Les personnages appartiennent à S. Meyer, c'est Robsmyyummy Cabanaboy qui a écrit cette histoire géniale,

bref rien ne nous appartient sauf la traduction


Chapitre 10

Bientôt

Edward

En arrivant à l'aéroport international de Hilo à onze heures ce matin, Bella se porte volontaire pour aller chercher notre voiture de location pendant que j'attends nos bagages. Vingt minutes plus tard, je la trouve encore au comptoir Hertz tambourinant avec ses doigts. J'ai fait ma part, qu'est-ce qui lui prend aussi longtemps?

"Madame, il y a eu un problème avec la réservation. Si ça ne vous dérange pas, nous avons changé votre catégorie. Alors ce sera une voiture deux portes au lieu de quatre."

Bella et moi nous regardons et haussons les épaules.

"Je ne pense pas que ce soit un problème. Nous ne sommes que deux et tant que nous avons de la place dans le coffre, ce n'est pas comme si nous avions beaucoup de bagages," explique Bella à la dame tandis que je hoche la tête, d'accord avec sa logique.

"D'accord, très bien, si vous voulez signer ici," indique-t-elle au bas du document. "Ce sont les clés et votre voiture est garée juste à l'extérieur, place H-27."

Bella signe sur la ligne pointillée et prend les clés avec enthousiasme. En se tournant vers moi, elle dit : "Qui conduit, Captain'?"

"Peu importe, il faut environ deux heures et demie pour arriver à Kona. Si l'un de nous fatigue, on échangera. La matinée a déjà été longue."

Je suis Bella, faisant de mon mieux pour ne pas lorgner son cul serré dans le short qu'elle porte et quand elle s'arrête soudainement je dois faire un écart pour éviter une collision à la façon des sept nains.

"Qu'est-ce que c'est?" demandé-je en passant la tête par-dessus son épaule.

Bella pointe un doigt vers un engin rouge, une Ford Mustang V6 décapotable de 2012 qui est garée sur la place qu'on nous a indiquée.

"Est-ce que c'est celle-là?" grince-t-elle.

"Elle a dit que c'était une autre catégorie. Putain de merde... appuie sur la télécommande, voyons si elle s'ouvre."

Bella touche le bouton et bien sûr, les phares clignotent et le klaxon bipe une fois.

Nous éclatons tous deux de rire. Elle court du côté du conducteur tandis que je fais rouler nos bagages vers le coffre.

"Je vais définitivement conduire ce garçon sauvage," chante-t-elle, en se glissant dedans et réglant déjà le siège et les rétros.

Après avoir rangé les bagages je vais du côté passager et je saute par-dessus la portière comme le font les acteurs de cinéma pour atterrir dans le siège sans m'être fait mal nulle part. Impressionnant.

"Quelle souplesse!" ronronne-t-elle en agitant les sourcils.

La longue route qui s'étire devant nous est appelée la route de la ceinture d'Hawaï, sûrement parce qu'elle passe par le bord extérieur nord de l'île. Il y a d'énormes montagnes verdoyantes sur notre gauche qui ressemblent bien à Jurassic Park de nouveau comme le fait remarquer Bella. Mais à notre droite il n'y a qu'une barrière de sécurité misérable qui nous empêche de tomber des vertigineuses falaises qui plongent à pic dans l'océan à des centaines de mètres en dessous.

Les mains de Bella à 1h 10 sur le volant sont blanches depuis les dix minutes qu'elle est derrière le volant. Quand je propose de conduire pour la sortir de son stress elle dit : "J'abandonne" et me laisse prendre la relève avec plaisir. C'est un trajet magnifique mais assez effrayant.

Quand nous nous approchons de Kona nous sommes plus à l'intérieur de l'île. Bella demande à reprendre le volant et je m'exécute.

Pour l'instant nous conduisons le long de galeries marchandes et de chaines de restaurants. On dirait une autre ville des Etats-Unis, mis à part les montagnes qui nous entourent et les palmiers qui bordent la route.

"Je meurs de faim de nouveau."

Je ricane en secouant la tête. "Ça signifie que ton très protéiné sandwich au beurre de cacahuète et crème de guimauve n'a pas tenu ses promesses, Rachel Ray*?"

Bella fait claquer sa langue. "Il était fabuleux merci beaucoup… mais il est presque quatorze heures et je l'ai mangé ce matin à huit heures! Comment se fait-il que tu n'aies pas faim?"

"Je pourrai manger," dis-je, pas du tout déstabilisé, en haussant les épaules.

"Bon. Je vote pour une pizza. Je dis que nous allons trouver un Pizza Sluthut après que nous ayons fait les courses," dit-elle avec un signe de tête confiant. "Au fait? Où faisons-nous les courses?"

"Moins vite, retour en arrière. D'abord qu'est-ce que c'est que Pizza Sluthut*?"

Bella fait une grimace comme si elle avait affaire à un demeuré. "La sluhut Pizza Hut, mec!"

"Bon je suppose que je dois comprendre Pizza Hut, je ne comprends simplement pas pourquoi tu rajoutes slut dans l'appellation. Tu voudrais bien m'expliquer?"

"Oh!" sourit-elle. "J'étais serveuse quand je faisais mes études secondaires et aussi à l'université à Pizza Hut. Et avec les filles avec qui je travaillais, nous nous appelions les Pizza Sluts. C'était débile…" Elle hausse les épaules avec un sourire.

Je souris à son récit bête. "Pizza slut, c'est pas mal. Oh et pour répondre à ta première question, le GPS dit qu'il y a un Formidable Walmart à notre gauche dans moins de deux kilomètres."

"Beurk il n'ont rien d'autre? Vraiment Walmart est l'aisselle de l'univers."

Je ne peux m'empêcher de ricaner. Cette fille et son choix de mots…

"Eh bien… j'ai plutôt tendance à t'approuver mais j'ai bêtement laissé mes tongs dans la douche… et tu as laissé ton chargeur dans la salle d'attente de l'aéroport àKauai, sans oublier qu'il nous faut faire les courses. Où pourrions-nous aller pour trouver tout ça sans gaspiller du temps à courir partout autour d'une île que nous ne connaissons pas?"

"Un peu trop dramatique, n'est-ce pas Monsieur?"

"Non pas de drame," me défends-je, "Je veux simplement que nous nous installions à l'appartement en profitant encore de la lumière du jour," fais-je remarquer, et attirant son attention vers l'énorme panneau bleu et blanc duquel nous nous approchons.

Elle ronchonne adorablement. "Bien. Ce sera Walmart. Mais tu dois savoir que je ne suis pas très contente de ça."

Nos têtes tournent en tous sens pour essayer de trouver une place sur un parking qui est assez grand pour appartenir à un grand centre de convention.

"Donc tu disais? Je devrais te traiter comme un acheteur hostile?" ris-je et avant que je le sache elle se joignit à moi.

"Peut-être. Ooooh je me demande s'ils ont des menottes dans leur rayon quincaillerie?" roucoule-t-elle avec une lueur malicieuse dans les yeux.

Je soupire et gémis maintenant que l'image de Bella nue et menottée apparaît - sans y être invitée - dans ma tête. Comme si j'avais besoin d'être à moitié excité pendant que nous parcourons le magasin?!

"Provocatrice." Et je la chatouille. "Trouvons juste ce pour quoi nous sommes venus et garde cette discussion de menottes pour un autre jour." Nous gloussons et sortons de la voiture. "Bien allons chercher ce qu'il nous faut et retrouvons-nous à l'épicerie dans…" je regarde ma montre, "quinze minutes?"

"Ça me semble parfait. A tout de suite."


Bella et moi réussissons à trouver tout ce dont nous avons besoin et finissons dans l'heure.

A moins de deux kilomètres du centre commercial, Bella crie de joie quand nous apercevons un Pizza Hut. Nous décidons de ne pas rester manger parce que notre glace et autres produits laitiers ne supporteront pas la chaleur trente secondes après que notre voiture se transforme en étuve dès que nous éteindrons le moteur.

Une fois à l'intérieur nous allons vers le comptoir et examinons les menus. "C'est toi qui voulais une pizza, Clémentine. Tu vois quelque chose qui te plait?"

"Oui certainement."

Je la regarde et je vois que son menu n'est même pas ouvert, elle est appuyée dos au comptoir et me fixe, ses yeux criant désir et sexe.

"Oh je suis désolée, tu parlais de nourriture!?" dit-elle innocemment, commençant à feuilleter le menu.

Je hausse mon sourcil gauche et je me penche au-dessus d'elle. "Bella si tu n'arrêtes pas de me fixer comme ça nous allons devoir répéter le spectacle de la scène du jacuzzi ici au Pizza Hut. S'il te plait, fais en sorte qu'on ne m'arrête pas!" Je m'approche encore plus et laisse mes lèvres traîner le long de sa mâchoire, la faisant frissonner.

"Oui évitons que tu te fasses arrêter! Ça mettrait une sacrée pagaille dans nos projets," marmonne-t-elle, frustrée mais résignée.

Je me redresse et pose mes coudes sur le comptoir alors qu'une serveuse approche.

"Que puis-je vous apporter?"

Bella demande : "Qu'est-ce que tu aimes sur ta pizza?"

"Je ne suis pas très exigeant. Je n'aime ni les oignons ni les anchois, c'est tout."

"Ooooh un homme selon mon cœur. Je DETESTE les oignons et les anchois ne me réussissent pas." Elle me fait un clin d'œil et se tourne vers la fille derrière le comptoir. "Question rapide vos champignons sont-ils frais ou en boite?"

La serveuse fait une grimace en donnant la réponse. "Ils sont en boite."

Couinements et applaudissements de Bella. "Oh merci mon dieu. Je déteste les champignons frais sur la pizza, ils ont goût à poussière. Ils ne sont bons que dans les salades et les sauces!" dit-elle comme si elle nous faisait un séminaire sur les légumes. "Alors d'accord nous voulons une grande Meat Lovers avec champignons et de la sauce en plus, sur une pâte fine. Et deux salades, s'il vous plait." Elle se tourna vers moi. "Tu veux autre chose? Des ailes de poulets ou des gressins?"

Je secoue la tête. "Nan, pizza et salade suffiront pour moi."

"Ce sera tout alors," dit-elle à la fille qui finit de rentrer la commande dans l'ordinateur.

"La pizza sera prête dans une dizaine de minutes. Et voilà pour vos salades." Elle sourit et nous tend deux plateaux en aluminium avec des couvercles.

Après avoir remercié la jeune fille, Bella et moi nous dirigeons vers le bar à salade. Il est très impressionnant. Malheureusement c'est perdu pour moi parce que je n'ai d'yeux que pour les feuilles de romaine et les concombres.

Bella et moi sommes debout à l'opposé et commençons à composer notre portion. Le plateau de Bella ressemble à une palette de couleur tandis que le mien est… vert. Ce serait difficile de trouver plus vert de chez vert.

"Je sais que tu vas mettre davantage de choses dans ta salade, Captain'. Pas moyen que tu gaspilles ce large éventail de choix pour prendre d'ennuyeuses feuilles de laitue et d'habituels concombres… et ne pense même pas à atteindre le balsamique…" Bella montre ses pincettes à salade en me grondant à travers les cloisons de plexiglas.

Je souffle et me dirige vers elle. "D'accord Clémentine… les choses ont changé depuis que tu m'as donné un coup sur le nez. Alors s'il te plait que veux-tu que je mette dans ma salade aujourd'hui?"

Elle agite sa main vers le large choix. "Il n'y a qu'à regarder! Bien sûr il y a d'autres légumes comme les poivrons, les carottes et les petits pois mais il y a aussi tous les autres! Les œufs durs, le cheddar, les dés de jambon, grains de raisin, graines de sésame…"

"D'accord, d'accord. J'ai compris." Je repars de mon côté et commence à ajouter toutes sortes de choses sur mon lit de feuilles de romaine et de laitue iceberg. Je rajoute même ce qui semble être des croûtons et des morceaux de bacon. Maintenant l'assaisonnement.

Je montre les flacons. "Que suggères-tu ici Bella?"

Elle jette un coup d'œil vers moi. "J'ai un faible pour le bleu ou moutarde au miel… mais tu ne peux pas te tromper avec l'italienne ou celle au poivre et au maïs. En aucune circonstance tu n'es autorisé à ruiner tout ça avec du balsamique. Vis un peu, pense comme si tu étais en dehors de la boite."

Je secoue la tête. "Tu vas un peu trop loin Newton."

Elle rigole et continue à assaisonner sa salade avec du miel à la moutarde.

"Bien?" demandé-je en montrant mon plateau qui arbore maintenant un arc en ciel de couleurs, de saveurs et de textures.

"Humm!" hoche-t-elle la tête en me donnant un coup de hanche. "Ça c'est une salade. Tu vas aimer!" C'est ridicule d'être aussi excité juste à cause de l'approbation qu'elle me donne pour une fichue salade. Je n'en reviens pas.

"Figure-toi que je ne sais pas comment je vais arriver à manger tout ça… Ça ressemble à deux repas complets avec la viande, le fromage et les légumes que tu m'as forcé à rajouter là."

Son sourcil se hausse à nouveau. "Allez Marine! Tu peux faire mieux que ça. En plus tu peux te concentrer sur la salade et garder de la pizza pour dîner ou pour demain. Il n'y a rien de pire qu'une vieille salade. La pizza froide par contre c'est au-delà d'impressionnant. Il devrait y avoir une catégorie rien que pour elles…"

"Tu as une solution pour tout, non?"

Elle cligne des yeux. "Je t'ai dit que je pourrai d'apprendre quelques trucs."


Pendant les deux kilomètres que dure le trajet pour arriver jusqu'au Wyndham Royal Sea Ciff Resort à Kona, Bella a déjà englouti deux parts de pizza et elle s'attaque à la troisième. Honnêtement je ne sais pas où elle met tout ça.

J'arrive dans l'allée circulaire et me gare.

"Laisse-moi trouver un chariot à bagages, nous pourrons décharger et tout monter en un seul voyage. Il faut vraiment que je sauve ma glace à la menthe au chocolat de sa mort imminente," dit-elle rapidement en sortant de la voiture avant que je réponde quoi que ce soit. Oui, oui… sauve la glace à la menthe et au chocolat.

Elle revient avec le chariot, s'élance comme une flèche et repart dans l'autre sens vraisemblablement pour nous enregistrer. Dix minutes plus tard nous entrons au 309 et croyons que nous sommes morts et montés au ciel.

"C'est incroyable! Je ne peux pas croire que tu aies trouvé cette affaire à la dernière minute! Comment était-il encore disponible?" m'exclamé-je en me tournant dans le séjour pour le voir entièrement.

"OH MON DIEU!"

J'entends Bella crier de l'intérieur de l'une des chambres et me dirige là-bas, en pensant qu'elle a vu un énorme cafard ou tout autre chose.

Je rentre dans ce qui semble être la suite parentale et je la vois debout, dans la douche la plus fantastique que j'aie jamais vue. La salle de bain est presque triangulaire. Une énorme porte en verre est la base du triangle et ouvre dans une douche à deux pommeaux de jets massants d'un côté et un long banc en mosaïque tout le long de la paroi opposée. Il y a au moins trois mètres soixante-dix de la base au sommet.

"Nous pourrions organiser une fête ici!" couine-t-elle avec ses bras levés au-dessus de sa tête alors qu'elle saute sur le banc.

Je vais vers elle et la vois qui me sourit et pose mes mains sur ses petites hanches arrondies.

"Je préfère juste que ce soit un rassemblement intime, rien que pour deux, si possible," lancé-je avec des souvenirs du bain à remous d'hier soir. De longs baisers lents et humides. Le frottement, le gémissement, les soupirs.

Elle soupire d'appréciation et passe ses bras autour de mon cou, bascule sa tête en arrière et tombe dans mon étreinte, ses jambes s'enroulant instantanément autour de ma taille. Quand elle relève la tête pour me fixer dans les yeux, elle s'avance et m'embrasse tendrement. "Ça me parait vraiment bien."

Je souris, en nous tournant dans l'autre sens pour nous asseoir sur le banc. Je repousse ses cheveux derrière ses épaules, nos visages sont très proches.

"Je voudrai bien t'emmener dîner quelque part ce soir Isabella Newton. Voudrais-tu faire ça pour moi?"

Le plus innocent et magnifique sourire embellit son visage. "Notre premier rendez-vous officiel, Captain' Masen?"

Je hoche la tête et souris, attendant sa réponse.

"J'aimerai bien. Merci d'avoir demandé."

"Excellent." Je dépose un doux baiser sous sa mâchoire. "Finissons de visiter et déballons. Je ne peux gaspiller plus de temps. Il faut que je me prépare pour un rendez-vous torride."

Elle rit bêtement et s'en va de sur mes genoux et je la suis hors de la douche. Ouais, cet endroit a du potentiel, pensé-je, en y jetant un dernier coup d'œil.


"Bella, je descends à la réception. Je reviens dans quelques instants!" crié-je à travers la porte de sa chambre fermée en attendant qu'elle me réponde. Quand je l'entends je ferme la porte et descends l'escalier en courant pour demander au concierge de faire une réservation de dernière minute pour un dîner à La Bourgogne.

D'une certaine manière les planètes se sont alignées et il arrive à nous réserver une table, je remercie le monsieur d'être ma bouée de sauvetage ainsi que pour la commande spéciale que j'aie passée après que nous nous soyons enregistrés plus tôt. Je reviens à la porte de l'appartement et je tape et… attends.

"Edward?" J'entends la voix étouffée de Bella loin dans l'appartement mais je ne lui réponds pas. J'attends encore vingt secondes et tape à nouveau.

J'entends ses talons cliqueter sur le carrelage du couloir, reconnaissant qu'elle vienne répondre bien qu'elle ne sache pas que c'est moi qui suis derrière la porte et que j'aurai pu ouvrir sans son aide.

Je peux dire qu'elle s'arrête probablement pour regarder par le judas et j'entends son petit rire ce qui me fait sourire un peu plus.

Quand elle ouvre la porte avec un sourire accueillant, aucun mot ne peut sortir de ma gorge tellement la vision devant moi est étourdissante.

Je suis subitement ramené en arrière, en Irak, il y a plusieurs années. Une nuit, que nous n'avions absolument rien à faire, avec un groupe de gars de ma section d'approvisionnement nous avions fini par regarder un film de filles avec en vedette, Kate Hudson pour qui j'avais un petit béguin. L'acteur principal était Matthew McConaughey, qui est à peu près le fils de pute le plus cool sur la planète. Quoi qu'il en soit, dans le film, Kate portait une robe jaune super moulante et bandante à une fête et depuis je suis fasciné par elle.*

Cependant Kate Hudson dans une robe jaune n'a, absolument rien à voir avec ma Clémentine dans une robe jaune.

C'est la couleur de l'étoile la plus brillante et contre sa peau fantastiquement bronzée, ce n'est rien de moins que la perfection. La robe a des larges bretelles qui entourent son cou et le devant recouvre modestement sa poitrine. La matière soyeuse s'accroche à sa svelte silhouette et l'étreint autour des hanches, tombant à ses chevilles.

Elle plonge sa tête en avant, ses yeux se baissant pendant une fraction de seconde. "Bonjour, as-tu oublié ta clé?"

Je secoue la tête et lui présente le bouquet de fleurs tropicales. "Non. Puisque j'avais l'intention que ce soit notre premier rendez-vous... J'ai besoin de le faire correctement," je m'éclaircis la gorge et tente un sourire. "Et tiens ça c'est pour toi. "

Sa bouche forme un doux "O" et ses yeux scintillent vers moi. "Tu es trop adorable, Edward. Elles sont superbes, merci."

Bella prend le bouquet de mes mains, ses doigts touchant doucement les miens pendant l'échange. Elle inspire profondément le parfum des fleurs et fredonne de plaisir, puis elle se tourne pour marcher de nouveau dans le condo*.

C'est alors que mon cœur martèle encore plus dans ma poitrine quand j'ai le premier aperçu du dos de sa robe. Bien que les liens autour de son cou soient cachés par ses longs cheveux ondulés et chatoyants, son dos est complètement nu jusqu'à ce que le tissu se montre de nouveau juste au-dessus de la courbe de ce qui je dirais, est le cul le plus délicieux que j'aie jamais vu. Et c'est juste une observation que j'ai faite pour l'avoir vu dans de petits vêtements et maillots de bain sobres. J'attends avec impatience la confirmation de ma théorie, une fois que j'arriverai à voir ses fesses sans ledit vêtement.

Je la suis dans la cuisine et la regarde silencieusement alors chercher le plus grand pichet disponible pour mettre le bouquet dedans. Après voir coupé les tiges et arrangé les fleurs, elle me regarde et hausse les épaules timidement, retroussant son nez.

"C'est un peu bizarre dans le pichet de Rubbermaid* mais les fleurs sont si belles, ça m'est égal."

Finalement, je retrouve ma voix longtemps perdue. "Leur beauté ne peut pas se comparer à la tienne." Super ringard, Chester Cheetah*. "Je suis frappé de stupeur depuis que tu as ouvert la porte. Bella, tu es ... eh bien, à couper le souffle, considérant que cela m'est arrivé quand tu as ouvert la porte."

Elle contourne le comptoir pour venir vers moi et incline la tête. Doucement, elle blottit son corps contre le mien, mettant ses mains sur ma poitrine. Mon corps tremble légèrement à son contact combiné avec la fragrance alléchante de son parfum. Je ne peux m'empêcher d'envelopper mes bras autour de son dos.

"Merci, et tu es assez spectaculaire aussi, monsieur." Elle baisse la tête, ses yeux scrutant mon corps, puis lève son visage pour regarder le mien. "Je pense que c'est injuste que nous devions partir et sortir en public, en pensant au nombre de choses parfaitement fabuleuses que nous pourrions faire ici…" La moue sexy sur son visage et le ton de sa voix me donne envie d'appeler le concierge pour lui dire d'annuler nos projets.

Mais le bon sens triomphe et je secoue la tête, souriant. "Il est temps de te montrer. Je suis juste veinard d'être ton escorte pour la soirée."

Elle met son index sur mes lèvres, une expression déçue sur le visage. "Mais comprenons-nous bien? Il n'y a pas de 'moyen' en toi, compris?" dit-elle fronçant le front.

La sincérité dans ses yeux et la certitude dans ses paroles me renforcent d'une manière qui me fait me redresser encore plus. Peu importe qu'elle m'ait jeté un sort, ensorcelé ou non, je remercie le ciel pour cela et j'espère que ce sortilège ne se rompra jamais.

"Maintenant, Captain' Masen, sortons pour notre premier rendez-vous, d'accord?"


Bella

Je me réjouis intérieurement tandis qu'Edward et moi marchons vers la voiture main dans la main. Non, je ne suis pas stupide. Je peux voir d'autres gars tourner la tête et nous regarder passer, tout comme je peux voir les femmes faire une pause quand elles voient l'homme magnifique à mes côtés mais je me fous de tout ça. Ma mission a été remplie à la minute où Edward est resté sans voix quand il m'a vue toute pomponnée pour lui. Et j'ai vraiment fait tout cela pour lui.

Toutefois il faut que je me demande si les autres femmes qu'il a fréquentées dans le passé se sont vraiment souciées d'essayer? Je veux dire, ont-elles vraiment essayé de l'aider à casser ce mur protecteur, pratiquement à l'épreuve des balles, qu'il a construit autour de son cœur depuis qu'il est enfant? Si elles le voulaient assez, je me demande si elles ont pris le temps ou même fait l'effort, de l'aider à surmonter ses démons. Il lutte encore avec eux, il s'interroge toujours sur les relations et la perte inévitable, et il finit par ne plus voir que cela.

Ensuite, il y a le revers de la médaille. Est-ce que ces femmes ont vraiment essayé très fort et ont eu le cœur brisé parce qu'il est incassable et incapable de les laisser entrer? Ou ont-elles simplement profité du moment et sont parties une fois leur relation finie? Peut-être qu'il a semé des cœurs brisés le long de son chemin. Je ne veux pas penser de cette façon mais comme je l'ai dit, cela me fait réfléchir.

En ce moment même, je peux dire avec confiance que chaque jour qui passe, chaque moment drôle, et même dans les moments de calme quand je le regarde et le surprends à m'observer, je me sens tomber... amoureuse, putain, durement et rapidement. C'est exaltant et terrifiant à la fois. Dans mes moments de nervosité, je crains que mon cœur ne soit écrasé, parce qu'il a été honnête avec moi depuis le début. Mais alors, je me souviens d'être assise avec lui la nuit dernière quand il a admis qu'il n'avait jamais ressenti cela avant… que je lui fais repenser toutes sortes de choses qu'il n'avait jamais considérées avant.

Peut-être que je parviens à déchiffrer le code Edward Masen? Seigneur, je l'espère.

J'ai aimé Mike, vraiment. Il était mon meilleur ami, comment aurai-je pu ne pas l'aimer? Mais avec Edward, je me trouve suspendue à chaque mot de sa part, à regarder chaque mouvement qu'il fait et savourer les moments où j'ai le privilège de le voir laisser aller son strict et ordonné Marine, et se transformer en cet esprit libre dont j'ai eu des aperçus depuis que nous nous sommes retrouvés il y a quelques semaines.

"Peux-tu me dire ou tu m'amènes ce soir? Je suppose que je suis habillée correctement puisque tu n'as pas dit le contraire," dis-je alors que nous sommes à un stop.

Edward me regarde en secouant la tête. "Oui, nous allons à La Bourgogne, un restaurant français qui a de supers commentaires et quant à ta tenue choisie pour la soirée ... je pense que nous en avons suffisamment parlé avant de partir. Ta robe est plus qu'adéquate, Bella. On dirait que tu vas à un tapis rouge d'Hollywood."

Je sens la chaleur de mon rougissement et je tripote le fermoir de mon sac. Intentionnellement, ce soir, je n'ai pas mis pas la chaîne que je porte habituellement, avec le pendentif créé à partir de ma bague de fiançailles. Certes, l'encolure de ma robe n'exige rien de plus, c'est pourquoi je ne porte que des boucles d'oreilles pendantes. Mais, plus que cela, je ne voulais aucun lien avec Mike ce soir. Je voulais un nouveau départ avec Edward. Il mérite ça... Je mérite ça.

Juste à ce moment, le téléphone d'Edward sonne et il le prend dans la poche de sa veste en lin. Il regarde le nom de l'appelant et éclate de rire.

"Bailyn Grace, pourquoi n'es-tu pas encore au lit?" Il me regarde et me fait un clin d'œil, et je commence à fondre même avec la climatisation.

"Oui, Bella est ici avec moi."

"Non bébé, pas ce soir."

"Parce que je conduis et je ne peux pas regarder ton visage rigolo pendant que j'essaie de prêter attention à la circulation."

"Et que penserais-tu que nous nous voyons demain?"

Il éloigne le téléphone de son oreille, secoue la tête et rit. Je peux entendre une voix douce crier à l'autre bout. Je suppose qu'elle est heureuse de son rendez-vous téléphonique de demain avec son oncle.

"D'accord, tu peux dire bonne nuit vite fait. Attends."

Il me passe le téléphone avec un regard suppliant. "Veux-tu lui dire bonne nuit? Elle est désespérée d'entendre sa princesse…"

Je réussis à contenir mon exaltation envers cet homme adorable enroulé autour du doigt de sa précieuse nièce et prends le téléphone avec un hochement de tête.

"Salut Bailyn, comment vas-tu?" Tout ce que j'entends comme réponses ce sont des rires. "Baaaaaaaaa-ilyn," je chante doucement.

"Salut, Belle!"

"Eh bien, voilà, j'ai pensé que j'étais au téléphone avec un monstre de rire! Que fais-tu debout si tard ce soir?"

"Maman a installé la tente dans le sous-sol. Nous campons avec l'ami de maman et mon ami Hadley."

"L'amie de maman s'appelle Hadley?"

"Non, mon ami, c'est Hadley, l'ami de maman, c'est Ben."

Mes sourcils se soulèvent et je serre mes lèvres. Je regarde rapidement Edward, qui me sourit, écoutant la conversation unilatérale.

"Waouh, Bailyn, ça a l'air amusant, chérie. Est-ce que tu as souvent des soirées avec des amis?" Oui, j'insiste. Cependant je ressens un petit pincement de culpabilité.

"Mmmm, parfois ... Hadley et Ben viennent souvent, ils ne dorment pas toujours ici. Maman dit que ce soir c'est spécial parce que mamy n'est pas ici. Elle est également en train de passer la nuit ailleurs."

Mes yeux s'écarquillent et je me rends soudain compte que cela me dépasse un peu. La mère et la sœur d'Edward seraient probablement mortifiées de savoir que cette petite fille m'a involontairement révélé leurs secrets. Et vu la façon dont Edward a parlé de sa mère et de Lauren et de leur chagrin à la mort de leurs maris, je suis presque sûre, qu'il n'a pas la moindre idée qu'elles ont de nouveaux hommes dans leur vie. Je me demande ce qu'Edward penserait de cela?

"Eh bien, on dirait que tout le monde a une soirée très spéciale. J'ai hâte de te parler après ta soirée pyjama. Amuse-toi bien, d'accord?"

"D'accord, je vais le faire. Attends, qu'est-ce que tu fais, Belle?"

"Ton oncle Edward et moi allons dîner et… tu sais quoi?" J'essaie de faire que ma voix soit mystérieuse.

"QUOI?" murmure-t-elle fort.

"Je porte une robe jaune ce soir!"

J'entends un halètement dramatique digne d'un Oscar. "Dis à l'oncle Edward de prendre une photo de toi!" Plus de chuchotements.

Je souris et me mords la lèvre. Seigneur, pourrait-elle être plus adorable? "Je lui dirai, chérie, vas t'amuser maintenant, nous nous reparlerons bientôt."

"D'accord, je t'aime, Belle!"

Une boule se forme dans ma gorge. Cela pourrait sembler stupide à quelqu'un d'autre, mais je me sens voulue... même désirée "Je t'aime aussi, Bailyn ... bye."

Je redonne le téléphone à Edward, qui me sourit encore. Je hoche la tête une fois et tourne immédiatement mon visage vers la vitre pour essayer de retrouver mon sang-froid. C'est assez compliqué que je me sente tomber pour cet homme - un homme qui fondamentalement se déclarait indisponible - mais de commencer à tomber pour cette petite fille... et tous les autres membres de la famille qui viendraient le long du chemin…? Je ne peux pas, ni dans ma tête ni dans mon cœur, me faire à l'idée de ce que tout cela pourrait signifier si les choses se déroulaient bien ... ou si elles tombaient en morceaux.

Je sens la main d'Edward au-dessus de mon genou. "Hey ... tu vas bien?" demande-t-il.

Je m'éclaircis la gorge et me tourne vers lui. "Oui, absolument. C'est une douce petite fille. Elle a juste tiré sur ma corde sensible pendant une minute."

Il sourit et me tend la main, enlaçant ses doigts avec les miens. Quelques minutes plus tard, nous arrivons au restaurant.


"Eh bien… ça c'était du filet mignon! Quand on peut le couper à la fourchette et qu'il fond dans la bouche ... ouais, on sait qu'on a fait le bon choix."

Edward rit et prit une gorgée de son vin. "Nous n'avons pas été très créatifs ce soir, d'habitude nous prenons chacun un plat du menu et goûtons celui de l'autre."

"Je crois que nous méritions un laissez-passer. Nous sommes dans un restaurant français, Edward. Ce n'est pas comme nous si nous étions allés à Applebee'* et avions pris la même chose. Lorsque vous avez la possibilité d'avoir un filet hors pair… vous le faites!"

Nous nous sourions en silence ... nous regardant simplement. Les mots sur la pointe de ma langue l'effraieraient, alors je me retiens et attends. Edward semble être sur le bord de son siège avec anticipation. Je suppose qu'il a quelque chose en tête, aussi.

"Alors, j'aimerais te faire danser. Je me suis bien amusé ce soir-là à Oahu, mais nous n'avons eu qu'une seule danse ... veux-tu aller danser?"

Même si je n'ai bu que deux verres de vin au dîner, je me sens assez confiante de pouvoir encore être à la hauteur même avec mes talons hauts. "J'aimerai bien. As-tu une idée pour un endroit?"

"Eh bien," dit-il en riant, "ce pourrait être un peu ringard, mais Huggo's on the Rock a une soirée des années quatre-vingts ce soir. J'ai pensé que nous pourrions nous amuser avec ça."

"Tu plaisantes ? Je suis TOUT au sujet des années 80. Je suis chaude, collante et douce ... de ma tête à mes pieds, ouais!"

Edward éclate de rire. "Je pourrais t'attacher aux poteaux pour avoir un faible pour Def Leppard. Allez, Clémentine, allons mettre du sucre sur toi."


Edward

Bella et moi n'avons pas cessé de danser depuis notre arrivée il y a quarante-cinq minutes. Chaque chanson de mon enfance est géniale si on me demande mon avis… beaucoup mieux que la musique d'aujourd'hui... Nous aimons tout ce que le Dj passe ce soir, du rock'n roll à Michael Jackson et tout le reste…

Je suis mort de rire en regardant Bella tournoyer et se tortiller autour de moi tandis que Salt-n-Pepa beugle des enceintes. Nous sommes les mieux habillés ici ce soir mais on s'en fiche. Personne d'autre au monde n'a d'importance, nous ne sommes pas guindés, nous sommes juste Edward et Bella dans notre propre monde... avec nos propres règles, comme Bella me l'a si éloquemment, c'est ainsi qu'il nous faut vivre le reste de nos vacances.

La musique ralentit, comme nos rires et je ne demande même pas, je l'attire près de ma poitrine. Je souris quand je réalise ce que nous écoutons. Sa familiarité est apaisante... une des chansons préférées de ma mère, si je ne me trompe pas.

"D'où vient cette chanson? Je la connais mais je ne sais plus." Les yeux de Bella se plissent de concentration et elle pince sa lèvre inférieure entre ses dents.

Mes doigts se déplacent involontairement vers son visage et tirent doucement sur son menton, lui faisant libérer sa lèvre tendre.

"C'est le thème d'amour du film Tootsie, avec Dustin Hoffman."

Sa bouche s'ouvre et sa tête se penche. "C'EST juste, je savais que je le connaissais! Oh mon Dieu, mon père AIME ce film. Je me souviens de l'avoir beaucoup vu plus jeune, c'était une de ses vidéos préférées... "

"Time… I've been passing time,

watching trains go by, all of my life…"

(Le temps… j'ai passé le temps / A regarder passer les trains, toute ma vie …)

Je souris en entendant que les goûts de nos parents paraissent semblables. "Moi aussi, je veux dire," je m'arrête un instant. "Je sais que ma mère aime vraiment ce film. Je pense que je me souviens que mon père l'aimait aussi. "

Elle regarde pensivement dans mes yeux. "Tu te souviens beaucoup de ton père?"

Mon sourire est un peu hésitant et je hausse une épaule. "Je me souviens qu'il venait toujours à mes entraînements de football et aux matchs quand il pouvait. Il a même entraîné mon équipe une saison quand j'étais vraiment jeune." Je regarde par-delà l'épaule de Bella et ma vision devient floue, en regardant les torches tiki qui entourent la piste de danse. "Nous nous amusions. Il aimait le camping. Même s'il faisait mauvais à l'extérieur et ma mère refusait de le laisser m'emmener dehors derrière la maison à cause de la pluie ou de la température, il installait la tente dans notre salon et nous campions ensemble là. Aucun équipement n'était permis. Nous éteignions toutes les lumières et utilisions le réchaud de camping pour faire des hot-dogs et s'mores*."

Bella souffle et ses yeux vagabondent pendant une seconde, je peux voir les engrenages tourner dans sa tête. Sa main se déplace sur mon cou, ses doigts sur le col de ma chemise, ses ongles grattent doucement la base de mes cheveux.

"Somethin's tellin' me it might be you.

It's tellin' me it might be you, all of my life."

(Quelque chose me dit que ce pourrait être toi/ me dit que ce pourrait être toi, toute ma vie.)

"On dirait que tu as des souvenirs fantastiques." Elle sourit, posant le côté de sa tête sur ma poitrine.

Je hoche la tête, même si elle ne peut pas me voir en ce moment. "C'était important pour maman que je me rappelle autant que possible de lui. Nous restions debout la nuit, assis dans mon lit après qu'elle ait lu une histoire pour moi, et nous partagions un souvenir de papa. Elle a essayé de le garder vivant le plus longtemps possible pour moi."

Je ressens la vibration calmante du fredonnement de Bella dans ma poitrine.

"Même quand Lauren était un bébé ou petite, nous fermions la porte de ma chambre pour qu'elle ne puisse pas s'éloigner et nous partagions des histoires au sujet de papa. Maman pensait toujours que même si Laur ne faisait pas attention, peut-être qu'elle savait à quel point notre père était génial en entendant les histoires que nous racontions."

Nous cessons de parler et nous laissons influencer par la musique. Sa petite silhouette est parfaitement nichée dans la mienne, comme deux pièces de puzzle qui s'emboitent. Si vous vous mettiez à la lumière, vous ne verriez pas de vide. Deux devenant un.

"I think we're gonna need some time.

Maybe all we need is time.

And it's telling me it might be you…all of my life."

(Je pense que nous allons avoir besoin de temps.

Peut-être que tout ce dont nous avons besoin est du temps.

Et ça me dit que ce pourrait être toi ... toute ma vie.)

En écoutant les paroles de la chanson, je sens un tiraillement à l'intérieur. Vous passez votre vie seul, en regardant les autres couples, vous demandant comment ils font pour que ça fonctionne, comment ils ont assez confiance pour rester. Toutes ces années, je n'ai pas ressenti de vide du tout. Je ne me le dis pas seulement à moi-même, je n'ai vraiment jamais ressenti le besoin d'être avec quelqu'un. Mais ces deux dernières semaines avec Bella ont fait que ce désir caché commence à bouillonner en surface. Et ça menace d'exploser si je ne jette pas la prudence par la fenêtre et la fais mienne.

Je déglutis, me rappelant tous les obstacles de temps et de distance. C'est trop pour y réfléchir ce soir. Maintenant, je vais juste apprécier la sensation de cette fille… cette femme… cette créature parfaite dans mes yeux et dans mes bras, qui me veut juste près d'elle.

"It's you. It's you…I've been waiting for all of my life."

(C'est toi, c'est toi ... que j'ai attendu toute ma vie.)


"Merci pour ce soir." Bella et moi balançons nos mains jointes entre nous alors que nous marchons vers le condo.

"Pas de quoi, c'était un plaisir, je sais que je l'ai déjà dit plusieurs fois mais tu es irrésistiblement belle dans cette robe, madame Newton." Je porte sa main jusqu'à ma bouche et l'embrasse pendant que nous tournons pour arriver à notre suite. "Ça aurait été un crime de te garder juste pour moi ce soir."

"Veux-tu venir prendre un café?" Elle rit et je secoue la tête devant son absurdité.

"J'aimerais bien mais…."

"Ma…is?" gémit-elle, clairement exaspérée que je semble vouloir écourter notre soirée.

Je souffle et la pousse par la porte. "Mais ... j'ai des projets pour nous ce soir ... plus tard ce soir. Plus comme très tôt le matin, je veux dire."

Elle tord mon poignet pour regarder ma montre, constatant qu'il est 00 h 30 du matin. Je vois que j'ai piqué son intérêt en la voyant lever un sourcil et voyant un sourire émerger lentement. "Oh, vraiiiiiiment!"

"Oui. C'est pourquoi j'ai besoin que tu ailles directement dans ta chambre, te mettes des vêtements confortables et que tu fasses un somme pendant une heure."

Bella s'adosse contre le mur à côté de la porte de sa chambre, faisant la moue. Elle tend la main et saisit les revers de ma veste et me tire tout près. "Ne serait-il pas plus amusant de faire une sieste ensemble ou mieux encore, passer l'heure suivante à rester occupé a faire d'autres choses?"

Je souris d'un air entendu et bouge mes mains sur ses hanches tandis que ma bouche s'approche de son oreille. J'inhale son parfum tropical d'orange et de noix de coco pendant que son visage se penche vers le mien, ses yeux fermés.

Je déplace lentement mes pouces d'avant en arrière sur ses hanches et son ventre, j'effleure le côté de son visage avec mes lèvres. Ma bouche passe sous son oreille et le long de sa mâchoire, son corps se tend et se détend. Elle sait à quel point nous sommes proches de ce précipice mais elle sait aussi que j'ai déjà dit que nous ne ferons pas le grand saut ce soir.

"Bella?"

"Ouiiii?" soupire sa voix songeuse, ses mains maintenant enveloppées autour de mes avant-bras qui délicatement voyagent sur ses côtes, au-delà de ses épaules pour lui prendre la mâchoire en coupe.

D'un ton bourru je lui chuchote. "Je te fais une promesse. Quand je commencerai…" Je lui embrasse la gorge, là où son pouls est rapide sous sa chair crémeuse et tendre. "… quand ton corps sera devant moi…" à présent je lèche son pouls, "… quand j'envelopperai mon corps autour du tien…" je me recule et touche à peine le lobe de son oreille avec la pointe de ma langue et puis j'envoie mon souffle chaud sur ce même endroit, ce qui la fait respirer lourdement d'anticipation. "… quand je m'enfoncerai à l'intérieur de toi", je grogne doucement, provoquant un gémissement profond dans sa gorge." Bella, je te promets, je te PROMETS," je place doucement un baiser au coin de sa bouche, "une heure ne sera jamais suffisante."

Je recule. Ses yeux s'ouvrent instantanément, elle déglutit et expire. Nous nous regardons longuement dans les yeux, l'air est lourd de tension sexuelle et le suintement du désir est écrasant. Je sais qu'elle peut sentir combien je bande en ce moment. Je recule de quelques pas, nous permettant un instant de respirer dans une tentative de faire retomber la chaleur que nous avons créée.

Je la regarde toujours, je dis le seul mot qui me garde sain d'esprit pour le moment et j'espère que ça l'aide aussi.

"Bientôt."


*Chef cuisinier, présentatrice d'émissions télé

*Slut : garce

*Comment se faire larguer en dix leçons - 2003 (How to loose a guy in 10 days)

*Condo : appartements complètement équipés

* Rubbermaid : magasin d'ustensiles pour la maison

* Chester Cheetah : mascotte des céréales Cheetos

*Applebee's International, Inc. est une chaîne de restaurants américaine dont le siège social se trouve à Kansas City

*Le s'more est un dessert populaire aux États-Unis et au Canada, traditionnellement mangé près d'un feu de camp pendant l'été. Il est composé d'une guimauve grillée et d'un carré de chocolat entre deux biscuits Graham.