faut te jeter dans les bras de la première personne qui le fait, tu sais."
Bref, des trucs très justes mais qui laissent Harry un peu mélancolique. Et il se demande d'un coup si, en effet,
personne ne prend soin de lui.
(Il se souvient de quelqu'un qui prenait soin de lui. C'était Severus. Mais c'était il y a longtemps.)
Après cette parenthèse enchantée, Harry rentre au château où, par contraste, tout lui semble gloomy et nul, les mangemorts d'un ennui toxique et toute cette vie de haine d'une vacuité délétère. Mais il ne le formule pas exactement comme ça... et puis, qu'a-t-il d'autre, anyway ?
- Harry s'enferme avec son piano et fait de longues promenades aux alentours du château, tel un héros romantique. (Il a clairement besoin d'évasion.) Pendant ce temps Voldemort reste cloîtré dans son cachot diabolique à se transformer peu à peu en une parodie de lui-même, genre Raspoutine tout disloqué dans Anastasia. Les mangemorts évitent l'endroit.
- Harry n'a pas fait gaffe car, avec le courrier de Claude, il avait eu ce dont il avait besoin, mais dans sa chambre l'attendent deux autres lettres, en fait. Une de Tonks qui est vraiment très heureuse d'avoir de ses nouvelles, même si super inquiète qu'il se change en mage noir et tout et qu'elle serait plus heureuse qu'il rejoigne le côté de la lumière... et une des parents de Greggy, les Goyle, pleine de fautes d'orthographe, qui dit un truc genre "Mersi de ta laitre, sa nous a baucou touchée. Greggy nous manque met au moin on c'est qu'il n'est pas oubliés. Tu été son seul amis et je croix que tu ais quelle qu'un de bien."
Comme souvent dans la vie, c'est ce truc de rien du tout, cette lettre de merde tachée de larmes, qui va faire déborder le vase chez Harry, et tout faire basculer.
Non, Harry réalise en pleurant dessus à son tour, Greggy ne méritait pas de mourir, et ne doit pas être oublié.
Oui, Harry est quelqu'un de bien.
Quelqu'un de bien.
Harry écrit à Tonks lui disant qu'il veut la voir.
Puis, il va voir son père dans son cachot. Voldemort a encore fait un Horcruxe supplémentaire, il n'a plus grand chose d'humain visuellement, ni grand chose de cohérent intellectuellement. Son âme découpée en 7 (6 horcruxes + lui-même, donc 7) est dense, vicieuse et concentrée comme du poison. Il est aveuglé par son amour pour Harry et par l'immortalité, ses deux obsessions. Il ne cesse de se féliciter de leur succès (= il a réussi à mettre Harry sur le trône qu'il lui préparait depuis tout ce temps). Harry, chamboulé, pour la première fois, voit son père devenu quelque chose d'autre que lui-même. Il réalise qu'il est en train de le perdre. Scène dramatique, atroce, où il lui dit "Papa, qu'as-tu fait ?" et Voldemort révèle qu'il a fait des horcruxes, et Harry : "Mais... combien ?!" et quand Harry comprend qu'il a divisé son âme en 7, il s'effondre. Il n'est pas en train de le perdre.
Il l'a perdu.
Quand Harry rencontre Tonks, en un sens, tout est déjà joué : il vient pour mettre en œuvre sa dernière trahison. Harry est, évidemment, mélancolique à balle. Mais il y a aussi, au creux de lui, un espoir secret. Celui que les choses soient mieux après.
- Avec Tonks et (AMERTUME) Dumbledore (que Harry voit aussi peu qu'il est possible), Harry organise, dans le plus grand calme et avec cette forme de tristesse douce et inéluctable propre au destin, la fin de l'ère de Voldemort. Il réunit des preuves sur les mangemorts, un à un, afin que les Aurors puissent les arrêter au moment opportun. Il aide le ministère à dés-Imperiumer tous les sorciers enchantés et leur donne pour mission de continuer à faire "comme si" ils étaient encore soumis au sort, le temps qu'il faudra. Il donne les noms des mangemorts infiltrés, etc.
Parallèlement à tout ça, Harry essaie en vain de tirer de son père de derniers moments de complicité. Mais ce qui reste de lui, cet amour "pur" pour Harry, n'est pas le bon. C'est quelque chose de violent, l'absolu, malsain : Harry est comme une chose que laquelle un voile magique est projeté. Il est, aux yeux de Voldemort, parfait, la seule chose parfaite en ce monde, il faut le protéger à tout prix. Quand Voldemort commence à parler de sortilèges de protection qui auraient pour effet de mettre Harry sous cloche, Harry cœur brisé et inquiet, par précaution, cesse d'aller le voir. Entre temps, il a néanmoins, et sans difficulté (puisque Voldemort lui fait une confiance absolue), obtenu de lui la description et la cachette de tous ses horcruxes.
Lors d'un entretien avec Dumbledore, où Harry lui fait un topo de la situation, celui-ci lui dévoile (et analyse) l'histoire complète de la rencontre de Harry avec Voldemort, depuis cette fameuse soirée d'Halloween où Voldemort était venu pour le tuer. Comment sa mère Lily s'est sacrifiée pour lui, et, par ce sacrifice d'amour, l'a protégé, lui. C'est une magie très ancienne, qui aurait dû se loger en lui (Harry) et le rendre intouchable de Voldemort, mais qui, par hasard, s'est posée... sur Voldemort, et l'a rendu, lui (Voldemort), perméable à Harry.
C'est là le début de leur relation père-fils : un accident de magie. Mais, comme le dit Dumbledore, qui a oublié d'être con, et qui a même oublié d'être un salaud, car il lit dans le cœur des gens comme dans un putain de livre ouvert, ça n'entache en rien le véritable amour qui les unit. "Le lien qui vous unit a grandi bien au-delà de cet enchantement initial. Ce sort accidentel n'est ni plus ni moins que le lien, d'abord articifiel, ténu, qui unit d'ordinaire un parent à son enfant nouveau-né. Tout n'est que promesse. C'est ce qu'on en fait qui compte après. Et votre relation n'appartient qu'à vous.", bref, ce genre de choses. Harry ressort de là bouleversé. Mais, en un sens, éclairé et apaisé.
Par ailleurs Harry a parlé des Horcruxes à Dumbledore : il sait qu'ils doivent être détruits, mais il interdit à quiconque d'y toucher. C'est à lui de s'en occuper.
Dans toutes ces histoires, Harry a retrouvé une personne qui tient à lui, et s'est longtemps occupé de lui : Severus. Ils n'ont pas vraiment le temps de se "reconnecter", car le contexte est si étrange, et Harry n'a pas l'esprit à ça. Mais c'est bon qu'il soit là.
THE END :
- Harry détruit tous les Horcruxes.
- Un grand nombre de mangemorts sont arrêtés, le ministère est placé sous contrôle de crise par les Aurors : Dumbledore provoque Voldemort à un duel singulier pour régler les choses une fois pour toutes, comme il avait fait avec Grindelwald. Une grande bataille s'annonce (il reste des mangemorts).
{Les mangemorts et Voldemort ignorent tout de la trahison de Harry, bien entendu.}
- Affrontement final, sur le chemin de Traverse : Voldemort, Harry, les mangemorts d'un côté : Dumbledore, l'ordre et les aurors, de l'autre. Les mangemorts sont assez vite surclassés (plus très nombreux) mais Voldemort, malgré sa folie évidente, son imprévisibilité, instabilité, reste monstrueusement puissant. Arrive le moment où Dumbledore crie stop, à présent, c'est toi et moi, Tom.
- Mais évidemment, il n'a jamais été question pour Harry que Dumbledore tue Voldemort. Il ne le supporterait pas. Il se place face à son père, baisse sa capuche, lui dit, "Je suis désolé, Papa."
(clac, changement de chapitre, car je suis une bitch intégrale)
On reprend la scène dramatique à son climax, Harry face à son père, qui révèle sa trahison. C'est la révélation la plus tristoune du monde. Alors qu'il se met face à lui et lève sa baguette, il dit :
"Tu n'es plus celui que tu étais. La mort est (voix brisée) la meilleure chose qui puisse t'arriver. Et moi,
je ne suis pas celui que tu espérais."
Le truc, c'est que Voldemort, dans son état d'obsession absolue sur Harry, est incapable de changer sa vision de lui, à ce stade. Son amour est si inconditionnel qu'il ne comprend pas ce qui se passe. "Pousse-toi. Allons, idiot. Pousse-toi !" (ici, écho à la scène initiale où il dit à peu près ces mots-là à Lily Potter.)
- Harry jette un sort pour désarmer Voldemort (the infamous Expelliarmus) et par réflexe, Voldemort riposte ; leurs deux sorts se rencontrent et...
FLASH POV OLLIVANDER qui observe la scène, et se souvient avoir vendu à Harry, petit, une baguette différente de celle qu'il aurait pu avoir, s'il l'avait rencontré plus tôt, dans un cadre différent... s'il n'avait pas été, déjà, un apprenti mage noir, quoi.
{C'est pourquoi il n'y a pas de Priori Incantatem. Ceci a été pluggé très tôt dans la fic, car je savais qu'ils s'affronteraient à la fin.}
... Harry désarme son père. Celui-ci, complètement déboussolé, regarde son fils. "Rends-moi ma baguette, Harry. Harry, rends-moi ma baguette. Harry. Harry ! Harry, allons. Harry !"
Il est comme un enfant (terrifiant) qui ne comprend pas. Harry à ce moment est si mal, il est pris de vertiges. Sachant à peine ce qu'il fait, il rend sa baguette à Voldemort. (GASP de la foule.) Voldemort dit "C'est bien." avec un sourire qui, sur cette face de cauchemar, est néanmoins gentil. Voldemort tourne alors sa baguette vers Dumbledore, et s'apprête à lui lancer un :
- Avada Kedavra.
C'est Harry qui l'a prononcé.
Voldemort s'écroule.
Il est mort.
ÉPILOGUE
Harry a reçu l'ordre de Merlin pour avoir mis fin au règne de Voldemort, mais a exigé d'être jugé au même titre que tous les mangemorts. Vu que c'est un héros de guerre, il a eu une peine courte à Azkaban. Quand il sort, Claude et Severus l'attendent à la sortie.
- Claude est un jeune mec trendy, habillé à la moldue, clope au bec, il est dans le monde réel, plein d'avenir et de gaîté, malicieux et sombre à la fois, typique du post-ado plein de vérités à balancer et d'expériences à vivres. Il à mille choses à proposer à Harry, mais surtout, "Mec, il faut que tu te remettes à la musique." Sa présence est une source d'allégresse.
- Severus est égal à lui-même, un roc silencieux, un retraité de guerre, presque, malgré sa relative jeunesse. Il en a bavé, Harry aussi ; à présent que Harry est grand, ils se comprennent d'un seul regard. Il oppose à l'exubérance de Claude un silence tranquillisant. Il annonce à Harry que tous les biens du château d'Albanie ont été saisis mais que "Le piano, non. Je l'ai gardé pour toi. Dumbledore a dit oui."
Scène finale :
Salle de concert. Harry, sur scène, derrière son piano. Claude et Severus chacun d'un côté des coulisses, qui le regardent avec émotion.
Et Harry se mettant à jouer, et sentant sous ses doigts l'ultime vérité qu'il n'a dite à personne. Celle qu'il a cachée malgré lui, parce que Voldemort ne le lui avait pas dit ; il l'a découvert, comme une consolation, lors des répétitions : le piano est le dernier Horcruxe, le huitième. Le dernier morceau d'âme de celui qui l'a aimé toute sa vie, bien ou mal.
Dans la salle, personne n'a jamais entendu de musique aussi douce et noire à la fois.
- FIN -
Il me restait pas mal de choses à écrire, comme vous le voyez. J'espère que cette update informative vous comble d'une façon où d'une autre. C'est évidemment extrêmement résumé. Chaque retournement aurait été longuement et habilement amené (haha).
Note : J'ai longtemps pensé finir sur une relation Harry-Severus, mais arrivée à la moitié de la fic à peu près, j'avais décidé d'opter pour une fin ouverte à ce sujet (Claude, Severus ? À vous de voir.) Car cette fic n'est pas une romance. C'est une histoire d'amour, mais pas celle-là. C'est l'histoire de la relation de Harry et Voldemort. Je voulais finir là-dessus.
Bref, je suis consciente que ce résumé final, longtemps après vos implication émotionnelle dans l'histoire, cette "update", c'est imparfait. Mais...
Je suis contente de l'avoir partagée. J'espère que vous êtes contents aussi.
Continuez de lire et d'écrire, et d'être passionnés. (Moi je vais pas me gêner.)
Je vous embrasse,
Julia, alias Lupiot
