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Chapitre 25
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Bella
Je me suis fixé la limite à neuf, ça en devient ridicule. Mes doigts commencent à dégouliner de jus pendant que j'enlève la peau épaisse et pulpeuse. Comment ai-je survécu sans mon fruit préféré pendant les six derniers mois, je ne le saurai jamais.
Edward serait gêné de la façon dont je les mange. Bon non… probablement pas. Il aimait bien que j'aie autant d'appétit que lui et je n'ai pas vraiment mangé grand-chose au dîner ce soir. J'étais trop nerveuse pour essayer de goûter un peu de chacun de mes plats.
Je ne m'étais pas attendue à me laisser aller de cette façon pendant cette confrontation à cœur ouvert. Mais une fois que les vannes ont été ouvertes, une puissante vague d'émotions m'a frappée et j'ai tout lâché. C'étais presque cathartique. Bien que je sois en bonne santé il y a des jours, depuis que j'ai perdu Mike et le bébé, où ça ne va pas bien du tout, c'est normal d'après ce que m'a dit mon thérapeute il y a quelques années. L'anxiété et l'excitation qui ont précédé ce soir, avec le vide laissé par Nalani puis par Edward… ont tout simplement abouti à ce qu'il vient de se passer.
Peu importe ce qui est arrivé ce soir, je suis fière de nous deux et je pense que nous avons fait un énorme bond dans la bonne direction.
J'ai soudainement envie de parler avec lui de nouveau mais s'il dort je ne veux pas le réveiller parce qu'il se lève à l'aurore quand il travaille. Juste un texto alors.
**texto sortant pour Major Captain' Crunch**
00 : 40 - Encore debout?
00 : 41 - Oui encore
00 : 42 - J'ai une confession à faire Monsieur
00 : 42 - Ok j'écoute
00: 43 - Je viens de manger 9 clémentines. Sérieusement. Ma cagette est presque vide
00 : 44 - Ça ne fait que vingt minutes que je suis parti!
00 : 45 - Je sais! Elles m'appelaient et je n'ai pas pu résister. Elles sont incroyablement juteuses et sucrées. Tellement délicieuses. C'est irrésistible. Comme une femme possédée. Tu ne reviendrais pas pour y goûter?
Je ris à l'impétuosité du double sens. Peut-être que la dernière gorgée de vin m'avait été fatale. Je commence à paniquer quand une minute se transforme en deux et qu'il n'a pas encore répondu. Trop… trop tôt. Allez Bella. Je décide de lui envoyer un autre message.
00 : 47 - Toujours là?
00 : 48 - Bella tu ne peux pas me dire des choses comme ça. La force de volonté qu'il m'a fallu pour te quitter ce soir, c'était un record. Et maintenant tu parles de juteux et doux et tu sais pourquoi tu as décroché ce surnom. Tiens-toi bien…
00 : 49 - LoL, d'accord, d'accord… je le fais. Mais est-ce mal d'admettre que tu me manques en ce moment et que je suis très heureuse de te revoir demain matin?
00 : 50 - J'espère que non parce que je compte les heures jusqu'à ce que je puisse te revoir aussi.
00 : 50 - Edward?
00 : 50 - Ouais?
00 : 52 - J'ai une autre confession.
00 : 52 - Vas-y
00 : 53 - J'aurai aimé t'embrasser ce soir.
00 : 54 - Je voudrai avoir tourné mon visage pour que cela se produise
00 : 55 - Je promets d'atteindre mon objectif demain Major.
00 : 56 - Je prévois de manœuvrer de sorte que tu n'aies pas le choix.
Et je suis une flaque d'eau. Je rentre sous mes couvertures, sentant le chaud coton et ses mots m'entourent de la meilleure façon possible. Demain ne peut pas arriver assez vite.
00 : 57 - Doux rêves Monsieur.
00 : 58 - Avec toi comme star Clémentine. Bonne nuit.
"Cet endroit est incroyable," murmuré-je pendant que nous montons l'escalier pour aller à l'étage du Kadena BX. Le PX de Kinser est super grand. "Pourquoi y a-t-il autant de différence entre les installations ici sur la base de l'Air Force et les magasins et les logements sur la base des Marines?"
Edward hausse les épaules et regarde de droite à gauche essayant de décider quelle direction est la meilleure pour trouver les articles ménagers dont il a besoin. Apparemment nous sommes en mission pour trouver un grille-pain. Le sien n'a pas survécu au voyage d'Hawaii.
"Et bien, je ne connais pas la politique derrière tout cela," répond-il en scrutant les étagères, "mais si je devais hasarder une supposition, je dirais que La Marine et l'Air Force ne reçoivent probablement pas la même quantité d'argent. A chacun de décider comment ils veulent le dépenser mais le problème c'est que le Corps des Marines est une subdivision du grand département de la Marine ce qui fait qu'elle doit répartir son argent entre deux branches."
"Hum, je n'y avais jamais réfléchi. Ça me parait logique. Donc la Marine fait les mêmes choses que les autres avec moins d'argent et plus vite parce qu'il y a moins d'hommes."
Il détache son regard du rayon des grille-pain et me fait un clin d'œil. "Fer de lance, bébé… premier en ligne."
Edward et moi avons passé les quelques heures suivantes à faire les magasins le long de la route 58 entre Kadena et Kinser. Avant de quitter la base de l'Air Force, nous nous arrêtons à la coopérative et comme ça je peux acheter deux cagettes de clémentines juste pour être tranquille. Ensuite nous trouvons plusieurs magasins à 100 yens et Edward se moque de moi, me rejoignant dans ma chasse au trésor sans fin.
"Mon ami Garrett m'a dit que ces endroits sont comme nos magasins tout à un dollar mais ils sont beaucoup mieux en fait…" Je commence à remplir mon petit panier avec toutes sortes de crayons, d'autocollants et de jeux pour mes enfants à l'école.
"Garrett hein?"
Je le regarde par-dessus mon épaule en plissant mes yeux. "Ouais?"
"Hummm." Edward trouve un paquet de baguettes roses Minnie Mouse et l'étudie comme s'il contenait la clé pour la paix mondiale.
"Quelque chose t'a traversé l'esprit Major?"
Il essaie d'éluder ma question avec un regard évasif. "Non… juste… que t'a dit d'autre ton ami Garrett?"
Je m'arrête au milieu de l'allée et me retourne. "Edward Masen est-ce de la jalousie que j'entends?"
Son "non" tombe de sa bouche un peu trop rapidement pour me convaincre. En plus son expression "qui moi?" est toute la preuve dont j'ai besoin.
"Je ne t'ai jamais vu jaloux avant."
Sa mâchoire se crispe mais je pince son côté, le faisant sourire et rouler ses beaux yeux de la même couleur que la mer ici.
"Crache le morceau, Major," le taquiné-je en réduisant la distance entre nous.
"Juste… " Il jette un regard par-dessus mon épaule puis se redresse. "Je me souviens seulement du nombre disproportionné d'hommes dans ta section amis sur FB, c'est tout."
Je ferme les yeux et ricane, mon front tombe contre sa poitrine.
"C'est ça?" Je ris, ma voix encore étouffée. "Est-ce que ça te ferait te sentir mieux de savoir que Garrett est plus gay que la longueur d'un jour!" Je glisse mes index dans la boucle de sa ceinture et je tire un peu.
Sa poitrine gronde d'un rire distrait. "Peut-être un peu…"
Je lève la tête et cherche son regard. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire nous nous fixons, souriant comme des imbéciles au milieu de ce grand magasin tout à 100 yens.
"Major Masen?" chuchoté-je.
Au lieu de répondre il fronce un sourcil.
"Je dois avoir quelques 200 et quelques amis sur FB et ouais une bonne partie d'entre eux est des hommes mais le plus récent ajout à mes amis est le seul dont je me soucie vraiment."
Il essaie de poser ses mains sur mes hanches. "'Humm il me semble que je sois un ami très chanceux."
"Non," je ne suis pas d'accord. "C'est moi qui suis chanceuse, j'en suis sûre."
Le sourire d'Edward se fane et nous nous sommes en quelque sorte déplacés en territoire sérieux. Je suis tout à coup consciente que nous sommes debout dans un magasin, entourés par des acheteurs et je souhaiterai que nous soyons très seuls et derrière des portes closes.
Sa pomme d'Adam monte et descend sous sa peau. Et ça me demande chaque once de volonté pour rester à ma place au lieu d'aller la lécher. Son après-rasage, subtil et sexy est trop tentant et je trouve difficile de ne simplement pas enfouir mon visage dans son cou pour inhaler cette odeur.
Le bout de ses doigts danse à l'endroit où mon chemisier rejoint ma taille.
"Tu veux partir d'ici?" Sa voix est rauque et m'envoie un frisson dans le dos.
Je desserre l'étau de mes doigts sur son pantalon et je recule d'un pas, en hochant la tête. "Hummm."
Le court trajet de dix minutes pour revenir au Camp Kinser est tranquille mais pas inconfortable. Mes pensées défilent alors que nous allons au quartier des officiers. Je désespère de savoir ce qu'il pense. La tension sexuelle au magasin était tellement palpable, nous avons agi comme si nous étions prêts à nous déshabiller et à nous jeter l'un sur l'autre dans le rayon des fleurs en soie. Mais maintenant? Est-ce que je suis en train de m'inquiéter que nous pourrions avoir des relations sexuelles? Je ne pense pas… mais nous n'avons jamais agi comme si cela allait arriver à coup sûr.
Tout ça, simplement à cause de ces texto coquins au téléphone hier soir. Je ne veux pas lui mettre la pression – sur aucun de nous d'ailleurs – en nous jetant à nouveau dans une relation forte. Si nous n'en sommes pas au même point ce serait la pire erreur que nous pourrions commettre à présent.
Mais je l'aime, je n'ai jamais arrêté. Je veux être avec lui dans tous les sens du mot et d'après tout ce qu'il a dit hier soir c'est aussi son désir le plus cher. Tout tourne autour de la communication, je ne peux pas avoir peur de l'honnêteté. Je lui ferai savoir quand je suis prête et je dois lui rappeler qu'il doit avoir son mot à dire dans tout ce que nous faisons et la rapidité avec laquelle nous faisons avancer notre relation.
"Tu vas bien?" demande-t-il évasivement, en détachant sa ceinture de sécurité.
"Oui."
"J'ai pensé que je pouvais te montrer l'endroit où j'habitais et qu'ensuite nous pourrions simplement nous détendre en regardant un film. Comment ça te parait?"
L'expression de soulagement qui doit passer sur mon visage déclenche son sourire à un million de dollars et il souffle pratiquement.
"Tu as pensé que je t'attirais de nouveau dans ma tanière de séduction pour coucher avec toi?"
Je rigole pendant que nous descendons de la voiture en même temps et il fait le tour et me tend sa main pour que je lui donne la mienne.
"Je ne sais que penser," dis-je doucement pendant que nous entrons dans l'immeuble. " Il me semble que je vais trop loin et que je te taquine. D'abord ces texto hier soir et ensuite ce qui est arrivé dans le magasin… ça me met dans tous mes états." Je secoue la tête, repensant à mes mots et actions présomptueuses.
Nous nous arrêtons face à une porte qu'il déverrouille et ouvre pour que je puisse entrer. Avant que je sache ce qu'il se passe il me prend dans ses bras.
"Je veux regarder un film avec toi Bella. M'asseoir là, dans mon canapé. " Il fait un signe de tête vers son salon. "Sans chaussures, les pieds posés sur la table basse. Plus tard j'aimerai t'emmener dans ce petit restaurant que j'ai découvert la semaine dernière avec Rose et Em." Je resserre ma prise sur lui et il soupire de contentement. "Je veux être près de toi," souffle sa voix apaisante dans mon oreille. "Près de toi, te regarder rire, entendre ta voix, sentir la chaleur de ton corps près du mien… même si nous sommes toujours complètements habillés. Je veux juste être près de toi."
Je pense que ce doit être la chose la plus douce que j'aie jamais entendue. Il est si précis dans son choix de mots. Cet homme incroyablement attentionné veut simplement être près de moi. Je respire profondément et me blottis contre lui encore un peu plus.
"Est-ce que ça te convient?"
"C'est parfait. Tu es parfait," réponds-je tranquillement, resserrant ses bras puissants autour de moi.
"Rien de plus… si tu penses que je suis assez bien pour être auprès de toi, ça me suffit."
Je me recule un peu pour voir son visage. La paix que je ressens en fixant ses yeux se déverse sur moi comme du miel et je suis certaine qu'il n'y a absolument rien qui puisse ruiner ce moment.
Ma gorge est soudainement aussi sèche que le désert du Sahara et les ailes des grands aigles à tête blanche qui m'ont frappé depuis que je suis tombée pour Edward Masen sont de retour.
Il saisit doucement mon menton entre son pouce et son index, inclinant ma tête pour caresser doucement mes lèvres des siennes de la façon la plus douce que j'aie jamais expérimentée. Nous continuons jusqu'à ce que ce soit trop et que j'aie besoin de plus. J'ouvre la bouche assez pour aspirer sa lèvre inférieure entre les miennes.
Il gémit.
Et ça y est.
Nos langues se rencontrent et la danse familière qui m'avait tant manquée reprend. Tirant et soupirant, ses doigts caressent mes joues pendant que je gratte doucement son cuir chevelu avec mes ongles.
Nous nous perdons dans l'autre pendant deux minutes jusqu'à ce qu'il embrasse ma mâchoire et repose son front sur mon épaule. Nos bras s'enroulant instinctivement autour de nous une fois de plus et je me retrouve sans voix.
Combien nous sommes fragiles et combien rapidement nous avons perdu tout ce que nous avions.
Plus jamais.
"Seigneur, que tu m'as manqué Bella. Je n'avais pas idée de combien tu me manquais désespérément." Ses mots me percent le cœur et des larmes inattendues coulent sur mon visage.
"J'ai pensé que je ne te verrai plus jamais," coassé-je les émotions me submergeant. "Je ne peux pas croire que je suis à nouveau dans tes bras… ça ressemble à un rêve."
Il recule et passe ses pouces sur mes larmes. Son sourire et son regard me disent tout ce que j'aie besoin de savoir. "Je ne te laisserai plus jamais," rigole-t-il, mon sourire devenant dix fois plus grand. "J'espère que tu le sais."
"C'est bien… parce que j'allais justement dire la même chose, Major."
Edward
Cela fait maintenant trois jours que je n'ai pas vu Bella et ça me tue. Savoir qu'elle est ici et accessible mais indisponible me fait péter les plombs. La suite de notre journée de samedi a été fantastique. Nous avons regardé la télé jusqu'à ce que nous assoupissions sur mon canapé. Ensuite je l'ai amenée à Arin Krin ce petit restaurant du genre "trou dans le mur" délicieux qui propose un menu autour de l'ail. Nous nous sommes taquinés en disant que nous embrasser pour nous souhaiter bonne nuit ne serait pas un problème puisque nous puerions l'ail tous les deux.
Et nous embrasser… nous l'avons fait. Nous sommes bien restés dix minutes dans ma voiture avant que je la raccompagne à sa porte et que nous recommencions là-bas. Quitter Bella n'est jamais facile mais je sais que c'est la bonne chose à faire. Je suis prêt à être avec elle de nouveau, tellement prêt… mais je veux vraiment attendre jusqu'à ce que ce soit évident que nous en sommes tous les deux au même point.
Elle a des projets avec sa marraine sur l'île pour dimanche et entre mon travail et le sien, réunions, projets et mes engagements antérieurs, lundi et mardi ont été totalement chargés. J'espère pouvoir l'attraper et sortir avec elle demain soir cependant. Elle va faire 28 ans et nous sommes ensemble à nouveau. De nombreuses raisons de se réjouir.
Même si nous n'avons pas eu la chance de passer beaucoup plus de temps ensemble nous nous parlons au téléphone et ça dure des heures tous les soirs. Nous avons passé du temps à nous plonger dans les grandes et les petites choses de la vie et je me sens comme si je la connaissais depuis des années. Nos deux mois ensemble à Hawaii ont été incroyables mais comme nous le voyons tous les deux, nous sommes d'accord pour dire que nous n'avons jamais vraiment laissé l'autre être comme nous le faisons maintenant. C'était amusant et agréable, passionné et exaltant mais c'était superficiel. Les choses dont nous avons parlé la semaine dernière n'ont fait que réaffirmer cette impression que je veux passer le reste de ma vie avec cette femme. Je ne veux rien de moins que cela.
"Ainsi tes fiches ont fonctionné!" caquette Emmett en enfonçant des demi-gressins dans sa bouche qu'il mâche odieusement. Il est venu à Kinser aujourd'hui pour une réunion en fin de matinée et m'a traqué afin que nous puissions déjeuner ensemble.
"Va te faire foutre… mais oui je suppose." Je prends plusieurs gorgées d'eau. "Je les ai laissées dans la voiture donc au moins je marque quelques points cool pour ça."
"Tu obtiens les meilleurs points pour avoir récupéré ta petite-amie, frangin. Elle est la meilleure chose qu'il te soit arrivée." Il tend sa fourchette vers mon assiette. "Qu'est-il arrivé à ta salade?" Je regarde vers mon assiette en haussant les épaules. "Quoi?"
"Oh ne me dis pas 'quoi' à moi? Depuis que je te connais tu n'as jamais mangé rien d'autre que de la laitue et des concombres. On dirait que le bar à salade a explosé dans ton assiette."
Je regarde mon assiette à nouveau et sourit. C'est plein de légumes variés sans parler de la viande, du fromage, de graines de sésame, raisins et croûtons. "Oh oui. Je suppose que j'ai mangé des salades comme ça pendant deux mois. Bella m'a obligé à essayer autre chose. Et c'est bien meilleur de cette façon."
"Putain bien sûr que c'est meilleur!" ricane Emmett. "Je ne vais pas me disputer avec toi à ce sujet. Je l'ai su dès l'instant où je l'ai rencontrée à Hawaii… chaque chose dans ta vie aura meilleur goût – sera mieux – avec elle près de toi." Il se rassied dans sa chaise et frotte son ventre. "Ne refous pas tout en l'air de nouveau et je ne parle pas seulement de Bella. Si tu recommences à blesser ma nièce je viendrai te trouver avec mon Ka-bar*."
Nous éclatons tous les deux de rire et je réalise que Bailyn n'a aucune idée que nous nous sommes retrouvés avec Bella.
Les engrenages se mettent à tourner dans ma tête pour trouver une solution pour faire lui rencontrer la princesse finalement. Il va falloir que les planètes s'alignent mais vu comment les choses se sont passées la semaine dernière je sens que je peux presque attraper la lune au lasso et sans aucun effort.
"Allons manger ensemble demain." Le micro-onde sonne me faisant savoir que c'est prêt, la température de ma bouffe va d'ailleurs me brûler la langue et le palais.
"Edward je ne peux pas. Je suis totalement débordée, j'essaie que tout soit parfait pour le festival vendredi. Je sais que je vais être coincée au travail pour finir les projets et les panneaux," couine-t-elle. Je peux même imaginer ses lèvres boudeuses et ça provoque une agitation inappropriée dans mon pantalon.
"Eh bien laisse-moi t'aider alors. C'est l'anniversaire de ma petite-amie, je dois au moins passer une partie de la journée avec toi."
"Ta petite-amie."
Je n'hésite même pas. "Ma petite-amie. Je n'ai pas de fleur à mettre derrière ton oreille cette fois mais j'espère que tu vas accepter."
"Certainement. Et nous avons passé ton anniversaire ensemble et je pense qu'il est juste de célébrer le mien de la même manière."
Les souvenirs me bombardent et je ne peux pas laisser passer l'occasion de me remémorer à voix haute. "Humm je me souviens que nous avons célébré ça de manière très spéciale ce matin-là quand nous nous sommes réveillés…"
Elle reste silencieuse une seconde. "Humm, ce qui était assez spectaculaire," chantonne-t-elle puis elle poursuit. "Hey arrête de me faire fantasmer sur les jours passés surtout quand nous ne sommes pas en mesure de faire la même chose en ce moment."
Mon estomac se retourne à sa révélation. Est-elle prête à franchir ce cap aussi? Il va falloir que je provoque une conversation sur le sexe bientôt pour obtenir une réponse solide. "Très bien très bien. Ça ira. Donc si je passe dans ta classe quand j'ai fini au travail demain?"
"Oui. Tu connais le chemin pour aller à la maternelle?"
"Oui je sais où tu es. Je ne peux pas attendre de te voir."
"Moi non plus. Bonne nuit Major."
"A toi aussi Clémentine."
"Toc, toc!" annoncé-je, en entrant dans le monde coloré des enfants. Je passe ma tête dans le petit bureau sur la gauche, voit son ordinateur mais la salle est vide.
"Par ici!" Comme un chien de prairie, la tête de Bella passe au-dessus des étagères. "Hey bonjour!" Son sourire éclaire juste un peu plus ce qui a été une journée assez brillante. Elle rend tout vraiment meilleur.
"Il est temps pour toi de faire une pause… j'ai une pizza, de la salade et quelques autres gourmandises…"
Elle se jette sur moi et passe ses bras autour de mon cou, parsemant mon visage de baisers pendant que je pose la pizza et les sacs de nourriture.
"Joyeux anniversaire, beauté." Je me penche et dépose plusieurs baisers lents sur ses lèvres, l'invitant.
"Merci," murmure-t-elle à bout de souffle. "Tes baisers m'ont manqué."
Je souris, ouvre la boite et saisis les assiettes en carton pour servir sa première part. "Pizza de viande avec champignons, regarde comment tu me gâtes! Qu'ai-je fait pour avoir cette chance?"
"Eh bien Anthony est une bonne pizzéria sur la base mais j'ai pensé que ce serait amusant de profiter d'un peu de la nostalgie de notre voyage sur la Grande Ile. Heureusement le Camp Foster est assez cool pour avoir un Slut Hut."
Elle rigole. "C'est parfait. Ici… trouvons-nous une petite couverture pour le pique-nique." Elle prend quelques coussins pour que nous soyons à l'aise alors que nous décidons que Lilo and Stitch constituerait un parfait décor. Ma petite-amie a un arsenal impressionnant de films pour les petites filles et autres films pour enfants à regarder les jours de pluie et pendant les pauses.
Je verse du champagne dans deux verres rouges en plastique parce que je suis courtois et que rien n'est trop beau pour ma copine.
"Euh champagne pour joyeux anniversaire? Tu es si mignon Major."
Je glousse alors que nous levons nos verres. "A toi." Nous trinquons – ce qui fait plutôt un bruit de plastique froissé et nous buvons.
"Humm c'est délicieux. Et ça descend facilement. Et regarde un peu cette salade!"
"Oui Emmett a fait quelques commentaires à ce sujet il y a quelques jours. Ça fait un bail que j'ai laissé tomber la vieille laitue et les concombres. La salade avec des saveurs et des couleurs c'est bien mieux," ajouté-je, comme un homme complètement transformé.
"Comme la vie," répond-elle avec un sourire, se mettant à genoux pour voler un autre baiser. "Je suis contente que tu le penses."
Nous faisons un festin de la pizza et de la salade et ensuite elle fait waouh quand elle voit les fraises enrobées de chocolat et la glace aux pépites de chocolat à la menthe.
"Plus de champagne?" proposé-je, en versant le fond de la bouteille dans son verre.
Un filet de jus de fraise s'échappe entre ses lèvres enduites de chocolat avant qu'elle ait la chance de l'essuyer avec sa serviette. "Tu essayes de me soûler?"
"Nahh, où serait l'amusement dans ce cas? Nous devons tous deux travailler le matin et on est coincé ici pour terminer ces projets scolaires... maintenant, si c'était le week-end... "
Elle souffle, les yeux écarquillés. "J'allais dire exactement la même chose." Elle soulève son sourcil. "Grands esprits…"
"Tous les paris seraient annulés, Clémentine" dis-je.
Nous verrouillons nos yeux, la tension sexuelle augmentant à nouveau. "Promesses, promesses…"
Après une séance de pelotage digne d'un porno, nous parvenons à nous arrêter sans déchirer nos vêtements et finir le travail restant. Il y a longtemps que je n'ai pas fait du coupage et du collage et deux heures plus tard nous avons enfin fini.
"Demain va être génial, j'ai hâte!"
Je me tiens derrière elle, enveloppant mes bras autour de sa petite silhouette en regardant ce qu'elle a accompli. "Tu as fait des merveilles. Tu vas épater tous les parents et les professeurs qui viendront voir ce que tu as fait ici. "
Elle pose sa tête contre ma poitrine. "Merci de m'avoir aidé. Ce n'est pas vraiment comment j'ai imaginé passer le jour de mon anniversaire mais être avec toi l'a rendu mille fois mieux. "
"Je me sens comme un petit-ami merdique parce que ton cadeau n'est pas arrivé à temps. C'est quelque chose que j'ai commandé mais bien sûr, il faut une éternité pour le recevoir ici. "
Ses lèvres me touchent le cou dans un doux baiser. "Tu es ici avec moi. Et il y a encore deux semaines, je n'aurai jamais imaginé que cela se produise. Tu es le meilleur cadeau que je puisse avoir, crois-moi. "
Bella
Dès le moment où la cloche a sonné en fin de journée, je n'ai jamais cessé de courir. Cela en dirait beaucoup si je disais que les presque sept heures que je passe avec vingt-cinq petits est la partie calme de ma journée. Edward, mon héros, s'est arrangé pour qu'un camion vienne tôt le matin devant ma classe et ses marines ont pris tout ce me fallait pour le festival.
Au moment où je suis arrivée, les tables sont positionnées exactement comme je l'avais demandé et elles ont même organisé par section. Je sais que mon petit-ami méticuleux est derrière tout cela, de sorte que mon travail soit minime à la fin de ma journée de travail.
Je regarde autour de moi et je vois que plusieurs marines transportent des boîtes et des glacières avec ce qui je suppose, est la viande qu'ils ont l'intention de griller avec le reste de la nourriture pour le festival. D'autres sortent plus de chaises et de tables des camions. Il fait très chaud et ces pauvres gars ont de la sueur qui goutte sur leurs corps ciselés. Tous ont enlevé leur chemise et ne portent que leur pantalon de camouflage et leur débardeur moulant. Certains portent des lunettes de soleil. Partout où je regarde, je vois de quoi faire un super calendrier. Ils ressemblent tous à des modèles.
Je vois une formidable silhouette familière à plusieurs centaines de mètres et j'inspire profondément avec un sourire sournois.
Celui-là c'est le mien.
Nous avons environ quatre-vingt-dix minutes avant que la foule commence à se rassembler pour les festivités et avec toute la préparation qu'Edward et ses marines ont faite pour moi, j'ai très peu à faire. Je décide de le remercier personnellement avant de commencer mon travail.
Edward est debout sur le camion, descendant les tables vers les hommes qui attendent par terre. Ses biceps et ses triceps font des flexions, tandis que les muscles du dos et de l'estomac ondulent sous son t-shirt vert olive, une deuxième peau.
Mon cœur commence à battre un peu plus vite à mesure que je m'approche et une chaleur familière - et j'ose dire, l'humidité - devient évidente entre mes jambes.
C'est un festival familial, Bella. Restons chic, sœur.
Après avoir descendu une autre table, Edward lève les yeux et se fige en me voyant approcher. Il murmure quelque chose à l'autre Marine sur le camion puis saute sur le côté avant de me diriger vers moi.
"Et voici ma jolie femme!"
"Salut," je rigole comme une écolière. J'aimerai mettre mes bras autour de son cou et l'embrasser mais il est en uniforme et nous sommes en public.
Merde!
Je pointe par-dessus mon épaule. "Merci pour tout ce que toi et tes marines avez fait pour moi aujourd'hui. Tout est presque fait grâce à vous!"
Il fait un son de bisou, me donnant son sourire le plus sexy. "Avec plaisir. As-tu besoin d'aide?"
"Non, tu as l'air très occupé et Mallory va arriver dans environ dix minutes pour m'aider à terminer." Je me tourne et regarde mon stand. "Alors, je te vois plus tard?"
"Ouais, une fois que nous en aurons fini ici dans la tente alimentaire, je surveillerai le grill et j'aurais un œil sur les opérations en général mais je serai là. " Il me fait un clin d'œil et roule mon anneau entre ses doigts. "A plus tard."
Le festival a été une réussite absolue. Mallory et moi avions tout fini de monter longtemps avant que nos enfants et leurs familles arrivent. La musique jouait tout le temps pendant les enfants s'amusaient à se faire maquiller et participaient à la décoration de cupcakes. Il y avait plusieurs stands de jeux différant. Il y avait des tables pour que les gens se joignent à l'organisation des Volontaires pour les projets à venir et les Marines avaient mis en place un kiosque d'information Toys for Tots en prévision des vacances qui approchent.
Les stands de l'école ont aussi été un succès. Les parents ont vu les projets, les œuvres d'art et les essais de leurs enfants. Les collègues étaient très complémentaires et mon directeur est venu me voir plus tard dans la soirée, pour me remercier à profusion profusément et louer le travail acharné que j'ai mis dans l'événement.
Au fur et à mesure que la soirée avance, je vois Edward de temps en temps. Je lui envoie un sourire ou un petit signe de main et lui me fait ce sourire tordu et un clin d'œil. L'observer en tant que gradé est un réel chamboulement pour moi. Je me surprends à le regarder plus longtemps que ce qui est normal ou acceptable. Il est vraiment tellement sexy.
Commander ses Marines? Sexy.
Randonner en montagne? Sexy.
Faire un fluffernutter? Sexy.
Me soulever sans effort, me lancer sur le lit et ensuite s'agenouiller entre mes jambes, caresser son... Seigneur, le soleil vient-il de monter la température? Il est 7 h 30 du soir! La température ne devrait-elle pas descendre maintenant?
Je roule des yeux à cause de mes pensées errantes, m'éventant avec un dossier tout en continuant de rencontrer et de saluer les parents errant autour des expositions du travail des écoliers.
Vers huit heures et quart, la plupart des familles est partie. Plusieurs groupes d'adolescents sont éparpillés dans le champ et les marines, avec mon petit ami à la barre, rangent les tables, les chaises et les tentes à la vitesse de l'éclair. Je supervise la collecte de tous les projets scolaires et je les vois tout mettre sur un camion qui se dirige vers ma salle de classe. Les deux gars qu'Edward a envoyé pour m'aider sont tout affairés. "Oui, madame!" "Non, madame!" "Avec plaisir, madame!" En dix minutes, tout est emballé dans ma salle de classe et nous avons éteint les lumières et verrouillé les portes.
Je me dirige vers le terrain et je trouve Edward en train d'aboyer des ordres alors que les grilles et les fumeurs sont chargés sur les camions.
"Hey."
"Salut," dit-il en essuyant son front. "Tout va bien chez toi?"
"Oui, parfait. Merci d'avoir envoyé tes gars pour m'aider. Ils ont tout fait en un clin d'œil."
"Bien." Il sourit alors que l'un de ses Marines approche.
"Monsieur, nous allons déposer tout cela dans l'entrepôt et décharger ce soir?"
"J'ai bien peur que oui, Carson. Ne t'inquiète pas, ta petite-amie t'attendra encore à la porte à dix heures."
Ils rient tous les deux. "Oui monsieur."
Je ne veux plus le distraire, étant donné qu'ils ont encore du travail devant eux.
"Eh bien, écoute. Je sais que tu as du travail ici, alors je vais rentrer à la maison. Je suis tellement collante et en sueur d'être restée ici toute la journée. Je veux me doucher et me détendre."
"Je vois ce que tu veux dire," gémit-il. "Est-ce que je peux t'appeler plus tard?"
"Bien sûr."
Mes yeux rencontrent les seins et je ne peux pas m'empêcher de remarquer que leur couleur s'est approfondie, il y a une faim, comme s'il me déshabillait.
Je déglutis très fort et je dois serrer les genoux, craignant de m'évanouir et de tomber sur le sol sous ses yeux qui me scrutent.
Je suis tentée de me jeter sur son corps en sueur. Nos regards pleins de flirt toute la soirée donnent l'impression d'un très long préliminaire. Nous avions discuté et dansé autour de notre intimité physique pendant une semaine. Texto, appels téléphoniques et les fois où nous avons été ensemble ... Je sais qu'il doit être prêt et dieu sait que je le suis aussi.
Je me rends compte que nous n'avons rien dit pendant plusieurs secondes et je me racle la gorge. "Eh bien, j'espère que le reste de ta soirée va bien se passer. On se parle plus tard!?' Il hoche la tête et je souris en me tournant vers le parking. Un million de scénarios différents me passent par la tête en imaginant à quoi pourraient ressembler nos retrouvailles sexuelles.
Doux et lent avec des promesses d'éternité?
Sauvage et passionné sans rien dire, seulement les sons de nos grognements et de ses respirations difficiles?
Peut-être même une combinaison des deux. Ça n'a vraiment pas d'importance. Je suis épuisée en pensant à tout et je décide qu'il est temps de faire avancer les choses.
"Hé, je me demandais quand j'entendrai parler de toi."
"Désolé. Je suis revenu il y a environ vingt minutes et j'ai immédiatement pris une douche chaude. J'étais une bête immonde," rigole-t-il.
"Je comprends. C'était la première chose que j'ai faite puis j'ai mangé plusieurs clémentines, bien sûr…"
Son rire résonne sur les murs en ciment de sa chambre. "Bien sûr!"
Je l'entends s'installer, probablement sur son canapé. Je peux juste l'imaginer étendu. Sa tête repose sur un oreiller, ses pieds perchés sur le bras opposé du canapé.
"Alors, le festival a eu l'air d'être un gros succès, n'est-ce pas?"
"Oh, certainement. Mon colonel a été très heureux. C'était une excellente participation. Chaque fois que je te regardais, tu étais entourée d'enfants et des parents. Ils étaient heureux?"
"Oui. Tout le monde était extrêmement flatteur. La plupart de mes enfants de la maternelle étaient là aussi. Alors, c'était animé, tu sais, répondre aux questions des parents, comment sont leurs enfants à l'école. " Je ris. "Toujours au travail. Je me souviens d'avoir rencontré une fois un parent à Food Lion en Caroline du Nord et elle m'a gardé longtemps, c'était une rencontre parents-prof dans le rayon des surgelés. "
"Tu es une super enseignante."
Je ricane. "Tu n'es pas objectif. Tu ne m'as jamais vu enseigner, Major".
"D'accord, tu m'as eu là, mais je peux le dire en voyant ta classe hier soir. Tu as mis une touche personnelle partout. Et hello? Les étiquettes Newton avec les noms? C'est top. Il faut être honnête, Clémentine, tu es incroyable! "
"Eh bien, merci. Mais je pense toujours que tu n'es pas objectif."
"D'accord", se moque-t-il, "peut-être que je ne suis pas totalement objectif mais je sais que j'ai raison." Je l'entends respirer lourdement avant de parler à nouveau. "Tu me manques."
Bingo.
Edward
"Tu me manques aussi", répond-t-elle. "Il est tard, cependant. Je sais que tu dois être épuisé après tout ce que tu as fait aujourd'hui. Veux-tu que je te laisse te reposer?"
Mes yeux s'élargissent. "Non!" Je crie un peu trop fort, puis je me moque lorsque je l'entends rire. "Je veux dire, oui, c'était fatiguant, mais c'était un véritable tourment de te voir et de ne pouvoir être à côté de toi, tenir ta main... t'embrasser."
Elle fredonne. "Ouais, te regarder travailler dans ta tenue de camouflage, transpirant", elle s'arrête, "tes muscles ondulent... une fille ne peut pas en supporter plus, tu sais?"
Ma bite se réveille, tout en entendant ses respirations. "Bella ..." Je glisse ma main dans mon pantalon et je me réajuste.
Reste couché mon gars.
"J'aimerai que tu sois là, avec moi, Edward."
Sa voix me tue de la meilleure et de la plus mauvaise façon. Je regarde l'heure pour vérifier. 23h10. Je devrai aller chez elle? Est-ce ce qu'elle insinue?
"Que ferais-tu si j'étais avec toi ce soir?"
"J'aurais pris ta main pour t'amener dans ma chambre. Probablement commencer à t'embrasser avant même d'arriver au lit," soupire-t-elle. "Alors que je traîne ma bouche dans le cou, je gratterai les ongles sur ta poitrine et sur tes tétons. Je sais combien cela te rend fou…"
"Meeerde," grogné-je en repoussant la tête dans mon oreiller. Ma bite est maintenant dure comme de l'acier et debout. Je mets la main dans mon boxer à nouveau, agrippant à la base et tirant dessus. "Bella, bébé, si tu continues je vais venir chez toi. "
"Vraiment? Je veux dire, tu es prêt?" Elle fait une pause : "Tu es sûr que c'est ce que tu veux?"
"Seigneur, Bella, je veux chaque centimètre de toi. Il n'y a pas à réfléchir. Je te veux. Je veux tout. Tout ce que tu es prête à me donner."
C'est ça. Je fais ça. Je me lève du canapé, saisis un t-shirt de mon tas de vêtements propres et le mets sur mon épaule…. je le mettrai dans la voiture.
"Je le jure. Même si tout ce que nous faisons est de nous embrasser et nous tenir, je dois dormir à côté de toi ce soir, Bella. Je dois te sentir près de moi." Je saisis mes clés et mon porte-monnaie, mets mes baskets et ma casquette 49ers. Je touche la poignée de la porte et la bouge en disant : "Est-ce que ça te convient?"
"Ça me convient plus que bien," murmure-t-elle, juste devant moi. Abaissant son téléphone de son oreille, le visage rougi avec un sourire sur ses lèvres.
Je reste bouche bée pendant un moment alors qu'elle vient vers moi, posant ses mains sur mes hanches, sa chemise touchant mon torse nu.
"Surpris?" demande-t-elle, en tirant sa lèvre inférieure entre ses dents. Avant de pouvoir répondre, elle traîne doucement ses ongles à travers les poils de ma poitrine et sur mes tétons, tout comme elle l'a décrit. Je ne peux pas m'empêcher de siffler à la sensation.
"Étourdi." J'enveloppe rapidement mon bras droit autour du bas de son dos et pose mes lèvres contre les siennes, nous faisant un peu reculer, chez moi. Nos lèvres, humides et nécessiteuses tirent et aspirent la langue et les lèvres de l'autre. En essayant de rester debout, je pose mes clés, mon porte-monnaie et ma chemise et j'enlève ma casquette et mes baskets.
La porte s'est fermée alors que les mains de Bella remontent sur mes épaules, dans mes cheveux et enfin elle prend ma mâchoire entre ses mains. Bon sang, combien cette passion ardente entre nous m'a manqué. Je recule pour rencontrer ses yeux.
Un instant de confusion traverse son visage. "Quoi?"
Je secoue la tête, la repoussant contre la porte pour broyer mes hanches dans les siennes. "Rien, je voulais juste te regarder... m'assurer que cela se passe réellement. "
"C'est réel", balbutie-t-elle, tirant sur mon cou jusqu'à ce que nos fronts se touchent. "Je te veux." Elle appuie ses lèvres sur les miennes à nouveau alors que sa langue glisse dans ma bouche.
Je ne perds pas de temps à déboutonner son chemisier. J'embrasse un sentier sur son ventre exposé avant d'arriver à son jeans. Me relevant je tire sur le tissu mince pour enlever ce chemisier et aussitôt dégrafer son soutien-gorge.
Elle frémit alors que les bretelles tombent et ses seins parfaits sont révélés.
"Spectaculaire." C'est le seul mot qui me vient à l'esprit à ce moment. Maintenant que je l'aie à moitié nue, ma bouche ne peut pas arrêter de pincer et lécher son cou, ses épaules ... la houle de ses seins. Je ne peux plus attendre et je dois la soulever dans mes bras.
Elle enveloppe ses jambes autour de ma taille. Je sais qu'elle peut sentir mon érection pousser sous son cul. Je me dépêche d'aller dans ma chambre, la pose délicatement sur le lit et tombe en avant, plantant mes avant-bras de chaque côté.
"Je ne peux pas croire que tu étais devant ma porte", dis-je avant d'envelopper mes lèvres autour de son mamelon. Un gémissement tombe de sa bouche tandis que mes dents grattent sa chair sensible.
"Plus," grogne-t-elle sans relâche. "J'ai besoin de plus."
"Tout, Bella. Tout." Je descends du lit et me déshabille. Bella me regarde, rêveusement. J'apprécie de voir sa poitrine monter et descendre à chaque souffle. Je remonte sur le lit et je touche la fermeture éclair de son jeans. Comme un magicien qui tire rapidement sur une nappe mais parvient à garder tout à sa place, je le descends jusqu'à ses chevilles et je l'enlève d'un coup sec.
Sa culotte reste mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'elle disparaisse aussi.
Je passe mes mains sur ses jambes crémeuses et toniques vers le sommet de ses cuisses et j'essaie de reprendre mon souffle. Quand je fais courir deux doigts sur le point humide que je vois se former, elle pousse un cri.
En raison de sa réaction, je n'ai d'autre choix que d'enlever doucement le tissu humide de son corps.
Une fois qu'elle est complètement nue devant moi, je place des baisers humides et trainants à partir de sa délicate cheville et en remontant. Quand j'arrive à l'os de sa hanche, je grignote doucement et je profite des gémissements qui s'échappent de ses lèvres charnues.
Le besoin d'être à l'intérieur d'elle me submerge. Avant d'en arriver là cependant, mon visage touche doucement son ventre plat et je pointe ma langue pour taquiner son clitoris.
"Oui, Edwaaaard ... oh, mon Dieu," s'écrie-t-elle, ses mains volant dans ses cheveux. "S'il te plaît, baise-moi maintenant!" Elle jette sa jambe gauche a l'arrière de mes cuisses et me retient sur elle.
Ma bite frappe son centre humide et nous gémissons tous les deux de plaisir. Je glisse ma main vers le haut de sa fente pour rassembler l'humidité et de frotter la longueur de ma bite. En posant le bout à son entrée, je pose mon regard sur ses yeux dévergondés.
Elle est haletante, léchant ses lèvres. Elle hocha la tête pour me faire savoir qu'elle est plus que prête pour moi, pour que nous revenions ensemble.
Poussant mes hanches vers l'avant et glissant entre ses murs lisses et chauds, je regarde, hypnotisé. Putain de paradis. Lentement, je me retire et pousse en elle avec un peu plus de force. Elle lève sa tête de l'oreiller et attaque mes lèvres avec les siennes.
Ses mains serrent les draps et j'enveloppe mes doigts autour de ses poignets, en plaçant ses bras au-dessus de sa tête alors que les grognements et les soupirs se font plus forts à chaque poussée de mes hanches. Chaque fois que je reviens vers elle, mon os pubien touche son clitoris et elle miaule de plaisir.
Nos bouches tentent de s'embrasser mais nos langues continuent à se précipiter et à se lécher, sucer une lèvre supérieure ou inférieure. C'est désordonné, débridé et brut.
"Bellaaaaaa…" gémis-je, la sentant comprimer ma bite et je sais que je ne durerai plus longtemps.
Bella
Avec mes bras pressés dans l'oreiller au sommet de ma tête, il contrôle la situation de toutes les manières.
C'est tellement sexy, je ne peux m'empêcher de me perdre dans ce moment de désir complet qui me traverse. Je regarde nos corps se tordre. Ses abdos saillent quand il commence à pistonner plus vite et plus fort.
"Oh, merde ... o-oui!" Je peux sentir le resserrement dans mon corps lorsque mes orteils commencent à se courber. Il se penche pour lécher ma clavicule et puis plante son visage dans mon cou.
"Bébé... Je viens... Je ne peux plus attendre."
Je ne peux que répondre avec un gémissement alors qu'il roule et pilonne ses hanches dans les miennes. De plus en plus vite.
Et je suis là. En silence, je ferme les yeux quand je sens ses lèvres retrouver les miennes et il suce ma langue dans sa bouche.
"Nnngh," grogne-t-il, perdant son rythme.
Je ne suis pas descendue de mon nuage avant qu'il ne tourne ses hanches un peu plus, en continuant à monter dedans et hors de moi, prolongeant notre plaisir indescriptible.
Sa poitrine appuie sur la mienne et il lâche mes bras, que je glisse rapidement autour de ses épaules. Quand j'ouvre mes yeux, il me regarde fixement. Il repose sa paume contre ma joue et se penche pour m'embrasser doucement.
"Tu es magnifique," murmure-t-il après plusieurs bisous. "Je t'aime, Bella Newton. Je t'aime tellement."
Il se retire et roule à ma droite, me tire avec lui et ajoute un baiser sur mon front.
Nous restons allongés dans un silence satisfaisant, reprenant notre respiration pendant plusieurs instants avant que je ne me mette sur mon coude et l'embrasse.
"Je t'aime aussi", soupiré-je, incapable d'empêcher mes lèvres d'embrasser les siennes. "Pour toujours, Edward. Il n'y aura plus personne pour moi," avoué-je doucement alors que ses doigts caressent mon bras, ma hanche... puis sa main s'installe sur la partie supérieure de la cuisse. "Merci pour cela. Pour la semaine dernière, pour cette semaine. Pour m'aimer comme tu le fais. Je ne voudrais jamais être nulle part ailleurs qu'à tes côté. "Je roule mon corps au-dessus de lui, ma bouche sur la sienne. "Tu es mon chez-moi."
…
*Couteaux qui se sont faits connaitre par l'armée américaine mais qui ont été adoptés partout en raison de leur résistance.
