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Chapitre 17

Derniers jours à Maui

Edward

Trois jours étaient passés et ils avaient été plein d'incessantes taquineries à cause de ma demande en état d'ébriété ou comme ils finirent par l'appeler le lendemain matin la "Propoz-gate". Nous eûmes un dimanche tranquille et profitâmes d'une matinée de détente au complexe avant d'aller déjeuner en ville. Ensuite Riley et moi restâmes dans un bar à regarder du baseball pendant que les filles allèrent faire les boutiques. La plaisanterie de la demande ne s'arrêtait jamais. Ils devaient rentrer le dimanche soir alors ils ne manquèrent pas une chance de m'appeler ou de m'envoyer des textos avec des piques. Hier après-midi Emmett m'appela en riant, en disant que je ferai bien mieux de ne pas Mau'ing sans qu'ils soient près de moi. Je priai pour qu'il garde ça pour lui… ma mère et ma sœur allaient avoir une attaque si elles apprenaient ça de seconde main.

Je m'excusai tant et plus mais je me sentais toujours mal d'avoir dit ces choses à Bella… pas parce que le concept était excentrique mais parce que Bella méritait bien plus qu'une demande en mariage cliché, inarticulée et ivre. A sa façon habituelle elle m'avait seulement embrassé en secouant la tête de façon idiote et m'avait serré dans ses bras, acceptant mes excuses chaque fois que je les lui faisais.

Je mentirais si je ne reconnaissais pas que Bella était clairement ma femme dans mes rêves récents ou mes cauchemars. Et oui il y en avait eu quelques-uns de plus. Je l'avais vue à différentes étapes de ma vie, de notre vie. J'avais vu des images d'elle se dirigeant vers moi dans une robe blanche, ensuite avec le ventre rond, me saluant à la porte avec des bébés sur ses hanches et pour finir, ranger le drapeau américain bien plié pour la seconde fois de sa vie.

On dit que les mots d'un ivrogne sont ses pensées quand il est sobre. A la lumière du jour, non, je n'avais pas encore pensé à tout cela, me marier avec Bella. J'avais fait d'elle ma petite-amie il n'y avait qu'une seule semaine. Mais j'avais rêvé d'elle au mariage, enceinte et encore plus, alors je supposai que mon subconscient essayait de convaincre tout le reste de moi-même. Alors quand j'ai mis toutes voiles dehors dans le vent avec une bouche incontrôlable c'est devenu la propoz-gate.

Après trois jours à assumer cette mise en boite constante, hier soir, enfin je renonçais. Bella et moi avions fini par terre après une partie de chatouilles qui s'était transformée en bagarre, une bagarre très chaude. Nous étions tous les deux hors de contrôle et c'est un putain de miracle qu'aucun de nous n'ait été blessé. Je m'étais cogné la tête une fois mais celle de Bella s'était dangereusement approchée des pieds de la table de la salle à manger plus d'une fois.


J'avais dû me cogner la tête sur la table basse plus fort que je ne le pensais parce que j'étais encore en train de rêver… il fallait que ce soit ça. Ces sensations pourtant? Oh ouais un coup sur la tête ça valait bien le coup pour ressentir ça. Hummmm… n'arrête pas.

Ce rêve – Seigneur. Ma queue est enveloppée dans la chair humide et chaude. Merde ma copine semble si bonne si réelle… je n'arrive pas à me souvenir de la dernière fois que j'aie fait un rêve mouillé mais putain si je ne me réveille pas et ensuite, ne réveille pas Bella pour m'aider à m'occuper de tout ça, mon ventre et les draps vont être dans un état déplorable.

"Hmmmmm."

Les bruits, les odeurs et les contacts que j'expérimente commencent à m'inquiéter, ils semblent si réels. Je me force à ouvrir un œil, le soleil matinal m'aide à me réveiller, il passe entre les lames verticales des stores.

Je posai ma main sur côté de Bella pour la chercher mais je ne trouve qu'un oreiller chaud. A présent je suis vraiment réveillé mais je sens toujours mon orgasme se construire quand je me rends compte que ma petite-amie qui est absente à côté de moi est en fait sous le drap en train de faire courir paresseusement sa langue de haut en bas sur mon membre.

Putain. C'était pas du tout un rêve. C'était une façon de me réveiller.

"Bon… jour," parvins-je à coasser tout en enlevant le drap. Sa langue tourbillonne au bout avant qu'elle ne prenne ma bite endolorie plus profondément dans sa bouche. Seigneur.

"Hummmmm," fait-elle en hochant la tête comme elle peut dans sa position. Ses yeux se concentrent sur les miens pendant que ses ongles grattent légèrement ma cuisse. Je laisse partir ma tête en arrière et passe mes mains sur son visage. Mes doigts filent dans ses cheveux épais et je ne peux m'empêcher de pousser mes hanches pour aller plus loin. L'aspiration qu'elle crée me tire de plus en plus près mais je décide que je ne veux pas venir de cette façon pour le moment.

"Chérie," murmuré-je et elle lève les yeux, ses sourcils me questionnant. "J'ai besoin de toi."

Elle serre ses lèvres en tirant une dernière fois et sourit puis se met à genoux.

"Tu m'as."

Je tends les mains pour prendre les siennes et nous les levons à mi-chemin, son corps sensationnel totalement à ma disposition pour mon plus grand plaisir. Elle se met à califourchon sur mes hanches, nous nous alignons et elle descend avec un frisson.

Bella monte et descend sur ma bite, ses yeux ne me quittant jamais alors que nous continuons à nous tenir par les mains. C'est intense et tellement sexy. Tout comme cette pensée me passe par la tête un soupçon de sourire trouve ses lèvres.

"Joyeux anniversaire," commence-t-elle à chanter dans un murmure rauque en roulant toujours des hanches. "Happy birthday to you… joyeux anniversaire," couine-t-elle alors que j'imprime le rythme,"… cher Edward. Joyeux anniversaire."

Quand elle a fini je m'assieds et passe mes bras autour d'elle, ma main droite sous ses cheveux sur sa nuque. Elle penche la tête et mes lèvres trouvent le pouls qui bat sous sa peau délicate et commence à le lécher et à le titiller.

"Ahhh," grogne-t-elle alors que je continue à pomper dans son centre humide. Rapidement je nous fais changer de position et la met sur le dos en continuant à plonger en elle alors que ma bouche la revendique. Nous nous embrassons et embrassons encore jusqu'à ce que je la sente se serrer autour de moi, miaulant en suçant ma langue, les yeux fermés.

"Ouiii Bella," je me relève sur mes avant-bras et regarde vers le bas pour voir où nous sommes joints. Comme elle redescend de son orgasme je ralentis et donne de longues et profondes poussées, je me penche en avant et lèche et embrasse sa clavicule. Bella continue à se serrer autour de moi et je ne peux pas résister plus longtemps, je me vide en elle en trois – ou peut-être quatre – courants chauds erratiques.

"Joyeux Anniversaire Captain'," murmure-t-elle en haletant dans mon oreille et fredonnant contre ma tempe.

"Merci chérie," marmonnai-je en l'embrassant sur ses lèvres gonflées. "Honnêtement je peux dire," baiser…"que je n'ai jamais eu un anniversaire" baiser "Qui commence comme celui-là." … baiser.

Quand je la relâche pour respirer elle se contente de soupirer. "Alors comment veux-tu passer ce 20 juin, qui est aussi le 34e anniversaire de ton arrivée bénie dans ce monde?"

"Juste comme ça. Je n'ai besoin de rien. Je t'ai toi… rien d'autre n'a d'importance."

Elle rigole. "Je pense que tu as trop trempé dans l'eau salée lors de notre plongée en apnée hier. Ça fait plus d'une semaine que nous sommes à Maui et notre frigo et notre garde-manger sont quasiment vides. Je suis sûre que tout ce qu'il reste c'est du vin et de la pâte à la guimauve."

"Ça ressemble vraiment à un repas pour moi!" Je fais un sourire éclatant. "Mais sérieusement restons tout simplement par là à nous détendre aujourd'hui. Et ce soir nous pourrons préparer notre voyage de demain par la route. Et une valise… parce qu'il ne nous reste que quelques jours avant que nous devions quitter cette île, la semaine prochaine."

"Des vacances dans nos vacances, encore?" Elle lève la tête de l'oreiller et m'embrasse doucement. "Tu es trop bon pour moi. Il va falloir que tu me fasses partir de cette île à coups de pieds et en criant. Comment la vie réelle peut-elle être comparée à tout ce que nous avons vu et fait pendant ces quatre dernières semaines?"

Je m'écarte un peu de son corps chaud et pose ma tête sur ma main. "Ce sera le début de nouvelles aventures, un nouveau chapitre pour nous." Je passe ma main sur sa joue. "Je ne peux pas attendre."


Bella et moi faisons beaucoup de recherches pour préparer notre voyage par la route. Sur le papier notre temps de conduite jusqu'à Hana dure seulement deux heures et demie. "La "route de Hana", cette excursion est bien connue, doit prendre toute une journée, sinon plus à cause de tous les endroits à explorer et à voir en chemin.

La plupart des sites web nous disent que conduire avec une voiture décapotable ou une jeep serait mieux pour profiter de la vue panoramique. Nous rions, souhaitant avoir amené la Mustang avec nous mais nous décidons que ce sera amusant de choisir la Jeep.

Ce à quoi je n'étais pas préparé c'est que l'on nous donne une voiture si odieusement flashy. C'est hideux.

"Crush? Est-ce que c'est vraiment un nom pour une couleur?" grommelai-je pendant que nous chargions nos affaires.

"S'il fallait que je devine je dirai que c'est peut-être donné d'après Orange Crush, tu sais, le soda orange."

C'était comme si une lumière s'était allumée dans ma tête et je ne peux m'empêcher de prendre Bella dans mes bras et de la faire tourner sur le parking alors qu'elle crie de ravissement. "TU es fameusement futée." Je serre mes lèvres et elle m'embrasse avec un petit rire. "La beauté, un cerveau et un cœur en or… comment ai-je fait pour avoir autant de chance?"

"Bon endroit, bon moment, je suppose! Réfléchis, si je ne t'avais pas assommé avec mon sac à dos nous n'aurions pas eu nos aventures sur ces îles et nous n'aurions jamais su que nous nous manquions."

Je la fais descendre jusqu'à ce que ses pieds touchent le sol et elle serre ma chemise dans ses poings. "Ça me rend triste de penser que nous aurions pu manquer cette occasion d'être ensemble."

Je secoue la tête. "Je ne veux même pas y penser Clémentine. Juste l'idée de ne pas avoir eu la chance de passer ce temps avec toi me rend malade."

"N'y pensons plus alors," murmure-t-elle et elle m'embrasse à nouveau.

Seulement dix minutes après avoir quitté Paia Town, Bella se met complètement à l'aise. La tête hors de la jeep, les pieds posés sur le tableau de bord. Nous écoutons la radio par satellite et elle chante actuellement dans sa bouteille d'eau comme si elle allait passer à American Idol.

Plusieurs fois je remarque qu'elle bouge la tête vers le bas puis qu'elle la tourne ainsi que les épaules. C'est comme si elle chassait des mouches de son visage. Mais nous roulons vite et le courant fait qu'il ne peut pas y en avoir.

Dès qu'elle le fait à nouveau il faut que je lui demande. "Et qu'est-ce que tu fais?"

Elle hausse les épaules et avec un triste sourire, "Je fais le signe de croix."

D'accooooord. "Puis-je demander pourquoi?"

"Les animaux écrasés, je ne peux pas m'en empêcher. On dirait qu'il y a une multitude de mangoustes et ils avaient une petite âme alors je leur donne une petite bénédiction finale pour leur voyage vers le ciel des mangoustes."

Je souris en entendant son explication essentiellement parce que plus rien ne surprend venant d'elle. Son cœur, son esprit, ses actions… ma voix intérieure tire grand plaisir de me rappeler que je suis fait pour elle.

"Je t'en prie, ne pense pas que je suis tarée."

Je me tourne vers elle en secouant la tête. "Pas possible."

Bella insiste pour que nous arrêtions à un stand de fruits frais en chemin et nous achetons un ananas, des papayes, des mangues et des fruits de la passion, j'insiste pour lui dire que nous n'avons pas besoin de fruits de la passion, qu'il y a assez de passion entre nous, et elle me répond en roulant des yeux et en me tapant dans le torse. La réplique ringarde de la journée est pour moi aujourd'hui.

Nous décidons de ne pas faire les premiers arrêts en chemin et d'aller directement vers l'Arboretum du Jardin d'Eden.

Pendant une heure nous nous promenons profitant du temps merveilleux et l'un de l'autre. Nous découvrons une forêt dense de bambous, une bananeraie, nous rendons visite à un manguier centenaire et le clou du spectacle c'est quand je lui fais découvrir la vue de Keopuka Rock.

"Regarde-toi, t'assurant que j'ai bien mes photos de Jurassic Parc," dit-elle avec un sourire et elle me pince les hanches.

Je lui fais un clin d'œil et la rapproche de moi. "Je t'ai dit que je te ferai faire le tour complet des dinosaures, chérie."

Bien sûr nous finissons en nous arrêtant au stand à mi-chemin de Hana parce que Bella ne peut jamais se refuser une bonne gourmandise et la réputation de cet endroit et de son pain à la banane nous a précédés. Pas d'échantillon gratuit cette fois mais nous achetons un pain et Bella achète une tasse de glace pilée arc en ciel. Elle me fait manger cette douceur ce qui rend ma langue violette quand nous avons fini.

Nous nous arrêtons à deux endroits pour voir les chutes d'eau mais ça ne fait qu'aggraver mon cas parce que d'où nous sommes garés nous ne pouvons pas les voir.

"Pourquoi ne puis-je pas t'emmener en bas pour que nous nagions sous ces chutes," murmurai-je en embrassant la douce peau là où son cou rencontre son épaule.

"Tu veux me faire descendre pour que nous puissions nager ensemble?"

Je lui souris, quelle diablesse.

"Je peux penser à plusieurs autres choses que nous pourrions faire en nous cachant derrière ces chutes d'eau," ronronne-t-elle, passant ses doigts de mon cou à la racine de mes cheveux.

"Et bien maintenant tu comprends ma frustration."

Elle commence à me tirer vers la voiture. "Alors peut-être que ça ne peut pas être aujourd'hui… que dirais-tu si nous disions simplement… un jour?"

"Un jour… est une bonne idée. Je m'en réjouis."

Elle hoche la tête et sourit. "Moi aussi Captain'

Après un voyage de six heures après tous nos arrêts, pauses gourmandes et séances photos nous arrivons au Travaasa Resort à Hana à 16 heures.

Je ne savais pas que j'avais touché le jackpot en réservant un chalet de mer. Même s'il ressemble à un ranch rustique en bois avec un toit en tôle verte qui est incroyablement décevant, à l'intérieur nous trouvons des plafonds voûtés avec des poutres apparentes, une petite cuisine à côté d'un salon ouvert avec un grand lit derrière. Le salon mène sur une grande terrasse qui nous donne une vue parfaite sur l'océan avec une piscine dans le sol juste devant notre porte. Sans parler de la baignoire encastrée au niveau du sol dans la salle de bain et le bain à remous sur la terrasse.

Je l'ai déjà dit, le jackpot quoi!


Vendredi nous nous réveillons rafraîchis et impatients de commencer notre journée. Bella est ravie d'avoir réservé une esthéticienne et un massage. D'un autre côté je renonce à la détente et à la place je suis prêt à passer du temps à l'océan pour un cours de Hoe he'e nalu, plus connu sous le nom de paddle.

Je l'ai déjà fait par le passé une ou deux fois, alors je veux recommencer ce matin.

Bella sort de la salle de bain avec ses cheveux attachés en un chignon mal fait, elle porte ses lunettes, pas de maquillage du tout et un short en jeans et mon vieux t-shirt USMC élimé. Et elle n'est rien de plus sinon parfaite. Dans une robe elle est bien, je peux l'avoir nue mais même dans les vêtements les plus confortables… pour moi elle est toujours étonnante. Et je tombe encore un petit peu plus.

"Fais attention à ne pas te faire mal là-bas. J'ai de grands projets pour nous ce soir, monsieur," dit-elle en se baissant pour m'embrasser alors que je termine mon entrainement. Vacances ou pas j'ai fait de mon mieux pour rester au top de mon entrainement. Ça serait très douloureux en rentrant au travail si je ne le faisais pas.

"Et ne les laisse pas trop jouer avec ton visage. Je suis très attaché à lui." Ma réponse ridicule la fait rire puis je me lève et m'apprête à sortir.

"D'accord." Elle me fait un dernier baiser et me tape sur les fesses avant que je me tourne et descende.

Je profite de mon moment dans l'eau avec la demi-douzaine de personne qui m'a rejoint, le temps est clément, un peu couvert mais encore très chaud. La température de l'océan est parfaitement fraîche et rafraîchissante. Mon équilibre est correct et j'attrape quelques bonnes vagues…

Quand je rentre j'entends couler la douche et je me rends compte que Bella a dû me battre après ses rendez-vous au spa. Ma peau est collante et sale et je suis sûr que j'ai un demi kilo de sable dans mon short, alors je décide de la rejoindre.


Bella

"Reposée et détendue?" J'entends son timbre sexy avant de le voir mais c'est parce que j'ai le visage plein de mousse et je choisis de les garder fermés pour ne pas me brûler les yeux.

"Très. Je suis juste en train d'enlever l'excédent d'huile sur mes cheveux. Et toi comment c'était?" Mes cheveux font un bruit quand je passe mes doigts dedans, veillant à ce que l'après-shampoing enrobe chaque cheveu.

"C'était super. J'ai rencontré des gens sympathiques qui ont dit qu'ils nous verraient au dîner plus tard dans la maison principale."

La vitre coulissante s'ouvre et puis se ferme et je sens les doigts d'Edward sur ma taille.

"Hey!"

Des frissons me parcourent alors que ses lèvres entrent en contact avec mon épaule. "Hey toi!" J'essuie l'eau de mes yeux et me tourne dans ses bras, serrant mes doigts derrière son cou.

Nous nous tournons et maintenant il est directement sous le jet et l'eau salée commence à courir le long de son corps tonique.

"Besoin d'aide par ici?" proposé-je en me tournant pour attraper l'éponge sur l'étagère derrière moi et ensuite je la mouille et mets du gel douche.

Au moment où j'ai fini Edward a déjà frotté sa tête avec le shampoing et il finit de se rincer. Une douche typique du Corps des Marines, deux minutes suffisent. Dans notre cas cependant je pense qu'il veut être propre aussi vite que possible ainsi nous pourrons nous salir ensemble…

Je commence à faire mousser et bouge lentement mes mains sur ses épaules et sur ses biceps fermes jusqu'à ses mains et ses longs doigts puis du V de ses hanches à sa cage thoracique. Mes yeux suivent les traces de ses mains et une fois que mes doigts savonneux ont atteint ses plaques et les poils de son torse, je plante mon regard dans le sien. Il prend mon visage en coupe et m'embrasse intensément. Nos langues se battent et virevoltent autour de l'autre et l'éponge m'échappe.

Nos corps mouillés sont pressés l'un contre l'autre alors que nous nous nous massons avec de douces caresses et des touchers délicats. Un moment après que nous nous soyons séparés de notre baiser intense, Edward me fait tourner et m'appuie contre la paroi de la douche et se met à genoux. Sans avertissement il saisit ma jambe gauche et la jette sur son épaule, taquine et torture ma chatte jusqu'à' ce que mes muscles se figent, je tremble, palpite et supplie la miséricorde céleste. Il ne m'en accorde aucune… et je vois des étoiles jusqu'à ce que je redescende du septième ciel dans les bras accueillants de mon merveilleux petit-ami.


"Il est incroyable, maman. Nous passons du bon temps ensemble."

"Oooh, chérie, je suis vraiment contente pour toi, tu le mérites, je me souviens combien il était si gentil et si doux après la mort de Mike. S'il n'est même un dixième aussi merveilleux pour toi en ce moment et bien je sais que tu dois être sur un petit nuage."

"Je suis, il est juste si doux et sexy et réfléchi... Je suis juste terrifiée de ce qu'il va se passer quand nous aurons à nous dire au revoir…." Ma voix bégaie tandis que mes émotions remontent à la surface.

Ma mère soupire de façon audible. "Eh bien, tu feras juste ce que tu peux, Bella. Si vous êtes censés être ensemble, tu survivras peu importe ce que l'avenir vous réserve."

Je hoche la tête bien qu'elle ne puisse pas me voir. "C'est ce que continue à dire ma tête ... J'ai juste besoin que mon cœur le croie cent pour cent du temps aussi."

"On dirait que tu gardes l'œil sur la porte, Bella. Ce n'est pas toi. Qu'est-il arrivé à jeter la prudence par la fenêtre?"

"Crois-moi, la prudence est jetée par la fenêtre depuis un moment, maman. Je... je fais du mieux que je peux sur la base de ce que je sais maintenant. En passant plus de temps avec lui, j'espère que mes nerfs se calmeront."

Elle reste silencieuse avant de revenir. "D'accord chérie, voici ce que j'aie à dire à ce sujet. Tu ne peux pas espérer tout avoir si tu ne donnes pas tout. Personne ne sait lire sans les pensées. Tu dois être honnête dans tous les sens si tu espères avoir le même traitement en retour. "

Je considère ses mots et je sais qu'elle a raison.

"Merci, maman, je dois me dépêcher, nous allons dîner."

"Ok, mon amour, je vais dire à papa que tu as appelé, prends soin de toi et fais-toi plaisir... et sois ouverte à tout, Isabella."

"Je t'aime."

Je termine mon appel et récupère mon sac sur le lit. En entrant dans le séjour, je vois qu'Edward est en train de discuter avec Bailyn.

"Mais où EST-elle?"

"Je pense qu'elle est au téléphone, Bay."

"Avec la bête?" demande Bailyn, chuchotant de crainte.

Edward rit tout haut. "Non, pas la Bête. Je pense qu'elle parle à sa maman et son papa."

Je me dirige vers la chaise rembourrée où il est assis et me penche sur son épaule, en vue sur son téléphone.

"BELLE!"

"Salut, Bailyn!" Je salue avec un sourire.

"Oncle Edward a dit que tu étais occupée."

"J'étais au téléphone avec ma mère mais maintenant je veux te parler! Comment est le centre aéré?"

"C'est bien, je ne suis plus têtard, je suis poisson!"

Je tourne la tête vers Edward en cherchant un éclaircissement et nous entendons Lauren crier dans le fond. "Elle parle de natation! Elle s'est qualifiée pour la classe plus avancée."

"Oh waouh, Bailyn, c'est formidable! Tu dois être une super nageuse!"

"Oui, et j'ai un maillot vert avec des fleurs et des volants jaunes!"

Je souris à la fille adorable devant moi. "Ce maillot doit être beau, je voudrai en avoir un avec des volants."

"J'aimerai en avoir un avec des volants, aussi!" ajoute Edward, nous faisant éclater de rire Bailyn et moi.

"Oncle Edward, les garçons n'ont pas de volants sur leurs maillots!"

"Ce n'est pas juste, je vais demander à mamie de coudre des volants sur mon maillot quand je rentrerai…"

Nous rions tous encore avant que Bailyn ne reprenne la conversation.

"Quand rentres-tu à la maison?"

"Je reviendrai en août. Dans environ cinq semaines."

Logique. Je sais qu'avant le changement permanent de base, ils donnent beaucoup de congé pour mettre vos affaires locales en ordre. C'est essentiellement ce que le mail de DODEA disait, aussi. Je ne devais revenir que le 26 août en Caroline du Nord mais maintenant je dois faire mon rapport à Osan au plus tard le 15 août. Je dois trouver un logement, m'installer, trouver une voiture, etc. Je suis secouée de mes pensées sur les calendriers de travail et tout ce que cela implique quand j'entends Bailyn crier au revoir.

"Oh, bye Bailyn, à bientôt!"

Elle salue d'un doux sourire. "Okay au revoir!"

J'embrasse Edward sur la joue après qu'il termine son appel. "Prêt pour le dîner?


"Mmmmm, c'est incroyablement paisible."

"Certainement," répond Edward en me prenant dans ses bras et en m'assoyant sur ses genoux entourés par le grondement des bulles du bain à remous.

Il est couché sur le siège intégré et je me penche en arrière, ma tête sur son épaule, regardant la plage. Ma main droite frotte des cercles paresseux sur son genou et nos mains gauches sont entrelacées. Il enfile ses doigts dans les miens, chatouillant ma paume puis les plongeant sous la surface et en ramassant les bulles blanches, mousseuses. C'est ludique mais incroyablement intime en même temps.

C'est une autre nuit parfaite à Hawaï. Le ciel nocturne d'encre est poivré d'étoiles, la température a légèrement chuté, du coup l'eau chaude est parfaite. Nous n'avons pas pris la peine d'enfiler des maillots de bain pour des raisons évidentes. Nous avons l'appartement du bout, face à l'océan, nos lampes de patio sont éteintes et il est plus de minuit. La musique joue assez fort pour l'entendre par-dessus le bruit des bulles.

Je me sens un peu mélancolique sachant que ce sont nos trois derniers jours sur Maui. Le départ de notre escapade d'Hana est pour demain. Alors nous aurons un jour et demi de nouveau à Kaanapali et Oahu le mardi.

"Je pensais…"

"J'ai pensé que je sentais quelque chose de brûlant," je le taquine, alors qu'il me mord l'épaule et me pince. Je ne peux m'en empêcher… parfois il tend juste la perche pour que je le taquine.

"Comme je le disais," il recommence, et je me tords pour l'embrasser sur son cou "As-tu eu des nouvelles du DODEA et de quand tu dois te présenter pour ton nouvel emploi?"

J'acquiesce. "Oui, je voulais te le dire plus tôt. Ils ont envoyé un autre mail disant que je devais être en Corée du Sud au plus tard le 15 août."

"C'est bien ce que je pensais. Mon superviseur m'a contacté pendant que tu t'habillais encore. Le TMO va m'aider à déménager et j'ai besoin de rendre compte à mon nouveau commandement d'ici le 30 août. Max devra être mis en quarantaine pour le déménagement."

"Max?"

"Oh, c'est vrai... tu n'as jamais eu la chance de rencontrer mon chien. Nalani et Kalia ont pris soin de lui pendant mon déploiement, il est avec eux maintenant, aussi. Le jour où nous nous sommes arrêtés pour nous préparer pour le zoo, il était chez le toiletteur. Il a quatre ans, c'est un labrador chocolat, super amical. Il pèse trente-cinq kilos mais il agit comme un petit chien. Il est hilarant."

"Aww, j'aime des chiens. Je ne peux pas attendre pour le rencontrer! Es-tu sûr qu'il sera cool que je sois avec toi quand nous reviendrons sur Oahu?"

"Psshhhh, oh oui, il sera ravi d'avoir de la compagnie."

Je souris et me replonge dans le creux de son cou. "Alors, c'est ce à quoi tu pensais?"

Edward s'éclaircit la gorge. "En fait non." Je sens sa poitrine se lever et tomber. J'ai l'impression que ce sera quelque chose d'important.

"A propos de nos dates de voyage... je me demandais..."

Je tourne sur ses genoux, chevauchant ses jambes pour que nous soyons face à face. Il pousse les extrémités mouillées de mes cheveux derrière mes épaules.

"Dis-moi," interromps-je doucement, essayant de soulager ses nerfs.

"Que penserais-tu de venir en Californie avec moi? Je veux dire avant que tu doives rentrer en Caroline du Nord pour tout emballer. Même si c'est juste pour un jour ou deux... rencontrer les autres dames de ma vie," offre-t-il avec son sourire en coin." Elles voudraient faire ta connaissance en personne et rien ne me rendrait plus heureux que d'avoir toutes les filles que j'aime dans la même pièce."

Mon cœur bat fort à la pensée de pouvoir embrasser cette petite fille. Elle est si mignonne et sa mère et sa sœur ont été agréables chaque fois que nous avons parlé. Rencontrer la famille, un autre saut monumental pour lui. Comment puis-je dire non?

"Grand pas," dis-je doucement, plutôt que de couiner à cette perspective.

Il acquiesce, presque solennellement. "Ouais."

Je pense que je lui fais peur, ce qui n'est pas juste.

Mon sourire prend le dessus et je me penche pour l'embrasser. "J'aimerais rencontrer ta famille, Edward. Le fait que tu aies même demandé m'étourdit."

Le soulagement le consume. Ses épaules perdent leur tension, son visage se détend avec un sourire instantané et il resserre sa prise autour de ma taille. "Vraiment? Tu viendras?"

Je hoche la tête avec vivacité alors qu'il m'attire pour un câlin. Sa peau chaude et humide contre la mienne est si apaisante. Après un long baiser, je m'éloigne encore une fois pour retrouver ses yeux.

"Viens là," dit-il en m'embrassant tendrement tandis que sa peau me chatouille le visage. "Je ne peux pas attendre de t'amener à la maison… en Californie."

Nous sommes assis tranquillement, perdus dans nos pensées mais enveloppés dans les bras l'un de l'autre pendant encore un bon moment.

J'ai de merveilleux souvenirs de ma vie avec mes parents aimants. J'ai trouvé et gardé de superbes amis au cours des années. Même Alice signifie beaucoup pour moi, bien qu'actuellement je veuille lui taper dessus. Cela ne change rien au fait qu'elle sera toujours l'une de mes amies. Jasper est et a toujours été un gentil et bien qu'il ait gardé le silence le mois dernier, je ne le tiens pas responsable des commentaires dingues de sa femme. Il a toujours été le calme quand les tempêtes faisaient rage. Toujours un bon équilibre pour Alice. Mike était pareil, il tempérait son impétuosité avec sa tête froide. J'espère que Mike est fier de moi. J'espère qu'il sait que je l'aimerai toujours et que je chérirai les doux moments que nous avons partagés pendant ces quelques années ensemble.

Et puis il y a Edward. Après un mois avec lui vingt-quatre heures par jour, il est difficile d'imaginer ma vie sans lui.

Je suis tellement reconnaissante que nous ayons les cinq prochaines semaines ensemble. Imaginer une année sans nous voir semble pratiquement impossible à ce stade. Je prie que les prochaines semaines nous apportent la clarté et me donnent la perspicacité que j'espère.

Serait-il vraiment le bon?

Il y a trois ans, nous nous sommes rencontrés dans le pire moment de ma vie et ma vie a été changée à jamais. Serait-il possible que nous soyons destinés à être réunis à nouveau? Et cette fois-ci, changer notre avenir pour toujours et pour un avenir commun?

Seul le temps le dira, comme ma mère a dit.

"Tu es terriblement tranquille." Sa voix rauque brise le silence. "A quoi penses-tu?"

Je suis sur le point de répondre, quand Snow Patrol 'Chasing Cars' filtre à travers le système stéréo. Comme c'est approprié à ce moment.

Je déglutis et je choisis d'être honnête. "Nous... je pense à nous. Ce que nous avons fait, ce que nous avons vu... tout."

"Moi aussi."

"Penses-tu que la vraie vie peut être à la hauteur des attentes que nos vacances ont surpassé de tout point de vue?" demandé-je, craignant la réponse.

Il me regarde pensivement avant de répondre. "Je pense - non, je sais - que je suis excité par les projets que nous avons faits. Nous avons ma cérémonie de promotion et plus à venir. "Il passe ses mains sur mes côtés et les repose sur mes cuisses, ses doigts dansent doucement. "Il y a toujours une grande fête du 4 juillet sur la base. Je vais être occupé pendant la journée, nous aurons nos nuits et les week-ends ensemble. Nous pouvons faire plus d'exploration sur Oahu pendant ces temps libres. Ensuite, nous irons en Californie." Il interrompt son discours pour un baiser rapide." Alors oui, je pense que nous avons toutes les raisons de croire que ce sera génial."

"J'ai peur, Edward." Plus d'honnêteté sort de ma bouche.

Il hoche la tête. "Je sais, j'ai peur aussi." Il me tire près, saisissant ma lèvre supérieure entre les siennes. Il appuie son front contre le mien quand notre baiser finit. "Mais si nous sommes ensemble, nous allons traverser tout cela ... mieux que si nous le faisions seuls, non?"

Je me mords la lèvre en sentant mes émotions bouillonner à la surface. "Merci."

Ses yeux d'émeraude se rétrécissent en question. "Pour quoi?"

"Pour me donner le meilleur moment de ma vie," murmuré-je, d'une voix étouffée.

Il passe sa main sur mon visage et je pose ma joue dans sa paume alors qu'une larme s'échappe de mon œil.

Those three words

Ces trois mots

Are said too much

Sont dits trop souvent

They're not enough

Ils ne suffisent pas

If I lay here

Si je m'allongeais ici

If I just lay here

Si je ne faisais que m'allonger ici

Would you lie with me and just forget the world ?

T'allongerais-tu avec moi et oublierais-tu le monde ?

Edward frotte son pouce sur mes lèvres puis sur ma joue pour balayer la larme. Son autre bras me serre fortement contre sa poitrine et nous nous retrouvons dans un baiser sensuel.

Je balance mon corps par-dessus le sien tandis que sa bouche traîne sur mon cou. Mes doigts s'accrochent à ses bras musclés et je masse et je soupire, absorbant non seulement le plaisir mais l'honnêteté de son étreinte réconfortante. Il ne faut pas longtemps avant que nos baisers deviennent plus passionnés et je sens son érection se dresser entre nos estomacs.

Je me soulève sur mes genoux alors qu'Edward s'appuie sur une de ses mains et glisse ses doigts le long de ma peau lisse. Il trouve mon clito, frotte et taquine un peu me faisant gémir. Quand nous ne pouvons plus attendre davantage, il appuie son bout contre mon ouverture et je descends avec un soupir.

Je me déplace lentement, tout en haut au point où il est pratiquement hors de moi et puis redescends à nouveau. On s'embrasse - on n'arrête pas de s'embrasser. Ses mains fortes ne quittent jamais mon dos, et seulement de temps en temps plongent vers le bas pour saisir mes fesses. Nos langues entrent et sortent de la bouche de l'autre au milieu de nos gémissements et grognements satisfaits.

Quand je sens mon ventre se serrer, j'accélère un peu. Edward trouve mes mains et les tient dans la sienne, les traînant à travers sa poitrine jusqu'à ce qu'elles reposent sur son cœur. Son action symbolique me coupe le souffle et un cri de bonheur mélangé à la passion éclate de l'intérieur.

Et en ce moment, je sais. Ce n'est plus une question. Bien que nous n'ayons pas encore dit les mots, je sais absolument, sans aucun doute, que nous faisons l'amour.


Termes Militaires

PCS - changement permanent de base.

DODEA – Département d'éducation du ministère de la défense - une agence civile qui gère toutes les écoles pour enfants et adolescents des membres militaires aux États-Unis et aussi à l'étranger aux bases militaires américaines dans le monde entier.

Osan- Osan Air Base à Pyeongtaek, Corée du Sud. Où Bella a été affectée comme instructrice primaire pour l'année scolaire à venir.

TMO - Bureau de gestion des déménagements. Bureau qui coordonne le passage d'un Marine à une nouvelle base. Pour les déplacements à l'étranger, ils empaquettent la maison en trois catégories : stockage à long terme, articles ménagers et expédition express.