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Chapitre 30

Nouveau défi

"Comment vont-ils?" dis-je en me levant avant même que le Dr Epperly n'ait fermé la porte.

"Le bébé est bien au chaud et en sécurité à l'intérieur et Bella va bien. Elle va se réveiller rapidement. Le cerclage est bien. Nous la surveillerons pour le reste de la journée et vous pourrez ramener votre femme à la maison demain," dit-elle avec un sourire.

Je hoche la tête, je suis soulagé. J'ai été sur les charbons ardents depuis hier soir avant que nous nous endormions, sans parler de l'état de mes nerfs ce matin depuis cinq heures, l'heure à laquelle Bella est allée en chirurgie. "Puis-je la voir? "

"Nous ferons venir une infirmière pour vous avertir quand elle sera prête à retourner dans sa chambre. Ça ne devrait plus être long."

"Merci beaucoup, Docteur," soupirai-je en lui serrant la main puis elle m'accompagna jusqu'en salle d'attente.

"Bon maintenant que je me sens cent pour cent mieux je vais aller à la cafétéria me chercher un café. Quelqu'un veut se joindre à moi?" Renée se leva, nous regardant Charlie et moi, nous étions figés.

"Rien pour moi, merci. Je n'ai pas besoin d'être plus excité et nerveux que je ne le suis déjà," rigolé-je. "Mais vous pouvez y aller si vous voulez."

Charlie se leva et prit la main de sa femme. "Nous serons en bas, d'accord?"

Renée me fit une bise et ils me laissèrent pour que je puisse me reprendre après ces quelques heures où mes démons m'avaient de nouveau assailli. Il fallait que je prenne un rendez-vous avec mon thérapeute pour la semaine prochaine. Ça faisait plusieurs mois que je n'avais pas eu de craintes alors j'avais pensé que ça c'était calmé mais dès que cela devenait dur, des pensées horribles s'infiltraient, essayant de me tirer vers le bas. Je voyais Bella et notre bébé morts et enterrés. Si je n'étais déjà pas chauve à cause des Marines, j'aurai arraché chacun de mes cheveux à présent. Ce matin avait été de la pure torture.

Au lieu de partir après le nouvel an comme ma famille l'avait fait, Charlie et Renée avaient décidé de rester une autre semaine jusqu'à ce que Bella soit sur pied. Pour eux c'était plus facile puisqu'ils étaient à la retraite depuis l'été dernier. Ma mère ne travaillait plus à plein temps depuis quelques années mais Lauren ne pouvait prendre que deux semaines de congé pour Noël et le mariage et Bailyn devait retourner à l'école. Et même si elle n'était qu'en maternelle, ma sœur payait des frais de scolarité qu'elle y soit ou non alors il était logique qu'elles rentrent.

J'envoie un texto rapide à Riley, Emmett et Rosalie ainsi qu'à Mallory, l'amie de Bella, pour leur donner les dernières nouvelles. Pendant que Bella se rétablira Mallory aura un temps plein dans sa classe. C'était bien ce que Bella espérait parce que ses élèves sont déjà habitués à Mallory.

Après les textos, j'envoie un mail à ma mère et à ma sœur pour leur dire que Bella a fini et que je les appellerai plus tard ce soir avant qu'elles ne partent au travail.

C'est la réponse d Riley qui arrive ne premier.

Heureux que tout se soit bien passé, frangin. K et moi passeront ce soir pour dire bonjour. Je vais à une réunion avec le professeur de Kalia. Je vous raconterai comment ça s'est passé.

Ah oui la rencontre! Dès que les cours ont repris après les vacances, Riley a reçu un appel de l'enseignante de Kalia en disant qu'elle avait quelques difficultés. Il n'a pas vraiment été surpris. Les écoles à l'étranger sont généralement plus sévères avec des programmes et des normes que certaines écoles publiques des Etats-Unis, Hawaii doit être la grande exception. Bella a dit à Riley que si Kalia avait des difficultés c'était maintenant qu'il fallait s'en occuper sinon ensuite ce serait plus difficile.

Les réponses de Rosalie et d'Emmett arrivèrent l'une après l'autre. Ces deux-là… Toujours ensemble…

Merci Seigneur. Em et moi passerons après le travail. On vous aime!

Compris. je passerai prendre Rosie et nous viendrons après le travail.

Et ai-je dit qu'ils partageaient le même cerveau?

"Major Masen?"

Je lève les yeux et vois l'infirmière qui attend près de la porte.

"Je vais vous accompagner à votre femme maintenant."


"D'accord, je pense que j'ai tout ce qui est sur la liste." Je pose la glacière près de la table de chevet, là où Bella peut y accéder ensuite je pose trois sacs de courses au pied de notre lit après avoir poussé Max par côté. Il ne se préoccupe pas le moins du monde de moi, il baille et monte sur lit pour s'installer sur mon oreiller, s'assurant que je sache bien qui est le patron.

Enfoiré.

"Qu'est-ce que c'est tout ça et de quelle liste parles-tu?"

"Je ne pouvais pas dormir hier alors j'ai essayé de penser à tout ce dont tu aurais besoin pendant que je serai au travail. J'ai tout rassemblé dans ces sacs et dans la glacière," annoncé-je fièrement. "Comme ça je sais que tu seras bien pendant que je ne pourrai pas être avec toi."

"Chéri c'est pour ça que mes parents sont là pour le reste de la semaine. Emmett va les amener vers neuf heures. Tu n'aurais pas dû te donner tout ce mal…"

Je la coupe en agitant ma main. "Je le sais mais de cette façon ils pourront simplement s'occuper de toi."

Les yeux de Bella font le tour de la pièce et son visage se fronce. "Mais… c'est la vraie définition de s'occuper de moi… si j'ai besoin de quelque chose, ils accourront et me le donneront."

"Je sais," réponds-je en haussant les épaules, "mais ainsi j'ai fait la plupart du travail alors ils pourront simplement être avec toi."

"Mais ce n'est pas comme si j'étais paralysée. Je suis juste un peu endolorie et j'aurai besoin d'aide pour aller et revenir des toilettes. Je peux toujours…"

"Masen…" avertis-je en utilisant ma voix d'officier.

Ma femme plisse les lèvres, ses joues chassent l'air. Elle se mord la langue parce qu'elle sait combien je suis dingue et que finalement c'est elle qui perdra cette bataille.

Nous en avons discuté un million de fois. Le responsable logistique et approvisionnements est toujours en moi, toujours prévoir tous les scénarios possibles, tous les imprévus pour chaque scénario. Ça ne devrait plus être un choc pour elle.

Sa bouche commence à faire un sourire et elle me fait signe de l'index pour que je me rapproche.

Quand je suis assez près, elle m'attrape par mes plaques d'identification et me tire jusqu'à ce que ses lèvres touchent les miennes.

Doux, humide, séduisant, bandant…

"Oh non tu ne fais pas ça," crié-je à travers un autre baiser avant d'essayer de me dégager. "Ne commence pas quelque chose que tu ne peux pas finir."

Elle agite les sourcils, tirant sur mes plaques à nouveau. "Oh je peux très bien finir. Laisse-moi m'occuper de toi." Elle laisse glisser ses doigts vers ma ceinture mais je ris pour finir le baiser et recule.

"Tu dois te détendre, Madame 'je suis toujours excitée'. Ça ne fait que trois jours que tu as été opérée. Pas d'effort physique, rappelle-toi."

Elle roule des yeux en faisant la moue et croise ses bras. "Je ne te demande pas de me baiser, tu sais. Juste une petite gâterie."

Je m'écarte de côté et écarquille les yeux à son ton tandis qu'elle souffle retombant sur le tas d'oreillers que j'ai disposé derrière elle.

"Ça craint. Nous n'avons pas eu de sexe pendant une semaine. Quel genre de jeunes mariés sommes-nous?"

"Le genre de ceux qui s'assurent que notre petit haricot reste dans le nid aussi longtemps que possible. Une fois que tu seras bien remise et on verra ça vendredi, je te promets que je te laisserai me ravager autant que tu le voudras," l'apaisé-je, ce qui lui tire un petit rire. "Maintenant regarde tout ce que j'ai préparé pour toi! Tous tes envies récentes : crackers au fromage, céréales à la cannelle bol, cuillère," je montre la glacière. "Là-dedans il y a de jus de raisin, du lait, des myrtilles et trois granny-smith."

"Tu es trop adorable Major."

Je continue avec un sourire. "Je t'ai acheté Les 50001 meilleurs prénoms pour un bébé, nous pourrons donc nous atteler à cette tâche. Et s'il n'y a rien à la télé, j'ai acheté Tangled, La première saison d'Alias, Harry Potter ainsi que tes séries préférées Reese's Pieces et Mike et Ikes."

Je vais à mon bureau. "Voici l'annuaire téléphonique et le sans-fil. Maintenant tu peux appeler qui tu veux. Ton ordi portable est chargé mais j'ai apporté les cordons au cas où. Oh et ton téléphone." Je le pose sur sa table de chevet et j'attends le verdict. "Qu'en penses-tu?"

Elle secoue la tête, de l'amour évident dans ses yeux. "Je pense que tu es le meilleur mari et officier logistique de la planète. Je ne négocie jamais pour une mise à niveau à moins bien sûr que tu parles de tâche pour choisir le prénom de notre bébé une fois encore…"

"Trop motivateur?"

"Juste un tantinet."

"Bien noté madame Masen. Ça ne se reproduira plus." Je me mets à genoux et passe mes bras autour d'elle. "Tu es sûre que tu vas aller bien aujourd'hui? Putain je déteste te laisser."

Elle recule pour trouver mes yeux. "Ça va aller, promis. Je ne veux pas que tu prennes plus de congés alors que mes parents sont encore là et disponibles. Tu ne sais pas quand j'aurai vraiment besoin de toi."

"J'espère que tu auras toujours besoin de moi, Clémentine."

"Oui Papa," murmure-t-elle en déplaçant ma main sur son ventre. "Toujours."


Je regarde ma montre et réalise qu'il est dix-sept heures passées et je devrai déjà être parti. Bella va bien depuis son intervention mais son appétit – pour la nourriture et pour le sexe – a augmenté et elle devient un peu détraquée si elle en manque pendant un peu trop longtemps.

Elle est adorable mais elle fait un peu peur pour être honnête.

Je n'ai jamais pensé qu'elle soit capable d'être insatiable mais elle me prouve que j'avais tort encore et encore.

Il y a quelques mails qui demandent une réponse avant demain matin alors quand je m'y mets mon téléphone se met à sonner. Je regarde le nom et rigole à la pensée que je vais me faire enguirlander.

"Madame Masen."

"Chéri si je n'ai pas mon sandwich à la viande dans les vingt prochaines minutes, je crains de perdre mon statut SOFA* à cause d'un comportement incontrôlable qui pourrait conduire à un incident international."

J'éclate de rire écoutant les exagérations de Bella. "On dirait que tu as faim?"

"S'il te plait, dis-moi que tu t'en occupes au moment même où nous parlons."

"Pas tout à fait mais je ferme mon ordinateur portable momentanément."

"Euh euh, pas assez rapide. Tu dois me retrouver à table, Major."

"Qu'est-ce que tu es autoritaire!" gloussé-je. "Comment t'a traité le haricot aujourd'hui?"

"Pas mal. Il meurt juste de faim actuellement."

"Bon, loin de moi de me mettre entre vous et le dîner. Rendez-vous là-bas dans dix minutes. Je vous aime."

C'est bien ce que je soupçonnais. Je me demande combien de temps il lui faudra pour exiger qu'on passe au sexe. Je me plains beaucoup mais elle est juste en train de transformer l'amour en discipline olympique.

Et à chaque fois elle part pour l'or…


Bella

Mon esprit revient à la dernière conversation que nous avons eue concernant le rendez-vous d'aujourd'hui. Je suis sûre que c'était la Saint Valentin et nous étions au lit, surprise surprise!

Merci seigneur, mon mari est en pleine forme. Je sais que je le mets à contribution. J'ai lu des articles qui disent que le sexe peut devenir plus intense ou se réduire à rien.

Ouais, nous n'en sommes pas là encore. Je suis un peu hors de contrôle, je pense. Six semaines sont passées depuis que le cerclage a été posé et je n'ai pas du tout ralenti.

La douce voix d'Edward me ramène à notre conversation présente.

"Qu'en penses-tu?"

"Il y a une partie de moi qui veut savoir."

"Je ne veux pas savoir," dit-il en souriant. "Je veux dire, si… mais je préfère encore plus avoir la surprise."

"Oui je comprends."

Nous nous tenons par la main en suivant l'infirmière vers la salle d'attente pour notre rendez-vous mensuel. Quand nous arrivons dans le petit couloir, une voix familière attire notre attention.

"J'en prends un de chaque!" Il est face au mur et regarde les dépliants pour chaque maladie, vaccination et médicaments pour femmes enceintes. Rosalie attend au bureau et parle avec une infirmière.

Je dépasse Edward et cogne la hanche d'Emmett autant que ma petite stature – comparé à celle énorme d'Emmett – me le permet. "Qu'est-ce que tu fais?"

"Heyyyy! Bellsy!" Emmett m'enlace et me berce d'avant en arrière. "Examen," me dit-il en me passant une échographie. "J'ai joué à Marvin Gaye avec ma femme et ça a marché d'enfer!" Il hoche la tête, fier de lui. "Alors oui, je rassemble le maximum d'informations sur le bébé et la maman."

"Félicitations, frangin. C'est fantastique!" Edward arrive de derrière moi et s'approche pour serrer Emmett dans ses bras.

"C'est merveilleux," m'écrié-je alors que Rosalie s'approche tout sourire. "Tellement contente pour vous deux!"

"Ouaip. Comme nous avons manqué la saison des typhons je pense que mes petits nageurs ont fait leur magie le jour férié de Martin Luther King quand nous nous sommes échappés à Okuma. Du moins c'est ce que je crois."

Nous rions tous et Rosalie tire son mari vers elle. Je vais voir l'infirmière et nous nous asseyons tous les quatre dans la salle d'attente.

"Alors à combien de semaines en êtes-vous les gars?"

"Vingtième," annonçons-nous à l'unisson.

"Ahhh, alors vous allez connaître son sexe aujourd'hui."

Rosalie secoue la tête en rigolant. "Oubliez Dr Spoke ici. Depuis que nous avons eu un résultat positif la semaine dernière, il a lu Ce qu'il faut savoir lorsque vous attendez de d'une couverture à l'autre et mémorisé tous les semaines et tout ce qu'il fallait faire tout au long de la grossesse."

"Alors ? Fille ou garçon?" demande Emmett. "Je suis toujours pour fille parce que dieu est un sacré comédien pour vous donner une petite poupée qui te poussera en prison après que tu aies tabassé le premier garçon qui l'aura faite pleurer."

Edward ne trouve pas ça drôle. "Je ne peux même pas penser à ça." Il pince sa chemise sur son cœur et se tourne vers moi terrifié. "Je jure que ma tension artérielle va exploser…"

Je prends sa main dans la mienne pour me calmer. "Je déteste faire exploser ta bulle, oncle Emmett mais nous sommes sûrs de vouloir la surprise." Mon visage se transforme en un "sommes-nous sûrs que nous ne voulons pas savoir?" plein d'espoir mais du dernier espoir de convaincre Edward que peut-être nous voulons savoir, sachant parfaitement bien que je ne sais pas du tout ce que je veux. Je change d'idée toutes les deux heures. Il hausse un sourcil et j'ai ma réponse. "Ouais d'accord," grommelé-je. "Nous voulons définitivement avoir la surprise."

"Quoi? Non pas question!" proteste Emmett. "Au moins dites au médecin qu'il l'écrive sur un papier qu'il vous donnera."

"Emmett?" Edward secoua la tête. "C'est une autre suggestion du bouquin?"

"Nooooooooooon," commente Emmett. "C'est une histoire de bébé sur TLC."

La tête de Rosalie tombe contre le fauteuil, exaspérée, alors que je ris simplement.

"Quoi? J'essaie d'en apprendre autant que possible sur le développement du bébé et tout ce qui va avec. L'émission dit que quelques couples qui n'étaient pas sûrs avaient demandé au médecin de leur écrire le sexe du bébé sur un bout de papier et de l'enfermer dans une enveloppe," explique-t-il. "De cette façon si tu veux le savoir à moment donné, tu as la possibilité de juste déchirer l'enveloppe et de savoir!"

"Je peux gérer ça."

Je m'appuie contre le dossier et le regarde bêtement. "Vraiment, tu es d'accord avec ça?"

Il hausse les épaules. "Oui pourquoi pas? Nous commençons par ne pas vouloir savoir mais si ça nous rend fous, nous aurons la réponse au bout des doigts."

"Je ne fais pas confiance au bout de mes doigts," ris-je.

"C'est moi qui le garderai!" supplie Emmett. "Je jure que je ne regarderai pas le résultat avant que vous me le demandiez."

Je regarde Edward qui opine.

"D'accord oncle Emmett, tu as le job." Je serre la main d'Emmett alors qu'il lève son poing en signe de la victoire.

"Le fait que vous lui laissiez autant de pouvoir est effrayant," déclare Rosalie.

"Isabella Masen?"

Edward et moi suivons l'infirmière dans la salle d'examen.

"Maintenant ne trichez pas vous deux!" taquine Rosalie.

"Ouuais c'est moi le responsable!" nous crie Emmett. "Ne me volez pas pas la vedette!"


Hummmm

Mes hanches roulent et poussent alors qu'Edward serre ma taille. Remplie et étirée, mon mari sait exactement comment se déplacer pour déclencher les frissons dans ma colonne vertébrale.

"Merde… ouiiii, Bella."

Depuis que le cerclage a été mis en place, tout comme le médecin nous l'a ordonné, nous sommes à Condom City. Chaque fois que nous allons faire des courses nous les achetons comme si nous étions des adolescents excités qui auraient une chance de le faire sous les gradins après un match de foot au lycée.

Mais non, nous sommes adultes, mariés, très mariés, très excités… espérant avoir une chance à tout moment du jour ou de la nuit.

Et si mon sac à main ou nos poches sont vides ou qu'ils ne sont pas à portée de main, nous avons réussi à en cacher stratégiquement chez nous au cours des deux derniers mois. Derrière nos photos de mariage, sur la cheminée, sous les coussinets dans le salon, dans le tiroir d'ustensiles de la cuisine, l'armoire à pharmacie dans la salle de bien et bien sûr nos tables de chevet.

Non seulement mon mari est un officier des Marines… mais il a été scout enfant. "Cette chose "toujours prêt" n'a fait que s'intensifier avec le temps.

En parlant d'intensité….

Je me retrouve en train d'accélérer, désespérée d'atteindre mon orgasme qui est juste hors de portée. Je m'avance, mes seins rebondissent et tremblent à chaque secousse de mon corps.

"Seigneur que j'aime tes seins!"

Edward pose ses lèvres sur mon mamelon en bougeant sa main pour masser et pincer l'autre, sachant que ça m'entraine plus loin. Alors que la vague me frappe, je me fige et il m'entraine plus vite… plus fort.

En un éclair il s'assied, sa bouche attaque la mienne.

Langue, dent, chaleur.

Quand il nous libère, il me repousse de son corps et se met à genoux derrière moi, tirant mes hanches vers lui et plongeant avant que mon orgasme se termine.

"Ahhh merde oui!" crié-je dans la douleur agréable. "Plus vite!"

Edward grogne tout en haletant. "Alors tu veux donc la position du marteau-piqueur?"

Je peux sentir ses hanches pivoter à chaque mouvement vers l'avant. Mon visage tombe dans l'oreiller pendant que je souffle.

"Bien?"

"Tellement bon!" Il n'a vraiment pas eu à le demander mais j'apprécie qu'il l'ait fait. C'est tout ce que mon mari peut faire pour essayer de me suivre ces jours-ci. Et c'est déjà le deuxième round. Je l'ai attaqué plus tôt ce soir quand il a passé le pas de la porte.

Gémissant, bourdonnant et pistonnant... ses mouvements brusques s'arrêtent à mesure que nous reprenons notre souffle. Il embrasse ma colonne vertébrale et sort du lit pour se nettoyer lorsque je tombe de mon côté, frottant mon ventre en saillie.

"Ça bouge?" Les mains d'Edward rejoignent les miennes à la recherche de la petite personne qui a récemment commencé à faire coucou et à pousser si fort qu'Edward peut le sentir aussi. Je le sens depuis quelques semaines maintenant.

"Non. On parie que nous avons endormi ce bébé avec nos galipettes?" Je rigole alors qu'il enfouit le visage dans mes cheveux, en plaçant des bisous le long de mon cou.

"Je suis mort." Il tire les couvertures sur nous et dans la minute qui suit, je l'entends ronfler.

Incroyable.

Je saisis mon téléphone et je joue quelques parties de Candy Crush. Je passe plusieurs niveaux de Angry Birds et puis Words with Friends contre ma famille et mes amis.

Je regarde l'horloge mais seulement quarante-cinq minutes se sont écoulées et Edward n'a pas bougé. Ce garçon est assommé.

Inconscient. Mort.

Je me demande si une fellation va le réveiller. Je suis un peu nerveuse mais je suis prête à repartir. Je ne peux pas m'en empêcher! J'ai de l'énergie à revendre, l'excès que je ne peux pas contenir et j'ai fait une sieste cet après-midi dès que je suis rentrée chez moi. Je serai debout jusqu'à trois heures du matin.

En voyant que je n'ai rien à perdre, je plonge sous les couvertures, vers le bas, l'engloutissant dans ma bouche. Cela prend seulement quelques coups de langue pour réveiller le géant endormi. La main d'Edward trouve le haut de ma tête et il prend ma joue en coupe.

"Femme, tu vas être ma mort…"

Je souris. "Te plains-tu ?"

"Merde non. Continue."


Après le troisième round, je laisse mon mari somnolent seul et je me dis que si j'ai vraiment, vraiment besoin, je vais attraper le vibromasseur.

Edward a travaillé si dur ces dernières semaines, plus encore que d'habitude. Apparemment, le groupe a un exercice en prévision en Corée du sud et ils veulent tout préparer en avance. Il est à son bureau chaque matin à six heures et il ne revient pas dans mes bras jusqu'à neuf ou dix heures le soir.

Après m'être occupée avec l'ordinateur pendant une heure et avoir téléphoné à mes parents et à ma belle-sœur, il est temps d'essayer de me reposer. Je dois travailler le matin. Et exactement comme je l'ai prédit, il est trois heures moins le quart.

Je me faufile dans le lit aussi tranquillement que possible mais je dois tirer sur le drap et la couette un peu. Edward remue, roulant vers moi. Avec les yeux toujours fermés, il pose ses doigts sur son front, comme s'il était en train de réfléchir intensément.

"D'accord, avez-vous fait ces rapports et sont-ils sur mon bureau?"

Je hausse les sourcils et je me fige, inquiète de l'avoir réveillé. Ensuite, je me rends compte de ce qu'il vient de demander.

"Hmm?" dit-il. Je pense qu'il attend une réponse de ma part.

Je plisse les yeux, me concentrant sur lui et confirmant cette situation ridicule.

Ouais, il est mort de sommeil et utilise sa voix de Major Masen pour demander à un de ses marines s'il a accompli la tâche qui lui était assignée.

Est-ce que je veux vraiment le mettre en rogne et répondre de la mauvaise façon?

"Oui, monsieur," réponds-je avec une respiration entrecoupée.

"Bien, rompez," répond-t-il avec un simple signe de tête et il se tourne, repartant au pays de ses rêves.

J'étouffe les rires qui veulent éclater en enterrant mon visage dans l'oreiller. Dieu merci, il s'est contenté de ma réponse. Je n'ose pas penser à ce qu'il aurait pu dire ou faire si je lui avais dit que je n'avais pas terminé ces rapports.

Peut-être que je m'amuserai avec lui et lui dirai non la prochaine fois pour avoir une bagarre avec lui pendant son sommeil. Ça devrait être amusant…


C'est un beau jour de mars et une journée encore plus parfaite pour en profiter. Rosalie, Kalia et moi donnons nos noms à la réceptionniste et attendons qu'ils mettent en place nos pédicures. Quelques minutes plus tard, une fille douce, tout sourire, nous amène vers nos esthéticiennes.

"Donc, j'ai échoué au dépistage et maintenant je dois passer le test de tolérance au glucose. J'espère que ça ne se révèlera pas positif. Je ne veux pas avoir du diabète gestationnel," couiné-je de l'énorme fauteuil inclinable alors que la pédicure s'installe à mes pieds.

"Quand devras-tu passer le test?"

"Mardi." Kalia me passe le nuancier pour les ongles. "Sais-tu déjà ce que tu veux?"

Elle hoche la tête. "Coccinelles, tu vois?" Elle indique la photo. "Lani les aimait. Elle a dit qu'elles étaient toujours un signe de bonne chance et bonheur. Et son anniversaire est la semaine prochaine." Elle haussa les épaules. "Je veux juste faire quelque chose qui la rendrait heureuse."

Rose fait un clin d'œil à Kalia et je l'attire vers moi pour lui faire un câlin. "Viens ici, toi!" Je tapote ses joues. "Tu rends Nalani heureuse. Riley est tellement fier de toi... nous le sommes tous. Et je suis d'accord pour les coccinelles. Je vais demander à ma pédicure de mettre du rouge dans les dessins sur mes orteils aussi."

"On dirait une idée parfaite," dit Rosalie. "Sais-tu ce que tu veux, Bella?"

Mes yeux défilent sur les images. "Ces fleurs de cerisier sont jolies. Je vais prendre cela."

Rosalie se niche dans son siège à côté de moi. "Alors, quel goût as-tu eu pour le test de glucose?"

"Orange. Beaucoup de gens se plaignent mais c'est juste le goût d'orange en plus doux, plus froid et le plus frais au monde."

Je hausse les épaules et me moque de la grimace de Kalia. "J'ai aimé!"

"Beurk!" gémit Rose, frémissante. "J'espère qu'ils auront d'autres saveurs quand j'irai. J'ai entendu que le punch aux fruits est tolérable."

Après avoir choisi nos dessins, nous restons là, à profiter de la pédicure pendant plus de deux heures. Cocok's est célèbre à Okinawa pour la façon dont ils gâtent leurs clients. Rosalie et moi avons tous les mois un rendez-vous pour en profiter. Ils ont non seulement des fauteuils en cuir souple et offrent des thés sucrés et des biscuits mais chaque jambe reçoit également un massage complet d'une demi-heure avant que la pédicure peigne à la main sur les dix orteils, le dessin spectaculaire de notre choix.

"Hé, comment vont tes cours particuliers, Kalia?"

"C'est génial. Mlle Senna est géniale."

"Ouais? Parle-moi d'elle." Rosalie inspecte les trèfles d'émeraude que la pédicure peint sur ses ongles. "Elle vient deux fois par semaine, n'est-ce pas?"

"Mhmmm. Elle vient après le dîner les mardis et les jeudis."

"Cool. Et qu'est-ce qu'elle travaille avec toi?"

"Mathématiques et anglais. Je déteste les maths…" dit-elle. "Mais mademoiselle Senna les rend amusants, donc ce n'est pas trop difficile. Je ne sais pas si Riley l'aime bien…"

Rose et moi haussons les sourcils.

"Pourquoi ne l'aimerait-il pas?" dis-je.

Elle hausse les épaules. "Je ne sais pas. Il est vraiment calme quand elle arrive. Et il a l'air un peu en colère." Elle rit quand l'esthéticienne brosse la voute de son pied. "Mais après qu'elle soit partie, il a l'air heureux. Comme... normal… à nouveau."

Je ferme les yeux tandis que Rosalie soulève une épaule.

"Peut-être qu'il essaie juste de rester à l'écart et de ne pas vous déranger. Je suis sûre qu'il l'aime et n'est pas en colère contre elle. Hein!"

Je lui tape dans la main. "Tes notes sont bien meilleurs depuis qu'elle a commencé à travailler avec toi en janvier, n'est-ce pas?"

Elle hoche la tête.

"Eh bien, voilà, il ne peut pas être fâché si elle t'aide à t'améliorer…" je la rassure. "Je parie que tout va bien. Il n'y a pas de raison de s'inquiéter."

Quand je me réinstalle dans mon fauteuil pour profiter du reste de ma pédicure, je me fais une note mentale pour passer mardi ou jeudi observer cette Mlle Senna et creuser un peu plus profondément pourquoi le Major Biers serait tellement maussade quand elle est là. Elle a été recommandée par mon directeur et par quelques autres enseignants de Kinser.

J'ai l'impression qu'il y a encore quelques couches que je vais devoir éplucher pour y voir plus clair.


J'entends la clé tinter dans la serrure, alors je saute pour saluer mon homme à la porte.

Enveloppant mes bras autour de son cou, je chante "Salut, mon mari!" Je me hausse sur la pointe de pieds, voulant mon baiser.

"Salut, femme," murmure-t-il à travers notre lent et juteux baiser avant de tomber à genoux pour s'adresser à notre bébé. "Hé, Soldat …" bisous sur le bidon "tu as été sage avec maman aujourd'hui?"

Je gratte les ongles sur sa coupe militaire. "Nous allons bien... mais ... nous avons de mauvaises nouvelles…"

Il se lève, me saisissant avant de marcher vers le canapé.

"Ne peut pas être pire que les miennes", ricane-t-il, frottant ses yeux, essayant d'étouffer un bâillement.

"Moi en premier?" Il hoche la tête avant de continuer. "Ouaip... j'ai reçu l'appel du Dr Epperly cet après-midi. Le test de tolérance a montré que j'avais du diabète gestationnel." Je plisse mon visage et sors ma langue." Je dois y aller demain pour rencontrer l'infirmière qui va me montrer comment tester mon sang et ce genre de trucs."

"Juste une infirmière? Pourquoi pas le médecin? Je viens…" Il est déjà en panique, je peux le dire.

Je lui serre les mains. "Je pensais que tu voudrais venir mais je ne veux pas que tu paniques et que tu lâches Major Masen sur moi. Nous allons bien. "

Il inhale fortement. "Major Masen est la seule façon que je connaisse. Et tu viens d'être diagnostiquée avec une maladie qui t'affecte toi et le bébé." Il se lève et commence à marcher, ses poings serrés. "Et MERDE!"

Et c'est parti.

"Chéri, tout va bien!" dis-je de façon assez convaincante pour mes oreilles du moins. Je ne suis pas sûre que cela marche sur lui. "J'ai fait des recherches en ligne en prévision d'un résultat comme celui-ci, et tout sera contrôlé avec un régime alimentaire. Il se peut que je meure à cause du manque de pâtes, de pizza et de crème glacée mais je ne veux vraiment pas que tu t'inquiètes.

Il me foudroie du regard. "Bella, je vais rester aussi calme que possible jusqu'à ce que nous ayons le plan d'attaque de l'infirmière demain." Il s'agenouille devant moi, son front enfoncé dans mes rondeurs avant de me regarder. "Mais voici où mes nouvelles entrent en jeu..."

"D'accord."

"Tu sais qu'on envoie quatre cent Marines en Corée pour l'UFG *en mai. Eh bien, mon colonel a annoncé que tout doit se passer sans problème parce que le général a l'intention d'être sur le pont avec nous, donc nous ne faisons pas seulement confiance à quelques majors comme prévu initialement. Maintenant, tout le monde ainsi que leur grand-mère doit être là. "

Je ferme les yeux sachant ce qui va suivre.

"Je suis coincé pour quarante-cinq jours, peut-être près de cinquante vu que je dois y aller en avance et être le dernier à partir pour clôturer les opérations là-bas."

Je fais la moue, me frottant le visage. "Wouah. Certainement une double merde." La réalisation commence une seconde plus tard. "Tu seras parti pour ... "

Il bondit. "Cela signifie que je serai parti pendant près de deux mois... Je ne devrais pas revenir à la maison avant le vingt-deux juin et je pars le premier week-end de mai! "

Maintenant, ma moue vient vraiment. "Tu seras parti pour l'anniversaire de quand je t'ai cassé le nez! Et ton anniversaire…" gémis-je, retombant dans les oreillers et frottant là où notre haricot vient de taper. "Je déteste manquer ton anniversaire, Edward!"

"Oublie mon anniversaire! Sais-tu combien je suis terrifié d'être loin de toi pendant tout ce temps? Et à la fin, quand travail pourrait commencer... "

En attendant qu'il se détende, je me tiens tranquille en prenant quelques respirations profondes. Il tombe dans le canapé et tire mes pieds sur ses genoux, se penchant pour en embrasser le haut. Il commence à masser et huumm je commencer à jouer des pieds avec son entrejambe s'il n'est pas prudent. Ce n'est vraiment pas le moment.

Juste quand le frottement, la pression et le malaxage s'avèrent phénoménaux, il s'arrête et aboie. "Et en sachant que tu as diabète gestationnel, merde! Comment est-ce que je vais pouvoir être loin de toi pendant cette longue période? " Il a l'air malheureux et je me sens horrible. Ses craintes, ses démons ... il essaie tellement de les ignorer. Mais ils sont là. Ils resteront toujours dans les recoins de son esprit.

Je me dirige vers lui, grimpant sur ses genoux, mon gros ventre pressant contre sa poitrine. Je me précipite vers l'avant, mon visage caressant son cou pour être plus près. Je peux sentir le battement de son cœur et le mouvement de sa pomme d'Adam alors qu'il déglutit.

"Ça craint," murmuré-je. "Mais nous allons traverser ça, bébé. Je sais que nous allons réussir."

Il secoue la tête en l'enfonçant dans le coussin.

"J'ai même essayé de plaider mon cas avec mon colonel. Sa charmante réponse?" Si le Corps des Marines voulait que vous ayez une femme et de la famille, ils vous les auraient transmis, Masen! "

Aïe.

"Je sais que les gars manquent les naissances de leurs enfants mais ça ne peut pas être moi". Il me regarde dans les yeux. "Je ne laisserai pas cela arriver."

Je l'embrasse doucement. "Nous allons simplement faire de notre mieux, d'accord?"

"Tu resteras avec quelqu'un pendant que je serai parti. Riley, Emmett, Mallory..."

"Chérie, je ne peux pas m'inviter dans la maison de quelqu'un d'autre et perturber sa vie pendant deux mois…"

"C'est non négociable, Bella. Emmett et Riley seraient d'accord avec moi sur ce point. Pas avec tes antécédents médicaux et maintenant avec le diabète…"

Je soupire, hochant la tête. Je ne discuterai pas avec lui. Il perd la tête et fait de son mieux pour contrôler ce qu'il peut tant qu'il est encore là. Et honnêtement, je me sentirai un peu mieux d'être avec quelqu'un d'autre pendant son absence. Je suis la première à admettre que je suis indépendante et forte mais ici nous parlons de la sécurité de notre bébé.

"D'accord. Passons quelques appels et arrangeons les choses. Mais écoute…" dis-je en tenant le col de sa chemise, "... ne laisse pas cela ruiner les six prochaines semaines que nous avons ensemble, tu comprends? Pas d'époux maussade et boudeur. Nous sommes encore de nouveaux mariés, souviens-toi de cela?"

Je remue sur ses genoux pour lui faire de l'effet.

Un sourire apparaît sur son visage frustré. "Comment pourrais-je oublier? Tu me le rappelles deux ou trois fois par nuit…"

Je ricane alors qu'il m'embrasse fort.

"Je ne veux pas te quitter," murmure-t-il sur mon épaule.

"Je ne veux pas que tu partes, non plus. Mais c'est ce que nous faisons. Nous allons le faire. Hé, je suis l'épouse d'un officier du Corps des Marines... je suis la Reine, non? "Je le rassure et moi-même aussi.

"Oui tu l'es." Il se penche pour un autre bisou, repoussant les cheveux derrière mes oreilles. "Toujours prête à faire face à un défi. Tu es mon parfait fer de lance, bébé."

*Statut Of Forces Agreement : accord par lequel les militaires et leur famille doivent maintenir un comportement acceptable dans le pays qui les reçoit

*Ulchi Freedom Guardian : exercice militaire combiné entre la Corée du Sud et les États-Unis. Cet exercice annuel est la plus grande implémentation informatisée de commandement et de contrôle au monde et qui se concentre principalement sur la défense de la Corée du Sud d'une attaque nord-coréenne.