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Chapitre 26
Typhon
Edward
La riche odeur du café et le bruit de Bella chantant tranquillement dans l'autre pièce me réveillent de la meilleure nuit que j'aie eu en deux mois. Je roule sur mon dos, mes bras croisés sous ma tête et je souris, absorbant la grandeur de tout ce qui est arrivé durant les derniers dix jours.
Jusqu'à notre rencontre la semaine dernière je n'étais pas sûr de pouvoir retrouver ce sentiment de contentement complet. Je regardais Bella sortir de chez moi, son esprit brisé et le mien aussi, tout était en ruine. Et d'une façon ou d'une autre après ce moment-là, après toutes les conversations à ce sujet avec la famille ou les amis et les reproches des autres - je savais que nous avions besoin de nous éloigner de l'autre pour essayer d'y voir plus clair et mieux nous retrouver et rassembler les morceaux.
Je ne vais pas me bercer d'illusion et dire que je ne craignais pas un scénario catastrophe. Les gens font des erreurs, des tragédies arrivent, ceux qu'on aime tombent malades, c'est horrible et ça me fait peur… mais c'est la vie. Le fait demeure que, ensemble ou séparés, toutes ces choses peuvent arriver à chacun de nous et nous serions impuissants à les empêcher. Mais à présent, après avoir traversé cela, je peux dire avec confiance que ça a été les deux mois les plus difficiles de ma vie d'adulte, je ne peux imaginer ne pas l'avoir avec moi pour le reste de mes jours, peu importe ce que l'avenir nous réserve.
Face aux épreuves, aux maladies et à la tristesse occasionnelle de la vie réelle, être ensemble facilitera, réduira les fardeaux je pense, plutôt que de rester seul. Je préférerai m'immerger dans les soucis, les passions, les belles qualités hilarantes que Bella apporte dans mon monde au lieu de les laisser glisser parce qu'il y a toujours une chance que ça ne dure pas. Je me rends compte que ce n'est pas une façon de vivre. Il a fallu ce sentiment douloureux de ne plus l'avoir avec moi, de multiples séances de thérapie et voir mon meilleur ami enterrer l'amour de sa vie pour me rendre compte que nous devons apprécier les bons moments tant que nous les avons et ne pas vivre dans la peur constante de "que faire si?"
Pendant les six dernières années – la moitié de ma carrière dans l'armée – j'ai apporté des nouvelles tragiques à beaucoup de personnes. Je suis resté à côté de parents, d'enfants, d'époux et d'épouses alors que leur être cher était mis en terre parce qu'il avait fait son boulot mais le temps passe. La vie n'est pas juste et c'est une leçon horrible à apprendre.
Je me suis souvent demandé si ce travail de CACO serait plus facile si j'étais dans l'infanterie? Toujours au combat, dans l'action… et malheureusement plus de cruauté et de mort. Votre peau s'épaissit, vous devenez convaincu dur comme fer que rien ne peut vous arriver sinon vous finiriez mort aussi. Si seuls des officiers de marine d'infanterie étaient des CACO peut-être seraient-ils plus en mesure de maitriser la tristesse écrasante, compartimenter cela et l'appréhender comme un autre jour de travail. Ça parait horriblement froid d'être ainsi mais je suppose que c'est leur seule chance de survie et de rester sain d'esprit.
J'ai beaucoup de respect pour ce travail. C'est un honneur d'avoir ce poste. Je me suis porté volontaire pour le faire j'ai cru que je serai bon parce que je restais de l'autre côté de la porte. Je sais ce que c'est d'avoir son monde dévasté et retourné. Une définition ambulante de l'empathie. J'ai été souvent complimenté pour avoir dit et fait toutes les bonnes choses pour ceux qui restent mais le dommage résiduel de l'horreur qui m'a frappé devant ces portes a finalement pris le dessus sur moi. Cette cacophonie de cris hante toujours mon esprit quand je me sens particulièrement vulnérable ou que j'ai eu une mauvaise journée. Mais je sais maintenant que je ne peux pas… je ne peux pas – permettre à cette peur paralysante de diriger ma vie. Bella est là pour rester près de moi.
J'ai fini par devenir leur victime.
"Tu es entièrement plongé dans tes pensées," sa voix douce me ramène ici. "Que se passe-t-il dans cette magnifique tête, Major Masen?"
Bella est debout à côté du lit portant le t-shirt que j'ai jeté par terre hier soir juste avant de la ravager contre la porte. Ses jambes nues paraissent comestibles alors que ses cuisses crémeuses disparaissent sous le t-shirt. Il est heureux que je sache que des trésors cachés se trouvent sous ce coton noir. Avec deux tasses de café dans une main et une assiette de muffins dans l'autre, elle sourit alors que ses cheveux tombent vers l'avant, encadrant son visage. Je roule sur le côté et étire mon bras pour la rapprocher.
"Je veux me réveiller de cette façon pour le reste de ma vie," dis-je sans avoir réfléchi.
Ses yeux chocolat s'écarquillent alors qu'elle pose notre petit-déjeuner sur la table de chevet avant de monter sur le lit, me prenant par la main et montant sur mes genoux.
"Trop?" demandé-je, la voix grave, pas encore réveillée.
Elle s'étire pour atteindre un muffin et le porte à ma bouche. Ensuite elle secoue la tête, ce qui me calme de ne pas avoir réfléchi avant de parler et j'en prends un grand morceau. Je mâche et ronronne de satisfaction avant qu'elle ne se penche pour m'embrasser et lécher un peu de confiture que je peux sentir au coin de ma bouche.
"Hummm compote de pomme," murmure-t-elle. "Jamais assez pour répondre à ta question. Mais même si j'hésitais un peu – ce qui n'est pas le cas - tu m'aurais regagnée parce que tu as de la compote de pomme dans ton frigo." Elle pose ses lèvres sur les miennes plusieurs fois. "je t'aime de toutes les façons auxquelles tu peux penser, Edward Masen mais trouver un pot de compote de pomme t'a encore fait plus remonter dans mon estime. Il n'y a plus de retour en arrière possible maintenant. Tu es coincé avec moi."
Je passe mes mains sur ses hanches, les glisse sous le t-shirt et hausse un sourcil.
Pas de culotte.
"Tu cherches quelque chose?" dit-elle d'un air faussement pudique, se mettant à genoux tout en faisant descendre le drap, une fois qu'il arrive à mes hanches. Bella se penche en avant et pose un doux baiser sur ma tempe. Ses mouvements font glisser mes mains jusqu'à sa taille mais je trouve ses hanches à nouveau et les serre.
"Merci – hummm – pour le petit-déjeuner," croassé-je pendant qu'elle lèche mon lobe d'oreille et continue à déposer des baisers mouillés sur ma mâchoire et mon cou.
"Ça…" elle suce et lèche, "m'a fait plaisir."
Seigneur cette femme me possède totalement. Des frissons me traversent quand elle trouve mes points sensibles. Elle me connait bien maintenant.
"En parlant de plaisir," annoncé-je, ma main se déplaçant vers l'humidité chaude entre ses jambes pendant qu'elle mordille mon mamelon.
Elle se rassit passant ses mains contre mon torse puis elles saisissent ma queue avide. Ses paupières se ferment quand mon pouce passe sur son clitoris et mes autres doigts à son entrée.
Elle frissonne en retirant mon t-shirt de son corps à la vitesse de la lumière pendant que je continue à la caresser. L'avidité dans ses yeux me dit que nous sommes sur le point de monter au septième ciel. Elle avance vers le haut de mon corps pour se positionner, avant de s'affaisser lentement avec un fort soupir. Ma tête retombe sur mon oreiller après qu'elle m'ait enfoui entre ses murs chauds.
En roulant des hanches pendant que je l'aide en poussant vers le haut, nous trouvons notre rythme et ne nous arrêtons pas jusqu'à ce que mon nom tombe de sa bouche, la poitrine rougissante et haletante d'excitation. Je m'assieds, enveloppe mes bras autour d'elle et la cambre, sa tête maintenant suspendue au pied du lit.
Je reviens à l'intérieur d'elle, ces trois secondes où je l'ai perdue elle m'a manqué… mes bras passent derrière son dos avec mes mains sur ses épaules ainsi je peux pousser si fort que je pourrais l'envoyer voltiger contre mon bureau. Non merci, nous n'avons pas le temps pour ces conneries.
"Putain c'est si bon," grogné-je avant d'aspirer son mamelon dans ma bouche, en le taquinant entre mes dents. Mes hanches pompent et accélèrent pendant que j'essaie d'atteindre mon point culminant. Une fois que Bella commence à bouger elle aussi, c'est fini. Je viens tellement fort que mes fesses fourmillent et je suis sûr que j'ai des étincelles dans le dos.
Après avoir repris mon souffle je tire le corps de Bella vers moi pour que le sang ne se précipite plus à sa tête. Elle rit une fois qu'elle est complètement à plat sur le lit et se niche dans le creux de mon épaule.
"Et maintenant de quoi était-il question à propos de te réveiller ainsi pour le reste de ta vie?"
Je souffle et serre mon bras autour d'elle. "Bon plan pas vrai?"
Elle dépose un baiser sur mon torse en murmurant. "Je pense que bon serait un euphémisme."
Quelques minutes plus tard elle s'assied et s'étire, regardant dans la pièce. "Edward… où est Max?"
J'éclate de rire, je ne peux pas m'en empêcher. "Tu viens de réaliser qu'il n'était pas ici?"
"Oh mon dieu, il va bien?" s'écrie-t-elle horrifiée.
"Du calme!" dis-je en essayant d'être plus sérieux pour qu'elle se tranquillise. J'essaie d'attirer son délicieux corps nu contre moi mais elle ne veut pas. "Il va parfaitement bien. Il est en quarantaine. Il est avec Emmett et Rose. Quand la quarantaine sera finie le vétérinaire ira chez eux pour un contrôle et il pourra venir ici."
"Ah ça me fait me sentir mieux. Je n'arrive pas à croire que je n'ai pas remarqué qu'il n'était pas là quand je suis venue samedi dernier." Elle soupire, passant ses doigts sur mon torse.
Je la serre plus fort et embrasse le dessus de sa tête. "J'aime penser que je suis une assez bonne distraction."
Ses sourcils se haussent, rejoignant le sourire entendu sur son visage. Sa main chaude trouve ma queue et elle commence à la caresser. "Alors… puis-je t'intéresser …. A une autre…" elle s'éclaircit la voix, "… distraction?"
"Quoi de neuf?"
"Hey! Y a-t-il une chance que nous puissions vous sortir de votre lit pour manger en public ce soir? "
Bella halète alors que je roule des yeux. Avoir mis automatiquement le haut-parleur n'a surement pas été le choix le plus judicieux.
"Charmant Emmett. Bella t'entend idiot!"
"Hey Bells! Quand viendras-tu nous voir?"
Elle me sourit en haussant les épaules alors que nous tournons vers le parking de Pineapple Park.
"Je suppose qu'on se verra ce soir, Emmett," répond-elle joyeusement. "Où veux-tu aller?"
"J'ai envie de fromage frit. Je dirai chez Sam à Legion Gate."
Je hoche la tête avant que Bella réponde. "Cela nous parait bien. Sept heures, d'accord;"
"Parfait. Bon retour dans la chambre, vous deux!"
"Nous sommes beaucoup sortis si tu veux savoir," rétorque Bella. "Nous sommes allés à Nago et nous visitons Pinneaple Park et l'aquarium Churaumi."
"Waouh! Je suis impressionné. Je pensais qu'Edward t'aurait attachée au lit pour compenser le temps perdu!"
Bella se met à rire et je le coupe avant que ça ne devienne ridicule.
"Arrête de t'inquiéter pour notre vie sexuelle et va t'occuper de ta femme, tu veux bien?"
"J'y travaille. Envoie-moi un bon typhon qui nous mette en congé et ça le fera. Pauvre petite chose qui doit pouvoir gérer tout l'amour que je lui prodigue… elle doit pouvoir marcher le matin, tu sais?"
"Très subtil Em. Je vais raccrocher maintenant," dis-je en passant ma main sur mon visage et en mettant fin à l'appel pendant qu'il continue à papoter. "Désolé pour ça. C'est un putain de rêveur."
Bella ricane. "Il est inoffensif, si impétueux que c'en est hilarant… mais totalement inoffensif. Je l'aime!"
"Tu l'aimes?" dis-je d'un regard interrogateur.
"Oui," dit-elle avec confiance. "Mais je suis également éperdue d'amour pour toi." Elle se penche au-dessus de la console, tendant ses lèvres irrésistibles. " A présent allons nous immerger dans le monde des ananas avant que je doive faire un 37 et demi* pour t'apaiser."
Mes oreilles se tendent à son offre inattendue. J'attrape sa main alors qu'elle commence à sortir de la voiture. "Et attends une seconde. Pouvons-nous parler de ça?" Je ne plaisante qu'à moitié.
Ma réponse plaintive la fait rire. Dieu que j'aime ce son!
L'expérience au Parc des ananas est à moitié informative et à moitié satisfaisante. Pendant que nous nous promenons dans une voiturette de golf autour d'une piste nous écoutons un narrateur anglophone expliquer ce que nous voyons le long de notre parcours. Nous avons observé les fruits dans toutes les étapes de leur croissance jusqu'à ce que le trajet arrive à sa fin, nous avons traversé le bâtiment pour voir les fruits être transformés et mis en conserve. Ces deux visites prennent environ quinze minutes au plus et c'est la dernière partie qui peut être une expérience lente ou rapide et nous optons pour lente.
"Je ne peux pas décider ce que j'aime le plus," rit Bella en vidant son troisième verre de vin d'ananas. "Il faut peut- être que j'achète une bouteille de chaque."
"Essaie ça aussi, les sodas et les jus." Bella me suit et commence à remplir les petits gobelets d'échantillon.
Après avoir essayé tout ce qu'ils ont à proposer, nous nous retrouvons dans un énorme magasin où ils ont tout ce qui existe avec des ananas. Gâteau, gâteau au vin d'ananas, chocolat à l'ananas, tarte à l'ananas, et même du fromage… les variations sont infinies et il y a des échantillons partout.
Quand je regarde vers Bella elle a déjà trouvé un panier et mis quatre articles dedans et elle en regarde un cinquième.
"Ce fromage est tellement bon avec le vin doux que nous avons goûté! Il me semble que c'était le numéro 2."
Je secoue la tête. "Tu sais j'ai perdu trois kilos au cours des deux derniers mois. Tu vas me les faire récupérer vite avec tout ça."
Elle me lance un regard de sympathie. "Je suis désolée de ne pas avoir été là pour te nourrir correctement."
"Je suis sûr que c'est une combinaison de ça et de la dépression," murmuré-je en prenant un autre morceau de tarte à l'ananas. "Il nous faut celui-là aussi." Je prends une tarte emballée et je me tourne vers Bella pour la mettre dans son panier et je la retrouve avec les yeux humides.
"Quoi?"
"Je suis désolée, tu étais déprimé."
Je hausse les épaules. "Toi non?"
"Eh bien oui… mais je déteste avoir provoqué ça." Elle bouge la tête de regret. "Nous avons fait tellement de bêtises."
"Hey." Je la tire contre moi. "Nous l'avons fait à nous-même et nous l'avons fait à l'autre. Mais nous avons survécu et appris. Je pense que nous en sommes au même point à présent, d'accord?"
Elle se met sur la pointe des pieds et m'embrasse bruyamment. "Oui. Quand es-tu devenu aussi sage?"
"Je suppose que ce sont les différentes discussions et les innombrables séances avec le psy," soufflé-je. "Merci mon dieu pour Tricare* ou je serai brisé sans tous les rendez-vous que j'aie eus pendant les six dernières semaines."
Elle pose son visage contre mon torse en riant avec moi. Quelques secondes passent avant qu'elle ne lève la tête pour trouver mon regard et elle me dit "Je t'aime."
"Je t'aime aussi," dis-je doucement avec un baiser rapide. "Finissons-en ici ainsi nous pourrons trainer avec les requins et baleines."
Bella
L'aquarium de Churaumi a non seulement des milliers de poissons colorés mais aussi une piscine de lamantins, une de tortues de mer, un lagon avec des dauphins et un spectacle de plongée. Après avoir parcouru certaines des expositions intérieures nous sommes émerveillés par les trois requins-baleines qui nagent gracieusement à côté de plusieurs raies Manta.
"Tu sais cet aquarium a été le premier au monde à avoir des requins baleine en captivité."
"Vraiment? Sur cette petite île?" m'exclamé-je. "C'est une très belle réalisation dont ils peuvent se vanter. Oooh c'est leur petit fer de lance à eux!"
"Je suppose que oui," Edward se moque en regardant le réservoir, son visage se reflète dans l'eau cristalline. "Stimulant, pas vrai?"
"Absolument." Je reste là quelques minutes à contempler le silence majestueux avant de tirer Edward par la main. " Allez le spectacle des dauphins va commencer dans vingt minutes."
Nous essayons de trouver notre chemin dans le parc à temps pour voir les dauphins sauter, jouer et emporter la foule avec leur spectacle. Ensuite nous nous dirigeons vers le spectacle sous-marin avec les plongeurs et les dauphins.
Bien sûr nous ne comprenons pas un mot de ce que raconte le présentateur mais c'est amusant de regarder le dauphin suivre toutes sortes d'instructions et effectuer ce qu'on lui demande. Au bout d'une dizaine de minutes le dauphin se positionne verticalement contre la paroi afin que nous puissions le voir de profil. Le plongeur qui nage avec lui tape sur la partie inférieure de son ventre et les yeux me sortent de la tête.
"Euh qu'est-ce que c'est?"
"Euh, oui," bégaie Edward. "Ce doit être son sexe."
Je scanne la foule et vois les expressions choquées sur les visages des nombreux adultes dont la plupart ont des enfants assis avec eux.
"Maman quelle est cette chose rouge qui vient de sortir du ventre du dauphin?"
"Est-ce un autre tour?"
"Je pense que c'est par où il fait pipi!"
"Merci Sébastian," murmure son père. "Peux-tu parler moins fort?"
J'enfouis mon visage contre l'épaule d'Edward en tremblant de rire. Quelques minutes plus tard le spectacle est terminé. Et j'essuie les larmes de mes yeux en me rendant compte que les américains dans la foule sont aussi étonnés que moi alors que les japonais sont totalement stoïques au sujet de ce qu'il vient de se passer.
Edward se tourne vers moi avec humour. "Eh bien c'était amusant! Je me demande quelle autre partie génitale nous pourrions voir aujourd'hui…!"
"Emmett, je suis tellement contente que tu aies voulu venir ici, ce repas a été sensationnel!" D'abord, nous avons commencé avec du fromage frit en tempura accompagné d'une sauce à l'ananas. Emmett a insisté pour commander deux de ces hors-d'œuvre et c'était une bonne chose, parce qu'il a fini par manger une assiette entière tout seul alors qu'Edward, Rosalie et moi avons partagé la seconde assiette.
"Leur salade était un délice", ajoute Rosalie. "Je veux dire, du wasabi avec du maïs frais? Qui fait cela?"
"Eh bien, je sais pourquoi Bella est heureuse", dit Edward en se penchant pour m'embrasser. "Soupe aux champignons suivie d'un filet avec une sauce à champignons? C'est comme si cet endroit était fait pour toi! "
Je souris parce qu'il me connaît si bien. "Nous devrons peut-être revenir ici demain," je ris. "Il n'y a pas jamais trop de champignons. "
Une fois que nous finissons de manger, Edward parle des vacances. "Je sais que c'est dans quelques mois mais resterez-vous ici pour Noël?"
"Nous n'avons pas réfléchi à l'avance," dit Rose. "Nous avons envisagé d'essayer d'aller en Australie puisque nous n'avons pas pu en juillet." Nous sommes tous silencieux, nous rappelant exactement pourquoi leur voyage a été annulé. "Mais rien n'est encore définitif."
"Eh bien, je demande parce que je veux faire venir la famille ici. Je pense que maman, Lauren et Bailyn adoreraient."
"Tu leur as déjà demandé?"
"Non, mais j'ai pensé que vous voudriez savoir et être ici si Bay était là".
"Bon sang oui!" dit Emmett. "Elle va devenir folle. Cela va certainement arranger les choses avec toi pour ne pas t'être montrée en Californie." Emmett se frotte le visage car il vient de lever un lièvre.
Je mets ma main sous la table et je serre le genou d'Edward. Je sais que Bailyn lui a fait la tête lorsque je ne suis pas venue avec lui. Je jure que je vais tout faire pour me faire pardonner par cette petite fille. Il se tourne vers moi avec un sourire mélancolique.
"Qu'en penses-tu? As-tu des projets pour Noël?"
Je secoue la tête. "Je reste sur place. Mes parents viendront ici. Rencontrer ta famille me semble parfait."
Emmett frappe les mains. "Eh bien, c'est réglé! Enfer, je vais dire à mes parents de venir ici aussi, afin que Bay puisse avoir les deux familles ensemble."
"Riley et Kalia seront ici le mois prochain. Je pense que cela sera formidable d'avoir tout le monde ici."
"Nous tous ensemble," dit Edward enlaçant nos doigts. "C'est comme ça que ça devrait être".
Les prochaines semaines passent dans un tourbillon de bonheur mais aussi une grande dose de réalité. Mes parents sont heureux d'entendre qu'Edward et moi nous sommes retrouvés et passons beaucoup de temps ensemble dans la vie réelle par opposition à juste un rêve de vacances. Edward a dit qu'il a également parlé à sa mère et à sa sœur - qui sont également ravies... et elles sont d'accord qu'Edward et moi utilisons SkyPe avec Bailyn pour lui dire que nous sommes ensemble.
Mon cadeau d'anniversaire est arrivé peu de temps après le week-end de la kermesse. Edward a compilé un album de photos de notre voyage à Hawaii. Il a capturé tous les meilleurs moments que nous avons partagés. Notre ascension d'Olomana, l'USS Arizona, la Grotte de Fougères, notre voyage à Kilauea et la tyrolienne à Maui. Il a également inclus nos moments plus intimes comme celui où nous nageons ensemble, moi qui dort paisiblement dans notre lit et quelques photos de nous dansant et même nous embrassant. Sa promotion, le 4 juillet et aussi les photos de tout le groupe. Il a avoué que Rosalie et Riley, qui avaient l'appareil de Nalani, ont contribué avec quelques photos de groupe pour l'album. C'est un cadeau plus que parfait.
Le travail d'Edward le tient incroyablement occupé et nous ne nous voyons qu'une ou deux fois par semaine si nous sommes chanceux. Occasionnellement il arrive dans ma salle de classe afin que nous puissions déjeuner ensemble pendant que mes enfants sont à la cantine. Les jours où nous sommes incapables de nous voir, nous nous parlons au téléphone au moins pour nous dire "je t'aime" avant de nous endormir.
Les week-ends sont entièrement à nous. Nous avons parcouru cette île en tous sens, de l'usine de verre de Ryukyu à Okinawa World et Shuri Castle au sud, des excursions en bateau à fond de verre, de la plongée en apnée et du camping avec Rosalie et Emmett au nord d'Okuma.
Nous avons SkyPé avec Riley et Kalia qui arrivent dans deux semaines et nous sommes impatients d'être réunis à nouveau. Riley nous a dit que c'était difficile ces derniers mois sans notre soutien. Le voyage à Fidji était significatif et le père de Kalia s'est assuré qu'elle sache que bien qu'il ait été absent de sa vie depuis sa naissance, il était disposé à être là pour elle si elle choisissait de rester en contact avec lui. Jusqu'à présent, ils n'ont échangé qu'un e-mail ou deux mais c'est déjà quelque chose et Riley en est reconnaissant. Pour ma part, je me suis assurée d'écrire à Kalia quelques fois par semaine. J'ai essayé de garder tout cela léger, parce que quand je lui ai posé des questions sur ses sentiments, elle se ferme. J'espère qu'une fois qu'elle sera ici, Riley sera soulagé de savoir que nous sommes là pour eux deux et qu'ils continueront à guérir un peu chaque jour.
"Devine ce que c'est demain!"
"La veille du typhon? En parlant de typhon, je me sentirais mieux si tu restais avec moi à la base quand les choses deviendront sérieuses. Est-ce que tu peux?"
"Ooooh, soirée pyjama en semaine?" Je taquine, "Cela pourrait être très amusant. Penses-tu vraiment que ce sera une grosse affaire? Les deux derniers nous ont à peine frôlé."
"Je ne sais pas. Cette tempête est beaucoup plus forte que les autres et il semble que nous soyons en plein sur son passage. Je suppose que nous allons voir ce que demain apporte. Fais-moi une faveur, prépare un sac et amène-le à l'école demain, au cas où. Nous en sommes déjà à TCCOR-2*. "
"Oorah, Major Masen, je le ferai. Mais sais-tu ce que je vais prendre?"
"Est-ce un jeu de devinette qui concerne la lingerie?"
Je gémis. "Non, mon cher, mais ça a l'air amusant. Non! C'est le jour de Fluffernutter!"
"Arrête ça."
"Je suis totalement sérieuse! Le 8 octobre est le jour de Fluffernutter. Tu peux le trouver sur internet!"
Il ricane. "Je te crois, frappa dingue. D'accord, je vais faire les courses et veiller à ce que nous disposions de suffisamment de provisions pour célébrer ton jour de fête avec style. "
Edward savait de quoi il parlait. Le lendemain matin, Kadena rapporte que le typhon est passé à TCCOR-1, suspendant l'école pour les élèves mais les profs doivent y aller. Avant de partir pour le travail, je range mes meubles, plantes, carillons de vent et mini-gril de terrasse. Et, comme l'a demandé mon copain super-planificateur, je m'assure de préparer un sac pour quelques jours puisque je ne sais pas à quoi m'attendre avec cette tempête.
Quelques heures plus tard, je regarde les palmiers se pencher et se tordre dans le vent alors que je travaille sur les plans de cours de la semaine prochaine. Juste avant midi, M. Kubrough se fait entendre dans le haut-parleur :
"Mesdames et Messieurs les enseignants, la météo de Kadena dit que Typhoon Sanba a augmenté de force et nous sommes entrés officiellement dans TCCOR-1C. Les vents soufflent jusqu'à quatre-vingt-dix kilomètres heure. Récupérez vos effets personnels. Nous prévoyons que tout le monde soit sorti de l'école et soit à la maison dans l'heure. Nous vous remercions."
Je fais une petite danse, heureuse de passer le reste de la journée avec mon homme. Peut-être que nous pourrons enfin avoir un Skype avec Bailyn si nous ne perdons pas l'électricité. Je pense que je vais l'appeler pour lui faire savoir que j'arrive bientôt chez lui.
"Hé, bébé. Ils t'ont renvoyée chez toi?"
"Oui, je viens d'avoir le feu vert. J'emballe tout et je peux être sorties d'ici dans dix minutes. Quel est ton ETA?"
"Je dois rester un peu plus longtemps et m'assurer que tous mes sous-officiers soient là puis je peux rentrer à la maison. Veux-tu venir à mon bureau et prendre ma clé? Je ne veux pas que tu restes assise dans le parking avec ce vent fort."
"Ça ira!" Je ricane. "Je peux juste lire pendant que je t'attends".
"Bella, fais-moi rire! Je sais que je suis en thérapie pour arrêter de flipper sur chaque petite chose que je peux et ne peux contrôler ni ta santé ni ton bien-être mais je peux au moins te mettre en sécurité dans un bâtiment avec quatre murs solides. Fais-le pour moi s'il te plaît?"
Je roule les yeux, en l'écoutant plaider pour ma sécurité.
"Très bien, très bien. Tu gagnes. Je serai à ton bureau dans un petit moment."
"Merci," je l'entends soupirer de soulagement. "Je promets que notre aventure avec le typhon sera l'une des plus mémorables."
Je suis réveillée par une voix robotique provenant du couloir du bâtiment d'Edward. Quand je m'assieds et essaie de m'appuyer, je trouve Edward endormi à côté de moi. Je me lève pour regarder par sa fenêtre et voir les vents violents s'abattre sur les branches et le ciel s'assombrir à chaque minute.
Je me concentre sur l'annonce qui répète que nous sommes entrés dans TCCOR-1E. Les vents soufflent à plus de quatre-vingts dix kilomètres heure maintenant.
"Regarde-toi," je me tourne, entendant la voix d'Edward encore rauque de sommeil. "Fabuleuse."
Je me rends compte que je ne suis vêtue que d'un débardeur noir et d'une culotte noire en dentelle. Je mets mes lèvres entre mes dents et fais le tour du lit pour m'approcher de lui.
"Tu as été si furtif en te glissant tout simplement dans le lit avec moi pour une sieste."
Il s'appuie sur un coude. "Eh bien, tu avais l'air trop paisible pour que je te réveille, alors j'ai pensé que je pouvais rattraper un peu de sommeil aussi."
Je regarde l'horloge et je me rends compte qu'il est seulement quatre heures et quart, même si l'obscurité qui se profile à l'extérieur raconte une toute autre histoire.
"Nous devrions essayer de skyper avec Bailyn aujourd'hui."
Edward secoue la tête en repliant son doigt pour me faire signe de me rapprocher. "C'est le milieu de la nuit là-bas, chérie," croasse-t-il, sa main maintenant enroulée autour de ma cuisse et voyageant vers le nord. "J'ai une meilleure idée."
Sans avertissement, Edward avec sa force herculéenne de Marine me tourne et me lève sur le lit de sorte que je sois à genoux sur son oreiller, au-dessus de son visage, mon dos contre la tête de lit. Il me rapproche et je peux sentir l'aspiration de son inhalation profonde. Le coton de ma culotte s'écarte alors qu'il frotte son nez, sa langue et se précipite pour goûter.
Oh, Seigneur.
"Mmmm," grogne-t-il. "Sais-tu que j'ai pensé à cela toute cette dure journée?" Ses paumes saisissent mes hanches en me tirant vers le bas. "Je peux sentir ton excitation, Bella."
Je gémis en le sentant mordiller la chair sensible où ma cuisse rencontre mon cul. Je peux sentir son visage bouger sous moi juste avant qu'il commence à faire traîner sa langue vers le haut et le bas de ma fente couverte par la culotte. Sa bouche tire sur ma peau et je ne peux m'empêcher de rouler des hanches et de m'appuyer contre sa bouche avide.
"C'est ça, bébé", ses mots étouffés me poussent, et je me retrouve à mordre mes doigts et les traîner sur ma poitrine pour pincer mes tétons. "Monte-le... monte mon visage."
Edward écarte le tissu avec ses pouces et pour m'ouvrir davantage tout en continuant à tourmenter mon entrée.
Il fredonne et suce et je ne peux même plus me concentrer. C'est trop. Mon orgasme me frappe et je hurle. Je dois m'éloigner de sa bouche parce que je crains que mon petit-ami puisse s'étouffer là.
Egoïstement, cependant, j'ai besoin de m'empaler sur sa queue qui se penche vers moi comme un tournesol vers cette putain de lumière du soleil.
Toujours à genoux, j''arrache la dentelle, je jette ma culotte. Dieu sait où. Je tombe en avant et le prends dans ma bouche, en engloutissant autant de longueur que possible avant de passer à l'événement principal.
"Merde, bébé, ta langue ... ouiiii."
Moins d'une minute plus tard, je ne peux attendre davantage. En le léchant je fais mon chemin vers le bout, tournant autour et le taquinant avec ma langue une dernière fois, puis je me mets à genoux jusqu'à ce que nous soyons parfaitement alignés. Je regarde par-dessus mon épaule avec un sourire sournois. Sa bouche et son menton brillent encore de mon orgasme. Avec ses yeux sur moi, il pince ses lèvres ensemble, sa langue léchant l'extérieur de sa bouche en continuant à se régaler de mes jus.
Je sombre sur lui et je fige mon corps, savourant l'étirement et la plénitude alors que je l'accueille. Mon corps frémit juste avant que je commence à monter et à descendre, en entendant son sifflement de plaisir par derrière. Il m'a toujours dit que la position du cheval renversé avait l'air de me convenir, et Seigneur, ça parait incroyable.
"Merde, Bella." Son gémissement me pousse plus loin alors que j'augmente mon rythme en tournant mes hanches. Ses mains saisissent ma taille de façon possessive alors que les miennes descendent, l'une sur mon clitoris et l'autre prend ses boules en coupe.
"Bon sang de merde!" Il hurle, commençant à se tortiller. Je sais que jouer avec ses boules et les faire rouler entre mes doigts le fait venir très vite, alors j'accélère le frottement de mon faisceau de nerfs à mesure que ce fourmillement familier commence par le bas.
Soudain, il s'assied, son torse en sueur contre mon dos. Ma tête retombe sur son épaule quand ses mains volent vers mes seins, tirant et pinçant mes tétons.
Je viens, gémissant sans honte alors qu'il s'embrase et mord mes épaules, nous faisant rebondir sur son matelas. Nous avons perdu tout sens du rythme mais qui s'en soucie? Ce lit aura besoin d'être remplacé une fois ce typhon terminé. Si c'est ce que nous faisons demain ou pendant les deux prochains jours, ce lit sera en lambeaux.
Quelques instants plus tard, Edward bascule en arrière, ses bras au-dessus de sa tête. Bien que mes jambes soient comme de la gelée, je parviens à me lever de ses genoux, me tourner et m'effondrer sur sa poitrine alors que nous tentons de respirer.
Lorsque l'hyperventilation n'est plus un problème, je bouge pour l'embrasser puisque nous avons sauté cette partie avant que cette session de plaisir de l'après-midi ne commence.
Ses douces lèvres trouvent les miennes et nos langues commencent leur danse. Nos baisers chauds sont humides de salive et du goût persistant de mon excitation. Je ne sais pas combien de temps passe ainsi mais nous sommes à bout de souffle, désespérés de transmettre notre passion.
Quand je recule, mes yeux se concentrent enfin sur les siens. "Alors, c'est ainsi qu'on célèbre un typhon, hein?"
Il rit en nous faisant rouler avant de repousser mes cheveux en sueur. Je remarque que son horloge de lit n'est plus allumée. "Je pense que l'électricité est partie pendant cette séance d'entraînement, Clémentine. Nous avons aspiré toute l'énergie du bâtiment. "
Je fais claquer ma langue. "Eh bien, qu'allons-nous faire dans le noir? Le monopole à la lumière des bougies? Strip Uno, peut-être?"
Il se penche vers le bas, plantant un baiser doux sur mes lèvres. "Oh, je pense que nous allons trouver quelque chose pour rester occupés."
...
*Tricare : Sécurité sociale pour les forces armées.
*Infanterie - Marines spécialement formés pour se battre et vaincre l'ennemi en combat au corps à corps, portant ainsi tout le poids de la guerre et le plus grand nombre de victimes.
*Mise en quarantaine des animaux - Ils sont également mis en quarantaine pour retourner aux États Unis.
*La moitié d'un 69 mdr
*TCCOR - Condition de préparation aux cyclones tropicaux, indication de la force des vents et consignes à respecter pour être en sécurité.
Comme s'ils avaient besoin d'un typhon pour se sauter dessus…
Pauvres de nous!
Nous espérons que ça continue à vous plaire!
