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Chapitre 12

Punalu'u

Edward

Je sors dans le froid, le vent traverse la veste de mon uniforme Alpha. Mes yeux sont plissés alors que j'avale la bile qui est revenue dans ma gorge, encore une fois. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Je hais les jours comme aujourd'hui. Je prends une grande inspiration, mes poumons brûlent en se remplissant de cet air froid.

Je cligne des yeux et me retrouve soudain devant une porte rouge et familière que je connais depuis des décennies. Sous le proche et sous le rocking-chair de maman il y a mon vieux skate-board recouvert par des autocollants de REM, Green Day et Nirvana. Je ne peux pas aller faire mon travail de CACO chez cette famille qui vit dans la maison de mon enfance, si? Et quand est-ce que je suis retourné en Virginie?

J'appuie sur la sonnette et j'entends les bruits joyeux d'enfants qui s'agitent de l'autre côté de la porte. Je reconnais la voix apaisante d'une femme qui les calme et je deviens plus concerné. Je ne peux pas connaitre ces gens. J'en conclus que ça ne peut pas être juste ça et je scrute les alentours pour avoir une meilleure explication.

L'aumônier met sa main sur mon épaule et murmure : "Je suis désolé." Avant que je puisse poser la question, la porte s'ouvre sur… ma mère et je la regarde, elle est loin d'avoir soixante ans mais elle a l'air d'avoir l'âge qu'elle avait quand mon père a été tué.

Une cacophonie de petites voix demandent ensemble : "Maman, maman qui c'est?" et "Oncle Emmett! Tu m'as manqué!"

Mon cerveau essaie de comprendre ce qu'il voit. Je ne suis plus devant la porte. Emmett porte son uniforme Alpha et a des larmes dans les yeux, il est debout près de la porte et l'aumônier est à ses côtés. C'est quoi cet enfer? Em n'est pas un CACO. Apparemment ce n'est pas un appel pour les familles, je n'en suis qu'un spectateur profondément confus.

"Emmett? Qu'est-ce que tu…?" La voix de ma mère s'estompe.

"Maman Liz," répond Emmett, doucement. "Hey chéris." Il essaie de faire un sourire courageux pour les enfants à ses pieds qui ont enroulé leurs bras autour de ses jambes. Ils me semblent familiers. Cheveux cuivrés sur le petit garçon grand et mince et cheveux bruns et échevelés autour du visage de la fille. Elle a de superbes yeux verts – des yeux que j'aie vus avant – sur le visage de ma mère et… dans le miroir?

"Maman? Tout va bien ici? Allez les enfants enlevez-vous de devant la porte. Il fait trop froid!"

Je suis surpris d'entendre une autre voix – la voix de Bella – au loin, mais que fait-elle ici? Et en plus elle appelle sa mère? Où est sa mère? Je ne vois que la mienne.

"Emmett?" dit ma mère très doucement, les larmes coulent sur son visage. Je veux passer mes bras autour d'elle pour la réconforter mais je réalise lentement que personne ne sait que je suis là et absolument rien n'a de sens.

Je regarde Emmett et il hoche la tête. Ma mère tombe dans ses bras et les enfants s'éloignent, appelant leur mère.

La chose suivante c'est qu'Emmett l'emmène à l'intérieur et l'aumônier le suit, me refermant la porte au visage. Avant que la scène ne disparaisse de ma vue, je peux voir une Bella très enceinte qui s'installe sur un fauteuil et porte ses mains à sa gorge en criant…

"NOOOON!" Je me redresse vivement, mes yeux essayant de se concentrer dans l'obscurité. Le clair de lune rentre dans la chambre alors que mon cœur continue de taper sauvagement, je réalise que je suis dans le chalet. C'état juste un putain de cauchemar. Bella est à côté de moi et elle s'assied en attrapant mon bras. Son baiser sur mon épaule est d'un chaud réconfort.

"Hey," murmure-t-elle," tu vas bien?"

Je suis trempé de sueur. Je ne peux pas parler. Je ne peux que hocher la tête en essayant de reprendre mon souffle, complètement ébranlé par ce que je viens de comprendre de mon sommeil agité.

"Mauvais rêve?"

"Le pire," arrivé-je à peine à dire.

"Tu veux en parler?" demande-t-elle posant encore de doux baisers sur mon omoplate et mon bras.

Je secoue la tête et frotte mes yeux avec mes doigts, essayant de chasser au loin l'image terrible de ma mère pleurant et de Bella hurlant et de ses enfants qui m'ont paru si familiers et argh.

"Viens là," m'ordonne-t-elle tournant mon visage de sa main chaude. Nos baisers se rencontrent dans l'obscurité et je grogne de besoin dans sa bouche. Mes mains se posent sur ses joues et nos lèvres et nos langues se rencontrent jusqu'à se que nous ne puissions plus respirer. "Laisse-moi l'effacer, Edward."

Je hoche la tête, incapable de parler, la gorge serrée de cette peur qui tourne dans ma tête après cette terrible scène.

Elle me tire sur elle et je pousse mes hanches contre sa cuisse, tout en suçant, léchant et mordillant de ses lèvres douces vers sa poitrine.

"Humm, oui," siffle-t-elle quand je tire sur un mamelon avec ma bouche. Sa peau est si douce alors que mon visage doit ressembler à du papier verre sur son corps lisse. Elle ne semble pas se plaindre cependant, ni moi non plus, alors qu'elle enfonce ses ongles bas dans mon dos et pousse sur mes fesses ce qui me fait grogner de désir.

Elle commence à se tortiller sous moi et pousse mes épaules. Une pensée inquiète grandit, elle veut faire marche arrière, je m'appuie sur mon coude et lui permets de prendre un peu d'air. Au lieu de cela elle me pousse une fois de plus et enfouit son visage dans mon cou et commence à sucer l'endroit de mon pouls. Je retombe lui permettant de rouler au-dessus de moi, son corps léger comme il est, appuyant sur moi à tous les bons endroits.

"Tu es en sécurité avec moi Edward," promet-elle à cheval sur mes hanches.

Ma queue est tendue dans sa main alors qu'elle me caresse, passant son pouce sur le bout. Je prends ses seins en coupe. Je taquine ses mamelons en les serrant doucement et je les empaume pour les masser, la faisant crier et lever ses hanches.

Elle redescend lentement et fait un bruit d'appréciation puis fait une pause quand ses fesses sont pleinement en contact avec mon bassin. Mes yeux roulent à l'arrière de ma tête, sa minette étroite et glissante commence déjà à pulser autour de moi.

Je retire mes mains de ses seins et elle enlace nos doigts. Nous tenons nos mains en l'air alors que Bella commence à monter et à descendre, roulant des hanches et gémissant toutes les quelques secondes. J'aide en enfonçant mes pieds dans le matelas et poussant mes hanches pour rencontrer les siennes quand elle descend.

Je peux distinguer les traits de son visage dans le clair de lune et c'est l'image de la perfection. Ça commence par un sourire timide puis elle se mord les lèvres. Ensuite ses yeux se ferment quand je pousse particulièrement profondément. Sa bouche ouverte devient silencieuse mais je l'entends toujours soupirer et gémir entièrement engloutie par la passion du moment.

"Tu es trop loin," je la tire pour qu'elle soit contre mon torse. "Je dois te rapprocher," murmuré-je avant de plonger ma langue dans sa bouche. Mes bras passent étroitement derrière son dos et elle commence à monter plus vite et plus fort. Nos baisers ne cessent pas, les lèvres de Bella sont ma dépendance et je ne peux pas en obtenir assez.

"Recule un peu, chérie," demandé-je pendant que mes doigts descendent de sa taille vers son clitoris. Il y a beaucoup de fluide ici je la taquine où nous sommes joints et ensuite commence à jouer avec son petit bouton de nerfs.

"Plus vite Edward, frotte-moi plus vite," crie-t-elle. Oh oui Madame, d'accord plus vite! J'aime quand elle aboie ses ordres. Je fais de mon mieux pour accomplir mon travail et quelques secondes plus tard, je sens ses murs intérieurs se resserrer, me serrer et pulser autour de moi et je me laisse aller.

"Fuck!" Mes yeux sont fermés je la sens bouger plus agressivement tirant de moi chaque once de délicieux plaisir. Je laisse échapper un 'bordel, et lève ma tête de l'oreille pour la voir ralentir ses mouvements.

Elle ressemble à une putain de déesse. Encore haletante de son orgasme, ses mains passant de ses cheveux à son corps, attrapant durement ses mamelons, puis sur son ventre jusqu'à ce qu'elle trouve mes abdos et commence le chemin en sens inverse sur mon corps. Elle se couche sur moi et une fois que ses mains atteignent mes épaules elle me serre, me demandant sans un mot de m'asseoir avec elle.

Peau contre peau il n'y a nulle part où nous ne soyons joints. Silencieusement nous nous asseyons au milieu du lit échangeant nos respirations et des baisers sensuels jusqu'à ce que ses doigts délicats caressent mon visage. Son pouce passe sur mes lèvres et elle intensifie le baiser une fois de plus.

"Il est parti?" chuchote-t-elle alors que ses cils caressent ma peau. "Peu importe ce qui t'a fait si peur, est-ce que c'est parti maintenant?"

Je déglutis. Je ne peux pas être honnête avec elle concernant ce que j'ai vu… spécialement puisque je n'ai pas encore tout à fait compris ce que ça signifie. Alors à la place je hoche la tête, pas encore prêt à aborder ces nouveaux démons.

Nous retombons dans les oreillers et je tire le drap pour nous recouvrir. Mes pensées galopent à fond et tout ce que je peux faire c'est espérer qu'il soit parti. Espérons simplement que tout ce mélange de personnes et de scénarios n'était qu'un rêve seulement… qui se transformerait inévitablement en cauchemar… c'est toujours ce que j'ai craint.


Je me réveille avec la douce odeur de Bella qui envahit mes sens. Son corps est caché dans le mien, son souffle doux arrive à ma poitrine toutes les quelques secondes dans un rythme régulier. Le drap est enroulé autour de nos jambes et nous arrive à la taille. Contrairement à hier le chalet est humide ce matin. Je lève les yeux et vois que nous n'avons laissé qu'une fenêtre ouverte au lieu des trois comme hier. Entre la chaleur extérieure et la chaleur combinée de nos corps nus, cet endroit va ressembler à une cocotte minute quand la matinée s'avancera.

J'essaie de me démêler de Bella et je trouve mon téléphone par terre pour regarder l'heure. Six heures trente deux. Il est sacrément tôt mais je ne suis pas du tout surpris que mes yeux se soient déjà ouverts. Je pense que nous nous sommes endormis vers vingt-deux heures hier soir et notre seconde séance de sexe a eu lieu quand il faisait encore très noir dehors. Nous avons définitivement besoin de repos après notre journée de randonnée hier. Je n'arrive pas à croire tout ce que nous avons fait entre le voyage et l'exploration pendant les dernières quarante-huit heures, c'est une nouvelle sorte de record sans doute.

Bella commence à bouger alors je la serre de mon bras qui est passé autour d'elle.

"Bonjour, rayon de soleil," murmuré-je la voix encore endormie. Je pose mes lèvres sur son front pour l'embrasser doucement provoquant un gémissement.

Elle bouge sa tête pour me faire un très beau sourire. "Bonjour monsieur."

"Hey il va falloir que tu arrêtes avec tes monsieur. C'était bien de jouer à ça les semaines avant mais maintenant que nous sommes…" je fis un geste de la main au-dessus de nos corps enchevêtrés et nus, "je me sens mal… ça me donne l'impression d'être un maître d'esclave ou autre chose."

Son corps commence à être secoué de rire. "Maître, hein?"

"Oui," rigolé-je "et je peux te dire que je ne suis pas beau les fesses à l'air dans un pantalon de cuir."

Maintenant nous nous étouffons presque de rire à cette image de moi brandissant quelques étranges accessoires tirés de Pulp fiction.

"D'accord, d'accord," ajoute-t-elle, "pas de cuir noir pas de fouet, ni de chaines… je peux le gérer." Elle roule sur ma poitrine, posant son menton sur ses mains. "Eh bien je peux toujours d'appeler Captain'. Tu seras toujours mon Captain' Crunch," fait-elle avec un clin d'œil.

"Est-ce le bon moment pour te dire que je vais être promu Major une fois que nous serons de retour à Oahu?"

Bella se redresse immédiatement, ses seins succulents en plein dans la lumière matinale et pas une once de timidité n'apparait. Je dois m'empêcher de grogner et calmer mon érection matinale qui n'a pas besoin de plus de sollicitation.

"Tu plaisantes? C'est fantastique Edward! Félicitations!" crie-t-elle joyeusement les yeux écarquillés. "Combien de temps ça fait que tu sais ça et que tu le gardes pour toi?" ajoute-t-elle en me tapant sur le torse.

"Oh je l'ai su le mois dernier. Mon commandant m'a dit que j'avais été retenu un jour avant de recevoir le message," dis-je, la prenant pour la faire coucher sur moi.

"Va-t-il falloir que je t'appelle Major Crunch maintenant? Bon ça ne va pas du tout," dit-elle en fronçant le nez. "Il va falloir que tu gardes ce grade jusqu'à ce que je trouve quelque chose de mieux."

Je souffle en lui souriant. "Je pourrai vivre avec ça," dis-je en caressant son dos jusqu'à la courbe de ses hanches. "La cérémonie est prévue pour la première semaine de juillet, et j'aurai aussi ma wet down."

Elle fronce les sourcils. "Wet down?"

"Ouais," réponds-je surpris qu'elle ne connaisse pas ce terme mais ensuite je me rappelle que Mike n'était que sergent quand il est mort. "Tous les officiers ou Non Commissioned Officers qui sont promus sont censés organiser une fête et à la base, célébrer aussi pour ceux qui se joignent à la fête."

Ses yeux s'écarquillent à nouveau. "Hummm j'ai déjà vu combien les Marines peuvent boire. Tu es prêt à débourser combien?"

"En général c'est juste l'augmentation due au changement de grade mais si tu ne fais pas attention ça peut devenir n'importe quoi. Riley a eu ce genre de mésaventure, il avait oublié de dire au barman d'arrêter quand le montant était dépassé. Il a fini par devoir débourser neuf mille dollars parce que trop de gens étaient venus pour célébrer."

Bella et moi rions aux malheurs de Riley. Une pensée qui m'avait traversé la tête plusieurs fois au cours de ces dernières semaines fit à nouveau son apparition alors je me décidais.

"Alors je ne sais pas si tu as déjà fait ça avant, je veux dire," je m'arrête pour me calmer. "je ne sais pas si Mike a été promu pendant que vous étiez ensemble."

Elle secoue la tête son sourire se fane un peu. "Il venait d'être promu quand il m'a demandé en mariage et ça allait arriver bientôt…"

"Est-ce que tu es déjà allée à des cérémonies de promotion?"

"Oui une fois très tôt dans notre relation. Une quand nous venions de nous fiancer malheureusement mon grand-père était enterré ce jour-là à New York alors je n'ai pas pu y être."

"Humm. Alors est-ce qu'il t'a demandé de participer et t'épingler son nouveau grade?"

"Non, nous venions juste de nous rencontrer et ses parents l'on fait d'un côté et son oncle préféré - un Marine devenu policier - a fait l'autre côté.

Oui c'était compréhensible. "Bon alors je voudrai te demander d'être avec moi et d'épingler l'une de mes feuilles dorées?"

Son sourire magnifique me rendit tout chose. "J'en serai honorée," murmure-t-elle en embrassant mon torse. "Est-ce Riley qui fera l'autre côté?"

"Oui certainement. Si Emmett était disponible je lui aurai demandé mais nous n'avons plus été stationnés ensemble depuis nos débuts."

Elle se recula et trouva mes lèvres pour un baiser chaste. "Bien j'aimerai le faire. Et je voudrai bien t'embrasser comme une folle maintenant mais je m'inquiète que mon haleine soit atroce… alors…" dit-elle en levant un doigt et en sortant du lit. Son glorieux corps nu était à mon entière disposition. C'était la première fois que je pouvais l'apprécier à la lumière du jour mais elle se déplaça si vite qu'avant que je le sache elle enfila mon t-shirt et se dirigea vers la porte d'entrée pour se brosser les dents. Je devrais faire de même alors je roulais hors du lit et enfilais mon jeans sans boxer. Il fallait que je ne me douche aussi, pas de raison d'en salir un juste pour ça.

Le dentifrice dans la bouche j'attrape la glacière et la transporte dehors pour commencer le petit-déjeuner. Quelques minutes après, mon haleine était rafraîchie à la menthe et j'étais prêt à embrasser Bella comme il faut.

"Qu'est-ce qu'il se passe ici?" demande-t-elle en s'approchant et en s'asseyant à côté de la glacière sur le banc de pique-nique.

"J'ai pensé que nous devrions manger pour récupérer tout ce que nous avons dépensé entre hier et cette nuit," ricané-je. "Alors j'ai épluché deux pommes de terre, brouillé des œufs et ajouté quelques bouts de saucisse, ça ira? "demandé-je en tirant la poêle du sac.

"Dé-li-ce," chante-t-elle, nous sommes poitrine contre poitrine.

Je ne peux m'empêcher de sourire et de me baisser. "Embrasse-moi Clémentine."

Elle glisse ses mains à l'arrière de mon cou et tire ma bouche vers la sienne. "Hum ça ne me dérange pas de le faire," ricane-t-elle et nous nous retrouvons dans un baiser brûlant.

Je laisse tomber la poêle derrière elle et pose mes mains sur le bas de son dos sur ses fesses. Puis je me souviens qu'elle ne porte rien sous mon t-shirt.

Fâcheusement il faut que je recule et je lui jette un regard interrogateur. "Tu essaies de te donner en spectacle?"

Elle ricane, la diablesse. "Non je me demandais si je pouvais un peu t'énerver ici. C'est juste puisque tu es juste là rien qu'en jeans, des plaques d'identification et les bénédictions du bon dieu. Tu ressembles à un putain de mannequin, Edward."

"Seulement pour toi," haleté-je en souriant. "Maintenant je peux te garantir que tu ne m'entendras plus jamais dire ça quand nous serons seuls parce que tu es sexy comme l'enfer dans mon t-shirt mais ça," je serre ses fesses, "il vaut mieux que ça ne soit que pour moi, compris?"

"Bien monsieur," dit-elle de nouveau en riant pendant notre baiser. Je lui donnai une tape sur les fesses et elle couine. " Ok j'y vais, j'y vais!"


Après le petit-déjeuner et une douche rapide, nous chargeons la voiture et disons au revoir au chalet numéro 7. Nous sommes d'accord pour dire que nous avons assez marché hier, donc pas besoin d'aller rôder plus dans le parc aujourd'hui. Nous partons en nous arrêtant en chemin pour prendre des photos de cratères endormis et d'autres qui fument mais qui ne laissent voir aucun magna ni lave.

Bella s'endort presqu'immédiatement quand nous repartons vers Kona mais ça ne me dérange pas du tout. J'aime la regarder dormir. Elle semble tranquille, paisible et adorablement fripée quand elle se réveille.

"Où sommes-nous?" baille-t-elle puis elle prend de l'eau.

"En fait nous allons faire encore un arrêt avant de rentrer à l'appartement… des suppositions?"

Elle fait une grimace, ce qui montre qu'elle essaie de se concentrer. "Euh mon cerveau ne fonctionne pas à fond… peut-être me donnerais-tu un indice?"

J'appuie ma tête contre le siège et réfléchis une seconde. "Bon, nous allons dans un endroit qui est rare dans le monde mais cet endroit est le numéro pour voir le spectacle… et il y a de la vie sauvage de reptiles en bonus."

Elle fait claquer sa langue et sa bouche s'ouvre. "Tu m'amène à la plage de sable noir?" s'écrit-elle en tapant des mains.

"Je me demande si nous aurons la chance d'être seuls," dis-je en agitant les sourcils. "Jamais de relations sexuelles sur du sable noir?"

Toujours souriante elle secoue la tête. "Je pense que tu connais la réponse à celle-là Captain' mais il y a une première fois à tout, non?"

Je tends ma main et elle la prend, les posant sur sa cuisse.

Dans la voiture décapotée, le soleil tombant directement sur nous et le vent faisant s'envoler ses cheveux, elle ressemble à une couverture de magazine. Je ne sais pas ce que j'ai fait ou dit pour que les planètes s'alignent et l'envoient dans ma vie à nouveau mais je suis très reconnaissant et excité et terrifié, tout en même temps. Il faut que je combatte les peurs et les mauvaises émotions persistantes et juste avoir confiance en les bonnes. Il y a encore tellement de variables mais je ne mens pas quand je dis que je n'ai jamais ressenti ça qu'avec Bella. Quoi que ce soit, je jure que je ferai de mon mieux pour le retenir avec mes deux mains.


"C'est raté pour être seuls," soupire Bella alors que je la blottis contre moi. Nous marchons vers Punalu'u Beach où il y a au moins trois douzaines de personnes qui se prélassent au soleil.

J'embrasse sa tempe et je rigole un long moment. "C'est bon. Je pense que ce qu'on raconte est surfait." Et ça nous fait rire encore plus fort. "Le sable dans certains endroits n'est jamais aussi sexy que les films le laissent croire."

Quand nous atteignons le sable nous enlevons nos chaussures et enfonçons nos orteils dedans. Il est assez tôt dans la journée et il fait très bon par rapport aux températures de la nuit dernière. Etre au même endroit à trois heures de l'après-midi au milieu de juillet serait probablement très différent.

Nous prenons quelques photos des tortues vertes menacées qui se reposent au milieu de la plage. Il y a un énorme cercle qui les entoure dessiné dans le sable. Je suppose que les gardes du parc surveillent leurs allées et venues et tentent de les protéger de la folie pour qu'elles soient tranquilles. Quand je faisais des recherches pour notre voyage, j'ai lu que le contact avec la peau humaine pouvait les tuer parce qu'elles n'ont pas de système immunitaire pour les protéger contre le transfert des bactéries.

Finalement nous avons trouvé un endroit sur la plage pour nous tous seuls et nous installons confortablement.

"Quelle vue étonnante, tu vois?" Bella passe ses doigts dans le sable et regarde la plage. "C'est tellement incroyable que tout ça ait été fait par les volcans. J'ai lu qu'il est illégal d'enlever le sable noir. J'ai également lu que ça porte malheur et les gens qui l'ont pris dans le passé le renvoient souvent par poste!" Nous rions tous les deux à cette pensée.

"Je peux certainement voir l'attrait de vouloir rapporter un peu de ce sable noir avec soi. Mais ouais, pas besoin d'inviter la malchance."

"Je suis d'accord. C'est unique et fait que les plages de la Caroline du Nord semblent tout simplement ordinaires."

"Cela fait que les plages partout ailleurs semblent ordinaires comme l'enfer ... sauf peut-être les Bermudes," j'ajoute. "Jamais été?"

"Non, jamais mais j'ai entendu dire que c'est joli," soupire-t-elle, réajustant son corps pour s'installer entre mes jambes, son dos reposant contre ma poitrine. "Qu'y a-t-il de si spécial avec les plages des Bermudes?"

"Elles sont de sable rose, c'est beau... très doux et très fin, d'après mes souvenirs."

"Quand es-tu allé là-bas?" me demande-t-elle, en remontant ses mains sur l'arrière de mes jambes pliées.

"L'été, après que mon père soit mort, j'avais juste dix ans et l'année scolaire se terminait. Lauren avait six mois et ma mère a accepté de laisser mes grands-parents nous prendre tous ensemble en vacances."

"C'est très gentil," murmure-t-elle, la tête appuyée sur mon épaule.

"Ouais, je suis très proche de mon grand-père, la mort de son fils l'a dévasté, je suis reconnaissant que nous le soyons resté. Je sais que ce n'est pas toujours le cas lorsqu'il ne reste qu'un parent pour élever les enfants. S'il n'y a pas une base solide avec les beaux-parents, ces relations peuvent en souffrir."

Je soupire et regarde les vagues s'écraser sur les formations rocheuses escarpées sur le rivage.

"Je me souviens d'avoir utilisé mon argent de poche pour acheter 'Message en bouteille' pendant cette semaine aux Bermudes." Je souris, les images de ce jour se précipitant soudainement dans ma tête.

"C'est tellement cool qu'ils vendait ces bouteilles! Je ne les avais jamais vues dans les magasins avant," songe-t-elle.

"Ouais, mon grand-père est retourné avec moi au magasin où je les avais vues quelques jours plus tôt. Je lui ai murmuré que j'avais envie d'envoyer un message à papa." Je ravale mes émotions, me souvenant des yeux brouillés de mon grand-père. "Nous n'avons pas dit à ma mère ou à ma grand-mère où nous allions, nous sommes partis tôt le matin avant d'aller tous à la plage pour la journée. Il en a acheté une pour lui aussi. "

Bella déplace son corps pour que nous soyons face à face et je me perds dans son regard pensif.

"Nous sommes allés à la plage et nous sommes assis pour écrire nos messages. Je me souviens que j'ai dit à papa qu'il me manquait terriblement. Je lui ai dit que maman pleurait quand elle fermait la porte de sa chambre le soir."

Bella, les larmes aux yeux, m'attire dans une étreinte et je l'entends renifler.

"C'était tellement difficile pour elle, tu sais? Elle a essayé d'être cette incroyable force pour Lauren et moi, son monde ne pouvait pas s'arrêter de tourner simplement parce qu'elle avait perdu son mari. Il fallait encore qu'elle s'occupe de ses enfants." Je sens ma vision devenir floue à cause des larmes et je me force à me racler la gorge.

"En tout cas, je lui ai seulement dit que je le rendrai fier et que je prendrai soin de maman et de Lauren du mieux que je pourrai. Puis grand-père et moi sommes allés sur un rocher au bord de l'océan et avons lancé nos bouteilles aussi loin que nous avons pu," me souviens-je. "La marée les a emportées tout de suite... c'était fascinant à regarder. Nous sommes restés là ensemble, immobiles, jusqu'à ce que nous ne puissions plus les voir à l'horizon."

Je reste calme pendant quelques minutes et je réalise que Bella est silencieuse pendant encore plus longtemps. Je lui frotte le dos et elle soulève son visage plein de larmes vers le haut. J'essuie les traces et l'embrasse doucement.

"Je suis désolée que tu aies eu à vivre une telle tragédie quand tu étais si jeune, Edward, je ne peux pas imaginer ce que cela a dû être."

Je penche ma tête sur le côté et observe son visage. "Pas différent de ce à quoi tu as fait face il y a quelques années." Je hausse les épaules. "C'est ce que c'est. La vie craint vraiment parfois."

"Ouais, c'est vrai," soupire-t-elle. "Ta mère semble être une femme étonnante."

"Elle l'est," dis-je avec un sourire fier. "La vie lui a envoyé de la merde mais elle a fait du mieux qu'elle a pu." Je déglutis et continue. "Elle me rappelle beaucoup une autre femme incroyablement forte que je connais…" Je pousse les mèches de cheveux derrière ses épaules.

Bella hausse les épaules. "C'était le choix de vivre la vie dont on m'avait fait cadeau ou de me cacher dans l'ombre de la mort pour le reste de mon existence. J'ai choisi de vivre. Je suppose que ta mère aussi."

Je l'attire sur ma poitrine et nous nous serrons fort. Je l'étreins pour sa perte. Je l'étreins parce qu'elle a pleuré pour la mienne. Je l'étreins pour son courage. Je l'étreins parce qu'elle est ici avec moi. Et je l'étreins car si mon cœur et mon esprit ne peuvent jamais dépasser la crainte écrasante qui court à travers mon corps concernant les relations et leur fin tragique inévitable, je suis assez sûr que je ferais n'importe quoi pour la faire mienne… pour toujours.


Vers une heure, nous retournons vers l'appartement et je suis presque sûr que nous sommes tous les deux allés au fond des choses.

Comme une machine bien huilée, Bella saute hors de la voiture pour prendre un chariot à bagages pendant que je décharge.

Vingt minutes plus tard, après avoir déballé la glacière et déposé nos sacs dans nos chambres, nous nous effondrons sur le canapé.

Je me repose, les yeux fermés, mes jambes sur la table basse et Bella est allongée, sa tête sur mes genoux. Les sons de la nature dont nous avons été entourés ces derniers jours sont remplacés par le tic-tac de la grande horloge murale de la salle à manger et de temps en temps par le ronronnement du réfrigérateur.

"Hey toi," dit Bella doucement, tirant sur ma chemise. "Veux-tu aller au lit?"

Les yeux encore fermés, je réponds timidement. "Vous essayez de me séduire, Mme Newton? Parce que ça marche!"

Ses rires, combinés avec son visage fermement planté sur mon entrejambe, commence immédiatement à réveiller mon géant endormi.

"Eh bien, je pensais vraiment à dormir mais peut-être plus tard, après que nous soyons bien reposés, tu pourrais avoir de la chance."

Mes yeux s'ouvrent. "Eh bien, oui, oui, femme, ouvre la voie!" Je bouge mes genoux, la faisant rire encore plus et rouler de mes jambes.

Nous nous retrouvons face à face dans le salon à échanger des regards pendant quelques secondes, essayant de savoir quelle chambre choisir et résoudre toute cette indécision.

Je décide de me lancer. "Tu restes avec moi?"

Ses sourcils se lèvent pour que je clarifie. "Une sieste avec toi dans ton lit, bien sûr!" Elle s'approche de moi, me donne un rapide baiser sur les lèvres et commence à me contourner pour aller vers ma chambre mais j'enroule mon bras autour de sa taille avant qu'elle ne s'échappe.

Je prends une profonde inspiration et décide de mieux expliquer parce qu'elle n'a pas tout saisi.

"Pas juste ça, je veux dire... rester avec moi, dans cette chambre, oui, mais pour le reste des vacances, aussi. Comme, avoir des condos avec juste une chambre et ensuite," glups "rentrer à la maison avec moi, à Kaneohe. Reste avec moi ... jusqu'à ce que tu…" je m'arrête pour racler ma gorge de la boule inattendue qui se forme, "Jusqu'à ce que nous ayons à nous dire au revoir." Peut-être que je suis un pétochard mais je ne sais pas si je suis prêt à aborder ce qui se passera après l'au-revoir.

Elle s'avance, la lèvre inférieure fermement retranchée entre ses dents et accroche ses doigts dans la boucle de la ceinture de mon jeans.

"J'aimerai bien ça," murmure-t-elle, ses yeux dans les miens. "Mais écoute, je ne veux pas que tu te sentes sous pression, ok?" Elle soupire. "C'est juste ... tu m'as fait comprendre que les relations te foutent une trouille bleue."

Je laisse un demi-sourire glisser sur mon visage et hoche la tête pour qu'elle continue.

"Alors quoi qu'il arrive ici ... juste," elle secoue la tête, regardant vers le bas. "Je ne veux juste pas que tu te sentes obligé de faire quelque chose que normalement tu ne le ferais pas."

C'est à mon tour de saisir sa taille avec les deux mains. "Je ne vais pas mentir et dire que c'est quelque chose que je ferais normalement. Nous savons tous les deux que ce n'est pas le cas. Mais tu es différente, Bella ... et je me sens différemment," je secoue la tête, réfléchissant, "... pour tout. Tout a changé depuis que tu es revenue dans mon monde et j'ai vraiment, vraiment envie de t'avoir ici."

"Eh bien, j'aime vraiment être ici... J'aime être ici, en fait. Alors oui, je vais rester avec toi et être avec toi, pour aussi longtemps que tu me voudras."

Je souris et la suis dans la grande suite, ma chambre, et nous nous déshabillons. Bella finit juste en culotte et t-shirt, pendant que je rampe dans le lit seulement le boxer.

Je la rapproche de moi pour que nos corps soient ensemble. Sa respiration se calme quelques minutes plus tard et je réalise qu'elle est partie au pays des rêves. Moi, d'autre part, je ressens la piqûre persistante de ses derniers mots pendant notre conversation.

Tant que tu me voudras.

Je ne peux pas m'empêcher de me demander si elle a dit cela pour elle ou pour moi. Je veux croire que j'ai changé dans ma façon de penser à propos des relations occasionnelles par rapport aux relations sérieuses. Mais alors je me rappelle de mon cauchemar de la nuit dernière et je me demande si j'ai parlé trop tôt.


Quelques heures plus tard nous nous réveillons. Nous n'avons jamais fermé les rideaux sur les portes coulissantes en verre de ma chambre, donc nous sommes accueillis avec ce qui doit être l'obscurité du début du soirée. J'ai perdu toute notion du temps mais je ne peux pas faire attention du tout. J'ai été enveloppé autour du plus doux, du plus chaud corps que je n'ai jamais connu, tout l'après-midi.

Je sens que Bella se retire de mon étreinte et j'ouvre les yeux.

"Pipi," marmonne-t-elle et sort du lit. Je tourne la tête pour trouver l'horloge sur la table de chevet. Il est plus de sept heures et quart. Mon estomac gronde mais je suis trop bien pour bouger. Peut-être que si Bella a faim, nous prendrons quelque chose de rapide et facile dans la cuisine.

La porte de la salle de bain s'ouvre et elle se laisse tomber sur le lit. Avec un sourire endormi sur son visage, elle grimpe sur moi et se couche, couvrant mon corps avec le sien. Je l'enveloppe, alors qu'elle fredonne.

"J'aime ça," murmure-t-elle, faisant monter un frisson de confort.

"Je suis content, j'aime aussi." Mon estomac gronde de nouveau, réussissant à briser le silence entre nous. Elle rit.

"L'hippo glouton, glouton, n'est-ce pas?"

Je rigole, aimant ses paroles d'enseignante de la maternelle. " Oui affamé. Il est tard ... veux-tu qu'on fasse des sandwiches?"

Elle se relève et sourit. "Ça me semble bien!"

Dans la cuisine, elle sort le pain, le beurre d'arachide et le fluff*. Elle me regarde d'un air sournois, attendant que je la défie mais je ne vais pas le faire.

"Vous êtes à bord, Capitaine?"

J'ouvre le frigo et prends le lait. "Je le suis. Les fluff extra sont pour moi, s'il vous plaît."

Sa tête tombe en arrière et elle éclate de rire et commence à secouer son cul, heureuse comme une palourde. Je suis derrière elle, enveloppant mes bras autour de sa taille, et nous rions et nous balançons dans juste nos sous-vêtements, enfin, elle toujours dans son t-shirt, aussi. Je ne peux pas m'empêcher de l'embrasser de son oreille, jusqu'à sa clavicule et de revenir en arrière comme elle tartine le crémeux beurre d'arachide sur le pain suivi par les gouttes de crème de Marshmallow.

Une fois qu'elle a fini, je la surprends en train de se lécher ses doigts des restes de ce délice et je dois intervenir.

"Puis-je?" demandé-je, levant les mains et voyant un doux rougissement se répandre sur ses joues.

J'inspecte ses doigts et en trouve qui ont encore quelques taches de la crème et de beurre d'arachide sur eux. Je les amène lentement à ma bouche, enroule mes lèvres autour d'eux et ferme les yeux avec un gémissement. Je glisse, glisse et roule ma langue sur et autour d'eux, en savourant sa saveur délicieuse avec la combinaison sucrée et salée du fluffernutter.

Quand j'ouvre les yeux, je vois que les siens sont presque révulsés, son corps visiblement frissonnant et sa poitrine se soulevant et tombant alors que sa respiration s'accélère.

"Mmmm…" je les sors de ma bouche et frotte mes lèvres ensemble. "Délicieux," ajouté-je avec un clin d'œil et je verse deux grands verres de lait alors qu'elle attrape des serviettes en papier et apporte nos sandwiches sur la table basse.

J'allume la télévision et zappe jusqu'à ce que nous retrouvions les reprises de Saturday Night Live sur VH-1. Will Ferrell comme George Bush dans le sketch et Alex Trebek dans le prochain et c'est hilarant.

Je prends une profonde respiration et une grosse bouchée de mon sandwich. Hmmm, pas si mauvais. En fait, c'est vraiment foutrement fantastique et je dois m'interroger sur mes connaissances puisque je ne savais pas que ceux-ci existaient jusqu'à ce jour-là dans l'épicerie.

Je jette un coup d'œil à Bella, qui s'arrête de mâcher, attendant mon verdict. "Bon?"

Je décide de jouer avec elle un peu. "Meuh ... c'est comestible mais à peine. Je n'aime pas gaspiller de la nourriture, alors je vais juste… l'avaler?!"

L'expression de défaite totale et la tristesse qui traversent le visage de cette fille est tragique. Je me sens mal d'avoir plaisanté mais je dois poursuivre. Je prends une autre bouchée, mâche, mâche, mâche et expire exagérément, cherchant mon verre de lait. Je prends plusieurs gorgées énormes, agissant comme si j'essayais de masquer le goût, quand en fait, j'ai juste envie du lait parce qu'on ne peut pas tout simplement manger du beurre d'arachide sans un verre de lait... c'est la règle.

Bella est complètement silencieuse et je commence à flancher. Je vérifie pour voir si elle me regarde encore mais elle vient de prendre le pain et regarde distraitement la télévision.

Je prends une autre bouchée et gémis à voix haute. Ce sandwich est totalement hors concours. La tête de Bella se tourne immédiatement dans ma direction.

Et elle hausse les sourcils. Je ne peux pas contenir mon sourire narquois mais j'essaie de rester concentré sur l'impression hilarante de Will Ferrell en Robert Goulet.

Dans ma périphérie, je regarde Bella se lever de son côté du canapé, déposer son verre et son sandwich à moitié mangé sur la table et s'asseoir à côté de moi.

"Quoi de neuf?" demandé-je, en enfournant la dernière bouchée. Je dois déglutir plusieurs fois parce que je n'ai plus de lait et il y a du beurre d'arachide qui colle à mon palais.

Bella se baisse sur mes genoux, plantant les deux genoux de chaque côté de mes jambes. Elle mâche l'intérieur de sa joue, juste me fixant. Je suppose que nous attendons de voir qui va commencer en premier.

Une fois que ma bouche est libre et dégagée de toute trace de beurre d'arachide, je tente de l'éblouir avec un sourire lumineux.

Fronçant les sourcils, elle me questionne à nouveau. "N'as-tu vraiment pas aimé le sandwich ou es-tu juste en train de me faire marcher, Captain'?

Je ne peux plus supporter sa moue adorable et j'éclate de rire. "Je dois admettre, j'aime beaucoup mieux quand c'est toi qui me fais marcher!"

Elle me foudroie du regard et pouffe de rire.

"ROOH, tu plaisantais!" dit-elle en frappant mon épaule. "Je savais que tu ne pourrais pas résister à l'attrait du fluffernutter. N'est-ce pas génial?"

Je passe mes mains de haut en bas de son dos. "Oui, tu gagnes, Clémentine. C'était phénoménal, je ne peux pas croire que ça m'ait pris presque trente-quatre ans pour découvrir à quel point cela pouvait être bon. Sans toi, je continuerais à exister sur cette planète, comme une coquille vide, sans connaître le vrai sens de ce délice. Ils vont devoir devenir un ingrédient principal de mon monde. Il n'y a pas de retour en arrière possible maintenant. Je suis un autre homme!"

Alors que mon discours s'arrête brusquement, le regard qu'elle me lance me dit qu'elle a entendu exactement ce que j'aie dit... et tout ce que je n'ai pas dit. Ce n'est qu'à la fin de mon discours que j'ai réalisé que ça aurait pu être elle dont j'avais parlé et pas seulement du sandwich.

Je déglutis durement, réalisant mon glissement freudien. Ça me fait peur et ça ne me fait pas peur, tout à la fois.

Elle se penche et murmure. "Je suis heureuse que tu aies découvert à quel point la vie est impressionnante avec un fluffernutter. C'était un vrai plaisir pour moi d'éveiller tes sens…"

Je me redresse, ayant besoin de sentir ses lèvres sur les miennes. Des respirations chaudes, des langues roulantes, des pincements ludiques ... elle fait une lap danse séduisante et nous sommes comme des adolescents libidineux pendant quelques minutes, pour finalement émerger pour prendre de l'air.

"Alors, en parlant de fluffernutters," elle commence à se dégager de mes genoux et tombe à genoux. "Qu'est-ce que tu m'as dit dans le magasin ce jour-là au sujet d'un fluffer?" Elle frotte sa main sur mon érection et passe ses doigts le long de la ceinture de mon boxer. "Leur travail consiste à garder l'acteur excité, as-tu dit?"

Oh, putain d'enfer!

Elle tiraille jusqu'à ce que mon érection se libère et tape contre mon ventre. "Hmm, je dirais qu'un fluffer n'est pas nécessaire dans ton cas."

Nos yeux sont verrouillés pendant qu'elle saisit ma queue et la caresse plusieurs fois. "Mais juste pour être sûre..."

Elle se soulève sur ses genoux et donne un coup de langue au bout. Je dois retenir mon souffle au premier contact de sa langue avec ma bite. Elle lève les yeux, souriant puis enveloppe sa bouche autour de moi, creuse ses joues en créant la plus étonnante des aspirations. Ce qui ne contient pas dans sa bouche, elle compense en pompant avec sa main humidifiée par la salive et me travaille de haut en bas jusqu'à ce que j'halète comme si je venais de courir le marathon des Marines.

Le seigneur est monté au ciel. Même mes fantasmes d'elle les plus fous ne peuvent pas se comparer à la réalité.

Sa bouche est si chaude. Je grogne à chaque coup de ses lèvres. Elle tend la main et range ses cheveux derrière son oreille, car ils sont en train de tomber partout. Je rassemble assez mes esprits pour les réunir et les retenir pour elle. C'est le moins que je puisse faire.

"Merde, Bella, si mouillée... si bon," gémis-je, ma respiration devient de plus en plus laborieuse alors que mes couilles commencent à tinter et mes cuisses à se tendre. "Euh, je suis en train de venir," soufflé-je, voulant qu'elle ait un avertissement mais elle redouble d'effort et tire sur mes boules assez pour que je vois des feux d'artifice instantanés et je me libère dans sa bouche en de multiples jets. Son mouvement ne ralentit pas jusqu'à ce que je sois complètement dépourvu de toute énergie et à peine capable de tenir ses cheveux plus longtemps.

Elle s'assied sur ses genoux, prend quelques gorgées de son lait, en me faisant un clin d'œil. Puis, elle sèche délicatement ses lèvres et son menton avec sa serviette en papier et se lève dans un mouvement fluide.

Sans réserve ni timidité, elle enlève son t-shirt et se tient devant moi dans une petite culotte rose pâle qui a une tache perceptible à l'apex de ses jambes. Un sourire malicieux apparaît sur son visage alors qu'elle regarde entre mes jambes.

"Je me souviens que tu espérais que nous pourrions avoir un rendez-vous intime dans cette luxueuse douche," flirte-t-elle, reculant d'un pas vers ma chambre. "Tu viens, capitaine?"

* Fluff crème de Marshmallow

Termes militaires

Alphas- L'uniforme de service composé de couleurs vert olive et kaki.

CACO - Le membre militaire chargé de transmettre les nouvelles à la famille d'un soldat porté disparu en service ou tué en service.

PCS - changement définitif de base - habituellement pendant trois ans.

Ammo - Munitions

"In Theater" zone des opérations de combat. - Afghanistan, Irak, etc.

CO – Officier Commandant

"Wet Down" - une fête pour célébrer la promotion de tout le personnel des sous-officiers ou des officiers. Le Marine étant promu est censé payer pour quiconque vient pour l'honorer.

Marine Staff NCOs (les grades dans la Marine) - Sergent d'état-major, Sergent-chef, Sergent-chef, Sergent-chef, Maître artilleur, Sergent, Sergent-major, Sergent-major du Corps des marines

Officiers de marine (en ordre de grade) - 2e lieutenant, 1er lieutenant, capitaine, major (commandant), lieutenant-colonel, colonel, général de brigade, major-général, lieutenant-colonel, Général

"In zone" - ayant passé suffisamment de temps avec un grade pour être éligible à la promotion.