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Chapitre 11

La surprise d'Edward

Bella

"Bella."

Non.

"Bella réveille-toi."

Ne parle pas anglais.

"Allez Bella. Ne me fais pas te chatouiller."

Mes yeux finissent par s'ouvrir et je suis accueillie par l'obscurité la plus totale à l'exception d'une veilleuse lointaine, visible uniquement parce que la porte de ma chambre est grande ouverte.

"Humph," je murmure et m'assieds lentement pour effacer le brouillard de ma tête. "Quelle heure est-il?"

"Il est 1 heure 30 du matin."

Je souffle et retombe dans le lit. "Une putain d'heure, tu ne plaisantais pas." Je ferme les yeux et marmonne. "Putain de Marine!"

J'entends Edward rire mais je ne pense pas que ce soit drôle. Je suis déjà épuisée. Une sieste d'une heure était une monstrueuse plaisanterie.

Il frotte mes jambes qui sont toujours sous la couverture. "Tu n'as pas du tout dormi?" demandé-je semblant parfaitement agacée et rejetant les couvertures et passant par dessus les jambes tendues d'Edward.

"Environ une demi-heure. J'ai préparé la plupart de ce dont nous aurons besoin, quelques casse-croûtés, des boissons, oh j'ai pris ton appareil photo sur la table basse,"' dit-il d'un ton neutre pendant que j'enfile mon pantalon de yoga et un t-shirt à manches longues. "Il ne reste plus que toi, maintenant."

Je finis en attachant mes cheveux en queue de cheval haute et passe la tête hors de la salle de bain un grand sourire aux mots qu'il a choisis. "Eh bien pourquoi ne le dis-tu pas?" Je décide de pousser ma chance et vais rapidement sur le lit pour me jeter sur lui, le faisant retomber sur mes oreillers avec un rire retentissant.

"Joueuse," murmure-t-il en ricanant toujours et en me frottant à partir du milieu du dos, puis les fesses, les cuisses et recommencer. Je hoche la tête dans l'obscurité et attaque ses lèvres des miennes. Ça ne semble pas le déranger car c'est lui qui introduit la langue et nous continuons pendant dix secondes entières. Pendant la onzième – mais qui compte – il nous fait rouler et s'éloigne de ma bouche un peu à contrecœur et débute un sentier de baisers lents et sexy. Il commence par mâchoire puis ma gorge, la clavicule, entre mes seins, mes abdos et termine juste au-dessous de mon nombril puis il s'arrête. Juste quelques petits centimètres plus bas, s'il te plaiiiit?

"Allons-y, ma très excitée ou alors tu vas ruiner mes projets pour ce rendez-vous!" Il se soulève pour me quitter et se lève réajustant sa fière érection en même temps.

"Oh tu crains," gémis-je frottant mon visage brusquement, maintenant fatiguée et allumée.

J'entends un son guttural alors qu'il recule. "Oui je sais. Et je lécherai et titillerai et embrasserai et caresserai et toutes autres sortes de verbes érotiques auxquels tu peux penser mais tu n'en sauras rien si tu ne bouges pas tes jolies fesses!" Il rit et va vers la porte de la chambre, allumant la lumière en sortant. "Prends des vêtements pour te changer, tes sneakers et s'il te plait sois dans la cuisine dans cinq minutes Clémentine."

Pourquoi diable fait-il ça? M'exciter et m'émoustiller, m'exciter et me perturber et ensuite laisser tomber tout ça comme s'il fermait un satané robinet. Je suppose que des mois passés dans le désert entouré seulement de Marines avec des armes automatiques vous apprennent la retenue. Mais enfin! Que doit faire une fille excitée pour obtenir un peu d'action sérieuse ici?!

Peu importe ce qu'il va se passer pendant la deuxième partie de ce rendez-vous mais ça ferait mieux d'être extraordinaire!


"D'accord, j'y suis. Fais de moi ce que tu veux." Je m'affale sur un tabouret de bar dans la cuisine et attends les instructions.

"Bien allons-y alors, nous avons de la route à faire," dit Edward en me tendant sa main pour que je la prenne. Il me tire contre lui et se penche pour m'embrasser tendrement. "Merci de te prêter au jeu. Je me suis vraiment régalé de préparer ça pour nous. J'espère que tu vas apprécier aussi."

Je souris passant mes bras autour de sa taille. "Je suis sûre de le faire. Pourrai-je vraiment dormir dans la voiture? Est-ce que ça te dérangera si je ne suis pas vraiment cohérente pour cette partie de notre rendez-vous?"

Il secoue la tête, son sourire en coin me va droit au cœur. "Mes sentiments ne seront pas froissés. Tu auras besoin de toute ton énergie quand nous arriverons à destination, pas pendant le voyage." Il fait un clin d'œil. "Je vais m'occuper du trajet."

Tout dans l'hôtel est silencieux à la seule exception des animaux vivant dans le terrarium ouvert qui descend au milieu.

Le paysage est magnifique. Nous avons été tellement occupés toute la journée avec le voyage et l'emménagement puis la préparation à notre grande nuit que nous n'avons pas eu la chance d'explorer les lieux. Espérons que nous aurons du temps demain. N'ayant quasiment pas pu dormir cette nuit je suppose que nous aurons une journée peu chargée une fois que nous reviendrons de cette aventure mystère.

Quand nous approchons de la route principale au lieu de prendre à gauche, Edward tourne à droite pour nous conduire loin de la ville. Je plisse les yeux et le regarde.

"On va vers le sud, hein? Je suis intriguée!"

Il rit. "Je suis heureux que tu le sois mais je préférerai que tu dormes un peu. Crois-moi. Je te réveillerai dès que nous arriverons."

Je soupire et incline mon siège me blottissant contre l'oreiller et la couverture qu'Edward m'a dit de prendre. "Bien monsieur. Merci pour le rappel d'alarme."


Quand le mouvement de la voiture s'arrête je sors doucement de mon état d'assoupissement. J'entends la portière s'ouvrir et ouvre les yeux, réalisant que je suis seule. Je m'assieds et regarde alentour essayant de me repérer. La pendule du tableau de bord indique qu'il est 03 h 45. Sans surprise la nuit noire entoure complètement la voiture. Je ne vois aucun signe de vie à l'extérieur sauf un petit bâtiment sur la gauche qui a un projecteur au-dessus de la porte.

Quelques secondes plus tard Edward sort de la cabane avec un papier à la main. Il court vers la voiture et monte.

"Salut."

"Salut Belle au bois dormant," dit-il en me tendant le papier qui se révèle être une brochure. Parc National des Volcans d'Hawaii.

Je sens mon sourire s'agrandir maintenant que je suis arrivée à reconstituer le puzzle. Je me souviens d'avoir lu des choses sur internet et que c'est mieux de voir les volcans pendant la nuit pour pouvoir apprécier la lumière orange de la lave.

"Tu n'es pas qu'un joli visage, tu le sais ça?" plaisanté-je, en tapant sur sa cuisse.

"Pourras-tu me pardonner de t'avoir réveillée au milieu de la nuit?" demande-t-il en appuyant sa tête en arrière, ses yeux dans les miens.

"Si tu peux me pardonner d'être aussi geignarde et autoritaire."

Il lève la tête, confus. "Je mettrai les pleurnicheries sur le compte du manque de sommeil. Je sais que tu aimes dormir mais pourquoi aurais-tu besoin que je te pardonne pour t'être affirmée?"

Je hausse les épaules me sentant sûre de moi depuis bien longtemps. "J'ai essayé de te forcer… tu sais… à me rejoindre dans ma chambre quand nous sommes rentrés de dîner et de danser mais tu savais ce que tu voulais faire." Je soupire. "Je ne voulais pas te voler tes idées de ce qu'est un premier rendez-vous parfait."

Son demi-sourire fit son apparition. "Tu n'as pas la moindre idée de combien ça été difficile de m'éloigner de toi hier soir," rigole-t-il en regardant sa montre, "bon il reste quelques heures. Mais oui fais-moi confiance quand je te le dis. Je ne partirai plus loin de toi comme ça."

Je sens ma respiration se suspendre. Evidemment les vibrations sexuelles qu'il m'envoie ne m'échappent pas. Mais en plus de cette pensée je ne peux m'empêcher de me demander – d'espérer même - honnêtement veut-il dire qu'il ne voudra plus jamais s'éloigner de moi?

Quelques instants de silence s'écoulent et je me retrouve à sourire et fais rouler ma lèvre inférieure entre mes dents.

"Prête pour quelques aventures, tôt le matin, Clémentine?"

"Allons-y!"


Nous suivons la carte qui nous conduit au bas de la Route de la Chaîne des Cratères.

En chemin nous croisons beaucoup de panneaux d'avertissement Zone extrêmement dangereuse mais nous continuons à avancer. Ce que nous faisons n'est pas illégal, le parc est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre tous les jours de l'année. Je suppose que pour des raisons d'assurance il faut qu'il y ait ces avertissements orange tout le long du chemin et qu'on ne peut pas savoir si quelqu'un de désemparé prend le mauvais chemin pour chercher le McDo du coin et continue tout droit dans une coulée de lave…

Edward nous conduit littéralement au bout de la route, ce qui fait remonter dans ma tête l'interprétation émouvante de la chanson à succès de Boyz II Men concernant ce même problème. Edward se joint à moi et chante le refrain me faisant glousser en chantant. J'aime qu'il puisse libérer son enfant intérieur et juste s'amuser. Bien sûr il y a toujours un temps et un lieu pour l'organisation, la planification et la gravité mais je le vois se détendre plus facilement et il me donne le vertige.

Nous sommes absolument seuls ici pas d'autre voiture ni d'autre touriste aussi loin que je puisse voir et ça ne me dérange pas. Si vous me le demandez… du temps seule avec mon merveilleux rendez-vous et le Mont Kilauea, c'est vraiment très cool.

Edward éteint le moteur et se tourne pour me faire face. "Es-tu d'attaque pour un peu de randonnée de nuit?" demande-t-il plein d'espoir. "Tu as pris ton appareil photo, j'ai deux litres d'eau et des lampes de poche." Il est tellement excité qu'il saute pratiquement sur son siège.

"Eh bien je sais que ça s'est bien passé pour notre randonnée jusqu'à Olomana mais je devrais probablement t'avertir que je ne suis pas la personne la plus coordonnée sur la planète," avoué-je en faisant une grimace.

"Oh ce n'est pas grave!" dit-il en attrapant son sac à l'arrière. "Nous irons aussi loin que tu seras à l'aise. Et nous pouvons même rester ici et simplement regarder la lave avec le zoom de l'appareil si c'est ce que nous voulons. Le ranger m'a dit qu'il y avait neuf kilomètres à parcourir pour voir la lave."

Mes yeux s'écarquillent à la réalité de la situation. "Non! Définitivement. Je veux avancer au moins un peu. Je doute vraiment que nous allions si loin mais rien que le fait d'avoir cette formidable expérience… et? C'est toi qui en as en fait la seconde partie de notre rendez-vous!" chantonné-je. "Tu sais comment faire couler mon cœur."

Edward souffle, roulant des yeux à mon jeu de mots hideux. "Ah aha. Depuis combien de temps tu attends de pouvoir la faire celle-là?"

"Depuis environ vingt secondes après que tu m'aies donné la brochure et la carte," ris-je.

"Eh bien, je suis sur le point de rendre notre journée meilleure."

Je fronce les sourcils d'excitation confuse. "Ed McMahon va-t-il se présenter avec un énorme chèque et trois douzaines de ballons colorés?"

Les fossettes d'Edward se creusent à son rire… ou son beuglement." Hummm j'espère que non par l'enfer, compte tenu que l'homme est mort depuis trois ans!"

Nous éclatons de rire et essayons de reprendre notre respiration. "D'accord, d'accord, d'accord… dis-moi ce que tu as fait de mieux," arrivé-je à dire entre deux rires.

Il fait tourner sa clé autour de son doigt et puis la laisse se balancer entre nous. "Je nous ai loué un chalet. Nous pourrons y aller chaque fois que nous serons fatigués."

Je pousse un petit cri et passe mes bras autour de son cou. "TU es le MEILLEUR!" Il rigole et passe un bras derrière mon dos.

"Nous l'avons jusqu'à demain midi."

Je secoue la tête, souriant, complètement dépassée par sa prévoyance.

"Alors qu'en dis-tu? Nous partons marcher et obtenons les images que nous voulons dans la nuit puis revenons au chalet pour nous reposer. Sinon nous pouvons marcher dans la journée, ce qui serait définitivement l'option la plus sûre." Il ouvre sa portière et je fais de même en sortant. "Et il y a d'autres cratères, des vapeurs, des belvédères, des musées, beaucoup à faire entre aujourd'hui et demain…"

Nous fermons la voiture et approchons des formations escarpées laissées par les coulées de lave passées. Je me demande brièvement quand a eu lieu cette coulée de lave qui a recouvert cette route. Edward dirige sa lumière vers le sol et éclaire plus haut, elle vacille.

"C'est mauvais?" dis-je prête à avancer et à le suivre.

"Bon, ça ne sera pas facile. Même avec mes grosses chaussures je peux sentir combien le terrain est accidenté… c'est fou… Je souhaiterai presque avoir mes bottes de l'armée!"

Je marche derrière lui, lentement mais sûrement. Nos pas sont hésitants et lents. Toutes les quelques minutes, il fait une pause et braque sa lampe de poche autour de nous. A un moment quand il s'arrête, je me penche prudemment et je touche la surface du sol instable. Ça me donne la sensation de me frayer un chemin à travers un seau de ciseaux. Les bords dentelés semblent infinis et impitoyables.

Nous avons marché pendant environ vingt minutes, prenant des photos de temps en temps, mais n'avons probablement parcouru qu'environ 400 mètres.

Au loin, nous voyons l'éclat vif de la lave qui illumine les nuages. C'est passionnant et ce voyage pourrait être considéré comme une expérience unique dans la vie mais la randonnée dans l'obscurité complète pourrait être la décision la plus stupide que nous n'ayons jamais prise.

"Bella, je ..."

"Tu sais qu..."

Nous commençons tous deux à parler en même temps et rions ensuite pendant quelques secondes.

"Que voulais-tu dire?" demande-t-il en se retournant avec précaution.

Je braque ma lumière sur mon visage. "J'étais sur le point de dire que je craignais que l'un de nous ne trébuche, ne glisse, ne tombe, peu importe et se blesse vraiment. Et je passe du superbe temps avec toi. Je ne veux pas que nous nous retrouvions à l'hôpital."

"Dieu merci," murmure-t-il et il tourne sa lumière sur son visage. "A chaque pas que nous avons fait, j'avais cette crampe à l'estomac craignant que quelque chose t'arrive."

Je reste debout quand il vient juste à côté de moi. "Awww, capitaine, tu étais inquiet pour moi?"

"Etais et suis ... jusqu'à ce que nous revenions sur un terrain ferme. S'il te plaît sois prudente."

"Oorah, monsieur!" dis-je, en faisant mon meilleur salut.

Je l'entends ricaner. "Écoute-toi, 'Oorah, monsieur'. Tu es mignonne, je veux te mettre dans ma poche, Clémentine."

Nous revenons en toute sécurité à la voiture, convenant que si la lave est spectaculaire la nuit, nous serons beaucoup mieux en randonnée sur ce terrain tranchant à la lumière du jour.

Edward nous ramène quelques kilomètres plus loin vers la station des rangers et nous dépassons un hôtel appelé 'Volcano House'.

"J'espère que cela ne te dérange pas que je n'aie pas pris une chambre à l'hôtel, je pensais que ce serait plus amusant pour nous de le faire dans le style Marine Corps, enfin, sans les tentes, je veux dire."

Nous passons le panneau pour Namakanipaio Campground que je regarde, les yeux grands ouverts. "Vraiment? Je suis contente que nous campions! Je n'ai pas fait de camping depuis des années. Je ne peux pas attendre de voir le chalet!" Je couine de joie.

"Eh bien, n'attends plus, nous voici cabine numéro sept, "dit-il avec un clin d'œil.

"Woohoo, chanceux numéro 7, bébé, allons-y!"

Nous sautons hors de la voiture, passant à côté d'une fosse pour le feu et gril. Je ne sais même pas si on peut qualifier cela de cabane, c'est si minuscule. Mon cœur bat fort et je ne peux pas croire qu'il ait fait tout cela pour moi... pour nous.

Le chalet a la forme d'un pentagone, le toit en angle touche presque par terre. Il y a un banc de pique-nique couvert par le toit à l'entrée, aussi. Edward ouvre la porte et la pousse, m'invitant à entrer.

C'est parfaitement rustique avec un lit double contre le mur à notre droite, fait avec les draps de l'hôtel. Il y a aussi deux lits superposés en bois attachés au mur arrière. Cinq petites fenêtres de taille variable sont situées au-dessus de la couchette que nous devrons ouvrir pour laisser circuler de l'air, mais ça sent le propre, le frais et et le neuf pour moi.

Edward est silencieux alors que je suis en train de regarder la pièce. Je me retourne pour voir qu'il serre la mâchoire et déglutit.

"Hé?!" dis-je en me dirigeant vers lui, en tirant sur sa boucle de ceinture. "Pourquoi cette grimace?"

Il secoue la tête en haussant les épaules. "Ça n'a rien à voir avec les endroits que tu nous as trouvés pour notre séjour. Probablement que le mieux est de retourner à l'hôtel Volcano à quelques kilomètres."

Je lève ma tête, "Arrête. Arrête tout de suite!" Je secoue la tête, la voix du professeur s'exprime. "Ici ... ressens ça." Je sors sa main droite de sa poche et la place sur ma poitrine, sur mon cœur. "Tu sens ça?"

Il hoche la tête, stoïquement.

"C'est ce que tu me fais. C'est ce que cette minuscule petite cabane au milieu de nulle part à Hawaii me fait. Ce que tu as fait ce soir," j'exhale, regardant vers le bas, "des fleurs au dîner et puis la danse," je ris doucement, me rappelant combien c'était incroyable de voir Edward se lâcher sur cette piste de danse avec moi. "Tu t'es privé de sommeil parce que tu nous as conduits ici, nous avons marché sur la lave pendant la nuit noire, juste nous deux puis tu me surprends avec la location de ce chalet, pour que nous puissions profiter de cette visite complètement et ne pas faire juste une visite de deux heures."

Je soupire et déglutis, ne me souciant pas de sentir les larmes jaillir dans mes yeux. "Personne n'a jamais rendu un premier rendez-vous autant spécial….. ou n'importe quel autre rendez-vous. J'ai cliqué sur quelques sites Web et nous avons trouvé deux condos, et alors?" Je hausse les épaules.

Je me dirige vers la porte et pointe vers la voiture. "Viens avec moi s'il te plaît."

Je pars vers la voiture et j'attends là pendant qu'Edward approche, ses mains dans les poches dans son jeans.

"Si j'ouvre ce coffre, que trouverais-je?"

"Nos sacs de nuit et une glacière remplie de nourriture et de boissons," répond-t-il.

"Exactement, peux-tu l'ouvrir pour moi?" Il ouvre le coffre et sort une énorme glacière et retourne vers la cabane. Je saisis nos sacs et le suis à l'intérieur, fermant la porte derrière moi.

Il la pose sur le sol mais retourne à la voiture une fois de plus, revenant avec un autre grand sac noir et le pose sur l'étagère à côté des lits superposés. Il me regarde avec inquiétude, sachant que je n'ai pas terminé mon discours.

" Au condo tu m'as dit que tu avais pris des collations pour notre 'aventure'," dis-je en mimant les guillemets. "Puis-je?" Je demande, à genoux devant la glacière.

"Bien sûr," dit-il tranquillement et s'assied sur le bord du lit.

J'ouvre le couvercle pour trouver plusieurs paquets de glace bleue couvrant un paquet de bœuf haché, carottes, pommes de terre, hot-dogs et petits pains, œufs, saucisses, jus d'orange, frappuccinos, sel, poivre, moutarde, beurre, oignon et ail en poudre, eau en bouteille, des craquelins Graham, des tablettes de chocolat, des guimauves et une bouteille de vin. Il a même inclus notre pizza froide.

Je le regarde et chuchote son nom avec un soupir. Il a fait tout ça avec soin, la planification, la dépense ... Je ne peux même pas comprendre comment il a réussi à le faire sans que je le sache. Nous sommes arrivés sur l'île il y a dix-huit heures! Et je sais avec certitude que plus de la moitié de ces articles n'étaient pas dans notre panier à Walmart hier.

Je ferme la glacière, marche vers l'endroit où il est assis et je me mets entre ses jambes. Il me regarde avec ses lèvres tordues en une grimace et haussant une épaule. "Je plaide coupable en tant qu'officier d'approvisionnement, toujours planificateur."

Je pose mes mains sur ses joues alors qu'il enveloppe ses mains fortes derrière mes cuisses. Il soutient mon regard tandis que je passe gentiment mes doigts sur son cuir chevelu.

Je lèche mes lèvres qui sont soudainement sèches. "Cet chalet, cette nuit ... tout ça," je soupire encore, fermant les yeux mais me concentre sur lui : "C'est la perfection, Edward, je veux m'assurer que tu le saches, s'il te plaît, ne doute pas de ce que tu as fait ici. J'aime tout ce que tu as fait. Mais surtout, je l'aime parce que tu as pris une initiative et une décision pour nous. Et oui, même qu'il ait fallu une quantité incroyable de planification pour les petites choses que tu as faites ici, tu as pris une décision spontanée pour nous deux, et c'est ce qui m'excite."

Il laisse un soupçon de sourire libérer son beau visage. "Tu le mérites, tout ça et beaucoup plus. Je me sens comme si je subissais une transformation extrême et je te dois tout ça." Il soupire et détourne les yeux pour une seconde.

"Je passe de superbes moments avec toi, Bella. J'aime la personne que je deviens. C'est comme si je voyais le monde pour la première fois avec une toute nouvelle vision, une nouvelle perspective."

Je me penche et passe doucement mes lèvres contre les siennes. Son sourire est soulagé peut-être parce qu'il a admis oralement certaines choses qui étaient tout au fond de son cœur. Ou peut-être qu'il est juste heureux en ce moment. De toute façon, je prendrai tout sans question.

"Alors, quelles sont nos dispositions de couchage dans cette cabane confortable?" Nous regardons simultanément la couchette.

"Tu veux être au-dessus, capitaine?"

Il aboie un rire et me regarde. "Plus que tu ne peux le savoir, " dit-il en serrant mes cuisses. "Mais le soleil est en train de monter, alors je dis qu'il est temps pour nous de rattraper le sommeil que nous n'avons pas eu."

"Oh Dieu merci." J'exhale de soulagement. "J'étais inquiète que si nous tentions quelque chose, je m'endorme pendant l'acte!"

Il me regarde, les sourcils soulevés.

"D'accord, peut-être que ça n'arriverait pas ... mais oui, allons dormir, nous en avons tous les deux besoin."

Je recule et me dandine pour enlever mon soutien-gorge, tout en essayant de ne pas saliver en voyant Edward enlever sa veste et son t-shirt. Je rampe jusqu'à la tête du lit et soulève les couvertures, me glissant sous elles avec un bourdonnement heureux. Quelques instants plus tard, Edward éteint la lumière du plafond et le lit s'affaisse derrière moi. Je le sens un peu plus près et mon cœur bat fort. Il enveloppe ses mains sous et autour de moi, me tirant vers lui. Nous sommes bien dans une position de cuillère et il pose sa main gauche sur ma hanche, embrassant l'arrière de ma tête.

"Merci, capitaine," murmuré-je dans l'obscurité. "Cette nuit, cette journée ... tout ce qui viendra... ça signifie plus pour moi que tu ne le sauras jamais."

Je sens son corps se détendre contre le mien. "Tu as dû lire dans mon esprit, Clémentine."


J'ai somnolé pendant quelques heures. Je ne sais pas combien de temps Edward et moi sommes restés collés ensemble mais nous devons avoir dérivé à un certain point, parce que je suis sur mon ventre maintenant, mon visage enfoncé dans l'oreiller mou. Je décide de jeter un coup d'œil pour voir comment il est couché. Il y a un espace vide à côté de moi mais il est encore chaud. Je suppose qu'il vient de se lever mais il n'est pas dans notre cabane.

Je me redresse et passe mes doigts dans le nid que sont mes cheveux, espérant que ce n'est pas aussi mauvais que je le crains. J'enfouis mon visage dans mes mains et gémis en fléchissant mes orteils. Juste alors la porte du chalet s'ouvre et Edward rentre, portant uniquement un pantalon de survêtement gris et ses plaques d'identification. Le sourire qu'il me donne pourrait éclairer la pièce mais il affole mon cœur à nouveau.

"Bonjour," dit-il en souriant et tenant un tube de dentifrice, une brosse à dents et une bouteille d'eau.

"Bonjour, sais-tu peut-être quelle heure est-il?"

Il pêche sa montre dans son jeans de la nuit dernière. "Vingt minutes avant dix heures."

Je bâille de la manière la moins gracieuse possible. "Heureusement, quatre heures, c'est mieux que rien, non?"

Il sourit et s'assied sur le banc en face du lit. "Oui tu as raison. J'ai été gâté au cours des dernières semaines depuis que j'ai quitté l'Afghanistan. Quatre heures là-bas était un bon cadeau," dit-il en riant.

Pendant qu'il parle, je ne peux pas détourner les yeux de son étonnant torse. Doux Jésus, je ne peux pas attendre de passer ma langue partout.

Une pensée hideuse traverse soudainement mon esprit. "Ah, merde! Je n'ai pas apporté ma brosse à dents," je gémis et je retombe sur le lit.

Rien de meilleur que le dentifrice sur le doigt. Pouah.

Dans ma périphérie, je vois Edward se déplacer du banc et fouiller dans son sac. Quelques secondes plus tard, il est accroupi devant mon visage. "N'as-tu pas commencé à faire confiance à ton super-planificateur compagnon de voyage?" Il me tend une brosse à dents violette, toujours dans son emballage.

Je grimace et soupire. "Peut-être que nous faisons une assez bonne équipe, Capitaine Masen. Entre ton besoin fou d'organiser les choses, avec une douzaine de plans d'urgence au cas où... et mon intuition. Je pense que nous pourrions résoudre tous les problèmes du monde, n'est-ce pas? "

Il se moque, son sourire parfaitement tordu a tendance à vouloir faire des choses sexy à sa bouche. "Une équipe géniale. Comme beurre d'arachide et gelée."

"Ou beurre d'arachide et guimauve?" Je taquine, roulant hors du lit.

"Bien sûr, beurre d'arachide et guimauve!" Il gémit, mais en plaisantant.

"Attends de voir," je crie dans le chalet avec la bouche pleine de bulles de dentifrice. "Je vais t'en faire manger avant que ce séjour ne soit fini!"

"D'une façon ou d'une autre, je n'en doute pas." Il s'appuie contre le battant de porte, me regardant terminer une version abrégée et grossière de ma routine du matin.

Il me laisse me changer. Ensuite, je le rejoins dehors sur le banc de pique-nique et vois qu'il a mis en place une froide, eh bien, à température ambiante, pizza pour le petit-déjeuner.

"Mmmmm," je gémis autour d'une bouchée de viande, surmontée de champignons. Je le regarde et il hoche la tête, appréciant aussi sa part. "Pizza pour le petit-déjeuner, non? Qu'est-ce que je t'ai dit?"

"C'est assez bon, Clémentine, je vais te donner raison, mais... je la préfère chaude." Nous nous regardons dans les yeux

J'arrête de mâcher et d'avaler avec un sourire ironique. "Chaud est bien... mieux que bien."

Edward finit le reste de sa bouteille d'eau et se penche dans mon oreille. "Je suis content que nous soyons d'accord là-dessus," murmure-t-il, me laissant essoufflée.


Nous décidons de nous rendre au centre des visiteurs de Kailua pour obtenir des informations à jour sur les coulées de lave et les meilleurs endroits pour les voir.

Les rangers nous rappellent que la randonnée vers la coulée est un voyage ardu. Nous les remercions pour les conseils mais nous voulons toujours essayer. Après tout, combien de fois êtes-vous à distance de marche d'une éruption volcanique active avec la possibilité de vous tenir sur les rives des tubes de lave?

Jaggar Museum est notre deuxième arrêt et a une vue étonnante sur le gaz volcanique ondulant. Ça me frappe que nous nous tenions sur le promontoire devant un lac de lave qui bouge sous le cratère. Ils ont des webcams dans le musée nous permettant de voir en direct l'activité actuelle des nombreux cratères et bien sûr, l'éruption active du cratère Halema'uma'u.

Après notre visite, Edward nous ramène pour que nous commencions notre randonnée. Bien qu'il soit encore dangereux et laborieux, je me sens cent fois plus confiante de faire ce voyage à la lumière du jour. De temps en temps, nous nous arrêtons pour des photos et pour boire mais nous poursuivons avec notre noble objectif.

"J'ai lu dans la brochure qu'il y a deux types de lave hawaïenne," dis-je en haletant pendant que nous continuons notre randonnée sur un chemin qui monte légèrement.

"Qu'est-ce que tu as appris?"

"Et bien, même si la lave est semblable chimiquement, l'aspect de celle-ci après qu'elle se durcisse peut-être différent," je m'arrête pour reprendre mon souffle et une gorgée d'eau.

"Prête?" Edward demande avec un sourire, après avoir réalisé que je m'arrêtais pour une seconde.

"Oui, je suis bien. De toute façon, si j'étais une fille qui aime les paris, je dirais que la plupart de ces choses tranchantes et dentelées ressemblent à un champ de couteaux est appelé un `a."

"A`a," répète-t-il. "On dirait que nous parlons chimpanzé."

Je ris à haute voix de sa bêtise. "L'autre sorte de lave durcie est plus lisse et est appelée Pahoehoe."

"Eh bien, n'est-ce pas le plus adorable garde forestier qu'il ait jamais existé? " dit-il, tendant sa main vers la mienne. Je serre ma main dans la sienne et nous continuons notre promenade. Heureusement, nous avons atteint une surface lisse, donc nous n'avons pas à nous concentrer autant pour voir où nous marchons.

"Je ne pourrai être un vrai ranger que si j'avais un de ces chouettes chapeau et la chemise sexy avec le short assorti," ris-je quand nous nous arrêtons pour boire de l'eau. "Alors à quoi tu penses?"

Il fronce les sourcils en sautillant. Mes yeux sont rivés sur sa pomme d'Adam qui monte et descend sous sa barbe naissante.

"Ce que je pense de quoi?" demande-t-il en se remettant à boire.

"De moi en ranger sexy?" souris-je diaboliquement en me rapprochant tellement de lui que mes lèvres touchent pratiquement sa mâchoire. "Des fantasmes de rangers coquines dans tout ton arsenal pour les nuits militaires?"

Il se met à tousser – bien choqué – je recule de surprise mais lui tape rapidement dans le dos. Il se penche, baissant la tête et essayant désespérément de trouver de l'oxygène. "Seigneur Bella," crachote-t-il en commençant à rire, essayant toujours de trouver de l'air.

"Tu ne peux pas me dire ça, du moins pas quand je suis en train de boire et spécialement quand je ne peux absolument rien faire à ce sujet!"

Je ris et tremble à moitié à l'image de moi dans un costume de ranger ridicule et lui me prenant contre un arbre dans ou en dehors de cette tenue.

"Désolée," gloussé-je. "Ça va?"

Il hoche la tête en prenant de profondes respirations et me tire contre son torse. "Il faut que tu saches que depuis que nous avons repris contact il y a quelques semaines, une seule femme se trouve dans mes fantasmes pendant mes nuits solitaires." Sa voix est rauque, pleine de désir. Ça rend ma gorge sèche et je lutte pour déglutir.

Je bourdonne incapable de détacher mes yeux de son regard. "Femme chanceuse," essayé-je de dire. "J'espère que tu le lui as dit."

Il sourit, un homme avec un secret dans son cœur. "Je pense qu'elle le sait."

J'inspire profondément, mon cœur rate un battement alors qu'il accélère puissance dix. "Nous devrions continuer, nous y sommes presque."

Il baisse le menton, recule et continue à avancer pour une trentaine de minutes.

Une fois que nous sommes suffisamment proches de l'incroyable chaleur et puissance qui émanent de la lave qui s'écoule, nous arrêtons, posons nos sacs et absorbons l'énormité que nous offre Mère Nature.

On peut entendre des grésillements et des crépitements alors que le flot de lave s'écoule lentement à flanc de montagne. Même si nous ne nous approchons pas plus, nous pouvons entendre la vapeur produite par la lave qui entre en contact avec l'océan.

De nouveau j'ai les larmes aux yeux, pas à cause de Mike cette fois mais parce que je suis si fière de moi et de mon acte de foi d'avoir entrepris ce voyage seule. Bien qu'Edward soit avec moi depuis dix jours mais je ne peux pas m'empêcher de me féliciter d'avoir fait ce que personne chez moi ne pensait possible que je fasse.

Je regarde vers Edward qui regarde sérieusement la lave couler. Sa concentration est parfaitement visible alors qu'il écoute l'un des rangers.

Je ne sais pas ce qu'il va se passer avec Edward les prochaines semaines. Je sais ce que je veux et je pense savoir ce qu'il veut. Et je sais que je ressens des choses pour lui qui m'aveuglent complètement. Je n'ai jamais entrepris ce voyage pour avoir une aventure de vacances ou plus. Mais c'est là, à portée de main… et tout mon cœur est en train de me dire de faire exactement ce que je me suis promis il y a des années quand je n'ai plus eu de larmes pour pleurer.

Je vis dans l'instant, je fais du mieux que je peux pour sourire tous les jours et trouver de la joie dans les petites et les grandes choses. Et si le ciel a envoyé Edward sur mon chemin je refuse de m'en détourner. Ce qu'il se passera tant que nous serons ensemble sera le choix du destin. Je lui fais confiance sans crainte. Je veux juste continuer à me sentir vivante… et Edward m'aide juste à le faire.

Nous prenons tout un tas de photos de la lave qui avance lentement. Un jeune couple nous demande de prendre quelques photos d'eux devant la lave, ce que nous faisons. Ils nous retournent la faveur prenant des photos d'Edward et de moi, nos bras enroulés autour de l'autre, ressemblant à un couple heureux.

Finalement nous tombons d'accord pour rentrer à notre chalet et préparer le diner. Tout comme pour monter nous prenons notre temps, marchant avec précaution et nous arrêtant fréquemment pour boire. Près de trois heures plus tard nous retrouvons la voiture, épuisés mais ravis au-delà de toute mesure d'avoir accompli un tel exploit.


"D'accord, alors qu'y a-t-il pour dîner ici?"

"J'ai acheté de quoi faire le dîner des vagabonds."

Je souris à ce nom idiot. "Et c'est quoi selon toi Captain'?" demandé-je en m'asseyant près de lui sur le banc. Sur la table il y a une feuille d'aluminium avec du bœuf haché, des légumes, du beurre et des épices.

"Voilà ce que nous faisons. Tu prends une feuille, tu mets de la viande, ensuite tu prends les légumes que tu veux." Il prend un sac de carottes miniature et en verse environ une tasse par dessus la viande. Ensuite il prend une pomme de terre et l'épluche plus vite qu'un cuisinier le ferait. Je suppose que la vie militaire donne certaines compétences. "Puis tu ajoutes quelques morceaux de pomme de terre, de l'assaisonnement et du beurre."

Comme il m'explique je fais de même.

"Maintenant nous fermons le papier vraiment hermétiquement et le jetons littéralement dans le feu!" dit-il fièrement pendant que nous nous levons et allons vers le feu qui est prêt à être allumé.

"Nous allons laisser ça environ quarante-cinq minutes à une heure et ça devrait être prêt."

"Ça me parait délicieux,"' dis-je en passant mes doigts dans mes cheveux. Je me sens vraiment collante et ai désespérément besoin d'une douche. "Ça te dérange si je vais utiliser leurs douches?"

Il sourit en secouant la tête. "Pas du tout, j'allais faire la même chose. Quand nous serons de retour et installés, je suis sûr que ce sera prêt."

"Génial, douche alors!"


Edward et moi nous installons à la table de pique-nique sous le toit du chalet pour profiter de notre repas sous les étoiles. Etre ici, camper pratiquement à côté d'un volcan, me fait sentir comme si j'étais tout près du paradis. Les étoiles paraissent plus grandes et plus brillantes mais toujours hors d'atteinte.

"Alors que penses-tu des vagabonds?" me demande Edward alors que nous sommes penchés devant le feu pour faire griller des s'mores entre deux gorgées de vin.

"Oh seigneur, c'était fabuleeeeuuuux," chanté-je. "C'est quelque chose que vous faites chez les Marines?"

"Oh non, en fait c'est quelque chose que nous faisions avec mon père quand nous partions camper. Il était aussi censé y avoir des oignons mais comme toi et moi partageons une haine pour ces choses je me suis dit que nous serions mieux avec des épices," dit-il en ricanant tout en arrangeant nos friandises presque fondues.

Je le pousse avec mon épaule. "L'homme aux multiples talents."

"En parlant de talent," dit-il en se redressant. Sa chemise remonte un peu et je peux voir la ceinture de son boxer. Je dois tout à coup frotter mes cuisses ensemble pour apaiser mon besoin croissant. "Attends un peu de mettre ta bouche autour de ceux-là."

J'essaie de contenir mon sourire. Il sait parfaitement bien que les doubles sens me rendent folle. Il me tend un sandwich de biscuits collants, des fils de guimauve coulent sur les côtés des biscuits, ce qui me fait saliver.

J'en prends une première bouchée avant qu'il ne s'écrie, "ATTENDS!"

Je recule mais le feu ardent a déjà envahi ma langue et mon palais. Je gémis en état de choc et tout ce que je peux faire est de garder la bouche ouverte permettant à l'air frais du soir d'apaiser quelque peu ma douleur.

Le visage d'Edward est complètement tordu par la sympathie et la frustration. "Est-ce que ça va? Pourquoi être si pressée? Ils sortaient juste du feu!"

Je hoche la tête ouvrant et fermant la bouche à plusieurs reprises dans l'espoir d'un soulagement instantané. "Je pense que ma langue a été brûlée au troisième degré," dis-je en faisant une grimace.

"Tiens," me dit-il en m'offrant une bouteille d'eau. "Ça fera un peu partir la chaleur."

Ça aide mais juste un peu. Je continue à siroter l'eau et hoche la tête en me forçant à sourire.

"Ça ira. C'était stupide de ma part," rigolé-je. "Tu as rendu ça si tentant, je n'ai même pas réfléchi!"

Quelques minutes plus tard nous nous rasseyons sur le banc et regardons les étoiles en grignotant lentement nos desserts. Edward jette du sable sur le feu pour éteindre les dernières braises.

"Hum c'était très bon," le félicité-je, léchant le chocolat qui reste sur mes doigts. "Vous êtes une excellent chef, monsieur!"

Il halète, ses rides au coin de ses yeux apparaissant de la façon la plus mignonne. "J'ai de fantastiques talents culinaires. Tacos, hobos [vagabonds] et s'mores… assez impressionnant, non?"

Je glousse ouvrant la poubelle de notre table pendant qu'il range ce qu'il reste puis transporte la glacière à l'intérieur.

"Belle nuit," dit-il tranquillement.

"Oui ça l'est vraiment." Je le regarde et lui souris, il est en appui sur ses coudes. Je décide de m'installer comme lui. "Merci pour tout Edward. Tu t'es surpassé depuis le moment où tu es apparu avec des fleurs à la porte."

"C'est avec plaisir. Je ne peux pas croire que c'était seulement hier soir. Tu parles de sacrées vingt-quatre heures," rit-il.

"Nous sommes très coriaces," convins-je. "Faire ce qu'on a décidé… c'est vraiment une bonne chose."

Nous sommes tous les deux couchés sur le dos et il me regarde dans les yeux. Je pense qu'il sait que je pense chacun des mots que je viens de dire, il n'y a pas que lui qui peut donner un double sens aux mots comme un champion.

"Bella," murmure-t-il approchant son visage du mien. "S'il te plait dis-moi que ta langue va mieux." Je siffle ma réponse positive et il enlace nos doigts. Il ne dit rien de plus mais touche doucement mes lèvres des siennes. Il prend mon visage dans sa main, son pouce caressant l'os de ma joue pendant que ses autres doigts passent de mon cou sous mon oreille. Sa respiration est chaude et douce. Nos yeux sont ouverts et rivés à ceux de l'autre.

Il me tire gentiment par le cou jusqu'à ce que nous nous retrouvions assis sur la table et dépose de tendres baisers sur mes lèvres provoquant des frissons dans tout mon corps.

Après quelques secondes nous sommes complètement emportés dans un baiser torride. Nos langues roulant dans la bouche de l'autre, respiration lourde et doux cris s'ajoutent aux bruits de la vie sauvage et aux grillons qui chantent dans la nuit.

Le corps d'Edward glisse et descend de la table ne voulant pas briser notre baiser. J'ouvre les yeux pour un instant et il me sourit, me tirant vers le bord de la table. Ses lèvres rencontrent les miennes encore et encore, notre baiser devient fiévreux. Je me ramollis dans son étreinte comme les marshmallow et le chocolat que nous avons apprécié. Le goût de sa bouche me fait m'envoler tout en tendresse, et puissance et désir.

Mes jambes pendent au bout de la table avec le corps d'Edward fermement planté entre elles. Le renflement dur dans son pantalon frotte contre moi et je gémis.

"Oh seigneur," soupiré-je ma tête roulant, submergée par le désir. "S'il te plait Edward."

Il pousse à nouveau contre moi provoquant une autre onde de plaisir. Si nous ne rentrons pas bientôt j'aurai mon premier orgasme fier et bruyant avec un partenaire depuis trois ans mais nous serons aussi arrêtés pour indécence en public.

Edward doit penser à la même chose parce qu'il me prend par les fesses avec ses grosses mains et me soulève. Mes jambes s'enroulent autour de sa taille, le faisant grogner.

Je laisse ses lèvres. "Tu vas bien?" demandé-je, essoufflée en cherchant ses yeux.

"Je suis tellement excité, Bella. Tes jambes autour de moi me donnent simplement un avant- gout de ce qui m'attend." Il ouvre la porte avec le pied et me couche sur le lit. Et mes mains remontent sur les muscles tendus de son dos, il me recouvre et plonge pour m'embrasser pendant que nos hanches continuent de danser ensemble.

C'est la torture la plus douce.

Il attaque mon cou, lèche et suce. Il sait que je suis chatouilleuse et il fait passer ses doigts jusqu'à ce qu'ils atteignent mon mamelon qui est bien tendu dans mon soutien-gorge en satin et sous le t-shirt fin.

Je siffle de plaisir et je peux sentir qu'Edward sourit en continuant de m'embrasser. "Tu aimes ça Clémentine?" Je réponds par un son inarticulé alors qu'il dépose des baisers mouillés le long de ma clavicule. Merci pour les décolletés en V.

"Peut-on – oh seigneur– enlever une couche de vêtements?" couiné-je, mes mains dans les poches arrière de son jeans, appuyant et pinçant son cul parfait, l'encourageant ainsi dans notre danse. Mes yeux se croisent alors qu'il roule ses hanches contre les miennes encore et encore.

Edward se met à genou et tire mon bras pour que je puisse m'asseoir. Sa respiration est haletante alors que je le regarde passer son t-shirt par-dessus sa tête. Son torse me fait saliver avec ses épaules et ses bras bien définis, sa poitrine et ses abdos sont un chef d'œuvre. Il me semble que je suis seule dans une galerie d'art et je suis la fille chanceuse qui a été choisie pour étudier la sculpture spectaculaire devant moi.

Ça me rappelle que je devrai probablement me déshabiller aussi, je passe mon t-shirt par dessus ma tête et le jette près de celui d'Edward et dégrafe rapidement mon soutien-gorge qui se ferme à l'avant. Un grognement s'échappe de sa bouche et il secoue la tête en me matant.

"Dieu, tu es sensationnelle," murmure-t-il avec vénération faisant apparaître un sourire sur mes lèvres alors que je me recouche sur les oreillers. Il est toujours à genoux et vraiment trop loin. Je tends ma main et glisse doucement mes doigts sur son jeans, sur les poils en dessous de son nombril jusqu'à sa poitrine ciselée, ses plaques d'identification entourées de caoutchouc noir qui brillent à son cou. Je ferme ma main sur les deux plaques de métal froid et le tire lentement vers l'avant pour qu'il tombe doucement sur ses bras qui sont maintenant de chaque côté de ma tête.

Je continue à tirer jusqu'à ce que nos lèvres se touchent à nouveau. La sensation de ses plaques entre mes seins est enivrante. Oh comme j'ai attendu ce moment. J'ai rêvé du poids de son corps sur le mien. Sa peau chaude contre mes mamelons sensibles est plus que je peux en supporter et je crie quand il enfonce sa queue encore couverte par le denim entre mes jambes. Ça a été long pour en arriver là, au sens propre comme au figuré. J'en avais tellement besoin que je pouvais éclater à tout moment. Edward fredonne et lèche et embrasse lentement un chemin vers mes seins. Il enroule sa bouche chaude et humide autour de mon mamelon tandis que le bout de ses doigts effleure l'autre. Sa langue tourbillonne et titille, ses hanches continuent à pousser contre les miennes et je le rencontre à chaque mouvement.

J'enroule mes jambes autour de son torse pour l'inciter à aller plus vite et à faire des mouvements plus forts. Il fait un chemin de baisers vers mon autre mamelon et il leur donne une attention égale. Je peux sentir la chaleur éclore dans mon ventre et je me fige voulant absorber chaque once, chaque instant de cette passion qu'il créé entre nous. Mes mains qui étaient en train de caresser son dos et les petits cheveux au bas de sa nuque tombent sans vie à côté des siens.

Je pense qu'Edward doit réaliser que je suis proche parce qu'il arrête d'embrasser ma poitrine et attaque à nouveau mes lèvres. Il pointe sa langue à l'intérieur de ma bouche en synchronisation avec chacune de ses poussées, ma tête retombe sur l'oreiller et je me cambre contre lui, me laissant complètement partir en silence.

Ma tête est toujours en arrière, la moitié de mon visage enfoncé dans l'oreiller profitant de chaque milliseconde de mon orgasme. Edward dépose de tendres baisers le long de ma mâchoire et jusqu'à mon oreille, sa chaude respiration continuant à provoquer la chair de poule sur ma peau.

"Seigneur, tu es sacrément sexy Bella. Je pourrai te regarder jouir encore et encore et ça ne serait jamais assez."

En redescendant peu à peu de mon nuage, ma tête se tourne vers lui et je lui souris béatement. "Hummm quand pouvons-nous le faire à nouveau?"

Son rire guttural rebondit sur nos corps. "Putain très bientôt, j'espère… 'parce que ce gars n'a pas encore dit son dernier mot," dit-il en poussant son érection, en roulant sur le côté et installant son corps chaud contre le mien.

Je me tourne vers lui et pose mes mains sur son visage. Nous nous regardons sans rien dire pendant quelques secondes et ensuite il enlève mon bras droit de mon corps et le pose sur ses hanches. Je hausse un sourcil à ce mouvement.

"Tu me caches la vue, dit-il sans s'excuser. "Je me devais de rectifier la situation."

Je passe mes mains sur ses côtés, ses abdos se contractant à ce contact, visiblement c'est plus qu'une taquinerie pour lui parce qu'il me fait venir sur lui d'un seul coup, nous sommes peau contre peau. Il pousse sa jambe entre les miennes alors que je passe les miennes sur les siennes. C'est comme si nous ne pouvions pas être assez proches.

"Mieux," dit-il d'une voix éraillée, son front appuyé contre le mien. "C'est ce que je veux."

Je hausse les sourcils. "C'est tout ce que tu veux Captain'?" Je laisse ma main continuer à se déplacer et à glisser entre nos corps et j'empaume son érection sur son jeans, il gémit. "Et si je continue à le faire?" Je me tortille légèrement sur le lit et commence à poser de doux baisers humides et doux sur son torse. Avec peu de contact ici et là, suçant et soufflant sur ses abdos, je réussis à créer des frissons sur sa peau.

Il roule un peu en arrière ce qui me donne plein accès à son corps puisque je suis au-dessus. Son poing est serré au niveau de son front, il respire mal, sa mâchoire contractée par la concentration.

Je vois bien que les taquineries doivent toucher à leur fin. Je dois sans doute ne plus retarder le moment. L'homme a passé les huit derniers mois dans le désert aride. Cela ne peut être juste. Je suis sûre qu'on l'a formé à faire face à la torture de l'ennemi : nom, grade, numéro d'identification, fin de l'histoire. Cependant ce que je fais en ce moment est susceptible d'être plus cruel qu'autre chose.

Je me relève. Mon mouvement fait qu'Edward ouvre les yeux essayant probablement de se concentrer sur moi dans l'obscurité du chalet. Je sors de mon pantalon, enlevant ma culotte mouillée avec. Pas le temps pour être prude. Je veux Edward. Il me veut.

Je fais le tour pour aller de son côté du lit, ses yeux ne me lâchent pas. Je me mets à califourchon, mes mains travaillent habilement sur le bouton et la fermeture éclair. Je glisse mes doigts dans le tissu et commence à tirer, lui faisant soulever les hanches. Je ne me laisse même pas jeter un coup d'œil jusqu'à ce que je l'aie dépouillé complètement et nous sommes tout nus.

Après avoir déposé son pantalon et son boxer sur le sol, je tourne mon attention vers son corps parfait seulement pour constater qu'il est assis avec ses jambes croisées devant lui, et il tend la main pour prendre la mienne. J'emmêle mes doigts dans les siens et passe mes jambes de nouveau sur ses genoux, les croisant derrière son dos.

Il retire ses mains de la mienne et passe ses doigts sur mes seins, sur ma clavicule et dans mes cheveux. Une main reste fermement derrière mon cou, son pouce frottant mon oreille tandis qu'il passe les doigts de son autre main sur mes cheveux.

Nos visages sont nez à nez, échangeant le même souffle chocolaté entre nous. Il se penche pour m'embrasser. Je ne peux pas m'empêcher et je bouge mes hanches, taquine sa bite ferme qui est contre moi. Je n'arrive même pas à être embarrassée par la façon dont je suis mouillée. Et pour être tout à fait honnête, je ne pense pas qu'il s'en soucie.

"Bella," gémit-il dans ma bouche. Tout ce que je peux faire est d'acquiescer. "J'ai besoin d'être à l'intérieur de toi."

Je gémis, heureuse, désespérée qu'il me réclame enfin. Nos baisers sont bâclés, nos lèvres claquent et nos dents se cognent. Soudainement je n'ai pas assez. Je lèche et suce la peau mal rasée de sa mâchoire. Ça pique et brûle de la meilleure façon mes lèvres gonflées et tendres. Ses gémissements et ses grognements ne m'excitent que davantage. Tout ce qu'il me donne… je lui rends tout de suite.

Je ne me suis jamais sentie aussi complètement désirée par quelqu'un, je n'ai jamais voulu quelqu'un plus que je veux Edward maintenant. Il envahit chacun de mes sens. Tout ce que je ressens maintenant, c'est Edward, Edward, Edward.

Il déploie ses mains fortes sur mon dos et sans avertissement, nous retourne. Je décroche mes jambes de derrière lui et il continue à tirer sur mes lèvres avec les siennes, en balayant sa langue dans et autour de ma bouche. Je sens sa main courir vers le bas de mon corps et plonger dans mes plis humides. Je frémis d'anticipation quand il écarte mes lèvres avec ses doigts et doucement glisse dans l'humidité entre mes jambes.

Il glisse un long doigt à l'intérieur et je souffle de plaisir. J'ouvre les yeux pour voir son regard verrouillé sur le mien. Il secoue légèrement la tête, sa bouche esquissant un sourire.

"Putain tu es vraiment splendide, Bella." Il se penche pour m'embrasser à nouveau et puis laisse traîner sa langue sur mon corps, écartant plus mes jambes quand il arrive à destination.

"Oh, mon Dieu," crié-je quand sa bouche se referme autour de mon clitoris. Sa langue tourne à une vitesse que je ne peux même pas appréhender puis il continue son assaut en alternant les coups de langue lents ou forts sur ma fente. Mes mains tirent mes cheveux, j'ai l'impression de faire une pause dans la réalité. Je sens sa langue plonger à l'intérieur et hors de moi à plusieurs reprises avant qu'il ne vienne taquiner mon clitoris à nouveau.

Il glisse deux doigts à l'intérieur de moi et les replie, frottant et taquinant mes parois tandis que son pouce continue à frotter mon clito. Des baisers pimentent leur chemin sur tout mon corps jusqu'à ce que sa bouche rencontre la mienne à nouveau. Je gémis d'extase en me goûtant sur sa bouche.

"S'il te plaît, Edward," je supplie. "Je ne peux plus attendre."

Il cherche mes yeux pendant une minute. "C'est un mauvais moment pour avoir cette conversation mais..."

Je l'interromps avec un baiser. "Je sais ce que tu vas dire, je suis sous contraception depuis des années. Tu n'as rien à craindre avec moi." J'enveloppe mes mains autour de sa queue et le caresse lentement vers le haut, vers le bas alors que nous continuons à mordiller et titiller l'autre avec nos lèvres.

Il sourit, presque triomphant. "Eh bien, tu sais où j'ai été pour une grande partie de l'année dernière. Nous avons eu un contrôle médical avant et après le déploiement... alors je suis clean, aussi. "

Je souris de soulagement, "Dieu merci. Tu sembles si fantastique, je ne pourrai pas supporter que tu quittes le lit pour aller chercher un préservatif."

Nous rions tous les deux et il aligne son corps avec le mien, poussant lentement en me regardant intensément dans les yeux. Ma bouche s'ouvre d'extase silencieuse, j'ai désiré cette sensation de plénitude pendant si longtemps. Il fait une pause une fois que nous sommes pleinement joints et passe son pouce sur ma lèvre inférieure.

"Tu vas bien? Je t'ai fait mal?" murmure-t-il, inquiet. Son autre main repousse les cheveux de mon visage puis il suit doucement mon sourcil avec son doigt.

Je secoue la tête, mordillant ma lèvre inférieure et me laissant quelques secondes pour m'adapter à sa taille. "Je vais bien," je lui souris, caressant son visage avec mes mains. "Mieux que bien... sublime. Je te veux si désespérément, Edward Masen."

Je peux voir son sourire en coin pendant qu'il plonge sa bouche sur la mienne à nouveau. "Tu m'as. Et honnêtement, je ne sais pas comment tu te débarrasseras de moi," grogne-t-il.

La chaleur se répand sur mon corps quand je comprends ce qu'il vient de dire. Il y a une vérité derrière ces mots que je ne m'autorise pas à trop analyser.

Je suis destinée à être ici ... nous sommes destinés à être ici ... ensemble.

En m'embrassant tout le temps, Edward se déplace en moi pendant que nous échangeons des sourires et de doux cris. Je passe mes mains sur ses bras, sur les muscles de ses épaules et le long de son dos, serrant son cul ferme. Le merveilleux sentiment de lui en train de pousser en moi envoie un courant électrique de plaisir à travers mon corps qui me fait frissonner de façon incontrôlable.

"Merde, Bella, c'est si bon," gémit-il et il se lève sur son coude, baissant la tête pour regarder où nous sommes joints. Quand il incline la tête sur le côté, je peux voir sa queue épaisse entrer et sortir de moi, pendant que je soulève mes hanches pour répondre à ses poussées.

Edward prend de la vitesse et fait glisser ses mains sous mes épaules, s'agrippant à elles. Nos langues continuent leur danse dans la bouche de l'autre, alors que ses hanches pistonnent de plus en plus rapidement. Il grogne dans le creux de mon cou, mon bassin continue à bouger sous lui à la recherche d'autant de friction que possible.

Ma bouche est totalement sèche et je suis essoufflée. Hier soir, toute cette journée qui mène à ce moment-là ... c'est au-delà des mes attentes et mes émotions prennent dessus. Je sens des larmes jaillir dans mes yeux, complètement submergée.

"Oh, mon Dieu, Bella... dis-moi s'il te plaît que tu es prête, j'y suis presque", grince-t-il et glisse sa main entre nos corps ondulants. Il trouve assez d'humidité, il touche rapidement mon clitoris, continuant son pilonnage implacable.

Nous sommes en sueur et collants, les bruits de nos peaux claquant ensemble m'excite encore plus.

Je sens la ruée exquise de mon orgasme dans mon ventre, mes gémissements lui révèlent que j'en suis juste là aussi.

"Jouis pour moi, Bella. Laisse-moi te sentir," grogne-t-il, son rythme bafouillant alors qu'il explose en moi. "Nnnnnngh!"

Ses mots m'entraînent par-dessus bord et ma tête s'enfonce dans l'oreiller, son nom comme une prière sur mes lèvres.

Nous restons couchés ensemble, haletant pour respirer. Il lève la tête d'où il l'avait enfouie dans mon cou. Je passe mes mains du bas en haut de son dos pour prendre son visage. Levant la tête, je le rencontre au milieu pendant plusieurs longs baisers.

Quand notre énergie diminue, nous continuons à échanger des baisers doux et chastes et à soupirer à l'unisson pendant qu'il se retire et se couche à côté de moi. J'enroule mon corps autour du sien tandis qu'il enveloppe son bras autour de ma taille et que je pose ma tête dans le creux de son épaule. Mes doigts dansent sur les poils de son torse, de haut en bas. Il bourdonne de contentement.

"Tu es sûre que tu vas bien?" demande-t-il doucement.

J'exhale, fermant mes yeux. "Je n'ai jamais été mieux," murmuré-je en l'embrassant sur la poitrine. "Merci d'être aussi doux et gentil."

Son bras se resserre autour de mon dos et il passe ses doigts sur mon visage. "Je ne sais pas s'il est possible d'être autrement avec toi. Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée depuis ... eh bien, depuis aussi longtemps que je me souvienne. Qui aurait pu dire qu'un nez presque cassé s'achèverait par quelque chose d'aussi bon? "

Je ricane et tourne ma tête pour l'embrasser sur la mâchoire. "C'était le meilleur premier rendez-vous. Dors bien, capitaine," réponds-je, en me blottissant dans son étreinte.

Il m'embrasse tendrement le front. "Fais de beaux rêves, Clémentine."

Comment pourrait-il en être autrement? Je suis dans les bras d'Edward Masen. Je ne pense jamais vouloir être n'importe où ailleurs qu'ici. En sécurité, comblée et paisible sur cet homme stupéfiant. De beaux rêves, effectivement.