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Chapitre 29
Unis
Edward
"Hé avant qu'elle revienne est-ce que des boites sont déjà arrivées?" chuchote à moitié Lauren sur l'écran de l'ordi.
"Oui, je reçois des paquets presque tous les jours d'Amazon, Toy 'R' Us et Gymboree."
"D'accord bien. Il y en aura quelques autres et aussi de Shutterfly. J'ai fait faire un calendrier de photos de Baylin pour maman."
"Pas de souci. Je me doute que tu as quantité de choses à amener dans tes bagages." Je prends une gorgée de mon café. "Maman est dans le coin?"
"Oui elle est en train de ranger toutes ses courses du Black Friday. Elle vient d'arriver avec au moins sept sacs provenant de différentes boutiques," ricane-t-elle, "et je sais qu'il y en quelqu'uns pour Bay et moi. Elle a acheté tous nos cadeaux. J'ai le sentiment que Bill va être gâté cette année!"
Je ne peux m'empêcher de sourire. "Elle mérite de s'amuser. J'espère qu'il la gâte bien aussi. Il est bon pour elle."
"Ils sont bons l'un pour l'autre."
"En parlant d'être bon l'un pour l'autre… Ben sera-t-il gâté cette année?"
Ses sourcils s'agitent pour me mettre au défi. "Veux-tu vraiment savoir ce que je vais mettre sous le sapin de Noel de mon homme?"
"Non… probablement pas," grogné-je. "Mais merci de m'avoir mis cette idée en tête."
Son sourire énervant me fait rouler des yeux alors que maman apparaît à côté d'elle.
"Comment était ton Thanksgiving?"
"Oh c'était très bien," me vanté-je en me frottant le ventre. "Bella et Rosalie se sont dépassées et tout le monde a participé." Je jette un coup d'œil à ma fiancée qui sort de la salle de bain et qui parait patraque. Pauvre petite chose. J'espère tellement que ce bébé va bien la traiter. Ce souhait a duré environ trente-six heures avant de partir directement dans les toilettes, au propre comme au figuré.
"Et toi alors, journée tornade dans la cuisine?"
"En fait ta sœur et moi n'avons fait que quelques plats et les desserts. Ben s'est occupé de la dinde et Bill a fait tout le reste. Nous avons été traitées comme des reines hier et Hadley et Bay ont joué ensemble."
"Je suis content. Je sais que papa et Eric sont là-haut avec de grands sourires en voyant combien vous êtes heureuses."
"Merci, s'étouffe ma mère, "… ça signifie beaucoup."
Bella s'installe près de moi sur le canapé et fait signe de la main.
"Bonjour Mesdames."
"Hey Bella! Comment vas-tu ma chère?"
"Je vais bien Mme Masen… un peu fatiguée mais bien."
"Plus de Madame, tu entends? C'est Liz et tu le sais. Ou maman Liz si ça te met plus à l'aise." Elle fait un clin d'œil et ça me lance pour ma grande annonce.
"D'accord," répond Bella en entrelaçant nos doigts.
"Alors écoutez…" commencé-je. "Nous voulions vous dire que vous devriez prendre quelques affaires supplémentaires en vous préparant pour le voyage."
"Hey Belle!" Nous voyons Bailyn qui arrive en courant et qui s'installe sur les genoux de ma mère. Bella lui fait signe et lui envoie un baiser.
"Et moi alors, je suis quoi? Du foie haché?"
Baylin rit. "Euh, de l'hirondelle hachée?"
Je hausse les sourcils. "J'attends!"
"Salut Oncle Edward silly willy!" Mon nouveau titre apparemment.
"C'est mieux," je hoche la tête. "Et maintenant qu'elle est là nous voulons vous dire la dernière et la plus grande nouvelle."
Bella se blottit un peu plus, me rassurant, m'aidant à calmer mes nerfs.
"Nous voulons nous marier le 29 décembre quand tous nos proches seront ici."
Ma mère et ma sœur paraissent contentes et très surprises alors que Bailyn commence à courir partout et entame la chanson Be our Guest*.
Un sourire entendu passe sur le visage de Lauren. "Bien je suis ravie pour vous et toutes les excuses sont bonnes pour m'habiller et aller danser… mais y a-t-il autre chose que vous vouliez partager avec nous?"
"Maintenant que tu en parles, oui." Je serre la main de Bella plus fort. "Nous avons changé la date du mariage parce nous sommes préoccupés par d'autres détails… par exemple que la date de naissance de notre bébé tombait la semaine suivante de la date précédemment prévue."
Des cris de joie éclatent de l'autre côté et Bella est maintenant en train de rire et d'enfoncer sa tête dans mon cou en regardant la folie se dérouler sous nos yeux. Baylin est perdue mais quelques mots de ma sœur l'éclairent.
"Tu as un bébé dans ton ventre Belle?" hurle-t-elle. "JE VAIS AVOIR UN BEBE COUSIN!?"
"Ça c'est sûr Bay. Tu penses que tu pourras être une bonne cousine?"
"Ouais! Je vais même donner mes anciens jouets dès à présent!" Dans un flou de blond elle s'en va et nous restons avec maman et Lauren et tout le monde rit et pleure.
"Normalement je devrais te tuer d'avoir fait tout ça aussi vite et d'avoir organisé un mariage de dernière minute mais c'est une sacrée bonne raison, la meilleure à laquelle je puisse penser." Maman pose ses mains sur son cœur. "Un bébé mon dieu, vous deux… je ne peux pas être plus excitée."
Bella et moi sourions et soupirons longuement de soulagement.
"C'est la meilleure des nouvelles depuis longtemps," s'écrie ma sœur. "Vous avez de la chance tous les deux qu'un océan nous sépare ou vous seriez écrasés sans fin par mes bras, dès à présent!"
"Bon nous prenons note et vous pourrez nous les faire quand vous viendrez dans trois semaines." Je m'arrête un moment. "Alors ma prochaine question est… quelle chance avez-vous de convaincre Pops et Gran de faire le voyage?"
Bella
Deux semaines plus tard je me retrouve dans la chambre de Rosalie debout sur son panier à linge qui a été retourné en guise de tabouret pendant que ma robe de mariée est remontée et épinglée le long des côtés. L'employée de maison de Rose et d'Emmett nous a dit qu'elle était aussi couturière et qu'elle voulait faire ça pour moi. Mon ventre n'est pas encore gros puisque je ne suis enceinte que de trois mois mais mes seins enflent chaque jour. Ils sont sensibles, pas au point de me faire mal et dieu merci pour ça parce qu'Edward n'arrive pas à garder ses mains loin d'eux pas plus que sa bouche.
"Oh Bella…" fait Rosalie en secouant la tête. "Je ne pense pas avoir vu de robe plus parfaite pour ton mariage à Okuma. Si élégante, comme si elle avait été faite pour être portée à la plage. Et la façon dont elle ondule sur toi, Seigneur… Edward va faire un arrêt cardiaque."
Nous rions toutes alors que Poshiko regarde en souriant. "Ça va?"
"Oui parfait. Arigato gozaimasu."
Elle incline la tête en faisant un geste de la main. "Iie".*
"Un voile?" demande Rose en mettant mes cheveux en arrière pendant que nous regardons mon reflet dans le miroir.
"Non pas de voile. J'en avais un pour mon premier mariage et je pense qu'ils sont davantage faits pour les mariées timides et vierges. Je hausse les épaules. "C'est mon deuxième mariage. Sur la plage… Je ne sais pas. En plus avec la façon dont le tissu cascade dans mon dos, un voile serait de trop."
"Oui, je comprends, pas besoin de voile. Et tes cheveux?"
"Malory est venue hier soir et nous avons essayé la coiffure et le maquillage. Je me servirai de ce magnifique clip en strass antique que la grand-mère d'Edward portait à son mariage pour les attacher." Le regard de Rosalie me dit qu'elle est ravie qu'ils puissent venir. "Je suis tellement excitée qu'ils viennent. J'adore tellement leurs grands-parents. Après la mort d'Eric ils ont été une telle source de force… pour nous tous, vraiment," raconte-t-elle avec une expression mélancolique.
Je souris en me souvenant combien Edward était ravi quand Pops nous a annoncé qu'avec Gran ils ne manqueraient ce mariage pour rien au monde.
Tout est si proche maintenant, tout parait si bien pour être vrai. Mais je refuse de m'inquiéter. Après tout ce que nous avons traversé la seule façon de vivre à ce stade est de croire 'qu'ils vécurent heureux pour toujours' est ce qui va nous arriver.
"Alors quand est-ce que tout le monde sera là?" demande-t-elle en m'aidant à descendre de mon perchoir. Une fois que je suis sur la terre ferme elle commence à défaire les deux douzaines de boutons qui sont cachés par les volants de mousseline.
"Mes parents arrivent le quinze et sa famille le 22. Hey as-tu vu l'endroit qu'à loué Edward pour la famille? C'est très grand. Je suis très contente qu'il ait trouvé plus particulièrement puisque Gran et Pops se sont décidés à venir."
"C'est vraiment généreux de payer pour tout ça."
"Oh écoute… ils paient le voyage pour cette petite fiesta alors le moins que nous puissions faire était de payer leur hébergement. Ce qui me rappelle… est-ce que tu pourras m'aider à faire les courses pour eux avant qu'ils arrivent?"
"Bien sûr," dit-elle juste au moment où la robe tombe à mes pieds.
"Mes parents resteront chez moi alors je serai chez Edward tout le temps."
"Est-ce qu'on vous a assigné votre nouveau logement?"
"Edward a commencé à s'en occuper mais jusqu'à ce que nous soyons officiellement mariés ils ne peuvent pas garantir qu'il y en ait un de disponible. Quand nous avons regardé la dernière fois il y avait quatre maisons en ville, alors peut être que nous pourrons en avoir une quand nous rendrons le dossier après le premier de l'an."
"SEXY MAMAN, OU ES-TU?" Nous entendons Emmett crier d'en bas juste après que la porte d'entrée se soit refermée en claquant.
"En haut! Mais ne viens pas parce que Bella est nue!"
"Qu'est-ce que tu dis?!" dit Edward en montant l'escalier comme un troupeau de bisons.
Rose claque la porte de la chambre avant que mon fiancé puisse voir quelque chose. "Arrière Masen!" gronde-t-elle. "Sa robe de mariée est là. Cet endroit est hors limite pour toi. Retourne en bas!"
Nous l'entendons gémir. "Mais chérie," se plaint-il. "… tu es nue!"
"Rien que tu n'aies vu auparavant Major!" Je le taquine de l'autre côté de la porte.
"Casse coup!" crache-t-il en retour pendant que je rigole.
"On se voit chez moi. As-tu trouvé du poulet grillé pendant tes déplacements aujourd'hui?"
"Oui et même deux, en fait. Citron et poivre ou sauce à l'italienne. Je n'arrivais pas à me décider alors j'ai pris les deux, ne voulant pas déclencher la colère d'une femme enceinte."
"Malin cet homme," ajoute Rose.
"Alors… je ne vais vraiment pas du tout pouvoir jeter un coup d'œil? Montre-moi un bout de sein ou autre chose?"
"Rentre à la maison!" gloussé-je, en enfilant ma robe par ma tête.
"BIEN!"
"Vous êtes faits l'un pour l'autre," rigole Rosalie en rangeant ma robe dans sa housse. "T'ai-je déjà remerciée d'être entrée dans nos vies?"
Je la prends dans mes bras. "Seulement un million de fois. Et je suis ravie d'être ici… alors merci aussi."
Dès que je pousse la porte d'entrée, l'odeur du dîner m'assaille m'amenant tout près d'un orgasme alimentaire et je me mets à saliver. Il y a quelques soirs j'étais au lit et je boudais, ayant désespérément envie de poulet rôti - celui qu'on trouve au Boston Market. Edward se sentit terriblement mal quand il dut me dire que le Boston Market le plus proche était en Californie. Il m'avait promis qu'il trouverait quelque chose même s'il devait le faire lui-même. Alors le fait que mon futur mari, qui est un trésor, n'ait pas acheté seulement un mais deux poulets rôtis pour moi mais qu'il soit aussi en train de préparer des légumes et qu'il ait plusieurs casseroles fumantes sur la cuisinière pour faire le menu complet est bien au-delà de toutes mes attentes. L'iPod est sur notre playlist de Noël, John Lennon chante Happy Xmas et notre petit sapin étincelle avec les lumières blanches, ce qui ne fait qu'ajouter à l'ambiance chaleureuse de la maison.
A ce moment-là je ne peux pas décider ce qui est le mieux : la vue de son joli cul sexy dans son jeans en train de cuisiner pour nous ou l'odeur émanant du four et de la fumée des casseroles. Peut-être les deux combinés avec le fait qu'Edward n'ait pas une once d'égoïsme en lui et qu'il fait tout cela pour notre future famille.
Je pose ma main sur mon ventre, ayant l'impression d'être la fille la plus chanceuse et bénie de l'univers. Nous l'avons fait Peanuts*
La musique est assez forte et il ne s'est pas retourné donc je m'approche et passe mes bras autour de lui.
"Mmmm, délicieux…" je ronronne en embrassant son omoplate, mes cils battant à l'odeur intoxicante de son eau de Cologne.
"Le dîner ou moi?" Il pose le couteau sur la planche à découper et essuie ses mains avec un torchon.
"Si je disais les deux, ça blesserait ton ego?"
Il se tourne dans mes bras, son sourire en coin apparaît et ça me fait fondre. "Non pas du tout. En fait…"
Ses douces lèvres trouvent les miennes, me caressent et je deviens guimauve dans ses bras. Il a dû cuisiner avec du sucre roux parce que ce goût provient de sa bouche. Il me fait reculer et m'installe sur la table alors que nous ne cessons pas de nous embrasser.
"Tu m'as bien taquiné chez Rose et Em," râle-t-il, son doigt serpentant d'au-dessous de mon oreille jusqu'en bas de ma cuisse exposée.
Mes mains commencent à parcourir son torse ferme jusqu'à ce que je trouve la boucle de sa ceinture. "Je suis une vilaine."
Il hausse les sourcils. "Heureux que tu l'admettes," grogne-t-il, ses lèvres tirant sur les miennes.
Des que sa boucle et sa fermeture sont ouvertes je mets fin à notre baiser à contrecœur et me couche en arrière sur la table, l'invitant. "N'hésite pas à me punir."
Il tire mes hanches vers lui jusqu'à ce que mes fesses soient dans le vide. Ses doigts légers passent sous ma robe imprimée noire et blanche jusqu'à atteindre ma culotte, lentement il l'éloigne, nos yeux fermés dans une confrontation de désir et de destin.
Tu es à moi pour toujours. Pas besoin de parler dans un moment pareil. Ma respiration, ses lèvres passant doucement sur ma peau et nos regards disent tout.
Une fois que ma culotte a disparu et que sa queue a bondi hors de son boxer et tape contre mon centre humide, je siffle.
"Déjà prête ma douce?"
Je déglutis. "Ça ne prend pas beaucoup de temps quand il s'agit de toi, Major."
Putain ce sourire satisfait à nouveau! J'ai mal pour cet homme. Si je n'étais pas prête à ce moment-là…
"Bien dans ce cas." Il tourne ses genoux et soulève légèrement mes hanches nous faisant nous aligner avant de pénétrer avec aisance.
Les poussées lentes et profondes me font respirer fort, soupirer et grogner à chaque fois qu'il touche mon pelvis. Mes genoux sont au niveau de ses côtes et ses yeux ne quittent jamais les miens. C'est hypnotisant.
"Est-ce que tu sais que tu es sacrément sexy, couchée là, entièrement ouverte pour moi, portant mon enfant… prête à marcher dans l'allée et prendre mon nom pour le reste de nos vies?"
Je ne peux que hocher la tête, les sensations de lui me remplissent, plus vite toujours plus vite, rendant toute parole inutile.
"Mets tes jambes sur mes épaules, chérie." Quand je le fais nous grognons tous les deux à cause de ce nouvel angle et ses va-et-vient s'accélèrent. Ses mains qui s'accrochaient à mes hanches et caressaient mes fesses, montent jusqu'à ma poitrine et il fait sortir mes seins de ma robe. Son pouce gratte mon mamelon, ce qui me fait me contracter et le serrer plus fort.
"Putain Bella," marmonne-t-il en renversant sa tête.
Je veux juste me perdre dans ce moment, je lève mes bras au-dessus de ma tête, je me cambre et lui laisse un contrôle total. Ses mouvements reprennent et ensuite il m'attrape les chevilles et accélère davantage.
Des frissons me parcourent alors que mon orgasme se déchaîne. Edward tombe en avant, mes jambes retombent puis passent derrière son dos. Il plonge vers mes lèvres, sa langue trouvant la mienne. Après un moment passé à nous embrasser bouche ouverte, il arrête ses va-et-vient et pose son front contre le mien.
"Ça va vraiment craindre quand nous devrons utiliser des préservatifs, ça ne pourra plus être spontané comme ça."
"C'est… bon mais avec mon gros ventre je doute que nous puissions faire ça sur la table de la cuisine," ricané-je en déposant de petits baisers sur son visage.
"Je suppose que nous devrons faire notre maximum avec les trois semaines de liberté qu'il nous reste."
"Je suppose que nous devrions juste être contents de ne pas en être complètement privés," ajouté-je pendant qu'il se retire et m'aide à me relever. "J'ai lu quelque part que certaines femmes sont obligées de rester couchée et ne peuvent rien faire du tout."
"Mords ta langue." Nous nous arrangeons et partons vers la salle de bain main dans la main.
"Je préfère que tu le fasses," rigolé-je. "Mais dans ce cas je pense que nous sommes vraiment très chanceux."
"Tu es là avec moi. Tu portes notre bébé. Tu es d'accord pour épouser mon cul désolé dans deux semaines. Si ça n'est pas de la chance alors je ne sais pas ce que c'est." Son doux baiser exprime toute la sincérité de ces mots si j'avais encore un seul doute.
"Je ne peux pas attendre de commencer le reste de ma vie avec toi."
"Tu peux toujours me contredire mais le reste de nos vies a commencé le soir où tu as fait ton apparition à cette réunion," dit-il confiant. "Je n'allais plus de laisser t'éloigner de moi. Je t'aurais poursuivie tout autour de ce satané globe s'il l'avait fallu."
"Je suis heureuse que ça ne t'ait pas demandé tout ce travail," admis-je. "En même temps… tout arrive pour une raison. Nous avons des anges qui nous surveillent à chaque pas."
"Je commence à le croire, oui." Ses lèvres touchent les miennes. "Ne rendons plus jamais tout cela aussi difficile d'accord?"
"D'accord."
Edward
Emotionnellement je suis au septième ciel, je ne pense pas que quiconque puisse m'en faire descendre en ce moment. Passer la dernière semaine avec les parents de Bella été exactement ce dont j'avais besoin pour oublier le dernier malaise qui me taraudait. Je n'ai jamais été confus à propos de Bella, rien de cela. Je me préoccupais de ce que ses parents pensaient de moi... surtout vu la façon dont les choses s'étaient terminées à Hawaii. Certes, son père avait été vraiment génial avec moi quand je l'avais appelé en octobre pour demander sa bénédiction... mais une discussion face-à-face c'est autre chose.
Lors de notre première soirée ensemble, il m'a pris à l'écart et a repoussé mes peurs.
"Écoutez Edward, je sais que vous avez été un peu incertain de la façon dont ce 'Noël- surprise-enceinte-et-mariage-tous-ensemble va se dérouler... mais vous n'avez aucune raison de craindre la mère de Bella ou moi. Bella et vous êtes assez vieux pour savoir ce que vous voulez... Nous sommes heureux que vous vous soyez retrouvés. Et oui, peut-être d'autres personnes pourraient penser que cela est trop rapide... mais j'ai appris tout ce qu'il fallait savoir sur vous il y a trois ans et demi quand nous avons enterré Mike. Vous vous êtes tenu debout à côté de ma fille, ne lui offrant que des mots de réconfort et de paix. Vous étiez un étranger mais vous avez été un pilier sur lequel nous nous sommes tous appuyés. Et alors, quand ..."
Il s'arrête brusquement pour s'éclaircir la gorge, les émotions inondent nos souvenirs.
"Quand ma fille était allongée sur le lit d'hôpital après que le bébé soit arrivé trop tôt…" dit-il en secouant la tête, "… jamais personne n'a pensé que vous resteriez aussi longtemps. Vous avez parlé avec elle, la soutenant, enfer, je me souviens que vous l'avez fait rire à un moment donné. Vous avez continué à venir pendant des jours." Il hocha la tête, comme s'il faisait confiance à son instinct. "Votre personnalité brillait pendant ces quelques semaines et je ne l'ai jamais oublié. Quand Bella nous a dit qu'elle vous avez retrouvé en mai, je ne mentirais pas fils, j'ai dit une prière cette nuit-là demandant que vous trouviez un moyen de passer du temps ensemble parce que je savais qu'il pourrait y avoir quelque chose de plus entre vous."
Je hoche la tête, écoute respectueusement mais à l'intérieur je commence à me sentir aussi étourdi qu'un enfant dans un magasin de bonbons. L'approbation de cet homme signifie beaucoup pour moi.
"Ce qui est arrivé à vos amis à Hawaï... c'est vraiment dommage. Je regrette terriblement que votre ami ait perdu sa fiancée et que vous l'ayez perdue aussi. J'ai compris que vous étiez très proches. Et ce qui s'est passé entre Bells et vous était votre cheminement personnel. Tout ça m'a paru très douloureux. Et j'ai détesté regarder ma petite fille pleurer et devoir rester silencieux parce que chaque fois qu'elle commençait à parler, elle finissait par avoir les larmes aux yeux à nouveau. Mais il faut le prendre pour ce que c'était," glousse-t-il.
"En fait... parfois, pour aller d le chemin le plus court n'est pas nécessairement la ligne droite. Parfois, il faut zigzaguer un peu ou même prendre des chemins détournés avant de savoir où est votre place. Il s'agit d'y arriver... ça ne regarde personne comment vous l'avez fait et pourquoi vous êtes là. C'est le fait d'y être qui est le plus important. Rien d'autre ne devrait importer."
Apprendre à connaître les parents de Bella cette semaine m'a aidé à voir exactement pourquoi elle est si extraordinaire. Ces deux personnes sont gentilles et généreuses, bien informées, des éducateurs ouverts qui ont élevé Bella pour qu'elle devienne comme eux. L'amour qu'ils ont pour leur fille est évident dans tout ce qu'ils disent et font. Cela me rappelle aussi la famille très unie dont je suis issu.
Renée et Charlie m'ont accueilli à bras ouverts et je ne peux que me sentir à l'aise. J'ai gagné un nouveau jeu de parents, c'est sûr.
Maintenant, nous sommes tous à l'aéroport de Naha à attendre que ma famille arrive. Je ne sais pas qui est plus excité ou nerveux... Bella ou moi. C'est pile ou face... mais peu importe, je sais que tout va bien se passer.
"Je vois mon père!" crie Emmett, les yeux directement vers la foule venant vers nous. "Oui, ils sont tous là."
La mer de personnes s'écarte et Gran et Pops sont les premiers que je vois. Ensuite, mes yeux trouvent la mère et le beau-père d'Emmett, Sheila et Dan, suivis de ma mère, Lauren et Bailyn, qui traine une petite valise rose derrière elle.
"Oncle Emmett, oncle Edwaaaaard!" Bailyn fait un bond en avant dans les bras d'Emmett et il la fait tourner autour de lui, picorant son cou alors qu'elle se dissout dans un rire. "Salut tante Lie Lie!" Elle se penche loin d'Emmett pour passer ses bras autour du cou de Rosalie.
Bella est prise dans des câlins de ma mère, ma sœur et Gran, n'ayant pas besoin de moi pour faire les présentations. J'enveloppe de mes bras les épaules de Pops et il tapote quelques fois mes joues avec amour. "Tu t'es bien débrouillé, petit."
"Merci, Pops. Merci d'être venu."
"Viens ici, toi!" Je prends Bailyn des bras d'Emmett et je la serre, je chatouille ses côtes jusqu'à ce qu'elle se tortille de façon incontrôlable. "Tu m'as manqué, petite coquine."
"Tu m'as manqué aussi, oncle Edward."
Nous créons un bouchon pour les passagers qui sortent, alors nous migrons tous vers les sièges où nous finissons de nous saluer.
Je me retourne pour trouver Bella agenouillée sur le sol devant Bailyn, qui ne peut pas détourner les yeux de sa princesse.
"Bonjour Bailyn".
"Salut." La voix de ma nièce est à peine un chuchotement timide et ses joues sont presque aussi roses que ses baskets de princesse.
"Comment s'est passé ton super-long voyage en avion?"
"Ummmm ... c'était bien. J'ai pu voir beaucoup de films sur l'écran du téléviseur. Et maman et Pops m'ont baladé alors je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer."
Bella rit. "Ouais, je me suis ennuyée aussi sur mon vol".
Ma nièce continue à sourire, son petit corps fige sur place.
"Je suis tellement contente que tu aies pu venir, Bay. Puis-je avoir un de ces câlins géniaux maintenant?"
Bailyn hoche la tête, se rapproche, avant de jeter ses bras autour du cou de Bella. Ses yeux se referment alors qu'elle serre fermement Bay, en lui frottant le dos. Quand Bella rouvre les yeux, ils sont vitreux et elle secoue la tête. Je comprends ses émotions. Voir tous ceux qui m'aiment le plus au monde, en même temps, me procure un sentiment de paix et de contentement. Je crois presque que je n'ai plus besoin d'aller en thérapie. Mais il n'y a pas moyen que j'abandonne. Mes démons ont été tranquilles depuis un certain temps maintenant... Je veux m'assurer que cela continue.
"Ces vacances seront excellentes. Et merci d'avoir accepté de porter le bouquet pendant notre mariage. Es-tu contente?"
Les yeux de Bay s'écarquillent et elle hoche la tête furieusement avant de parler à nouveau. "Comment va mon bébé cousin dans ton ventre?"
"Ton cousin va parfaitement bien. Et très heureux de te rencontrer l'été prochain."
"Est-ce que ce sera un garçon ou une petite fille?"
Bella et moi échangeons des sourires pendant que je me joins à elles. "Eh bien, nous ne savons pas encore, Bay. Qu'en penses-tu?"
"Je pense que ce sera une fille. Je veux qu'elle soit ma nouvelle petite princesse."
"Je pense que tu feras un excellent travail, quel que soit le sexe du bébé," dis-je.
"D'accord. Et je pense que Flynn est un bon nom pour un garçon, oncle Edward."
"Oooooh, c'est un bon nom, Bay!" intervient Bella en me chatouillant, sachant très bien que je suis jaloux de son béguin pour ce personnage de dessin animé.
Ça suffit, vous deux. Ou bien, je vais vous mettre par terre et vous mordiller le ventre ici même, dans l'aéroport."
"Mordiller le ventre! Noooooo!" Bailyn s'enfuit en riant, en couvrant son ventre et, par inadvertance, percute directement les jambes d'Emmett.
Il hausse les sourcils malicieusement. "Est-ce que quelqu'un a parlé de mordiller le ventre?"
Plutôt que mes quatre-vingt-dix secondes de douche habituelle, je prends mon temps, j'étire mes muscles, détends mon cou, je permets à la mousse à glisser vers le bas de mon corps au lieu de me frotter et de me rincer à la vitesse de l'éclair. A ce rythme tranquille, je savoure la détente et la paix que je ressens et pourquoi ne devrais-je pas? Dans deux heures je pars pour l'hôtel où demain après-midi, je vais épouser Isabella Newton... la brise nez et rêveuse extraordinaire.
Mes plaques d'identification claquent sur ma poitrine quand j'enveloppe la serviette autour de mes hanches avant d'entrer dans la chambre.
De là, j'ai une vue parfaite sur ma fiancée qui profite du petit-déjeuner. Elle est trop mignonne, son pied sur la chaise, son genou plié près de son visage. Ça me rappelle la façon dont Bailyn s'assoit parfois à sa table de pique-nique. Bella mange et tape sur son ordinateur portable, ignorant que je l'observe parce que je ne peux pas détourner mes yeux d'elle. Ses cheveux sont empilés sur le dessus de sa tête, elle porte ses lunettes et un de mes gros sweat volumineux sur ses leggins.
Elle est adorable. Elle est parfaite. Elle est ma maison... et j'ai besoin d'elle dans mes bras immédiatement.
Quand elle lève les yeux pour me voir approcher, je l'entends protester dans un gémissement. "Arrête de me regarder avec ce sourire sexy et ce corps tout fraîchement lavé et qui sent l'orgasme, Major. Je n'ai pas de temps pour le sexe. Ce bébé a envie de cannelle plus que tout. J'en suis déjà à mon troisième bol. S'il sort de là avec un léger glaçage de sucre et de cannelle, je ne serai pas surprise."
Je me moque de sa description de notre cacahuète et embrasse son front.
"Alors oui, même toi chaud-comme-l'enfer ne peut pas me dissuader de prendre cette nourriture." Après qu'elle en ait pris une autre cuillère, je m'adosse contre le comptoir, croisant mes bras. Je dois voir si j'ai une influence quelconque pour l'attirer et couper son besoin désespéré de céréales.
"De toute façon, tu ne me voudras pas. Je pue le lait. Il n'y a rien de sexy dans une haleine de lait." Elle se lève et pose le bol dans l'évier et le passe sous l'eau. Je saisis son bras quand elle a fini et l'attire vers moi.
"Ne me dis pas ce qui est sexy et pas sexy à propos de toi," murmuré-je contre ses lèvres. "Tu rends tout désirable ... y compris ton envie pour plusieurs bols de céréales à la cannelle. Et si, par hasard, ce petit arrive avec un glaçage, je te pardonnerai. "
Nous rions tous les deux en échangeant des baisers avant que j'enfouisse mon visage dans son cou et que je pose mes lèvres contre la chaleur de sa peau.
"Tu es prête pour ça, chérie?"
Elle bourdonne, le son vibre contre ma poitrine avant qu'elle ne fasse un baiser sur mon cœur.
"Plus que je ne l'aie cru possible." Elle se recule pour trouver mes yeux. "Je ne peux pas attendre."
Le temps ne peut pas être plus parfait pour une journée de décembre sur une île tropicale mais je continue à transpirer comme un fou dans mon uniforme. Mon pantalon est un peu serré, probablement parce que j'ai mangé comme si c'était mon dernier repas il y a quatre jours pour Noël. Il y a aussi eu quotidiennement les innombrables boîtes de biscuits de Noël que Bella a cuisinés comme une folle et qu'il fallait que je goûte.
Comme d'habitude, ma pomme d'Adam est serrée par le clip du col mais rien de tout cela ne semble avoir d'importance car je regarde Rosalie et Lauren prendre leur place sur le côté opposé de l'autel en face de Riley, Emmett et moi.
La musique douce et instrumentale continue de jouer sur la plage Felicia Chapel ici à Okuma. Avec des murs et un plafond voûté fait presque entièrement en verre, il met en valeur le coucher du soleil reflétant la mer de menthe verte, nous rendant joyeux. Grâce à l'allée de verre on dirait que nous marchons vers l'autel sur le sable. Toute la scène semble comme sortie d'un conte de fées.
Au bout de l'allée il y a Kalia, on dirait qu'elle a seize ans avec ses cheveux et ses boucles d'oreilles étincelantes. Bella a fait très attention à la robe de demoiselle d'honneur qu'elle a choisie afin que Riley n'ait pas une crise cardiaque et elle a bien choisi. Même dans la robe la plus conservatrice, Kalia est une beauté naturelle qui aura toujours des garçons pas loin derrière elle. Je regarde Riley alors qu'elle se dirige vers nous avec un énorme sourire sur le visage et il sourit aussi. Une boule se forme dans ma gorge, souhaitant que Nalani soit là pour le célébrer avec nous et alors je me dis simplement qu'elle est. Elle est là, nous surveille, nous regarde, rendant cette journée magnifique.
Bella et Charlie doivent être sur le côté parce que je peux seulement voir Bailyn hocher la tête, en écoutant les directives, je suppose, avant de mettre ses fossettes en place et commencer à jeter des pétales d'orchidées le long de l'allée pendant qu'elle a l'air de flotter vers moi. Quand je l'ai rencontrée dans le vestibule plus tôt, elle rosissait d'excitation au sujet de sa robe sangria. Selon Bailyn, tout devait être étiqueté sangria ces derniers jours. Rien d'autre ne le ferait. Pas bordeaux, ni rouge, ni marron ou violet mais SANGRIA. Inutile de dire qu'elle est en plein mode princesse, surtout après avoir reçu un diadème à porter aujourd'hui en plus de sa robe sangria à fleurs.
Quand elle arrive à l'autel, elle m'offre un autre sourire énorme et se met devant Lauren. J'ai un aperçu de maman qui pleure déjà.
Soudainement, la musique change et tout le monde se lève juste au moment où je vois Bella. Elle est à couper le souffle. Je ne sais pas tout ce qui concerne le tissu ou la coupe mais je sais que sa robe sans manche moule parfaitement son corps et le sourire qu'elle me lance me ferait trembler les genoux si je ne faisais pas attention. Elle ne me quitte jamais des yeux et ça fait grimper mon cœur en flèche. Je range ce moment dans ma mémoire en sachant qu'il y aura une grande partie de la journée qui m'échappera. Mais ça - juste là - regarder ma Bella marcher vers moi avec grâce et confiance - ce sera inoubliable.
Elle est toute à moi et je suis entièrement à elle.
Charlie me serre la main une fois que nous sommes en face l'un de l'autre et je le remercie, incapable de détourner le regard de Bella.
"Impressionnant," murmuré-je, en lui caressant la main. Elle sourit à nouveau, les yeux vitreux mais pas au bord de larmes… aussi haut que possible sur l'échelle du bonheur et de l'amour et ça me fait vibrer.
Bella
Je ne peux quitter cet homme des yeux. Magnifique dans son uniforme bleu et accompagné par ses meilleurs amis dans leurs uniformes assortis, je me pincerai bien pour m'assurer que tout cela est réel si je ne pensais pas que cela me laisse un bleu.
Après avoir récité nos vœux, prêts à échanger les bagues, Edward me coupe le souffle quand il demande à l'aumônier la permission de me lire quelque chose.
Il sort un petit morceau de papier de sa poche et maintient mes deux mains dans la sienne, il commence.
"J'ai trouvé cela en faisant des recherches il y a quelques semaines et je voulais le partager avec toi, Bella."
Sa voix est tremblante et moi je veux juste envelopper mes bras autour de lui pour le réconforter mais je le laisse continuer. "Je n'ai jamais cru que j'étais fait pour aimer quelqu'un pour toujours mais en un rien de temps, tu m'as fait repenser tout ce que je m'étais dit. Et si je pouvais revenir à une version plus jeune de moi, je murmurais cela à mes oreilles," il inspire profondément "'soutiens-moi pendant cette première partie de ma vie car elle ouvre la voie.' Ce ne sont pas mes mots, cela vient de The Bridge Across Forever de Richard Bach* ... mais ce qu'il dit, c'est exactement ce que je ressens à propos de notre roman d'amour depuis le moment où tu m'as brisé le nez en mai."
La chapelle éclate de rire et toujours en tenant sa main, j'essuie mes yeux à travers mes rires avant qu'il continue.
"J'ai grandi dans une maison entourée d'une clôture qui avait un portillon en bois blanc et lisse avec deux trous pour que le chien puisse voir à travers. Une nuit de pleine lune, rentrant tard des cours de danse, je me souviens m'être arrêté, la main sur la poignée et m'être tranquillement parlé à moi-même et à la femme que j'aimerais un jour, si bas que même le chien ne pouvait pas m'entendre."
"Je ne sais pas où tu es mais tu es quelque part sur cette terre. Et un jour, toi et moi, toucherons cette porte comme je la touche maintenant. Ta main touchera ce bois, ici! Ensuite, nous la passerons vers un avenir, laisserons le passé et nous serons l'un pour l'autre ce que personne d'autre n'a jamais été. Nous ne pouvons pas nous rencontrer maintenant, je ne sais pas pourquoi. Mais un jour, nos questions auront des réponses et nous serons pris dans quelque chose de si étincelant ... et chaque pas que je fais est un pas plus près d'un pont que nous devons traverser pour nous rencontrer."
"Je ne suis pas ici parce que je suis censé y être ou parce que je suis pris au piège ici, mais parce que je préfère être avec toi plutôt que m'importe où ailleurs."
Il soutient mon regard un instant et sèche les larmes de mes yeux. Le chœur de reniflements derrière moi est audible tout comme le bruit des mouchoirs qui sortent et que je peux détecter dans ma périphérie.
"Bella, ce que nous avons est tellement lumineux... et c'est tout à cause de toi. Le parcours qui nous a conduits au jour où nous nous sommes rencontrés il y a des années n'était pas facile. Notre voyage pour devenir le couple que nous sommes aujourd'hui n'a pas été sans larmes et sans heurt. Mais je ne me souviens pas comment était ma vie il y a huit mois et je ne veux même pas... parce que rien ne se compare à où je suis maintenant. Je te remercie de m'avoir pris sous ton aile, de m'avoir dépoussiéré et de m'aimer. Tu es la raison pour laquelle mon cœur bat. Je t'aime."
Il s'étouffe sur le dernier mot et déglutis fortement, essayant de rester l'officier solennel qu'il est. Je lui murmure je t'aime car si j'essaie de parler normalement, j'aurai l'air d'une pleurnicheuse.
Avec une autre respiration profonde, il me serre les mains et nous échangeons les anneaux et allumons une bougie. Avec la bénédiction suivie d'un baiser, nous devenons le Major et Madame Edward Masen.
Je suis enthousiaste pour la suite quand je vois Emmett et Riley en formation, Riley aboyant des ordres alors que huit Marines lèvent leurs épées pour former une arche. Nos invités sont debout sur la terrasse, regardant la scène, alors qu'Edward et moi marchons main dans la main de la chapelle vers l'arche et nous sommes brusquement arrêtés par les épées descendues et croisées d'Emmett et de Riley.
" Pour passer la mariée doit embrasser le marié…" dit le Major Riley Biers.
Je me tourne avec un sourire, j'embrasse doucement Edward avec les applaudissements de la foule juste quand une attaque inattendue s'abat sur mes fesses. Je me tourne sur ma droite, regardant avec étonnement Emmett qui a tapé sur mes fesses avec son épée. Son sourire le trahit. "Bienvenue dans le Corps des Marines, Madame*!"
Nos invités sont heureux de boire et manger des hors-d'œuvre pendant le cocktail. J'ai rigolé et j'ai pleuré plus que je ne peux compter en saluant presque tout le monde. J'ai invité de nombreux collègues et leurs conjoints et Edward a envoyé des invitations à tous les officiers du MLG*. Il y a presque autant de Marines dans leur uniforme aujourd'hui qu'il y en avait au Bal d'anniversaire des Marines le mois dernier.
Je m'approche d'un des derniers invités qui s'est tenu à l'arrière de la chapelle pendant la cérémonie mais mérite d'être devant en ce qui me concerne.
"Jasper." Je l'étreins fort avant de l'embrasser sur la joue. "Je ne peux pas croire que tu sois venu. Tu m'épates."
"Je voulais être là, Bells. Tu te maries et tu es l'une de mes meilleures amies." Il hausse les épaules. "C'est un plaisir."
L'éléphant dans la pièce doit être abordé, même si son absence est assourdissante.
"Alors, pas d'Alice?"
Il secoue la tête subtilement. "Pas d'Alice. Je suis désolé."
"Ce n'est pas à toi de faire des excuses," l'assuré-je. "Elle a pris sa décision. Je suis désolée que tu sois pris au milieu de tout cela."
"Je sais que ce n'est pas le meilleur moment pour te le dire mais je me suis retiré. Je suis parti en octobre."
Mes yeux s'agrandissent alors que ma mâchoire tombe. "Oh mon... oh mon Dieu. Jazz... je je..."
"Ne t'inquiète pas. Je ne pense pas que ce soit permanent mais j'avais besoin de mon espace et elle avait besoin, a besoin d'aide. Et je refuse de vivre avec elle alors qu'elle est si malsaine. Évidemment, je la vois toujours au travail. Et nous sommes allés dîner quelquefois. Mais jusqu'à ce que je voie qu'elle a changé, je ne peux plus rester dans cet environnement. Et quand elle m'a montré l'invitation pour ton mariage, je savais que je voulais y être."
"Est-ce qu'elle sait que tu es là?"
Il hoche la tête. "Ouais, je lui ai dit il y a quelques semaines quand j'ai réalisé que mes dates de voyage incluaient le Nouvel An que je devais passer avec elle."
Je le serre encore plus fort. "Je t'aime, Jasper. Merci. Merci beaucoup d'être venu."
"Tu mérites tout le bonheur que ton cœur peut contenir, Bells. Je serai toujours de ton côté. Félicitations."
Le soleil a plongé sous l'horizon et les lumières illuminent le mur de roche qui entoure la piste de danse. Le cliquetis des fourchettes contre les flûtes de champagne font qu'Edward et moi nous embrassons encore et encore mais nous ne nous plaignons pas du tout. Tout en ce moment est spectaculaire.
"Il est temps pour notre couple de partager leur première danse en tant que mari et femme!"
Edward passe son bras autour de moi et me tient contre son torse alors que I See the Light de Raiponce démarre, pour le plus grand plaisir d'une Bailyn qui couine.
"Nous l'avons fait," dis-je a son oreille.
Edward me serre plus fort et m'embrasse avant de répondre. "Nous l'avons fait, Clémentine. Tu es toute à moi maintenant. J'ai même un morceau de papier pour le prouver…" Il fait un clin d'œil et m'embrasse à nouveau.
"Merci pour cette journée incroyable. Lorsque j'ai accepté le mois dernier que nous avancions la date du mariage, je n'ai jamais rêvé que notre journée ressemble à ça." Je m'appuie contre son torse." C'est grâce à toi."
"Tu es l'amour de ma vie. Je voulais rendre notre mariage aussi parfait que possible."
"Eh bien, tu l'as fait," soupiré-je. "Es-tu en train de passer un bon moment?"
Il me sourit doucement. "Le meilleur. Je suis prêt à danser encore un peu plus puis à traverser ce pont là-bas," murmure-t-il, en plongeant la tête sur le côté "... et emmener ma femme dans notre chalet privé pour la lune de miel et l'adorer pendant les trois jours qui suivent sans interruption ou distraction."
J'ai des frissons quand il m'embrasse sous l'oreille. Cette douleur familière et le désir qu'Edward enflamme s'élève à l'intérieur. "Prête lorsque tu le seras, Major," roucoulé-je.
Son regard me dit qu'il ressent la même chose.
"Après vous, madame Masen!"
…
*venez nous voir
*avec plaisir
*le futur bébé
*Un pont sur l'infini de Richard Bach
*anecdote véridique puisque ça s'est passé lors du mariage de l'auteur
*MGL Marine Logistic Groupe
